Fucking Perfect par B.G. Decamp

Synopsis:

« Si je devais qualifier Shane, je dirais qu’il est une ligne parfois juste esquissée, parfois fortement marquée. Elle devient pointillée en certaines occasions, elle peut se faire arabesque aussi mais une chose reste constante : elle ne cesse jamais de vous émerveiller. »
Heath Jansen

« Comment vous décrire Heath ? Hum… je dirais qu’il est comme une pulsation de cœur, le mien, le sien, le vôtre, aucune importance. Si vous entendez cette pulsation, même de façon infime, cela suffit à vous sentir vivant. »
Shane Granger

« Vous voulez vraiment que je vous parle de Shane et Heath ? Ce sont deux âmes brisées qui se sont soignées par la force de leurs sentiments. Ce sont mes héros ordinaires qu’une vie un peu compliquée a rendu extraordinaires. Et je ne dis pas cela parce que ce sont mes meilleurs amis. »
Dixie Palmer

 

Mon avis:

Heath homme qui se laisse porter là où le vent l’amène. Homme séducteur, charmant et avenant, il traverse le pays depuis dix ans chevauchant sa Harley … Une vie qui assume pleinement, jusqu’à qui arrive à Millanwood, petite ville de 896 habitants perdus entre deux âges.

Il en reste qu’il a une aura de mystère autour de lui. Pourquoi cette vie? Qu’est ce qui l’a poussé à partir, à refuser toutes attaches, loin de sa famille? Que fuit-il ?

Shane lui est un artiste autodidacte, dessinant le monde à sa façon. D’une bonté incarnée, Shane est pourtant incapable de s’y mouvoir librement. D’apparence, on le qualifie d’étrange, silencieux. On entrevoit une extrêmement timidité, mais il fascine par son aura de mystère. C’est un être complexe, résigné sur la tournure qu’a prise sa vie au cours de ses années. Son moyen de communication : ses mains, cette matière vivante, ses sculptures qui le mettent à nu. Être charismatique malgré ses incertitudes.

Leur rencontre va être aussi inattendue que déstabilisante… L’un comme l’autre va se reconnaître à travers le regard. Ils deviennent qu’ils sont pareils : ils occultent ces fantômes du passé, survivants plus qu’ils ne vivent… Mais tout va changer.

Voici un roman qui ne peut laisser indifférent. L’auteure a cet art qui lui est propre, jouer sur les apparences, se jouer de ses personnages comme ses lecteurs. L’un et l’autre sont, en apparence aucun point commun. Pourtant ils fuient un passé. L’un en vagabondant de ville en ville, l’autre vivant presque reclus dans son art… Ce roman est un hymne à la seconde chance, clairement. Par ces mots, par cette poésie des sens qui nous portent, nous amène dans son monde, Béa nous offre une romance presque philosophique. Elle aborde avec beaucoup de douceur un thème difficile : le deuil, ce long chemin vers la résilience pour enfin arriver à accepter de laisser les fantômes du passé reposer en paix et s’offrir cette part de bonheur qu’on se refuse…

Deux âmes perdues, deux hommes qui fuient un passé sombre et leurs fantômes… Deux hommes en quête du chemin qu’ils pensent chimère et illusion. Une seconde chance à portée de main, mais faut-il encore la saisir… En finissant ce livre, j’ai le cœur qui bat comme jamais… Il est difficile de décrire ce ressenti qui nous porte. Tout n’est que poésie des sens… un retour aux fondamentaux : le pardon, l’acceptation, l’amour quel qu’il soit… Ce livre est bouleversant tant on s’immerge dans l’histoire, tant on s’attache à ces deux hommes… un coup de cœur, un coup de foudre, un hymne qui fait échos à chacun d’entre nous.

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Love me tender

Synopsis:

Dès que Lissa pose son regard dans les différentes pièces de la maison qu’elle a achetée avec Annie, elle est envahie de souvenirs merveilleux. Des souvenirs d’une romance idyllique, des souvenirs tendres, des souvenirs drôles, souvent rythmés par l’éternelle chanson d’Elvis Presley. Alors, pourquoi, aujourd’hui, les éclats de rire ont laissé place aux sanglots ? Pourquoi ce toit qu’elle aime tant n’abrite plus que des querelles violentes ? Qu’est-il arrivé aux deux femmes, qui étaient pourtant animées d’un amour aussi pur, pour qu’aujourd’hui leur quotidien soit si triste ?

Mon avis:

Voici une nouvelle qui ne peut nous laisser indifférent. Difficile de vous en parler sans spoiler cette superbe histoire. Le titre résume à lui seul cette histoire d amour entre se deux femmes.

Tout ce résume à un mot: mélancolie. Tout n’est que mélancolie, tristesse, culpabilité et désespoir. Telles deux âmes esseulées nous vivons un drame où nous nous retrouvons, nous lecteur impuissant. Nous ne pouvons qu assister dans pouvoir lâcher la lecture de demandant quelle sera la fin…

Nous pouvons le dire, Laura, par cette plume qui la caractérise, faite de cette symphonie poétique , nous ballade. Elle se joue de nous comme de ses héroïnes. Résultat ? Nous devenons émoi et mélancolie à notre tour.

Que dire? Ce fut trop court mais quel bouleversement … Quelle lecture épique. On a des envies d encore…

Alors un mot: bravo! Je ressors bouleversée de cette nouvelle.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, Le temps des choix, traumatismes du passé

Mauvais fils par Raphaële Frier

Synopsis:

Fils unique, Ghislain a du mal à être ce que l’on attend de lui : un bon élève, viril et surtout hétérosexuel. Devant ses résultats médiocres au lycée, son père le pousse à se former au métier d’électricien, un vrai métier d’homme. Après des journées à cacher des fils et poser des prises, Ghislain passe ses soirées dans des bars gays où il vit ses premières expériences sexuelles. Lorsque son père s’en aperçoit, il le met à la porte. Un suspens psychologique de bout en bout.

Mon avis:

C’est un roman assez court, destiné en apparence à un jeune publique mais qui peut être lu par tous. Pourquoi ? Pour l’histoire de Ghislain, qui fait échos à notre société. Son histoire est, malheureusement l’histoire de beaucoup de jeunes. Ce roman est psychologique avant tout. L’utilisation de « je » renforce les maux de ce jeune homme en pleine débandade. On ressent le traumatisme qui le saisit quand il comprend qu’il n’est pas « normal », qu’il est et restera « un mauvais fils ». Qui sommes-nous pour juger nos enfants sur leur préférence sexuelle ? Qui sommes-nous pour les rejeter d’un revers de la main car il ne rentre pas dans le stéréotype de l’enfant parfait ? Voilà toutes les interrogations que l’auteure met en avant par Ghislain.

Dans cette société manichéenne, nous suivons le parcours d’un jeune homme qui ne souhaite qu’une chose : être lui-même, sans faux semblant. C’est un livre poignant à lire, qui nous fait réfléchir pour certains, qui prouve à d’autre que oui, on peut être homosexuel et heureux. En clair, à lire. Mais ne vous attendez pas à une romance toute douce. Les mots sont percutants, durs. C’est une histoire sombre qui traite de l’intolérance et l’homophobie mais qui nous laisse ému de par sa finalité.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, traumatismes du passé
Série: Talents Hauts Editions |

Lettres oubliées par Kim Fielding

Synopsis:

William, en instance de divorce, arrive à l’Asile d’Aliénés de Jelley’s Valley pour en devenir le gardien. Il a bien l’intention de faire le point sur sa vie, finir sa thèse et découvrir quel homme il peut être ; l’hétérosexualité a été un échec, mais l’homosexualité n’a jamais été une possibilité. Jusqu’à ce qu’il tombe, en faisant sa ronde, sur une boite en fer contenant des lettres ignorées du monde depuis plus d’un demi-siècle. Elles ont été écrites par Bill, jeune homme interné soixante-dix ans plus tôt, à une époque où l’homosexualité est une maladie qui doit être soignée par tous les moyens. De lettre en lettre, William découvre Bill, sa force, son courage, ses épreuves. De ces témoignages et sa rencontre avec Colby, gay, lumineux, ouvert et profondément gentil, il tire la force de faire la paix avec lui-même. Le bonheur semble enfin à portée de main. Ils doivent simplement se laisser une chance.

 

Mon avis:

Voici une romance qui nous prend aux tripes, littéralement. Plus qu’un coup de cœur, ce roman est juste magistral! L’auteur nous fait un parallèle entre deux hommes homosexuels que quarante années séparent.

L’un vient dans les années 30. On découvre les conditions des homosexuels à une époque où l’on pensait qu’ils avaient une maladie mentale… On découvre la triste réalité sur les thérapies de conversions. Rien ne nous est épargné. Le rejet, la douleur, la monstruosité que des hommes faisaient subir à d’autres car ils avaient le malheur d’aimer la mauvaise personne.

L’autre est un homme vivant à notre époque. Lui aussi a vécu une thérapie de conversion mais celle-ci est dirigée par l’église. On découvre les traumatismes psychologique et physique qui poursuivent ses personnes tout au long de leur vie.

Un parallèle très prenant, où l’expérience et la souffrance endurée permet à l’autre de s’accepter.

Ce livre est un devoir de mémoire. L’auteur nous montre que les droits des homosexuels ont évolué. Certes tout n’est pas parfait mais beaucoup de chemin a été parcouru. Mais il est aussi important de ne pas ceux qui se sont battus pour que les générations à venir puissent vivre comme tout à chacun. Un roman historique qui vous marque à vie. Une superbe leçon d’histoire et d’acceptation.

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Genre: drame psychologique, historique, thérapies de conversions
Série: Juno Publishing |

Fragments de mémoire par Judith Gagnon

Synopsis:

C’était il y a quinze ans. Matthieu Jacob fut agressé à l’ombre d’une cour d’école dans son patelin natal. Les coups portés à la tête ont causé une amnésie partielle. Seules de vagues images reviennent jour après jours hanter son existence. Alors qu’il apprend à vivre avec un stress post-traumatique depuis des années, la santé de sa mère le ramène dans le village où s’est passé son agression. Avec l’aide de sa meilleure amie, Béatrice, il part à la recherche de sa mémoire.

Que s’est-il passé ce soir-là? Qui l’a agressé et pourquoi? Quelles répercussions cette agression a-t-il eu sur lui et sur son entourage?

 

Mon avis:

24 juin 2001
Mathieu 17 ans est sur le retour d’une fête quand trois hommes le prennent à parti.
C’était il y a 15 ans… Mais le traumatisme dû à cette agression le poursuit encore, peuplant ses nuits et ses jours…
Atteint de SSPT, sa vie est planifiée comme un métronome, afin de ne pas déclencher de crises… Son exil forcé et voulu le rend sauvage pour le commun des mortels, mais vital pour lui, cela a aussi des répercussions sur sa vie sentimentale et cette dépense affective omniprésente. En même temps, vu le contexte familial, le rejet de ses parents ont peu le comprendre.
Mais tout va être remis en question suite à un coup de téléphone de son oncle… Car pour avancer, il faut faire face à ses pires cauchemars, se confronter à son passé. On découvre que ce fameux traumatisme est bien plus ancien que le soir de cette agression. Ce sombre traumatisme n’est que l’apothéose de tout ce drame… Mathieu va se retrouver à faire des bonds dans le passé et découvrir des secrets inavouables… Les apparences sont trompeuses… La romance est secondaire certes, mais s’imbriquer parfaitement à ce puzzle que Mathieu tente de reconstruire.

Très beau travail de l’auteure pour décrire les conséquences d’un SSPT sur le quotidien d’un patient… Le titre résume à lui seul ce mal qui ronge Mathieu. Dans des cas de traumatismes extrêmement violents, le cerveau a tendance à faire un blackout. De ce fait, ces fragments de mémoire ralentissent la reconstruction de celui qui a subi de ce traumatisme. En cela, Judith par des descriptions parfaitement orchestrées nous montre tout le poids qui pèse sur ces épaules… Comment se reconstruire alors que nous sommes dans l’ignorance ? Rajoutons à cela les flash-back donnant corps à l’action présente et le roman prend une tout autre ampleur. Rien ne nous est épargné. Nous souffrons pour cet homme et cela dès le départ. On ne peut que ressentir de la compassion pour Mathieu. On ne lit plus, on l’accompagne dans ces révélations. On devient Béatrice, cette amie précieuse qui ne le juge pas, mais qui est présente pour lui. Nous en sommes à, nous aussi lecteurs, vouloir connaître la vérité, pouvoir respirer et se dire « c’est bon il est sauvé ». Toute l’histoire repose sur ce traumatisme, mais plus encore l’auteure nous offre un pamphlet sur l’homophobie et ses esprits manipulés par des soit distants bien-pensant… Et les conséquences dramatiques qui en découlent pour celui ou celle qui le subit. Elle le traduit par des sentiments qui nous sont tellement communs: regret, amertume, colère et désolation… On en vient à penser comme cette mère et se dire que la rédemption arrive, mais trop tard. En cela bravo. Plus qu’une remise en question, c’est un message fort que Judith nous transmet : face à la pression sociale et de ces apparences, ne pas suivre tel un mouton, mais s’autoriser à avoir un livre arbitre, réfléchir par soi-même.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, homophobie, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série The original motorcycle Death Angels par Manhon TUTIN

La fondation du MC (Death Angels t. 0)

Au commencement, nous n’étions que de simples amateurs de motos.Nous adorions la bouffée d’adrénaline que nous procurait une longue chevauchée sur la Route 66 à dos de nos grosses cylindrées lancées à vive allure. Tous nos après-midi mécaniques entre potes à bidouiller nos engins, les doigts pleins de cambouis. Ainsi que ces nombreuses soirées passées dans le bar de Joey avec toute la bande, où l’on prenait un malin plaisir à deviser sur nos trois sujets de prédilection : les motos, nos femmes, et l’alcool. Les motos d’abord, puisque comme pour tout baroudeur qui se respectait, elles étaient comme des maîtresses insaisissables et indomptables.Les choses étaient simples en ce temps-là. Puis elles ont dérapé violemment…Nous faisant basculer avec force et cruauté dans l’illégalité.Nous sommes alors devenus les Death Angels.Voilà comment notre MC a été contraint de voir le jour. »

 

Hunter (Death Angels t. 1) 

Je n’ai pas choisi de devenir celui que je suis. On ne m’a pas laissé d’autre choix que celui d’embrasser ce destin funeste qui est le mien. Je suis né dans un monde de noirceur, de violence, de vengeance et de rage, parsemé d’illégalité. La faiblesse et l’amour n’avaient pas leur place entre les murs du MC qui m’a vu grandir. Seule comptait la loyauté. Johnny m’a façonné à son image. Ce n’était pas un mauvais père, pas vraiment, pourtant je ne me sens pas proche de lui. On cohabite tacitement, du moment que j’obéis et que j’emprunte le chemin qu’il m’a tracé. Je suis Hunter Stryker. On m’a destiné à devenir un leader, le futur président de notre club. Ainsi soit-il. Cependant, au fond de moi, je tremble à l’idée que la vérité à mon sujet soit découverte par mes frères. Parce que dans notre monde, il existe des règles, et celle que j’enfreins depuis des années est passible de la peine capitale…

 

Mon avis:

Houston nous avons un problème.

Quel plaisir de découvrir les fondations d un MC. L histoire est posée et les règles du MC nous donnent une multitude de rebondissements à venir. C est machiavélique de nous mettre l eau à la bouche donc je vous conseille d’enchainer avec le tome 1 de ce pas !

Manhon nous plonge dans le monde brutal d un MC 1% et quel MC…. Par son introduction avec le père de Hunter et la création des fondations du MC on attendait avec impatience la relève. Comme Hunter aime à le dire, on ne lui a pas laisser de choix. La vie s est imposée à lui. Il ne vit pas mais survit dans un milieu où être soi même signifie la peine de mort. Il pense pouvoir se cacher, faire semblant jusqu’à lui. Connor, un homme à part entière qui lui ne se cache pas. Par la force des choses Hunter va devoir faire des choix. Cela va lui coûter mais entre devoir et bon sens, il N y a qu un pas. Tout au long de ce roman un mot ressort: la frustration. Manhon joue parfaitement avec les sentiments et ressentiments de ses personnages sans pour autant enlevé ce caractère de bad boy et c est ça qui nous rend addict. Ces hommes sont entiers. Pas de mélo pas de pleurnicheries. C est dur, C est violent, C est de la testostérone et on en redemandé. À quand la suite ? Il me tarde de découvrir le Vice près… Bravo.

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Genre: bad boys, choc des cultures, deuil, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, série, tatouage, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Manhattan Discrict – saga par Onyx

Manhattan District, Kelyos & Jared (Partie 1et 2 )

Mis à pied pour violences, Jared Conrad n’imaginait pas, en acceptant ce poste au département de la police de New York, qu’il plongerait de nouveau dans les ennuis
Désespérément attiré par le sublime lieutenant Kelyos Sullivan, il met tout en œuvre pour le soutenir dans sa mission d’infiltration du milieu mafieux. Et quand cette dernière tourne mal, il n’hésite pas à s’impliquer auprès du jeune homme.
Kelyos est immédiatement captivé par le sombre personnage. Son aide est inespérée.
Durement touché lors de l’infiltration, il trouve en Jared un soutien solide.
L’affaire connaît un rebondissement inattendu et oblige le jeune lieutenant à accepter l’impensable. Jared doit alors braver tous les interdits.

Manhattan District, Au-delà de la peur Noah et Cyrius (Partie 1et 2 )

Profondément marqué par son passé, Noah a néanmoins réussi à trouver un équilibre entre son travail de légiste, ses angoisses et ses amis… jusqu’à il y a un an et sa rencontre avec Cyrius. Ce jour-là, sa vie a basculé, car en même temps que l’homme s’imposait à lui comme un coup de poignard du passé, un sentiment improbable naissait dans son cœur.
Cyrius… Imposant, sombre et insolent, il est les souffrances de Noah. Et si sa raison lui dicte de fuir cette âme abîmée pour leur bien à tous les deux, son cœur ne peut s’y résoudre. Alors, quand la vie fait trébucher le légiste, le flic le relève et lui offre l’espoir d’une guérison.
Mais la vie est une vraie pute, Noah…
Manhattan. Frappé par une série de meurtres sadiques, le quartier s’enflamme. L’orchestration est sordide, les mises en scène allusives et les effets dévastateurs sur Noah. L’enquête piétine, l’étau se resserre et quand les corps parlent, que les indices se dévoilent et que les actes se durcissent, les pièces s’assemblent pour dévoiler l’horreur d’une situation qui ne peut que le détruire. Commence alors un affrontement sans merci, pour Noah, Cyrius et leurs amis, dont aucun ne sortira indemne.

 

Mon avis:

Voici une série comme je les aime, je préfère prévenir c’est noir, cruel, tortueux, mais extrêmement bien traité.
Nous découvrons Jared, qui suite à un fiasco sur sa dernière enquête se voit transféré au district de Manhattan. Il se retrouve adjoint à la division des stupéfiants, obligé de rester derrière un bureau pour encadrer son équipe. L’homme en lui-même est le stéréotype même du « mâle » : grand, fort, sombre et axé à des comportements violents. Il découvre que cette division n’est pas aussi unie que son ancienne unité. Ici règne la loi du silence, des actes homophobes sont loi sous le regard indifférent de leur directeur. Mais le pire est que ces actes ont des conséquences directes sur le travail, ce qui est inacceptable. Mettre en danger un coéquipier pour une raison aussi futile que son orientation sexuelle n’est pas acceptable. C’est ce qu’il découvre par le biais de Kelyos, son exact opposé physiquement. Kelyos qui malgré la pression exercée par ses collègues assume ses choix quitte à se mettre en danger.
On découvre les deux hommes à travers une enquête sordide où la drogue et le proxénétisme ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg… que des actes d’une cruauté insupportable se passent sous l’œil de tous dans le silence le plus complet. L’auteur nous immerge dans cette infiltration au combien périlleuse. On sombre avec Kelyos dans cet enfer.
La deuxième partie est un réel complément de l’enquête. L’auteur se concentre sur l’humain, les conséquences de traumatismes vécus et les incidences sur l’homme et son entourage. On reste dans cette atmosphère lourde de A à Z. On souffre avec eux, on reste sur ce fil fragile, attendant la chute… Cette lecture est addictive. Impossible de passer à autre chose une fois commencer.

Le deuxième « tome » de cette saga se tourne autour de ce personnage attachant, mais tellement mystérieux qu’est Noah. Noah et son anxiété sociale, Noah, ce petit brun qu’on a tout de suite envie de consoler, de rassurer, mais qui est inaccessible. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre l’homme et ses cicatrices. Son combat quotidien pour survivre dans ce monde où tout le monde est un ennemi en puissance. On le voit lutter face à cette attirance pour le ténébreux Cyrius. Tout comme ce dernier, on ne comprend pas ces rejets. Mais quand la vérité éclate, on devient admiratif de l’homme. Ons e dit que réussir à se sortir de cette spirale infernale est un vrai défi. Noah, plus qu’une victime est un survivant qui va apprendre, au contact de Cyrius et de ses amis à se reconstruire et faire face à ses démons passés.
Vous l’aurez compris, une fois la lecture commencée, impossible de ne pas s’attacher à ses hommes. Chacun à des défauts, mais aussi des qualités remarquables. C’est dans leurs imperfections qu’ils deviennent humains et tellement attachants. Chacun à son passé, chacun ses traumatismes, mais l’union fait la force. D’apparence inaccessible, on découvre que derrière cette image d’hommes durs et insensibles se trouve un cœur qui bat et un sens aigu de l’amour, qu’il soit fraternel ou sentimental.
Ce qui mon le tour de force de l’auteur, c’est ce lien entre les enquêtes et ces hommes. Au départ j’étais un peu déboussolée avec le tout premier tome. Je m’attendais à une enquête policière, mais pas du tout à ça. Fort de ma curiosité, j’ai enchainé les lectures de Kelyos puis Noah et là j’ai pigé. C’est art un art complexe que l’auteure nous présente: celui de mélanger l’enquête et l’homme, son essence, son passé, son présent … Et c’est ça qui fait le gros plus. C’est un savant mélange entre le côté judiciaire et l’humain et ses tourments. J’avoue avoir préféré Noah, mais c’est mon côté tourmenté. Les enquêtes sont intimement liées, les tomes se complètent et appuie l’histoire. On s’attache, on souffre, on se impuissant à certains passages. Le thème général est très bien traité, car il s’agit de victimes innocentes (mais je ne vais pas dévoiler l’intrigue). Bref un superbe coup de cœur.
En clair un réel coup de cœur pour cette série. J’espère qu’Onyx a prévu une suite, car la fin de la saga nous laisse sur notre faim. On veut savoir ce que devient notre cher « minet » !
Affaire à suivre donc.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, harcelement, Le temps des choix, métier, policier, survivants, traumatismes du passé
Série: Éditions Textes Gais |

Le monde d après par Kass Dinslow

Synopsis

13 août 2041, l’Airbus A480 quitte l’aéroport de New York afin de rejoindre celui de Paris. À son bord, cinq cent quatre-vingt-sept passagers et vingt-et-un membres d’équipage. Tous à bord assistent impuissants à la dévastation de la planète suite à une succession de catastrophes naturelles. Une fois dans l’espace aérien français, Andréa ne parvient pas à trouver une piste pour poser son appareil. Toutes les communications radio sont interrompues. Quand le carburant viendra à manquer, quelle sera la décision d’Andréa ? Que vont trouver sur Terre les potentiels survivants ? Une chose est sûre, dans un monde dorénavant apocalyptique, l’avenir est rempli d’incertitudes.

Mon avis

Dès le prologue Kass nous plonge dans ce monde post-apocalypse, un fameux 13 août 2041… Alors que le monde connaît une catastrophe climatique sans précédent, Andréa, son co pilote et les passagers de l avion ne peuvent être que des spectateurs impuissants en plein vol.

Des le départ, on ressent toute cette angoisse, cette peut humaine de voler à vue, dans l inconnu. Les langues se délient, ce sentiment d urgence amplifiant les ressentis. Kass joue à merveille avec ces personnages, les réactions de chacun mais surtout celui de nos deux héroïnes… c’est tellement humain et pourtant on ressent l appréhension des réactions face à ses confidences… En même temps que ce sentiment libératoire. On ne lit plus, on vit l action à travers elles…
On ressent ce sentiment qui nous suit tout au long de ce drame… Ce syndrome du survivant, cette culpabilité d’être en vie alors que d autres ne le sont plus… Ce devoir d avancer malgré tout mais aussi être heureux de ressentir des choses qui n ont pas leur place dans ce genre de situation.

Tout comme ces personnes, Kass nous impose ce sentiment de traumatisme psychologique… On se questionne… Et moi comment aurais-je réagit ? Comment survivre dans ce « après »? C est là le point fort de sa plume. Intégrer le lecteur dans l action du moment… On se retrouve à travailler notre cardio… Cette lecture devient une aventure palpitante…

Enfin, je finirais ma chronique en félicitant l auteure qui au delà de la romance met en avant la dégradation le réchauffement climatique et les conséquences catastrophiques que cela engendra si rien n’est fait. C’est un pamphlet sur le climat très bien traité et de ce fait, ce roman post apocalyptique prend tout son sens. Tout dans les descriptions, le comportement de chacun nous amène à ce climat de défiance qui nous est commun… On retourne à cet instinct primaire, voir animal… On s immerge et on ne lit plus on le vit.
Merci à Kass Dinslow pour ce moment hors du temps.

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Genre: drame psychologique, post apocalyptique, survivants
Série: Homoromance éditions |

Emprise par Emy BLOOM

Synopsis:

Raphaël a tout pour être heureux. Il vit un vrai conte de fée… Grâce à son compagnon, il a une existence que beaucoup rêvent d’avoir. Mathieu lui a offert de vivre de sa passion, dans un cadre idyllique, dans un somptueux appartement avec vue sur la mer. Il lui a offert un environnement et un entourage qui le tirent vers le haut. Oui, selon les autres, Raphaël a une vie de rêve. Mais la réalité est bien différente. Quand les portes se ferment, qu’il n’y a plus de témoin, ce qui a débuté comme un rêve est devenu un cauchemar. Sans s’en rendre compte, Raphael est tombé dans le piège abyssal de son prédateur qui ne voyait à travers lui qu’une proie… Mais qui pourrait le croire, comprendre ce mal être qui le ronge ? Peut-être Michael… Cet ami perdu de vue il y a cinq ans qu’il recroise par hasard… Peut-être. Mais pour se sauver de cette relation qui le tue à petit feu, la seule personne qui pourrait sortir Raphaël des griffes de son compagnon, c’est lui-même. Raphaël sera-t-il capable de sortir de cette… Emprise ?

 

Avis de Rose TAYLOR, chroniqueue du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Je dois avouer que j’ai eu peur d’ouvrir ce nouveau roman d’Emy Bloom, non pas qu’il soit mal écrit -bien au contraire- mais plutôt par peur de tous les sentiments que sa lecture risquait de provoquer en moi. Et ça n’a pas loupé, il y a bien des situations où j’ai du mal à m’exprimer, la maladie -et je ne parle pas de rhumes mais plutôt celles dont on ne sort pas indemne-, le deuil d’un proche, l’homophobie et la maltraitance envers un être vivant se rangent aussi dans cette catégorie.

On suit le long calvaire de Raphaël, dés le départ, il nous apparait comme piégé dans une relation qui sur le papier avait tout pour être idyllique mais qui tourne au cauchemar au fil du temps. Oh oui, Mathieu a extrêmement charmant car en plus d’être beau, séducteur, intelligent, il a un métier qui lui plait, l’entourant d’une sorte d’aura qui va impressionner Raphaël. Il sait manier les mots pour attirer ce dernier avec de belles paroles et une assurance assise par quelques années de plus.  Et même si ce dernier n’a pourtant rien à lui envier, il se sent moins à l’aise dans ses ambitions professionnelles, il semble plus fragile, moins assuré et c’est là, la brèche que va utiliser le manipulateur pour mettre le jeune homme sous sa coupe.

Ce sujet des violences conjugales est au cœur de cette année un peu particulière, on en parle beaucoup partout et c’est tant mieux. Ce roman apporte comme une sorte de témoignage du quotidien que doivent affronter les hommes et les femmes maltraités. Car bien qu’on parle beaucoup des femmes, le phénomène touche aussi les hommes et les enfants.

L’auteure n’a tout de même pas fait dans l’acide, le morbide ou l’agressivité, elle a su manier les mots pour amener cette situation douloureuse de façon à nous faire comprendre les tenants et aboutissants d’une manipulation d’abord mentale puis de plus en plus physique, avec une certaine douceur. Oui ça semble contradictoire avec le thème, mais c’est ce parti-pris qui m’a  beaucoup plu. On suit bien le calvaire de cet homme face à son conjoint charmeur, charmant néanmoins moralisateur et malveillant, mais sans que le lecture n’en devienne agressive ni dérangeante.

La construction du roman, alternant le présent dans lequel Raphaël se débat comme un être perpétuellement terrifié et le passé lors de sa rencontre avec son tortionnaire, est intéressante car elle amène insidieusement vers la situation violente. Tout au long des pages, on a envie d’arracher Raphaël à son prédateur en lui criant de ne pas faire cette bêtise, que c’est gros comme le nez au milieu de la figure, mais l’amour étant ce qu’il est, les yeux se remplissent d’étoiles et on plonge direct dans les tourments des premiers émois, des premiers baisers et déclarations même lorsque notre cerveau pourrait vouloir le contraire. Une situation qui, somme toute, pourrait arriver à tout un chacun surtout lors d’un premier amour, d’une phase de mal-être ou toute période où la vie est un peu moins clémente. Dans un couple, tout peut arriver en fonction des circonstances de la vie. Le vivre est un calvaire, le savoir est un objectif et le prévenir une nécessité.

Je ne peux que le conseiller sa lecture, mais soyez dans une période paisible pour affronter cette histoire difficile. Rose Taylor

Merci à Emy Bloom pour son SP.

 

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Deuxième chance: On a tous besoin d’une main tendue par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Dans la vie il y a deux types de personnes – les forts et les faibles. Les premiers dominent les deuxièmes, les exploitant jusqu’à ce que mort s’ensuive.
C’est ainsi que Dan voit le monde, lui qui a dû fuir les atrocités de sa famille pour descendre aux enfers de la rue. Pourtant dans ce monde obscur, il a des amis sur qui compter. Jusqu’au jour où sa vie bascule à nouveau et cette fois à cause de Luc, un éducateur d’un centre de réinsertion.
Entre haine, folie et regret, un sentiment étrange apparaît dans la vie de Dan.

 

 Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Dan un jeune homme de 17 ans enfant des rues qui après une fugue se retrouve dans l’enfer de la rue prostitution et drogue, ce quotidien des enfants des rues.
Des le départ l’auteure nous plonge immédiatement dans cet enfer. Rien n est mis sous silence ou enjolivé. On s immerge dans cet environnement hostile , on ressent ce danger qui poursuit Dan et ses amis en permanence.
Il faudra que Dan se face arrêté pour qu’il se voit avoir le choix d une seconde chance. Mais face aux traumatismes du passé qu il traînent depuis tant d années, comment faire confiance à des étrangers ? On comprend qu’il y a cette peur viscéral d être de nouveau abandonné.
Marie Paule nous décrit ce jeune homme en perdition, à l’enfance brisée par des maltraitances insoutenables. C est un animal sauvage. Il craint tout ce qui l entoure. Toute la difficulté est de l apprivoiser, de le mettre en confiance. Rien ne est acquis. Tout est en suspens. On se retrouve à être pris en haleine. Va t il pouvoir être sauvé ? Les appels de la rue sont fortes. Car oui, l auteure met en avant l appel de ces sirènes dévastatrices. Bien que cela soit l enfer, cette misère est rassurante pour ces délaissés. Leur vision de la vie et de son fonctionnement sont totalement faussés. On comprend alors tout le travail à accomplir pour se reconstruire et sortir de cette spirale infernale pour Luc responsable d un ranch et de ses encadrants. Mais le risque pour eux est de prendre les choses trop à cœur … Trouver sa place n est en rien évident.

Une nouvelle fois, on s’immerge dans l histoire, on vit au plus près cette réadaptation, cette reconstruction qui n est en rien une partie de plaisir. Apprivoiser un animal sauvage demande du tact, de la patience… Hors Dan joue son rôle à merveille ! Marie Paule nous montre toutes ces difficultés auxquelles il va devoir faire face: le sevrage, les règles, la vie en communauté, apprendre à faire confiance…

Tout dans son comportement reflète cet animal apeuré. On comprend que le seul moyen de se défendre c’est cette provocation. Là on voit le talent de l auteure, c’est ce dosage savant… Un juste dosage des réactions de chacun. On ressent au fur et à mesure de l empathie pour Dan, on s’y attache. On souffre avec lui, on espère un happy-end malgré ses réticences. Voir au delà des apparences, comprendre au lieu de juger… Toute la difficulté est là. Peu à peu on découvre ce petit garçon fragile sous ses airs durs et provocateur. Les révélations s enchainent en même temps que sa reconstruction et nous marque. C est savamment orchestré, avec beaucoup de justesse. On ne tombe pas dans les clichés. Chacun à son histoire et celle de Dan est loin d être un conte de fée mais une réalité qu on a tendance à occulter parce qu elle dérange cette société si lisse…

Pour finir, je dirai que cette romance n en est pas une. À l’image de son personnage principal, c’est une dark romance. Une lecture qui dérange, une lecture insoutenable par moments mais une lecture à lire jusqu’au bout. C est une lecture qui nous marque, une lecture qui montre l étendue du talent de Marie Paule. Un mot pour résumer ce bijou? Merci.

Notons que ce livre fait parti des livres retenus pour le prix du concours de la romance gay de l année 2020.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, prostitution, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |