Série Loving Clark par Kyrian Malone, Manhon TUTIN

Tome 1:

Clark McKenna, 17 ans, rentre au lycée Providence High en Californie. Clark est mentalement différent, et ses nombreuses consultations à Providence dans plusieurs cabinets psychiatriques le précèdent, aussi bien auprès de ses camarades que du corps enseignant. Plongé dans son imaginaire, sa perception du monde réel est biaisée, traduite par ses filtres émotionnels. Ses réactions, ses réflexions incomprises, Clark est en errance de diagnostic soumis à des traitements inadaptés. Considéré comme bipolaire, lunatique, schizophrène par des spécialistes incompétents, ce qu’il est demeure enfoui au fond de lui, annihilé par des médicaments inutiles. Pourtant, en arrivant à Providence High, Clark espère que les choses changeront pour lui. Il y a ce garçon Elliot Hamilton qui sera dans sa classe, et son professeur de lettres James Coleman, seuls personnes capables de le comprendre…

 

Tome 2:

Le sens de la justice, de l’équité, voilà deux concepts inhérents aux Aspergers. L’injustice, Clark Hastings en a souffert durant toute son enfance et son adolescence. Montré du doigt parce qu’il était différent, moqué par ses camarades, inconsidéré par le corps enseignant ou mal diagnostiqué par des médecins incompétents, Clark a très vite compris que dans ce monde à deux vitesses, il devrait s’en sortir seul, que pour être accepté en société, il lui faudrait faire semblant, mettre en place des stratégies d’adaptation, des illusions pour paraître « normal ».

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Clark, ce jeune homme dont l’apparence de « fou, déséquilibré » fait de lui un marginalisé.
On vit ce quotidien à travers ses yeux mais aussi de ses ressentiments ce qui rend ce texte fort. On ne lit pas, on vit avec cet handicap. On découvre ce quotidien qui est un combat continuel face à la bêtise de certains, l’ignorance des autres. Clark est différent c’est un fait mais ce n est pas pour autant que c’est un monstre. On ressent tout cet agacement qu il ressent. L auteure ne nous épargne rien au point que nous réagissons et cela dès les premiers chapitres.
Kyrian nous prouve que ces « 1% de la population » sont certes à part mais surtout ce sont des personnes touchantes, qui voit au delà des apparences. Ce qui pour une majorité d ignorant est un handicap est en réalité un réel trésor : ils ressentent autrement, ils en deviennent authentique. C’est en ça qu ils sortent de cette société manichéenne, à l esprit si étriqués et leurs réactions exacerbées face à l’inconnu.
Voilà pourquoi ce roman marque, nous interroge, nous ouvre les yeux là où nous sommes aveuglés. On nous imposons nos us et coutumes sans chercher à comprendre que d autres peuvent penser autrement. C’est bien de cela qu’il s agit, un ode à ces hommes et femmes différentes certes et pourtant qui méritent d être connues, voir reconnues. C’est un pamphlet la morale, la liberté et le devoir.

Nous voyons aussi le combat de l entourage et en particulier les parents, face à ces murs, totalement démunis face à des médecins incapable de donner un diagnostic définitif. On ressent cette douleur de voir son enfant devenir un rat de laboratoire où on tâtonne à l aveugle… Et les conséquences que cela engendre sur le quotidien de chacun.
Certains préfèrent la fuite, d autres comme le père de Clarke décide de faire front. On devient administratif face à cette détermination d offrir une chance à la chair de sa chair.

Et nous ne pouvons que fondre devant cette romance, ce premier émoi qu’on connaît tous et toutes… Tout est décrit avec une fluidité si limpide, si simple… La raison ? Encore une fois on ne lit pas mais on ressent ces émotions nous prendre car on le vit à travers les yeux de ce jeune homme si sensible qui voit autrement qu’avec ses yeux mais avec ses sens.

 

Dans ce second tome, nous retrouvons Clark à présent diplômé qui va entamer ses études supérieures à Providence. Ce roman se découpe en deux parties.

Dans un premier temps, Kyrian continue de nous confronter à la réalité d’une personne « à part ». On ne parle pas d’autisme. On ne parle pas d’homosexualité ou de haut potentiel. Non, on nous décrit le parcours d’un jeune homme qui se voit confronter à cette réalité avec le cumul de ces trois spécificités. Rien n’est enjolivé. Tout est authentique, réaliste. Les mots, les sentiments, les réflexions… tout n’est qu’intensité émotionnelle et verbale.

Telle une autopsie, on dissèque le quotidien d’un Asperger qui passe de l’adolescence au statut de jeune adulte en quête d’indépendance. On nous expose la perception de la réalité, les incapacités et inconforts de ce jeune homme atypique. On s’immerge dans le quotidien de Clark. On ne lit plus, on vit ce quotidien pesant, ambigu, voire stressant. Tous ne sont qu’anticipation pour ne pas succomber à cette appréhension de l’inconnu, de l’inattendu, dans cette incapacité sociale et handicapante. On prend conscience du calvaire qu’il endure pour se fondre dans notre société et s’adapter à chaque instant à ces convenances sociales. Clark nous apporte ce plus, que nous autres neuro- typique oublions : on ne juge pas uniquement sur une apparence.
Cette adaptation de l’enfance à la vie d’adulte est aussi difficile pour celui qui le vit que ceux qui l’accompagnent dans ce processus.

Voilà comment aborder la deuxième partie de ce roman : devenir adulte, c’est faire des choix et en assumer les conséquences. Dans cette réalité bicolore, où le bien se confronte au mal, comment se considérer ? Ange ou démon ? Kyrian nous expose des faits, des ressentis, des combats quotidiens pour essayer de conjuguer cette normalité imposée et cet esprit de justice. Voilà en quoi Clark nous marque, nous ébranle, nous touche. Tout est authentique. C’est en cela que cette lecture n’en est plus une. C’est beaucoup plus. Entre morale et devoir, nous-mêmes lecteurs, venons à être mis à rude épreuve.

À la fin de cette lecture, on ne peut que se demander quand nous sera proposée la suite. L’ambivalence, l’interrogation, ce malaise qu’on ressent ne nous lâche pas. On en redemande ! On veut savoir. Mais plus encore, cette histoire tient presque d’un témoignage. On ressent un vécu très fort dans cette plume. Kyrian nous avait prévenu, elle est incisive, cash, éprouvante mais au combien touchante. Vous êtes prévenus, on ne ressort pas indemne d’une telle lecture

Je tiens aussi à mettre en avant Manon TUTTIN qui a réalisé cette adaptation car Loving Clarke est, au départ un roman lesbien. Manon a réussit à adapter cette superbe histoire de fait que notre lecture est fluide, sans incohérences. On ne peut que la remercier.

Sans elle, j’aurais loupé quelque chose! Car je vous le garantit, cette histoire est à l’image des montagnes russes! On passe par tout un melting pot de sentiments.

Maintenant la question qui fâche … En vu de ces épilogues, on ne peut ressortir de cette lecture sans se demander « et après ? Que deviennent-ils? »

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, handicap, handicap social, Le temps des choix, romance young adult, seconde chance, série
Série: Homoromance éditions |

Série The original motorcycle Death Angels par Manhon TUTIN

La fondation du MC (Death Angels t. 0)

Au commencement, nous n’étions que de simples amateurs de motos.Nous adorions la bouffée d’adrénaline que nous procurait une longue chevauchée sur la Route 66 à dos de nos grosses cylindrées lancées à vive allure. Tous nos après-midi mécaniques entre potes à bidouiller nos engins, les doigts pleins de cambouis. Ainsi que ces nombreuses soirées passées dans le bar de Joey avec toute la bande, où l’on prenait un malin plaisir à deviser sur nos trois sujets de prédilection : les motos, nos femmes, et l’alcool. Les motos d’abord, puisque comme pour tout baroudeur qui se respectait, elles étaient comme des maîtresses insaisissables et indomptables.Les choses étaient simples en ce temps-là. Puis elles ont dérapé violemment…Nous faisant basculer avec force et cruauté dans l’illégalité.Nous sommes alors devenus les Death Angels.Voilà comment notre MC a été contraint de voir le jour. »

 

Hunter (Death Angels t. 1) 

Je n’ai pas choisi de devenir celui que je suis. On ne m’a pas laissé d’autre choix que celui d’embrasser ce destin funeste qui est le mien. Je suis né dans un monde de noirceur, de violence, de vengeance et de rage, parsemé d’illégalité. La faiblesse et l’amour n’avaient pas leur place entre les murs du MC qui m’a vu grandir. Seule comptait la loyauté. Johnny m’a façonné à son image. Ce n’était pas un mauvais père, pas vraiment, pourtant je ne me sens pas proche de lui. On cohabite tacitement, du moment que j’obéis et que j’emprunte le chemin qu’il m’a tracé. Je suis Hunter Stryker. On m’a destiné à devenir un leader, le futur président de notre club. Ainsi soit-il. Cependant, au fond de moi, je tremble à l’idée que la vérité à mon sujet soit découverte par mes frères. Parce que dans notre monde, il existe des règles, et celle que j’enfreins depuis des années est passible de la peine capitale…

 

Mon avis:

Houston nous avons un problème.

Quel plaisir de découvrir les fondations d un MC. L histoire est posée et les règles du MC nous donnent une multitude de rebondissements à venir. C est machiavélique de nous mettre l eau à la bouche donc je vous conseille d’enchainer avec le tome 1 de ce pas !

Manhon nous plonge dans le monde brutal d un MC 1% et quel MC…. Par son introduction avec le père de Hunter et la création des fondations du MC on attendait avec impatience la relève. Comme Hunter aime à le dire, on ne lui a pas laisser de choix. La vie s est imposée à lui. Il ne vit pas mais survit dans un milieu où être soi même signifie la peine de mort. Il pense pouvoir se cacher, faire semblant jusqu’à lui. Connor, un homme à part entière qui lui ne se cache pas. Par la force des choses Hunter va devoir faire des choix. Cela va lui coûter mais entre devoir et bon sens, il N y a qu un pas. Tout au long de ce roman un mot ressort: la frustration. Manhon joue parfaitement avec les sentiments et ressentiments de ses personnages sans pour autant enlevé ce caractère de bad boy et c est ça qui nous rend addict. Ces hommes sont entiers. Pas de mélo pas de pleurnicheries. C est dur, C est violent, C est de la testostérone et on en redemandé. À quand la suite ? Il me tarde de découvrir le Vice près… Bravo.

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Genre: bad boys, choc des cultures, deuil, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, série, tatouage, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Vivre – Recueil « Des Livres et des Hommes | Des Livres et des Femmes » par Alexandra Mac Kargan, Amheliie, Angie Le GAC, Aurélie CHÂTEAUX-MARTIN, Didier D., Emy RIVER, Eva TERELLON, F.V ESTYER, Flore AVELIN, KALLAN G. DAREN, KAYA C., Manhon TUTIN, MARYHAGE, MBINTEM, S.M GERHARD, Sébastien MONOD, VD PRIN

Petit rappel qui à toute son importance! Tous les bénéfices des ventes du recueil seront reversés à l’organisme Le Refuge. Merci à l’organisatrice Angie Le Gac, ainsi qu’aux autres auteurs pour leurs implications dans ce petit bijou de lecture.

 

La préface, écrit par Sébastien MONOD est, à elle-seule, un résumé de ce recueil. Par ces mots, il fait l’introduction de ces nouvelles qui sont toutes axées sur cette thématique: la nécessité d’exister, de vivre.

Hommes comme femmes, quinze auteurs nous proposent des nouvelles sur cette réalité qui est la nôtre, la leur, celle de tout à chacun, de voir au-delà des apparences et des faux semblants. Plus qu’un recueil, on nous confie des instants de vie d’êtres humains, d’hommes et de femmes qui se cherchent, se questionnent sur ces instants décisifs qui les amènent à faire des choix. Par leurs plumes, les auteurs nous entraînent, nous lecteurs, dans leurs histoires. On s’approprie leurs mots, ces sentiments, ressentiments…  Car ces nouvelles sont de réels tranches de vie. On se voit se remettre en question sur nos propres choix. Ces histoires nous ramènent à notre propre histoire, nos propres questionnements. On a tous, à un moment ou un autre, vécus, une situation pareille ou, nous y préparer, que cela soit une rencontre, une séparation ou un deuil.

Quand on termine cette lecture, on en ressort différent(e). On ressent cette envie de « Vivre », oser, ne pas avoir de regrets…

Ce recueil est poétique, d’une justesse incroyable. On y ressent de l’empathie sans tomber dans le « pathos ». Vous l’aurez compris, un réel coup de cœur. Un livre à lire, relire. Un bijou à savourer. Et en plus, c’est pour une très belle cause. Alors, n’hésitez plus. Foncez!

 

Intéressé(e)?  disponible:

En version papier sera à 16 euros sur place, au salon d’Auriol qui se déroulera le 5 mai.

Sur Amazon: en version numérique et papier

 


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, homophobie, Le temps des choix, recueil, romance, seconde chance

La lune du loup par Manhon TUTIN

Synopsis:

La lune du loup est un évènement très important dans les croyances de ma tribu. En effet, c’est au moment où l’astre est plein que les esprits se mêlent aux vivants afin d’élire deux dirigeants dans le but de protéger notre peuple : un humain, ainsi que l’alpha de la meute. De nombreuses générations d’illustres leaders se sont succédé à la tête du clan. L’on raconte qu’ils ont toujours fait front commun, en parfaite harmonie, pour nous préserver. C’est désormais à mon tour de porter le poids de toutes ces responsabilités. Et par les temps qui courent, nous avons plus que jamais besoin de protection.Je suis Hania, le chaman des Waalpi. Voici la manière dont mon destin a été complètement chamboulé par les esprits, quand ceux-ci ont décidé de le lier irrémédiablement à celui de Cheveyo. Le loup le plus féroce de tous les temps.

 

Mon avis:

Une belle histoire sur l’harmonie. Celle des éléments celle des hommes celle d’une âme sœur. L’harmonie qui amène un équilibre sur son entourage. Une belle balade dans cette meute. Une belle philosophie de vie. Ce que j’apprécie c’est que l’histoire est focalisée sur deux âmes sœurs. Une douce plume qui ne cache rien des sentiments des doutes de cette attraction. Oui une douce romance sans fard. J’ai passé un très bon moment de lecture. Une lecture qui nous met dans une bulle coupée du monde et ça fait du bien.

 

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Genre: faux semblants, romance métamorphe
Série: CreateSpace Independent Publishing Platform |

Recueil de Premières fois – Des livres et des Hommes par Angie Le GAC, Aurélie CHÂTEAUX-MARTIN, F.V ESTYER, H.V GAVRIEL, Manhon TUTIN, Monica GOLLET, Nathaniel VIGOUROUX, Sébastien MONOD, VD PRIN

Ce recueil de nouvelles nous est proposé par les auteurs présents lors du salon du livre d’Auriol d’Avril 2018.

Chacun nous propose la « première fois » d’un homme à un moment de sa vie. Un partage de petits bout de vie qui les changent, qui leur permet de comprendre …

Ce recueil est tout simplement magnifique, car NON, une première fois n’est pas forcément liée au sexe, mais peut changer une personne pour le reste de sa vie…

 

Je tiens à rappeler que ce recueil est au profit d’une noble cause: celle de l’association Le Refuge. Cette association vient en aide à des jeunes LGBT dont leur propre famille leur refuse: de l’amour, du temps et de l’argent. Car oui, ces histoires n’existent pas que dans les lectures malheureusement.

Alors faite un achat intelligent et passer un bon moment de lecture.

 

Pour plus d’informations sur Le Refuge: www.le-refuge.org.

 

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Genre: recueil
Série: Auto édition |