Collision par John Inman

Synopsis:

À vingt-six ans, les jours de Gordon sont comptés. Du moins, il espère qu’ils le sont. Lassé de la culpabilité et des regrets qui découlent d’un horrible accident de voiture, deux ans auparavant, dans lequel un homme a perdu la vie, il se réveille chaque matin avec des pensées suicidaires. Alors que la loi l’oblige à travailler pour expier ses péchés, sa rédemption personnelle est beaucoup plus difficile à trouver.

Puis Minus – un simple sans-abri qui a sa propre croix à porter – sauve Gordon d’un terrible destin. Une nuit, non seulement Gordon trouve une lumière à suivre, et peut-être même un but à sa vie, mais aussi la possibilité que l’amour l’attende au bout du tunnel.

Il n’aurait jamais imaginé qu’il découvrirait un moyen de se pardonner et, qu’en le faisant, il ouvrirait suffisamment son cœur pour gagner l’acceptation et l’amour de la personne qu’il a le plus blessée..

 

Mon avis:

Voici une romance qui ne peut laisser indifférente.

Je vous préviens, elle marque au fer rouge. Moi-même j’ai eu l’occasion de la relire et de retomber dans ce drame, cette ode au pardon, à une seconde chance.

L’auteur ne nous épargne rien. Dès le départ, nous nous immergeons dans la vie de Gordon. Gordon qui avait tout et qui le temps d’un instant va tout perdre. Par la suite, il va sombrer et nous amener dans cette descente aux enfers. Tout est amplifié. Nous suivons pas à pas cet homme meurtri qui va rencontrer une autre âme meurtrie, Minus.

Ce roman est bouleversant. Tout n’est que regrets, culpabilité. Ces sentiments sont amplifiés par cette atmosphère lourde, accablante qui pèse sur cet homme brisé et qui se répercute sur nous lecteur. Nous suivons ces âmes torturées sur le long chemin tortueux vers cette rédemption tant désirée… et cette fin est juste bouleversante de par sa révélation… Car toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge… Une pépite.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, survivants, traumatismes du passé
Série: Dreamspinner Press |

L’ombre du pouvoir par Thomas Lebescond

Synopsis:

Il y a ceux qui agissent dans la lumière pour que d’autres restent dans l’ombre. Mais à la fin de la nuit, plus personne ne sera dans l’obscurité. La vérité sera révélée. Et la mort reprendra ce qui lui revient de droit.

Mon avis: 

Chronique de L’ombre du pouvoir… Ou lorsqu’on tombe par hasard sur une pépite qui vous retourne. Je tiens à le préciser, c’est un fantastique. Mais pour moi, c’est beaucoup plus que cela. Le côté fantastique permet de poser le contexte et donne appui à l’histoire mais ce qui fait que cette romance devient un bijou, c’est Ethan. Ethan, ce jeune homme torturé, qui doit cacher sa véritable nature aux humains mais aussi à lui-même. Ethan, un jeune homme rongé par ses démons.

« Il n’est pas bon de vivre dans le passé » lui répète sa mère…

Mais la perte d’un être cher amène n’importe quel individu à changer. Le traumatisme est tel qu’une vie, jusqu’ici heureuse et insouciante devient obscurité, fantômes et amertume. Pour se reconstruire, Ethan cherche désespérément les raisons d’un tel dénouement funeste. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dires. Parfois, les secrets sont plus dangereux une fois révélés car il faut en assumer les conséquences.

Thomas nous met en avant cette dualité qui nous poursuit tout au long de notre lecture : le pouvoir face aux sentiments et cette difficulté à ne pas laisser l’un prendre le pas sur l’autre. Mais vivre dans le mensonge n’est en rien une solution viable. Cela amène à se perdre dans les abîmes, cette nuit sans espoir de lendemain.

Vous l’aurez compris, j’ai eu un véritable coup de foudre pour cette plume de ce jeune auteur. Plus qu’une fantasy, l’auteur met en avant des mots sur des maux invisibles qui font écho à notre société. Il nous offre une véritable remise en question sur le bien et le mal et cette fin ne fait que nous conforter dans cette idée que la vie n’est pas bicolore mais faite de nuances…

Bravo à lui pour cela. Un auteur à suivre !

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, fantasy, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Le chemin de l’acceptation par KC Burn

Synopsis:

L’inspecteur Kurt O’Donnell a l’habitude de déterrer les secrets des autres, mais quand il découvre que son partenaire décédé était marié à un autre homme, il est secoué. Déterminé à faire les choses comme il se doit, Kurt offre son soutien à Davy, en deuil. Aider Davy à surmonter son chagrin aide Kurt à faire face à la culpabilité dévorante de savoir que son partenaire ne lui faisait pas assez confiance pour lui dire la vérité à son sujet. Mais quelque part en chemin, Davy cesse d’ètre une obligation et devient un ami, l’ami le plus proche que Kurt ait jamais eu.

Son attirance grandissante pour Davy complique les choses, laissant Kurt face à la difficulté de reconsidérer sa sexualité. Puis, un échange sensuel auquel ni l’un ni l’autre ne s’attendait vient les perturber davantage. Pour ètre avec Davy, Kurt doit se résoudre à révéler son homosexualité, mais son travail et ses relations avec sa famille catholique le retiennent. Peut-il risquer de tout perdre pour la possibilité de vivre une relation avec un homme récemment devenu veuf ?

 

Mon avis:

Le titre à lui seul résume cette romance : apprendre à se reconstruire suite à la perte d’un proche est une épreuve en soi.

Mais quand des vérités en ressortes, et que l’on se rend compte que la personne perdue n’était pas celle que nous pensions, comment l’accepter?

L’auteure fait un très beau travail sur une forme de violence conjugale peu abordée mais qui prend tout son sens dans une relation homosexuelle. Certains préfèrent garder leur relations secrètes, au point d’isoler complètement leur conjoint. On peut voir la souffrance et les conséquences de ce « secret » sur le conjoint. L’auteure pose des mots sur des maux: la peur, la honte, l’isolement que l’on peut ressentir… Accepter de reconnaitre que nous sommes victime est loin d’être évident, le conjoint étant pris dans cet engrenage.

On nous montre toute le chemin à faire, les difficultés rencontrées par l’entourage pour que notre victime accepte et puisse enfin se reconstruire.

D’un autre côté, on voit aussi toute la remise en question d’un homme, qui en voulant aider cette victime endeuillée, se découvre attiré par des hommes. Face à une victime qui devait rester cachée aux yeux de tous, lui aussi va devoir passer par le chemin de l’acception, pour vivre au grand jour sans avoir honte de lui ou de ses sentiments. Rien n’est évident dans ce genre de situation, quel que soit l’âge, la peur d’être rejetée est toujours présente.

 

Un livre plein de rebondissements où on ressent ce sentiment de malaise face à une situation délicate et inattendue. On se remet en question en même temps que nos protagonistes en se disant: et si c’était moi? C’est à cela que l’on sait que ce livre vaut le coup d’être lu et on l’apprécie à sa juste valeur.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: Dreamspinner Press |

Aux pieds de la grande dame de fer par Laura MARCHETTI

Synopsis:

Clémentine est une jeune altiste en quête d’un nouveau professeur à Paris. Alors qu’elle essuie un échec particulièrement douloureux, elle fait la rencontre de Lula, une bédéiste complètement délurée qui va lui apprendre à voir le monde sous un œil nouveau. Pourtant, il se pourrait bien que, malgré les apparences, ce n’est pas tant Clémentine qui, des deux, ait besoin de protection. Alors que leurs journées prennent un caractère de plus en plus étrange, les deux femmes ne pourront compter que sur leur amour aveugle pour se relever l’une l’autre.

 

Mon avis:

A l’occasion de la date anniversaire de sa sortie, oui c’était il y a six mois hier, je vous propose de découvrir une plume qui devient addictive ! Je précise c’est un FF, oui. Mais la sexualité ne fait pas l’histoire. C’est bien plus que ça… L’histoire est à l’image de la passion de l’héroïne : tout n’est que musicalité. Telle une partition, nous passons par une multitude d’émotions.

Nous faisons la connaissance de Clémentine… Ah Clémentine… Une fille passionnée et passionnante. Dès le départ, nous comprenons qu’elle est différente et ce qui nous fait l’aimer. Elle ne vit que pour son amour de la musique. Jeune femme ayant vécu à la campagne, qui découvre cette ville des lumières et s’ouvre enfin à la réalité.

Alors qu’elle pensait sa vie sans issue, elle fait la connaissance de Lula. Lula, une jeune femme extravertie, drôle, une artiste, d’un optimisme sans faille. Avec sa meilleure amie Gaby, elles vont faire découvrir à Clémentine que la vie n’est pas monochrome. Elle peut être lumineuse, aventureuse, audacieuse… Mais elle peut être aussi sombre, voire détestable.

Oui, l’auteure ne nous épargne rien ! Elle aborde des sujets tabous comme la transphobie en plus de cette homophobie latente. Laura met en avant cette société qui jugent sur des apparences, qui refusent d’accepter quelqu’un pour ce qu’il ou elle est et les conséquences dramatiques sur ces personnes qui pourtant ne peuvent qu’amener une certaine admiration pour leur détermination à être et ne plus paraître. Gaby en est la porte-parole. C’est un personnage secondaire et pourtant indispensable à cette romance. Elle est bouleversante de sensibilité, de féminité… et force notre admiration.

« Toutes nos actions ont des répercussions ». Voici un adage auquel Clémentine va être confrontée. Elle va découvrir que la vie a aussi ses parts d’ombres. On ne peut pas vivre enfermé entre quatre murs, oubliant le reste du monde en se focalisant sur l’instant présent. On ne peut se voiler la face à la réalité. Il faut savoir s’y confronter, et coûte que coûte avancer… Car nous allons souffrir… je préfère vous prévenir ! Laura nous dévoile peu à peu un mal très répandu et pourtant tellement mal connu et soigné… L’intrigue prend de l’ampleur jusqu’au point de non-retour. Alors arrive la peur, les doutes et le sentiment de ne plus rien maîtriser.

C’est un tout qui fait que cette romance est bouleversante de sincérité. Laura exploite un panel d’émotions qui amène le ou la lectrice à s’immerger dans cette folle aventure. L’utilisation du « je » renforce cette sensation de vivre notre lecture à travers les yeux de Clémentine.

Mais le plus troublant reste la fin. Car Laura nous offre une possibilité qui est surréaliste. Nous, lecteurs, pouvons faire notre propre avis sur la véritable raison du traumatisme vécu par notre tendre Clémentine. C’est un choix de l’auteure et je trouve que c’est un pari osé mais gagnant ! Certes, certains diront que c’est déstabilisant mais je pense que nous offrir ce choix est assez rare pour être mis en avant.

En clair, je ne dirais pas que j’ai aimé son roman, mais je l’ai adoré.  Dès que l’on commence, il est impossible de le lâcher !

Un conseil de lecture ? retenez bien les indices laissés de-ci delà par l’auteure… ils sont capitaux pour apprécier à sa juste valeur cette fin insoupçonnée !

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homophobie, post apocalyptique, transvestisme, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Jour de colère: Vivre avec la culpabilité par Eric CHAUVIN

Synopsis:

Maxime, un jeune garçon de 15 ans déjà fragilisé par un deuil familial, voit sa vie basculer à tout jamais à cause d’une bêtise irréversible. Une erreur de jeunesse qui l’oblige à fuir son village et à espérer qu’on ne le retrouve jamais. Alexis, son meilleur ami de toujours, tourmenté par d’autres souffrances plus intimes, tente pourtant de le raisonner de toutes ses forces. Mais la colère, bien différente soit-elle pour les deux garçons, ne cesse de croître en eux et les pousse irrémédiablement vers un avenir encore plus tumultueux.

Mon avis:

Jour de colère ou Dies Irae. Tout ce résumé à ce titre. Un jour de deuil qui en réalité est un jour de colère, un jour où on extériorise tout ce que l’on ressent face à cet abandon. L’histoire débute sur un homme adulte en recherche de rédemption. Un lourd traumatisme pèse sur lui et cela rejaillit sur son quotidien et son entourage.

Rien ne nous est dévoilé de prime abord. Tout n’est que ressentiment, culpabilité, peur d’avouer cette vérité qui, on le devine, va changer le cours de son existence ainsi que celle de son entourage à son égard. L’utilisation du « je » nous permet de nous immerger dans cette confidence.

Nous découvrons que ce traumatisme s’est déroulé 16 ans plus tôt, en 1982. Maxime nous met en garde, ce jour va être le dernier de son innocence. En réalité, ce jour de colère a débuté plus tôt. À 13 ans il connaît un premier jour de colère. Il perd tragiquement son frère. En plus de son deuil, il doit faire face à celui de ses parents qui ne font que le rabaisser face à l’ombre de ce frère parfait défunt et lui, le cadet, survivant et insignifiant. On découvre un adolescent qui joue sur les apparences pour cacher son mal-être face à la perte.

Les confidences de Maxime retracent les déboires d’un adolescent en recherche d’affection, de reconnaissance suite au traumatisme de la perte de son frère. Un jeune homme en perdition qui préfèrera fuir que subir un nouveau drame à son entourage. Malheureusement, tout acte a des conséquences… Et celles-ci seront dramatiques.

L’histoire se déroule lentement. Au départ on se questionne sur l’aboutissement. Ce n’est qu’à la toute fin que le dénouement nous est révélé et quel dénouement. Les larmes montent et coulent sans qu’on puisse les arrêter. Et nous nous mettons à ressentir à notre tour toute cette colère.

C’est un roman noir, un drame dans toute sa splendeur. L’auteur nous bouleverse par ces vérités qu’on n’ose pas exprimer de peur d’être jugé, rejeté. Précisons que l’année où se déroule le drame joue énormément sur l’histoire et les sentiments troublants de Maxime. Une lecture qui marque, une lecture qui laisse des traces.

 

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Genre: amitié / amour, drame psychologique, historique, homophobie, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Talk par Ophélie Pemmarty

Synopsis:

Un banc face à l’océan à Santa Monica, en Californie. Sur ce banc, tous les matins, un jeune homme admire l’horizon. Et tous les matins, Randy le voit et se demande pourquoi il est si seul. Lui a passé son enfance à Los Angeles et est revenu s’y installer, après avoir voyagé pendant presque dix ans pour devenir l’interprète de renom qu’il est aujourd’hui.
Alors, un jour, Randy va rejoindre l’inconnu sur le banc. En quelques mots, il parvient à le faire sourire. Ils font connaissance, ils se parlent. Ou plutôt, Randy parle, parce que Jonathan, lui, est muet…
Malgré leurs premières difficultés à communiquer, les deux hommes développent une complicité insoupçonnée. Le rendez-vous sur le banc devient pour eux une habitude ; le tout premier pas vers leur histoire. Mais il en faut beaucoup d’autres pour réussir à tracer un chemin ensemble, et parfois les faux pas sont inévitables.
Sous ses traits angéliques, Jonathan est un homme torturé, brisé par un passé qu’il s’efforce d’oublier et que son silence protège farouchement. Mais Randy est prêt à briser le silence et à affronter le passé. À force de patience, d’amour et de parole, il parviendra peut-être à libérer Jonathan des secrets qui l’emprisonnent…

Mon avis:

Ophélie Pemmarty nous offre une histoire bouleversante. On découvre en même temps que Randy, cet homme étrange, seul, effrayé. Tel un animal sauvage, elle nous permet d’accompagner Randy à apprivoiser cet être traumatisé. Grâce à la douceur de sa plume, elle nous enveloppe dans ce cocon que forme ce couple d’apparence atypique mais tellement fragile et attachant.

On ne peut ressortir indifférent de cette lecture. La chair de poule m’est restée un long moment suite à cette lecture. Par ces mots, on ressent toutes les émotions par lesquels passent nos deux protagonistes. On peut presque goûter ses moments de malaises, de peurs; toutes liées à un traumatisme passé.

Chers lecteurs, accrochez vous. Cette lecture sublime est un renversement émotionnel assuré.

 

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Genre: drame psychologique, handicap social, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Emory par Chris VERHOEST

Synopsis:

Heath Drakefort mène une vie soumise aux exigences paternelles. Il doit remplir trois rôles : le sien et celui des deux disparus dans un accident, sa mère d’origine amérindienne, et son jeune frère.
Emory Chance Downing est le fils unique d’un couple tout aussi exigeant. Dynamique et positif, mais pas naïf, il rencontre Heath dans leur école de commerce privée californienne et ultra sélective. Il lui montre une autre facette de l’existence et s’efforce de le faire sourire de toutes les manières possibles.
Le jour où sa mère les surprend, le couple est séparé. Emory part dans un centre de thérapie. Sous couvert d’aider des personnes riches en difficulté (alcoolisme, dépression), le centre est en réalité une clinique anti-gay clandestine, parfaitement illégale. Des hommes et des femmes adultes y sont retenus contre leur gré et torturés. Le bâtiment et le parc sont surveillés, et le directeur est soutenu par des personnes influentes.
Pour Heath, il n’y a qu’une chose à faire : sortir Emory de cet enfer. On lui donne le nom d’un homme qui a gardé ses réflexes d’agent spécial, mais qui a démissionné du FBI. Un homme qui a la possibilité d’infiltrer les lieux et d’organiser une évasion : Kyle Emerson. Y parviendra-t-il ?
Et s’il y parvient, Emory et Heath peuvent-ils espérer survivre à cette expérience traumatisante et à ces gens puissants qui soutiennent le centre ?

 

Mon avis:

Voici une lecture au combien éprouvante qui parle d’un sujet brûlant et ENCORE d’actualité partout dans le monde : les thérapies de conversions.  Ces thérapies anti-gays où sont envoyés des hommes et des femmes qui n’ont que pour tord d’aimer le mauvais sexe !

Ce n’est pas Emory qui nous présente ce drame mais son compagnon Heath, impuissant face à la folie d’adultes homophobes et de Kyle, celui qui va s’infiltrer volontairement pour sauver Emory.

Ces deux points de vues amplifient encore plus le drame qui se joue sous nos yeux. On ne lit plus, on s’immerge dans l’histoire. On ressent toute cette colère, cette injustice pour ces victimes, cette incompréhension face à ces pratiques barbares et leurs conséquences dramatiques sur leurs « patients ».

Plus qu’une romance, Chris nous propose un pamphlet sur cette société où les « puissants » se prennent pour Dieu. Faire la comparaison entre les camps de concentrations et ces thérapies prend alors tout son sens et est largement justifié.

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge, une lecture bouleversante… Une pépite, comme toutes celles de cette auteure.

 

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Genre: drame psychologique, homophobie, romance young adult, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Série Chemins de traverse par Emy BLOOM

Tome 1: L’éveil de l’être

Alors qu’il vient de finir ses études, Laurent décide, avec sa meilleure amie Lola, de quitter la capitale pour le sud de la France où ils vont débuter leur vie active. Son objectif avec ce déménagement : prendre son indépendance et devenir maître de sa vie. À son arrivée, il fera la connaissance de Dominique, le frère de Lola et de Gabriel, son meilleur ami. Gabriel, ce géant aux yeux saphir, avec cet air de bad boy, cet homme qui assume pleinement ses choix de vie. Mais derrière ces apparences se cachent de profondes blessures. Alors quand les deux hommes se rendent compte qu’ils sont attirés l’un par l’autre, des choix vont devoir se faire. Entre Gabriel qui refuse toute idée d’une relation sentimentale autre qu’éphémère et Laurent qui se pense hétéro, mais qui est incapable de se sortir cet homme de ses pensées ; assumeront-ils leurs sentiments naissants ? Pourront-ils remettre en question leur perception de leur vie et se projeter sur un avenir commun ? C’est une histoire d’acceptation de soi, qui pose la question de l’être et du paraître. Un long parcours sur ce chemin, que l’on appelle la Vie, composée de chemins de traverse.

 

 Tome 2: À l’aube de la vie

En un an, Laurent a découvert que l’amour avait plusieurs facettes : fraternelle, amicale, bienveillante. Qu’une famille ne se définit pas par les liens du sang mais par les actes et l’acception de ceux qui l’aiment. Mais surtout, Laurent a découvert que l’amour peut se jouer sur un simple regard. Que l’amour avec un grand A, ne se définit pas par les apparences mais par les sentiments.

Alors qu’il s’accepte enfin, il est décidé de ne plus laisser sur le bord de la route toutes ces personnes qui l’aiment. Il arrête de fuir et vit, tel qu’il est, sans faux semblants.

À l’aube de la vie, Laurent aura besoin de tout cet amour pour le guider à travers les ténèbres qui l’attendent. Car une chose est sure, rien n’est jamais acquis.

 

Avis de Rose TAYLOR, chroniqueue du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de cette série, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial.

Service Presse TOME 1:
Premier essai d’Emy Bloom réussi, transformé, avec succès. J’ai de suite accroché au couple amical, fusionnel de Lola et Laurent. Eux qui se sont rencontrés en faisant leurs études ensemble ne se sont jamais quittés depuis. C’est donc tout naturellement qu’ils décident de quitter Paris pour s’installer dans le sud, auprès de la famille de Lola, d’aménager ensemble et de travailler ensemble.

Kiné de formation, l’une orientée vers les personnes âgées, l’autre vers les sportifs, ils débutent tous les deux avec enthousiasme dans le même établissement. Très vite, ils vont créer de nouveaux liens, tant par leur travail que grâce au frère de Lola qui les intègre au sein de ses amis. Parmi eux, il y a Gabriel, au physique de rugbyman, à la gentillesse débordante et qui lance des regards de braise à Laurent. Mais le hic, c’est que Laurent est hétéro, et pendant un bon moment, il ne se rend compte de rien si ce n’est sa présence apaisante, amicale et réconfortante…. jusqu’au jour où ça dérape !!

Et là commence pour Laurent une véritable introspection car il s’est vite rendu compte qu’il n’était pas aussi insensible que ça au charme de Gabe, mais comment appréhender son attirance pour un homme et surtout un homme qui semble ne pas vouloir d’attaches.
Si quelques fois, je mets plusieurs pages pour rentrer dans une histoire, là ce ne fut pas le coup, je suis tombée immédiatement sous le charme de ce couple amical qui change complètement de vie. J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans les romans, les liens amicaux, filiaux, amoureux, passionnels qui font que la vie est plus belle et qu’on a toutes les raisons de rester optimiste. On entend presque le chant des cigales, le douceur du soleil, les odeurs de cuisine du sud, les embruns de la Méditerranée, qui m’ont dépaysé ce qui est vraiment un plus surtout en ce moment. On a presque envie d’aller faire un tour dans le midi pour toucher à cette douceur de vivre.
Même si le roman traite d’un bouleversement total de vie, de pensées , de confiance en soi mais aussi d’acceptation, tout se fait sans heurts, sans déferlement ni de haine, ni de larmes. Laurent se retrouve face à ses interrogations sans tomber dans les excès ou les caricatures, c’est ce que j’ai trouvé top dans ce livre, il se pose beaucoup de questions mais se rend vite compte que l’amour est ce qu’il veut vraiment dans la vie quelque soit sa forme, de plus comment résister à des yeux doux de couleur saphir !!
Autant dire qu’il faut le découvrir, le dévorer même si l’attente du second volet devient inévitable et que mon impatience est à son comble.
Service Presse TOME 2:

Laurent a enfin réussi à accepter son virage sentimental, il a beaucoup réfléchi, discuté avec ses proches et son cercle d’amis, il est serein et maintenant en phase avec lui-même. Il rentre donc dans le sud pour retrouver Gabriel et vivre au grand jour son amour pour lui. Tout semble se déroulait comme il le désirait même au boulot où son patron est un modèle de tolérance  et de soutien.

Mais voilà, c’est à ce moment que Gabriel décide de fuir, sans savoir tous les pas que Laurent a fait vers lui. Et ce dernier en pâtit, il veut tout faire pour montrer sa détermination à Gabe mais la route pour se retrouver sera semer d’embûches.

J’ai retrouvé avec grand plaisir cette petite tribu d’amis, d’amoureux, de copains, de parents interagissant tous ensemble autour de Laurent. Laurent qui reste au centre de ce volume avec un virage complet dans sa sexualité, qui découvre la tolérance chez les autres ou pas. Emy Bloom raconte leur histoire à Laurent et Gabe avec une grande tendresse, et un amour infini comme on aimerait bien tous partager. On n’a moins la découverte de leur univers mais plus l’approfondissement de leurs liens. Les amis sont encore plus proches et doucement le cercle s’élargit, la famille est mieux comprise et plus apte à elle-aussi tolérer les différences. Le roman s’oriente sur l’acceptation des différences quelles qu’elles soient.

Dans la seconde partie du livre, une fois que l’amour est installé, le quotidien paisible et tranquille bien ancré, une  nouvelle tourmente va bouleverser leur vie. Ils vont devoir puiser dans toutes leurs ressources pour affronter une des plus dures épreuves de leur vie. On part donc dans un tout autre domaine de peines et de tristesse: la maladie. L’auteure aborde encore un sujet très douloureux qui n’arrive pas qu’aux autres et qui peut débouler dans une existence sans préavis.

Au fil des pages, on ressent tout le chagrin qui en découle, à la simple pensée de l’issue possible, de l’espoir qu’on essaie de ressentir malgré la tourmente. Cette seconde partie est bien moins légère que le premier volet, elle creuse plus dans les méandres des facéties qu’apportent la vie.

Malgré tous les sentiments qu’apportent la lecture aux vues des détresses des différents personnages, le roman reste une ode à l’amour, à la compréhension, à la tolérance qui boucle l’histoire de cœur de Laurent et Gabriel.  On passe un très bon moment avec eux, donc n’hésitez pas à aller à leur rencontre. Rose Taylor

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, métier, série
Série: Homoromance éditions |

Série Compagnons par C. CARDENO

T.1 Fais-Moi Revivre

Un puissant loup Alpha et un humain têtu surmontent des traditions enracinées de génération en génération et révèlent des secrets depuis longtemps enfouis pour accomplir leur destinée en tant que compagnons.
Considéré comme le plus puissant loup depuis des générations, l’Alpha Zev Hassick est surpris et confus par son désir pour son meilleur ami. Son meilleur ami très humain et très viril. Un métamorphe mâle doit s’accoupler avec une femelle pour préserver son humanité, donc leur espèce ne pouvait pas être gay. Pourtant, tout son être lui dit que Jonah est son véritable compagnon.
Maintenir une relation avec l’homme qu’il aime depuis l’enfance n’est pas facile pour Jonah Marvel, mais il ne laissera pas la distance ni la famille étrange de Zev se mettre en travers de leur chemin. Quand des maux commencent à affecter Jonah, il doit sauver sa propre vie et sa santé mentale pour envisager un futur avec Zev.
Zev et Jonah savent qu’ils sont destinés l’un à l’autre, mais ils doivent surmonter des traditions enracinées depuis des générations et des secrets depuis longtemps enfouis pour accomplir leur destinée.

 

T. 2 À Jamais

Un métamorphe loup sensible et un vampire brutal défient les traditions, la cupidité, et les profondeurs de leurs êtres afin de rester ensemble à jamais.
Tourmenté par la douleur et la faiblesse pendant toute sa vie, Ethan Abbatt est un loup qui ne peut pas se transformer. Espérant trouver une mort honorable en se joignant à une attaque contre des vampires avec ses compagnons de meute, Ethan apprend deux choses à la place : que le fait de se vider de son sang le soulage de sa souffrance et libère son loup, et qu’il a une âme sœur… un vampire nommé Miguel.
Âgé de quatre cents ans, fort, puissant et brutal, Miguel Rodriguez traverse la vie comme une ombre, sans bonheur ni affection. Quand un jeune métamorphe annonce à Miguel qu’ils sont âmes sœurs, destinées l’un à l’autre, celui-ci le repousse. Mais Ethan est obstiné, et être avec lui est si naturel que le vampire ne pourra pas résister bien longtemps. Leur défi est de rester en vie afin qu’ils puissent être ensemble à jamais.

 

Mon avis:

Le tome 1 est une histoire qui dure depuis plus de douze ans. C.Cardeno nous fait découvrir l’incroyable histoire de deux hommes qui se découvrent des âmes sœurs mais qui ne peuvent être ensemble. Elle met en avant que l’amour, c’est aussi un synonyme de sacrifices…
Plus que cela, c’est une histoire dans l’histoire. Les trois quarts du livre raconte l’histoire de Zev et Jonah. Mais quand on pense que l’histoire va enfin avoir son happy end, voilà que de nouveaux rebondissements répondent à nos interrogations (nous lecteurs) concernant un certain J.

C’est en se petit détail que l’on voit le génie de l’auteur: ne pas nous laisser tout pour acquis. Le tome 2 est une continuité mais aussi la réponse à beaucoup de questions laissées en suspens lors de la lecture de ce tome.

Dans tome 2 on découvre que les apparences sont trompeuses et les gens influençables. L’auteure met dans ce tome l’accent sur les apparences, la notion de bien et de mal, ce que l’on pense de la vérité.
Tout est remis en question sur les mythes et légendes que l’on raconte aux enfants pour les « éduquer », les « protéger ».
C’est un beau parallèle avec notre société actuelle où l’ignorance est un fléau de l’humanité. L’ignorance amène à la crainte, le rejet et la violence. Si on prenait le temps d’apprendre des autres, de comprendre les différences, les masques tomberont et on se remet en question. Une belle leçon de moralité.

 

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Genre: au delà des apparences, Le temps des choix, romance métamorphe
Série: The Romance Authors |

Quand les contraires s’attirent par Roan Parrish

Synopsis:

Quand les opposés s’attirent, l’amour fleurit aux endroits les plus improbables.

De par sa nature réservée, le botaniste Stefan Albemarle s’est toujours senti à l’écart. C’est pourquoi il a décidé de s’isoler et d’arrêter d’essayer. A quoi bon, si c’est pour se retrouver – encore et encore – face à des personnes qui le prennent pour un monsieur-je-sais-tout prétentieux.

Passionné par son travail au Jardin Botanique de Brooklyn, l’inconventionnel jardinier Milo Rios a travaillé dur pour arriver là où il est. S’il s’entend bien avec quasi tout le monde, personne ne lui a jamais donné envie de s’attacher pour autant.

Lorsque Stefan et Milo se rencontrent durant une visite du jardin botanique, c’est la haine au premier regard. Mais la haine se transforme rapidement en désir quand Milo montre à Stefan que perdre le contrôle peut être excitant.

Le masque auquel Stefan se raccroche depuis si longtemps commence enfin à tomber et laisse entrevoir à Millo une vulnérabilité profonde.

Et alors qu’il découvre le monde de Milo, Stefan va bien devoir admettre qu’il n’y a pas que le travail dans la vie.

S’ils avancent main dans la main, peut-être pourront-ils semer le futur qu’ils veulent tous deux récolter.

 

Mon avis:

Stefan est un laborantin qui, afin d’atteindre son but sacrifie sa vie sociale. Il est solitaire et totalement isolé. Il est aigri, hautain, au costard impeccable. Un Monsieur je sais tout qui juge tout le monde inférieur à lui.

Et nous avons sont exact opposé, Milo. Un botaniste qui travail non pas pour la gloire mais pour la communauté dans un jardin botanique. Milo est accueillant, jovial, dont les vêtements sont à l’image de son métier : simples, défraichis. Il faut dire que le gamin des quartiers pauvres vit à fond son rêve devenu réalité.

En apparence, ils ne pas fait pour s’entendre, bien au contraire. Ce qui commence par un combat de coqs entre pro expert et pro profane va devenir ils ont beaucoup plus en commun qu’ils ne le pensaient : des fêlures, des doutes. Les stéréotypes sur les minorités.

Par son écriture fluide, l’auteure pose, avec un vocabulaire simple mais le poids qui incombe à des personnes qui ne sont pas dans le « moule », celles provenant des minorités quelles qu’elles soient. Ce qu’on apprécie, c’est l’analogie entre cette dénonciation et la botanique tout au long de cette histoire.

En clair une douce romance à savourer.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, romance
Série: Reines-Beaux |