L’oeuvre intégrale NM MASS: La blackbird par NM MASS

Dans un premier temps, nous parlerons de la Blackbird puis viendra la suite de l’œuvre dans d’autres chroniques qui suivront celles-ci, promis.

1er opus: Les prémices de la Blackbird: Yliès et Onyx

Retrouver l’amour de son adolescence, vingt ans après, n’est pas ce à quoi Onyx s’attendait, même s’il y avait pensé très régulièrement, utopiquement.
Yliès avait été tellement pour lui, son tout. Et il avait tout réduit à néant en quelques secondes, juste une fraction de seconde, un geste délibéré qui avait mis fin à ce tout. Yliès est devenu ce qu’il avait prévu d’être, un grand créateur, à la tête d’une maison de couture renommée.
Onyx lui, se contente de rester cloitré dans son atelier, créant anonymement des robes qui servent à orner la vitrine d’un ami. Lorsque son ancien amant s’intéresse à une de ses robes exposées, il y voit là un signe du destin et refuse de passer à côté de cette deuxième chance que la vie lui offre. Que lui réserve cette seconde opportunité ?

 

2eme opus: La blackbird: Onyx et Khalycé

Onyx est un homme qui approche la quarantaine, qui a un lourd passé derrière lui, et qui a perdu l’homme qu’il aimait. Styliste reconnu et propriétaire d’une maison de couture, il survit, complètement absorbé par son travail. Depuis la mort de son compagnon, il a oublié comment vivre, comment aimer…
Khalycé est un flic de la DEA, spécialiste de l’infiltration, passionné par son boulot, il ne craint rien ni personne, il est prêt à tout pour mener à bien ses missions. Célibataire endurci, c’est un solitaire qui, à force de jouer des rôles pour démanteler les réseaux de drogue, ne sait plus qui il est réellement… Il n’a qu’un seul but, réussir son travail.
Ces deux hommes n’auraient jamais dû se rencontrer, mais… une suspicion de trafic de drogue fait entrer Khalycé dans la grande maison de couture d’Onyx, la rencontre est inévitable…

3ème opus: La blackbird: Khôl et Njal

Dans l’absolu, l’impassibilité de Khôl Mc Buster, son sens du contrôle total, sont légendaires. Sa séduction infaillible plaît et il en profite. Rien, ni personne ne peut venir perturber le rythme bien réglé de sa vie. Son travail, ses aventures d’un soir, suffisent à le combler. Jusqu’à ce qu’il rencontre Njal, cet étranger perdu aux States qui se présente à un casting de La Blackbird, la maison de couture que dirige Khôl avec son partenaire et ami, Onyx Pietro. Le premier regard porté sur le grand Nordique qui ne parle pas un mot d’américain, le bouleverse. Perturbé par ce que Njal lui inspire, Khôl sera-t-il en mesure de passer outre ses habitudes ? Sera-t-il capable de résister à l’attraction qu’il ressent pour cet étranger ? Pourra-t-il rester égal à lui-même et se protéger de ces sensations qui l’ont profondément blessé autrefois et qu’il a volontairement bannies de sa vie ?

 

 Mon avis:

Les prémices sont comme le titre l’indique le départ de cette folle aventure dans laquelle nous entraine NM MASS. Elle nous permet de connaitre l’homme qui sera le lien entre chaque personnage à venir, celui qui nous intrigue puis sur lequel on s’appuie… Onyx. Ce premier opus se déroule sur une décennie. On pose le décor, on apprend à connaitre les personnages, leur liens, leurs points forts, leurs points faibles, leurs histoires leurs espoirs.

Le deuxième opus quelques années plus tard… dès le début de cette lecture, on reste coi. NM MASS nous confronte à un rebondissement que l’on attend pas. Elle ne nous laisse aucunement nous remettre de cette tragique nouvelle que l’histoire débute sur les chapeaux de roues. On rencontre de nouveaux personnages, d’autres, que l’on a découvert dans les prémisses apparaissent, et bien que personnages secondaires prennent leur place dans l’histoire en elle même. On découvre de nouveaux personnages tout aussi mâles que les autres, qui ont du caractère, qui ne se laissent pas embobiner par des apparences…

Dans le troisième opus, NM MASS nous fait plaisir en nous permettant de découvrir Khôl, personnage au combien lié à la Blackbird. On apprend à le découvrir nous plus comme l’ami ou l’associé mais en tant qu’individu, avec ces rêves, ses désirs et ses incertitudes.

C’est là le génie de l’auteure: ne pas laisser de côté des personnages secondaires mais les impliquer dans les actions, les rebondissements afin de ne jamais les oublier. On ne parle pas de personnages principaux et secondaire mais d’une « famille élargie » où chacun aide l’autre à un moment ou à un autre. Ses hommes sont toujours le stéréotype même de l’homme, le mâle avec des poils, des muscles des tatouages, des apparences de bad boys et pourtant, derrière tout cela on découvre qu’il ne sont au final que des hommes avec des sentiments, des fêlures, des peurs. C’est ce qui fait tout le charme de cette œuvre et de ses romances en générale.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, drame psychologique, série, traumatismes du passé
Série: Éditions Textes Gais |

Série OMEGA HOUSE par ARIA GRACE

Tome 1: Entité inconnu – Esclavagisme et conséquences

Après une enfance passée pratiquement seul, Max se fait capturer par une ferme d’élevage omégas. Lorsqu’enfin, ses compagnons de captivité et lui sont secourus et transporté à une maison Omega, il ne peut s’empêcher de se montrer sceptique. Prêt à survivre par lui-même si nécessaire. Or, il y a cet alpha séduisant qui est déterminé à prendre soin des nouveaux omégas, Max ne sait plus trop quoi penser de sa situation, encore moins si Curtis est digne de confiance.
Curtis s’est porté volontaire à la maison oméga dans le simple but d’aider ceux dans le besoin. Il ne cherche absolument pas quelqu’un avec qui s’envoyer en l’air, mais quand le jeune Max apparaît dans sa vie, le corps de Curtis se sent irrésistiblement attiré vers le jeune homme, comme s’il était un aimant. Un sentiment nouveau qu’il n’a jamais connu auparavant et qu’il ne peut ignorer.
La réalisation que Curtis pourrait bien être le partenaire de Max lui vient trop tard, quand l’attitude possessive des alphas pousse le jeune homme à fuir. Max se lance ainsi à la recherche du seul alpha qui s’était montré bon envers lui, lorsqu’il était captif de la ferme d’élevage.
Malheureusement, les intentions de Tad sont loin d’être honorables, maintenant qu’ils sont loin de la ferme.
Le seul espoir de Max est que Curtis suive son instinct et tente de retrouver l’oméga envers qui il était tant attiré.

 

Tome 2: Un désir conscient – Parent célibataire

Lorsque la ferme d’élevage Roper & Associates a été perquisitionnée, Freddie a été sauvé de l’enfer dans lequel il vivait depuis des années. En tant qu’omega enceinte, il n’avait pas beaucoup de perspectives pour son avenir, mais au moins il était libre et serait capable de garder ce bébé. Contrairement aux autres, il était né pendant le R & A.
Alors qu’il vit à la Maison Omega, il se lie d’amitié avec un oméga sans-abri qui a peur et cherche l’amitié. Ils le font l’un pour l’autre, et quand le frère alpha de l’Omega vient le chercher, tout change dans la vie de Freddie. Élever un nouveau-né comme un seul oméga n’est pas facile, mais il trouve le soutien dont il a besoin pour être le parent que tous les bébés méritent.

Mais devra-t-il le faire seul?

 

Tome 3: La première fois – Traumatisme suite à agression

Les deux dernières années ont été comme un tourbillon d’émotions pour Andy Carson. Passé de premier de sa promotion au lycée, avec un avenir prometteur, à un Oméga de 18 ans, en quelques jours. Maintenant qu’il est étudiant au collège et que sa vie reprend peu à peu de son sens, d’autres besoins commencent à se faire sentir. Malgré quelques rancarts à l’occasion, il a toujours eu peur de s’engager.
Jusqu’à maintenant.
Un plan douteux à l’esprit, Andy se rend au club dans l’espoir d’y trouver une histoire d’un soir, se disant que lorsque ce serait fait, il pourrait envisager une relation sérieuse sans que sa peur du sexe ne l’envahisse.
Malheureusement, la nuit se termine par un assaut brutal. Ses souvenirs de l’incident étant limités, il se met lentement à croire que l’homme qui lui a sauvé la vie est également celui qui l’a agressé.

 

Tome 4: Un de chaque – Trouble avec à la base 3 célibataires

Gunnar est un adepte de vélo de montagne, excité à l’idée de pratiquer son sport préféré et trouver de nouveaux endroits à explorer, en compagnie du nouveau garde forestier qui dirige la station d’enregistrement. Un Alpha. Gunnar n’a jamais été particulièrement attiré par les omégas, il se laisse donc facilement flirter avec le sexy Alpha, Collin Rich.
Après avoir habité à la maison Omega pendant plusieurs années avec son frère, Sean s’inscrit à un cours de photographie qui pourrait lui obtenir un emploi avec un bon salaire. Enfin, il sera prêt à vivre de lui-même, dans son propre foyer. Or, le jour où il essaie de prendre une photographie d’une nature morte, rare, les choses prennent une mauvaise tournure. Il se retrouve alors dans les bras de Gunnar et du nouveau garde forestier, Collin.
Collin ne sait pas pourquoi, mais il a développé une fascination pour les deux hommes avec qui, contre toute attente, il a développé des liens. Ses pensées sont fixées sur les deux hommes et combien ils pourraient être heureux ensemble. En prenant soin de Sean, les deux alphas se rencontrent et découvrent qu’ils partagent les mêmes désirs.
Mais la chance de Sean tourne lorsqu’il reçoit une note médiocre qui pourrait ruiner ses chances d’obtenir ce nouvel emploi. Il n’a pas d’autre choix que d’accepter l’offre mystérieuse de son professeur afin d’obtenir des crédits supplémentaires. Avec le sentiment que quelque chose cloche, il décide de cacher ses plans à ses nouveaux petits-copains.
Quelque chose lui dit qu’ils n’approuveraient pas. Un de chaque est une histoire d’amour entre deux alphas et l’oméga qu’ils sauvent.

 

Tome 5: Fuir la maison – Traumatismes de l’enfance

Nathan n’a jamais vraiment sut se fondre à la foule. Même s’il veut faire partie du groupe, il a peur de s’ouvrir aux gens qui pourraient le blesser. Encore.
Après avoir été enchaîné comme un chien, pour une séance photo qui a trop bien payé pour être légitime, il a du mal à faire face aux cauchemars qui reviennent le hanter.
Il n’avait pas le choix quand il était enfant, mais maintenant, il peut faire face à ses démons et les mettre au repos pour de bon.
Tant que le démon ne l’attrape pas en premier.

 

Tome 6: Une touche Alpha – Handicap L’anxiété sociale

Seth était ravi quand son frère a trouvé non pas un seul partenaire mais deux. Et il est vraiment heureux pour Nathan et Dodge. Mais sa solitude fait des ravages. Seth veut trouver son propre compagnon. Il ne pense pas qu’il a rencontré son compagnon mais les pulsions à l’intérieur de lui deviennent de plus en plus fortes. Et une chose est claire. Il cherche désespérément une touche d’Alpha.

 

Tome 7: Omegas et leur alpha – Trouble avec à la base un couple 

Ce n’est pas facile pour Jason d’oublier Seth. Il ne fait pas confiance aux Alphas, alors il continue de rechercher ce dont il a besoin auprès d’Omégas. Ça ne fonctionne pas très bien… jusqu’à ce qu’il rencontre Farron. Il y a entre eux une connexion instantanée qui donne à Jason l’espoir qu’il a enfin trouvé ce qu’il veut tant. Du moins, jusqu’à ce que Jason découvre que Farron est déjà dans une relation amoureuse avec un Alpha.
Farron et Garrett essaient d’avoir des enfants depuis des années, mais la vie a fait en sorte que ce rêve ne puisse jamais devenir réalité. Lorsque Farron ramène Jason à la maison, il ne s’attend pas à ce que Garrett ressente pour l’Oméga la même chose qu’il a ressenti. Mais il devient vite évident que ce qui manque au couple est un deuxième oméga.
Jason, Farron et Garrett décident de donner une chance à leur relation non conventionnelle en espérant que leur famille sera complète. Alors, une surprise les attend et les deux omégas se rendent compte que leur famille est déjà sur le point de s’agrandir.

 

Tome 8: Oméga sous le gui – au delà des apparences

Une douce histoire de Noël sur un alpha sexy et son oméga.

 

 Tome 9: Un oméga accompli – Traumatisme passé — mon coup de coeur de la série

Billy était coincé dans une relation abusive et sa seule façon d’échapper à son Alpha abusif était de s’enfuir avec quelques dollars à peine, priant pour une meilleure vie. Or, ce qui l’attend n’est nul autre que la dure réalité de la vie à la rue. Lorsqu’il découvre qu’il est enceinte, il est déjà trop tard pour reculer. Il fait ce qu’il peut pour rester en santé, mais ce n’est pas suffisant pour les garder, lui et le bébé, en vie.
Landon est un aidant. Quand un Oméga sous-alimenté est transporté à l’hôpital où il travaille, après une fausse couche, l’instinct de Landon est de lui venir en aide. La souffrance que Billy ressent après avoir perdu son bébé lui brise le cœur, mais la connexion entre eux est forte et vaut la peine d’être explorée. Et, même si Billy ne fait pas confiance aux Alphas, il baisse lentement mais sûrement sa garde devant lui.
Landon sait que Billy n’est pas prêt à lui faire confiance, mais il est prêt à attendre pour sa chance.
Ce n’est pas facile, mais Landon arrive enfin à découvrir le tourbillon de souffrance, d’abus et de trahison dans lequel Billy est coincé. Il trouve une solution pour aider son Oméga à guérir de ses blessures.

 

Tome 10: Le premier oméga de l’Alpha – choc des cultures / inégalités sociales

Rubin vit à la maison Oméga depuis plus longtemps qu’il n’aime l’admettre. Il est bien là-bas et n’éprouve pas le besoin de partir. Pourtant, il semble que tous ceux qui entrent dans sa vie finissent par s’en aller tôt ou tard, ce qui ne l’aide pas à former des amitiés à long terme. Il tente de remédier à la situation en occupant un emploi à temps partiel dans un bar, lorsqu’il ne travaille pas à la maison Oméga.
Grâce à son travail, Marius se sent imbattable et impossible à arrêter, mais sa vie personnelle, par contre, le laisse avec un sentiment de vulnérabilité. Il est un Alpha pur, mais n’a jamais été intéressé par les omégas … surtout les hommes. Il est seulement sorti avec des femmes Bêta ou Alphas. Mais sa dernière petite amie prenait leur relation bien plus au sérieux que lui, alors il savait qu’il était temps de passer à autre chose. Maintenant qu’il est célibataire, Marius s’ennuie et se sent seul, aussi passe-t-il plus de temps dans les bars locaux dans l’espoir de trouver sa prochaine aventure.
Lorsque des clients agressifs assaillent Rubin dans l’allée derrière le bar, Marius intervient pour les arrêter, lui sauvant ainsi la vie. Et même si Marius insiste sur le fait qu’il est hétérosexuel, il semblerait que Rubin et lui sont destinés à être bien plus que de simples connaissances.

 

 

Mon avis:

Alors vous allez me dire, Emy, t’es sympa mais dix tomes? Tous sur le thème de l’omegaverse, cela va être répétitif. Moi aussi je pensais cela. Alors oui, c’est de l’omegaverse donc attendez vous à des hommes enceints et des happy end. Le point non négligeable est que chaque nouveau tome raconte l’histoire d’un personnage secondaire du tome précédent, de telle façon qu’on s’attache très facilement à ces résidents omégas. Notons que chaque tome peut être tout de même lu séparément.

Mais ce qui m’a plu dans cette série, c’est les thèmes abordés. Vous verrez que j’ai mis à côté de chaque tome le thème abordé. Vous remarquerez qu’il il y a huit tomes et huit thèmes différents et tous sont, pour une genre « léger » très bien abordé.

Ce qui m’a fait accrocher à la série ce sont ces omégas. Le point commun à chacun, ils sont jeunes et rejetés, laissés à eux même.  Cela ne vous fait pas penser à quelque chose? Moi, j’ai tout de suite pensé au Refuge qui est un endroit sûr pour des jeunes gens abandonnés lâchement par leur proches. Omega House fonctionne sur le même principe. Alors oui, c’est de la romance, pourtant, les traumatismes abordés font échos à la vraie vie.

Ce que j’apprécie aussi, c’est les deux tomes sur les troubles. Contrairement à ce que l’on pense, un trouble n’est pas un modèle unique de relation. Il existe différents troubles avec différentes histoires et choix des partenaires. Ici, l’auteur en aborde deux cas en toute simplicité. Elle nous prouve qu’ils sont un couple comme un autre mais à trois.

Voilà pourquoi je tenais à vous faire partager mon avis sur cette série, car elle est riche émotionnellement, elle nous fait réfléchir sur différentes situations. Ce n’est pas une simple romance douce et sucrée.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, harcelement, homoparentalité, omegaverse, seconde chance, série, sexualité atypique, survivants, traumatismes du passé, trouble
Série: format kindle, Independently published |

Club Fantasy (Dream) par M.R Stevens

Synopsis:

Dis-moi, Bambi, qu’est-ce qui accélère ta respiration comme ça ?

Bambi tremble d’anticipation et cherche son souffle. Les griffes du loup effleurent la chair tendre de son dos. Demain, il aura des marques. Tant mieux. Bambi aime savoir à qui il appartient.

C’est le même rituel à chaque fois qu’il rejoint Monsieur dans cette chambre un peu impersonnelle du Club Fantasy. Ici, Sean Matthews n’existe plus. Et l’inconnu qui le domine n’est qu’un lycan parmi tant d’autres. Il est Monsieur. Juste Monsieur.

Monsieur qui a le pouvoir de hérisser sa peau de chair de poule. Monsieur qui tient aussi la peur et la culpabilité à distance. Cette terreur immonde qui, nuit après nuit, plonge Sean dans de terribles cauchemars.

Alors même qu’il remet son corps et sa volonté entre les mains de Monsieur, Bambi réapprend la confiance. À fermer les yeux sans crainte. Et en se soumettant à son Dom, c’est à Sean que Bambi rend le pouvoir.

 

Mon avis:

Voici une romance où on ne tombe pas dans le schéma classique d’une relation BDSM. C’est tout le contraire. L’auteur se sert de cette pratique comme une thérapie pour palier à la détresse d’un homme suite à un évènement tragique. On nous propose une réelle initiation à cette pratique qui n’a pas forcément une bonne image dans les mœurs. Et pourtant, plus on avance dans la lecture, plus on comprend les rouages de cette pratique. L’auteur nous montre qu’elle n’a rien de dégradante, tout se fait avec le consentement et la confiance de son partenaire. C’est en cela que le travail d’écriture peut être qualifiée de juste. Il n’y a pas trop ni trop peu. On nous décrit des scènes qui ne sont pas violentes et trash mais érotiques, et c’est une réelle différence à noter quand on est lecteur. C’est une vraie romance qui nous ai proposer, sur la reconstruction d’une personne et la mise en place d’une relation basait sur la confiance – je parle du BDSM. Sans spolier le livre, nous avons de vrais rebondissements sur cette « expérience » de la scène et celle du quotidien. On voit les difficultés d’assumer de telles pratiques en privé, sans pouvoir en parler ouvertement en public, surtout quand il s’avère que le partenaire est un homme et que on est connu pour être hétéro. Bref un coup de cœur assuré.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, BDSM, drame psychologique, faux semblants, romance métamorphe
Série: Mix Editions |

FU: Fixer Uppers: Étape 1: Rebâtir par Devon McCormack

Synopsis:

Je n’ai jamais couché avec un mec. Pas que parce que les hommes ne m’ont jamais attiré. Simplement parce que l’occasion ne s’est jamais présentée.
C’est nu dans un couloir que Mikey fait la connaissance de Scott, le meilleur ami et colocataire de son frère, après une sauvage partie de jambe en l’air avec une fille rencontrée dans un bar. Scott semble furieux d’avoir été dérangé par le bruit de leurs ébats et cette colère excite Mikey encore plus que le souvenir de sa récente chevauchée. Il n’a qu’une envie, agripper les boucles brunes de Scott et l’entendre crier son nom pendant qu’il lui donne du bon temps.
Pourtant, Scott ne veut rien avoir à faire avec lui. En tout cas, c’est ce que pense Mikey, jusqu’au soir où ils finissent par s’arracher mutuellement leurs vêtements avant de se précipiter dans la chambre.
Ce qui aurait pu n’être qu’un plan cul devient bien plus : ils découvrent l’un chez l’autre les mêmes fragilités, les mêmes faiblesses. Quand le séjour de Mikey s’achève, cette amitié perdure, jusqu’à son retour.
Alors qu’ils restaurent la maison de Kate, la sœur de Mikey, ils découvrent qu’ils peuvent combler leurs failles, renforcer leurs fondations, devenir plus solides, ensemble.

Parce que, parfois, dans la vie, la première étape est simplement de rebâtir.

 

Mon avis:

Et bam! On nous présente deux êtres que tout oppose: l’hétéro, hyper musclé avec des airs de bad boy et le petit gay geek. Les faux semblants nous sont mis en avant dès début de cette romance.  Mais là où on s’attend à une histoire « classique », l’auteur nous retourne comme une crêpe. Il nous prouve que les apparences sont plus que trompeuses. Qu’un homme qui soit disant s’assume entièrement n’est peut être pas aussi confiant qui le prétend. Il nous montre qu’un homme qui donne une image de pouvoir, d’un mec intouchable peut lui aussi avoir des failles profondes qui l’empêche toute relation sentimentale.

L’auteur nous montre que nos douleurs, nos doutes peuvent nous empêcher de vivre une vie épanouie. Que le poids d’une famille peut détruire un homme en un seul commentaire. Que l’amour et la confiance sont les premiers pas vers une reconstruction pour un futur épanoui. Une sublime histoire qui ne nous laisse pas indifférents.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants
Série: format kindle |

La série With Love par Marie H.J

With Love: # 1 Vadim

Identité : Adam Paxali
Surnom officiel : Pax
Surnom secondaire, mais non moins officiel : Dieu du pieu (ça rime)
Profession : Journaliste d’investigation pour le canard En Immersion.
Spécialité : M’immerger (ça tombe assez bien, remarquez)
Mission pour les six mois à venir : Enquêter sur les retombées du mariage gay… Pénétrer un club homosexuel. M’enfoncer profondément dans le milieu. Caresser le mode de vie des protagonistes. Défoncer leurs barrières et pondre un article orgasmique.
Problème majeur à l’horizon : Un russe nommé Vadim. Lui n’était pas prévu au programme. Je ne comprends pas cette attirance, mais une chose est certaine… ça va tout compliquer…
Armes massives du dit problème : Ses yeux, son accent, son sourire… mais aussi sa tendresse, sa douceur… Il me semblait moins « dangereux » que ses potes… Il s’avère qu’il l’est beaucoup plus…
Moyen de défense activé : Aucun, je n’ai rien vu venir.
Suite présumée des événements : Je ne préfère pas le savoir…

 

 With Love: # 2 Joachim

Identité : Joachim Lebrun
Profession : Fleuriste
Passions : Mon homme, mes amis, ma chatte, mon chien à temps partiel, mon métier, la vie.
Commentaire : Le destin distribue les joies, les peines, l’amour et la haine. Sans prévenir, sans raison, parfois, il décide de tout faire basculer. Comment l’affronter, lorsque l’on se sent seul et désarmé ?Au malheur qui frappe au hasard, je n’ai trouvé qu’une seule parade. L’Amour. L’Amour est l’unique réponse. La tendresse, la douceur et l’amitié, ses plus fidèles alliées. Et moi dans tout ça ? J’essaye de respirer. D’emprisonner entre deux battements de cœur ce que nous appelons le bonheur.

 

  With Love: # 3 Zachary

Identité : Zachary Clément
Profession : Electricien
Situation personnelle : Compliquée. Ils croient tous me connaître, mais je ne suis qu’une ombre, le reflet invisible de ce qu’ils pensent comprendre. Je n’ai rien à donner, je ne suis personne, et je souhaite le rester.
Orientation : Les mecs. Moins ils posent de question, mieux c’est.
Loisirs : Décompresser. Trouver une proie, la posséder, puis l’oublier.
Prochaine cible : Lui. « Joli Costard ». Il représente tout ce que j’exècre. On va s’amuser un peu…
Ombre au tableau : Encore lui. Il m’attire et m’exaspère. M’intrigue et m’électrise. Le papillon devant la flamme. Je l’ai approché de trop près, et je me suis brûlé.

 

With Love: # 3.5 Nino

Identité : Nino.
Signe particulier : Bébé.
Activité professionnelle : Dodo, biberon, câlins, dodo
Extrait de vie :
Adam : Mais qui séssé le bébé mimi-craquant trop choupinou ?
Joachim : Ouais, c’est bon, t’es ridicule ! Regardez, j’ai trouvé une guirlande lumineuse libellules qui clignote, aux couleurs Rainbow… Ça va claquer dans sa chambre. Je commande celle avec 24 leds ou 254 ? On pourra faire deux fois le tour de la pièce comme ça ! Rainbow forever !
Réponse collégiale : Nooooooonnnnn !
Joachim : Bon, OK, on reste soft, on part sur 24 !
Maxim : Mon Dieu !
Zach : Crevette, on a dit : pas de trucs gays !
Sheryl : Dégage avec tes idées débiles.
Joachim : Houlà, dans le genre coincés… vous êtes navrants ! Pauvre gosse ! Milo, on la prend pour nous ? Pussy va kiffer !
Milo : Je déménage.
Adam : Trop bien ! Bébé, j’en prends une pour mettre dans les chiottes !
Vadim : Je rentre en Russie, vous me fatiguez.
Nino : Bababa

Contrairement aux apparences, ce roman est bien une romance MxM pouvant comporter quelques scènes explicites et non un conte pour enfants….

 

Mon avis:

Le premier tome est un pamphlet sur les stigmatisations faites sur la commuté LGBT faite par les hétéros. Que cela concerne deux hommes ou deux femmes, cette romance nous balance tous nos stéréotypes aussi faux que bigots. Utiliser les retombés du mariage pour tous est une idée juste parfaite pour illustrer cette critique. Car, plus qu’une relation entre deux personnes du même sexe, c’est l’amour d’un être humain pour un autre qui est mis en avant, et dans l’absolu, l’auteure nous prouve bien une chose, hétéro ou gay, l’amour est universelle. Il y a un superbe travail sur le personnage de Pax sur sa remise en question sur sa sexualité, mais aussi, et c’est une grosse différence celle de Vadim, un gay qui s’assume qui se retrouve avoir des sentiments pour un mec qui ne se considère pas gay.

Le second tome touche une corde sensible à tout être humain: la douleur suite à une séparation et la solitude qui nous entraine dans les abymes. Car, quelle que soit la séparation, dans le cas de ce deuxième tome, on parle de la perte d’un être que l’on a aimé, d’une vie que l’on s’imaginait vivre ensemble et qui nous est arrachée. Une fois de plus, l’auteure nous embarque dans son histoire, on souffre pour Joachim. Mais comment ne pas l’aimer? On souffre pour lui, on arrive à ressentir ses sentiments de pertes, sa colère contre cet autre homme qui l’insupporte. Et pourtant, même si sur le papier tous les opposent, c’est la douleur qui leur est commune qui va les rapprocher. Voir au-delà des apparences pour s’entraider, apprendre à vivre avec ce vide. Se reconstruire et pourquoi pas, prendre le risque de retomber amoureux?

Le troisième tome nous amène à un nouveau sujet « sensible » et pourtant d’actualité: avoir un enfant lorsqu’on est homosexuel. La question se pose pour ces personnes. Prenons le cas de Zachary, en vue de son lourd passif, des relations chaotiques avec ses propres parents et ses démons qui l’entraînent toujours plus dans les abîmes, comment peut-il mettre dans l’équation un enfant? Mais il n’y a pas que cela. L’auteure nous fait de nouveau une critique ouverte sur le poids qui pèse sur ces hommes et femmes pour qui être parent est impensable. On leur met des bâtons dans les roues ne serait-ce que pour la conception. Alors quand on se retrouve dans une configuration ou le père gay et la femme lesbienne, comment envisager un enfant et son bien-être? Cela peut choquer, mais c’est pourtant bien une réalité. L’auteure, elle, passe au-delà des faux semblants et nous montre qu’un enfant est avant tout un acte d’amour. Pourquoi ne pourrions-nous pas donner de l’amour à un petit être pour la simple raison que les parents ne rentrent pas dans un schéma « classique »? Quand on connait l’histoire de Zachary, on voit que ce schéma n’est pas la garantie pour le bien-être de l’enfant. Un couple qui s’aime, d’une façon autre qu’amoureuse ne peut-il pas être apte à élever un enfant? Et bam! Encore une claque que nous donne l’auteure.  

Et comment ne pas nous le prouver qu’en nous faisant partager quelques instants de vie de Nino? Ce bonus est la parfaite illustration d’une famille, certes pas ordinaire mais au combien touchante. De ces parents et oncles qui sont à la merci d’un petit être, à lui donner tout l’amour pour qu’il s’épanouisse, comme n’importe quel enfant. L’auteure nous montre la finalité du sens amour: celui du don de soi pour un autre.

En clair, un appel à la tolérance, un énorme coup de pied sur nos préjugés d’hétéros, une histoire d’amour tout simplement, d’amour au sens large: celui de se choisir une famille, avec des amis sur qui nous pouvons compter et qui nous accepte tel que nous sommes. Chapeau bas Madame!

Notez que le prochain tome sort d’ici peu… Hâte de découvrir la suite…

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homoparentalité, homophobie, seconde chance
Série: Independently published |

Détour mortel – un homme parfait par K.A. Merikan

Synopsis:

Colin : Suit les règles. Futur médecin. Témoin d’un meurtre. Captif
Taron : Survivaliste. Muet. Meurtrier. Ravisseur.

Comme chaque week-end, Colin est sur le point de rentrer à la maison, après la semaine passée à l’université, mais il est hanté par la prise de conscience qu’il ne prend jamais de risques dans la vie et qu’il suit toujours le même chemin. Sur une impulsion, il décide d’emprunter une route différente. Juste une fois. Ce qu’il ne réalise pas, c’est que ce sera la dernière fois où il aura un choix à faire.

Il finit par suivre un détour vers l’horreur absolue et se retrouve kidnappé par un homme imposant et silencieux avec une hache tachée de sang. Pourtant, ce qui ressemble à son pire cauchemar pourrait s’avérer être un chemin vers la liberté que Colin n’avait même pas envisagé.

Taron vit seul depuis des années. Ses terres, ses règles. Il a abandonné toute idée d’avoir de la compagnie depuis une éternité. Après tout, toute forme d’attachement entraîne des responsabilités. Il a bien assez à gérer avec ses propres problèmes, et la nuit où il se débarrasse d’un ennemi, il finit avec un témoin de son crime.

La dernière chose dont il a besoin, c’est d’un captif geignard. Colin ne mérite pas la mort pour avoir posé le pied sur les terres de Taron, et le retenir prisonnier n’est pas non plus ce qu’il y a de mieux à faire. C’est seulement lorsqu’il découvre que ce citadin est gay, que de toutes nouvelles options voient le jour. Dont une qui n’est pas juste, et qui pourtant le tente davantage, chaque fois que les beaux yeux de Colin l’accusent depuis le fond de sa cage.

 

Mon avis:

La présentation des personnages est à elle seule le résumé de ce livre.

Colin est un jeune homme emprisonné dans les attentes des autres: celles de ses parents, celles des étudiants qui l’entoure, celles liées à son futur métier … Il étouffe et s’ennuie dans cette vie si prévisible. Alors il décide pour la première fois de sa vie de faire un détour … Un détour qui le changera à jamais.

Dès les premiers chapitres, les auteures ( deux plumes féminines) nous mettent immédiatement en immersion. On ne lit pas mais on vit à travers les mots tout le traumatisme psychologique d’un captif, celui d’un homme qui en un instant perd toute liberté. Par les mots, par un vocabulaire très ciblé, on suit l’emprise d’un ravisseur sur son prisonnier. On ne nous épargne rien. Tous les sentiments et ressentiments sont exposés allant crescendo.

On commence par le choc : l’incompréhension, la peur, l’abandon puis on monte en intensité en voyant l’évolution d’un homme lambda à celui d’un captif: peur, angoisse, désespoir, auto-apitoiement pour arriver à ce sentiment ambiguë, celui de la dépendance entre le ravisseur et le captif.

Mais les auteures jouent sur les deux tableaux. Si dans un premier temps on se met dans la peau d’un captif, on apprend aussi à connaitre le ravisseur, à le découvrir, non pas sur l’apparence et la peur qu’il induit, mais l’homme qui se cache derrière. Car même captif, un homme n’est pas un animal qui peut être domestiqué. C’est là toute l’ambiguïté de cette relation hors norme entre ces deux hommes. Il n’y a pas de gentil et de méchant. C’est plus subtile que cela.

On découvre que le ravisseur n’est pas cette bête sauvage mais un homme avec un lourd passif, une personnalité, des idéaux et des conditions de vie à l’opposé d’une personne lambda vivant en société. C’est là le coup de maître de cette histoire. Le mode de vie d’un survivaliste augmente encore plus ce sentiment d’étouffement, de captivité que l’on ressent tout au long de cette lecture. Et cela fait parfaitement le lien avec cette relation, loin d’être ordinaire.

Cette relation qui est ambiguë, dérangeante, sur laquelle on émet beaucoup de réserve mais que l’on finit par comprendre… Le syndrome de Stockholm est un thème très difficile à aborder. Les auteures nous mettent en garde dès le départ et elles ont raison. De prime abord, on n’y adhère pas et cela est normal, humain. Mais en lisant l’histoire de Taron et Colin, on ne pas dire que l’on y adhère après coup, mais on comprend les rouages, l’évolution des sentiments. L’épilogue est d’ailleurs très réaliste. Les auteures ne donnent pas un avis positif ou négatif sur leurs sentiments et leur relation. Elles nous font comprendre que tout est une question de choix. Mais cette conclusion n’est pas généraliste, seulement liée à cette histoire. C’est pour moi le gros point positif de cette lecture. Ne pas faire une généralité d’un sujet aussi sensible.

 

En clair, une vraie dark romance. Âmes sensibles s’abstenir! Mais le combo survivalisme et syndrome de Stockholm donne juste ce résultat explosif.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, handicap, handicap social, survivants
Série: Auto édition |

Déliés par alliance par Félie Bertin

Synopsis:

Quand sa mère commence à fréquenter Brice, un commandant de police, le petit Daryl voit en lui un héros. Un homme capable de faire rire sa maman et de la rendre heureuse. Tout serait certainement parfait si le chevalier blanc n’avait pas un fils de deux ans plus jeune : Louis. Daryl ne veut pas de frère. Très vite, sa fascination se mue en quelque chose de trop fort pour lui. Il ne veut pas de cet amour et la colère semble être un bon moyen de s’en défendre. Plus les années passent, plus leur relation s’envenime et la carapace angélique de Louis se fissure. De bousculades en remarques désobligeantes, de rejets en afflictions, les deux garçons grandissent côte à côte en tentant de garder la tête haute. Leurs heurts se multiplient jusqu’à celui de trop.Bientôt, ils ne savent plus que compter l’un sur l’autre. L’un pour l’autre. Mais sauront-ils dépasser ce qui fait d’eux des frères ? Parviendront-ils à oublier cette alliance et à trouver « leur lien » ?

 

Mon avis:

C’est avec plaisir que j’ai redécouvert la plume de Felie BERTIN avec son nouveau livre Déliés par alliances. J’ai déjà eu un coup de cœur pour Larmes de lune et celui-ci ne fait que confirmer mon ressenti.

Déliés par alliance est un tout autre registre que celui de l’omegaverse qu’elle nous avait proposé, et pourtant, on retrouve cette plume qui ne nous ménage pas, qui n’enjolive aucunement la réalité des faits et c’est cela qui fait mouche.

L’auteure part d’une situation qui est, de nos jours, très commune : celui des familles recomposées. Elle nous montre l’envers du décor d’un conte de fées. En effet, si les parents se remarient et forment une belle famille recomposée et unie, il n’en est pas de même pour les enfants. En effet, là où les adultes sont heureux de cette situation, l’on ne laisse que peu de choix aux enfants. Au contraire, on leur impose cette situation : un nouveau parent, que l’on doit aimer pour ne pas faire de peine à son père ou sa mère, mais aussi des demi-frères/sœurs que l’on n’a pas forcément désirés.

Dès le départ, le cadre est en place : comment trouver sa place dans cette nouvelle famille ?

L’auteure met en avant des sentiments enfantins et pourtant tellement logique face à ces changements : l’appréhension, la culpabilité, la peur… Pour les adultes, les apparences sont primordiales et passent malheureusement avant le bien-être des enfants… Pour nous adultes, c’est logique que tout se passe bien, la transition doit se faire naturellement. Or, il n’en est rien. Et c’est là le point de départ de l’histoire de ces deux garçons, frères par obligation et non par choix.

 

L’histoire se déroule sur plusieurs années. On découvre ces enfants de trois et cinq ans avec leurs passés, leurs traumatismes, leurs incertitudes pour l’avenir. Au fil et à mesure de la lecture, on les voit évoluer, en tant qu’individu, mais aussi en tant que « frères ». Cette relation au départ non désiré devient ambiguë. L’auteure joue sur ces parents trop occupés pour s’occuper de leurs enfants. Des parents absents et des enfants laissés à eux même. Un aîné qui se retrouve à jouer un rôle qu’il n’a pas à tenir. On ne lui laisse pas sa place d’enfant, mais celui d’un grand responsable de son cadet.

Cette relation évolue avec nos personnages. Du stade d’enfants, on passe à celui d’adolescents. L’auteure met en avant les désirs, les prises de conscience que cette période amène. À ce stade de la vie, les apparences font l’être et le paraître… L’on devient est témoin, nous lecteurs, de cette relation qui d’ambiguë devient codépendante, presque nocive. On récent leur mal-être, toutes ces questions que le se pose et auxquels personne n’est là pour répondre. On ressent le poids de cette société et de ces idées préconçues sur des relations entre deux personnes, deux frères qui pourtant ne le sont pas. Comment assumer ce désir qui nous pousse vers l’autre alors que c’est interdit ? Encore une fois, l’auteure joue sur les mots pour nous décrire leurs maux. Tout en s’adaptant à l’âge des personnages, elle transmet cette multitude d’émotions qu’ils dégagent de leur mal-être : déni, désir, peur, anxiété, culpabilité.

Et puis vient le temps des choix, cet âge où l’adolescent devient un adulte en devenir, qu’il commence à réfléchir par lui-même, pour lui-même… où l’on prend des décisions, bonnes ou mauvaises. Où l’on comprend que nos actes ont forcément des conséquences sur nous, mais aussi sur notre entourage, notre vie. On ouvre aussi les yeux sur la réalité de la vie. On perd cette image idéaliste enfantine que nous avons. Non, ceux qui nous entoure, qui sont nos piliers ne sont pas si parfait que cela, que les héros peuvent cacher des êtres monstrueux, des êtres sans âmes…

 

Oui, cette histoire est une histoire parmi tant d’autres qui sont tus et pourtant qui montre la cruauté de certains envers ce qui sont « normalement » supposé chérir et aimer… Elle nous met devant cette réalité sans la romancée : une réalité qui est cruelle, sombre voir nébuleuse, mais qui, si on a le courage de s’affirmer peut-être magnifique.

 

Concernant le travail d’écriture, ce qui au départ m’a paru confus, se relève une superbe acrobatie de la part de l’auteure. Je m’explique. Le roman nous paraît, au début, quelque peu confus. Mais au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte que Félie joue sur les mots. L’histoire débute avec un vocabulaire et des émotions enfantines, puis devient tranchantes, blessantes, représentant le comportement d’un adolescent pour finir par des réflexions construites, réfléchies, celle d’un adulte en devenir…. Par ce biais, on s’imprègne de l’histoire, on vit l’évolution de ces deux êtres auxquels on ne peut que s’attacher. On ressent leurs malaises, leurs peurs, et comme eux, nous sommes incapables de prédire la fin de leur histoire… Cette tension, cette incertitude nous tient tout au long de leur récit.

Pour conclure, je dirais que Félie met en avant le poids des mots, leur impact sur des êtres fragiles et innocents. Des mots qui peuvent être amour ou dévastateurs, des mots qui peuvent détruire ou rendre une personne épanouie.

Voilà ce que l’on se dit à la fin de cette sublime histoire… Quelle belle leçon qu’elle nous offre là.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: drame psychologique, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série Miami Torride par Jessie G.

Tome 1: Blessures passées

Abandonné par sa mère et élevé dans les rues impitoyables d’Overtown par un père homophobe et toujours prompt à critiquer, Davin Monroe en sait beaucoup sur la survie et peu sur l’amour.
En tant qu’héritier de l’entreprise familiale, la force innée d’Alaric Bennett fait de lui un pilier sur lequel reposent les problèmes familiaux, mais qui le laisse émotionnellement abandonné par ceux qui ont besoin de lui.
Une rencontre fortuite et cinq merveilleuses années ensemble ne les ont pas préparés à la jalousie sombre et dépravée qui menace leur bonheur durement gagné.
À présent, un tueur force le Détective Monroe à faire face à son passé et au seul homme que son cœur a toujours désiré. Avec une seule chance de rédemption, Alaric est déterminé à découvrir la vérité et ramener son homme à la maison.
Alaric et Davin survivront-ils aux révélations qui suivront la découverte du seul secret qui les a séparés pendant huit ans, faisant s’effondrer une vie entière de secrets.

 

Tome 2: Pour une bonne raison

Ancien marine et grand frère à plein temps, Bull Connor passe ses journées à aider ceux qui ont besoin d’une seconde chance et ses nuits à combattre ses démons intérieurs, qui ne lui laissent aucun répit. Durant un remorquage de routine, il tombe nez à nez avec la seule personne qui refuse son aide, le seul homme qu’il aimerait qu’il le fasse.
En tant qu’enfant abandonné, Ian Jones est habitué à être soit ignoré soit ridiculisé, mais il n’a jamais renoncé à l’idée qu’une seule chance pourrait tout changer. Secouru par la seule personne qui ne l’a jamais ignoré ni ridiculisé, il aspire à être perçu autrement que comme un homme dans le besoin.
Ian n’attache aucune importance à une famille qu’il n’a jamais connue, mais quand elle se montre, indésirable et indésirée, Bull doit prouver qu’il est l’homme qui protégera le cœur si longtemps négligé de Ian en partageant les démons qui tourmentent sa fierté.

 

Tome 3: Le protecteur – Coup de coeur de la série

Il fut un temps où Saul Alvarez remplissait ses jours de combats et ses nuits à enseigner à des soumis enthousiastes le plaisir de son fouet. Sa compréhension compatissante de l’esprit masochiste faisait de lui le Dominant professionnel le plus recherché de la communauté BDSM. Même si son rôle ne favorisait pas les relations à long terme, il était à l’aise dans son existence solitaire jusqu’à ce qu’il soit chargé de la sécurité de la pute prisée de Durango. Un seul regard à ces yeux emplis de terreur lui fit promettre de tout risquer pour protéger cet homme splendide.
Javier Escardo avait prié pour mourir, mais il ne s’était jamais attendu au tueur de sang-froid qu’il avait obtenu en réponse. Un seul regard lui avait révélé non seulement la promesse de représailles, mais aussi une raison de vivre. Huit ans plus tard, libre et surtout sain d’esprit, Javier est déterminé à prendre ce qui lui appartient. Le cœur de Saul. Après avoir vécu l’enfer, à travers les couches de douleur et les changements de réalité, seule cette vérité demeure ferme. Son protecteur a besoin d’être sauvé et il ne peut pas le faire seul.
Caché derrière un personnage public, Kyle Jansen meurt d’envie d’être invisible sans pour autant être insignifiant. Il aspire à trouver un Maître qui verra son besoin d’être pris en charge sans abuser de lui et un amant qui prendra soin de lui au-delà des jeux sexuels. Ce n’est que lorsqu’il rencontre une combinaison incandescente en les personnes de Saul et de Javier qu’il se rend compte que jamais c’était censé n’être qu’un seul partenaire.

Deux cœurs meurtris peuvent-ils être réparés par l’amour d’un troisième ? Kyle devient la lumière de leur obscurité et il est prêt à risquer son cœur pour le leur, mais, quand le passé menace Saul, Kyle pourra-t-il aider Javier à sauver leur protecteur sans les détruire tous les trois ?

 

Tome 4: Piéger Chase

Lieutenant du Devil’s Pride MC, la réputation sans pitié de Tyler « Trick » Malone fait de lui le membre du club le plus craint et le plus respecté. À l’insu du club, Trick se livre à son plus dangereux secret, quittant l’État deux fois par an pour troquer son gilet contre un fouet qu’il manie avec expertise dans un donjon gay. Sa vie bien organisée prend un tournant radical quand il sauve Chase Ward, barman et soumis terrifié, du donjon de Géorgie.
Depuis la mort de son maître et protecteur, Chase n’est plus en sécurité dans ce lieu qu’il appelait autrefois maison. Les nouveaux propriétaires du donjon l’encerclant comme des requins, il cherche désespérément refuge dans les bras de son sauveur.
Un an plus tard, le MC est toujours persuadé que Chase n’est rien d’autre qu’un domestique serviable. Chase sait que, si quiconque découvrait la vérité, il tuerait Trick, l’homme sur qui il en est venu à compter, de la nourriture qu’il mange au plaisir qu’il éprouve, en passant par la sécurité à laquelle il aspire. Alors même que la gratitude se transforme en amour, il ne s’attend pas à ce que son impitoyable maître lui retourne ses sentiments. Après tout, leur seul moyen de survie est que Trick reste le connard sans cœur que connaît le MC.
Trick est certain de tout avoir sous contrôle, et la présence de Chase lui rend la vie plus facile. Il ne semble y avoir aucun danger à laisser Chase occuper un emploi à temps partiel au Velvet Ropes, surtout après avoir rencontré les propriétaires. Ce n’est que lorsqu’une bombe explose dans le club, laissant Chase entre la vie et la mort, que Trick se voit obligé de faire face à ses sentiments depuis longtemps enfouis. Même si Chase survit, cette bombe a fait plus qu’ébranler les fondations du célèbre club cuir. Elle a fait voler en éclat le secret bien gardé de Chase et de Trick, mettant leurs vies en danger.
Trick n’a plus qu’une seule chose à faire avant que le club ait leur peau ; se venger de la personne qui a osé blesser son précieux garçon.

 

Mon avis:

Voici une série que je qualifie de complète, où chaque tome à un lien et une incidence sur l’intrigue générale de l’histoire. Chaque tome complète l’autre et prend ton son sens quant à la Grande Révélation, la résolution de cette énigme. Vous l’aurez compris, j’ai été conquise. Mais pourquoi me direz-vous? Pour trois raisons.

Dans un premier temps, l’énigme générale:

L’histoire débute sur une enquête liée à un tueur en série qui repère ses proies dans des clubs BDSM. Jusque là, rien d’original me direz-vous. Mais là où l’auteure titille la curiosité de son lecteur, pour, par la suite nous rendre addictif à la série, c’est que cette simple enquête n’est que la partie immergée de l’iceberg. En effet, on découvre que cette enquête fait écho à une affaire de plus grande importance qui touche, on le découvre au fur et à mesure de l’histoire, tous les personnages de la série. Tous sont liés de prêt ou de loin… Nous voilà donc, nous lecteurs, lancés dans une enquête qui prend de plus en plus d’ampleur où on découvre ses hommes au passé traumatisant … On se prend pour des enquêteurs, on réfléchit, mettons, mentalement, des stratégies en place pour atteindre Le responsable…

Dans un deuxième temps, les personnages:

Dans chaque tome, les personnages ont une relations quelque peu « atypique » vis-à-vis de leur passé, une relation BDSM. On se demande au départ pourquoi? On se dit que l’auteur veut faire monter la température sur certaines scènes. Hors il n’en est rien. Au contraire, cette relation Dominant/dominé prend tout son sens. Chaque tome nous présente des hommes avec un passé lourd et des traumatismes bien ancrés. L’auteur met en avant cette pratique comme une thérapie: le soumis recherche, dans son dominant son besoin d’être rassuré, de pouvoir faire confiance. C’est dans ce sens que cette série est en plein dans la thématique du la seconde chance. Rien dans les scènes n’est « gore », sale ou violant. L’auteur fait une belle référence à cette pratique qui d’apparence ne serait pas appropriée mais dans ce contexte bien particulier prend tout son sens.

Enfin pour les thèmes abordés:

L’auteur, de par les histoire de ces personnages met en avant différentes thématiques qui sont à chaque fois très bien traitées. Rien n’est survolé. On ne épargne pas. Les mots sont durs, les expériences cruelles, les traumatismes très bien présentés… On ne pas se dire que cette série est romancée, loin de là mais à l’image de ses personnages, une série sur des survivants.

 

Un grand merci à Lily KAREY, la personne qui a fait la traduction de cette série. Grâce à elle, j’ai découvert une auteure mais aussi une superbe histoire. Un grand bravo pour son travail car la traduction est fluide, il n’y a pas de contre sens et le lecteur n’est pas gêné par quelque soucis de traduction comme c’est parfois le cas dans d’autres séries.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, BDSM, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, handicap social, homophobie, policier, prostitution, seconde chance, série, survivants, traumatismes du passé, trouble
Série: Independently published |

Tentation par Nathalie MARIE

Synopsis:

La soirée bat son plein, les verres se remplissent et se vident, des corps à moitié nus ondulent au rythme de la musique.
Morgan est là pour célébrer l’anniversaire d’une de ses amies, se lâcher un peu, mater et s’amuser, avant de retrouver la simplicité de son quotidien.
C’était sans compter sur l’impertinent Yaël. Provocant, impudique, direct, il va bousculer le petit monde bien organisé de Morgan.
Une rencontre, une attirance, des contraires qui s’attirent ; des convictions, des acceptations, des refus, des choix ; le temps qui œuvre en souterrain.
Reste à savoir si une fin heureuse est possible…

 

Mon avis:

Deux personnes à l’opposées l’une de l’autre, qui profitent de l’instant présent, ne cherchant pas de complications avec une relation… Mais une rencontre va bouleverser tout ce petit monde.

L’attirance, la tentation, qu’on ces deux hommes l’un pour l’autre va changer leur vision de leur quotidien, de leurs acquis, de leur vision de la vie. Succomber à cette tentation amène forcément à une perte de contrôle. Remords ou regrets? Là est toute la thématique de cette romance.

Comme à chaque fois, Nathalie MARIE nous propose une romance faite de sentiments, de ressentiments, d’interrogations face à l’inconnu, cette prise de risque. Par ces mots, elle nous met, nous, lecteur, dans la peau de ses personnages et nous amène à une remise en question sur soi.

Car au final, la vie n’est pas faite que d’illusion et de contrôle. Il faut parfois prendre le risque de se jeter dans l’inconnu pour réellement vivre.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander. nb: seul la couverture change, l’histoire est la même


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, Le temps des choix
Série: format kindle |

Play with fire par Marie H.J

Synopsis:

Il possède l’argent, la gloire, le talent… mais pas Corey.

Sorti de nulle part, Jared enflamme depuis cinq ans la scène et le cœur des fans.
Rock star, sûr de lui, arrogant et tombeur, il adore sa vie, son groupe et l’adrénaline qui va avec chaque concert.
Jusqu’au jour où leur manager impose Corey comme figure d’autorité sur la tournée. Corey était autrefois rock star, sous le nom de Stixx. Mais sa carrière a explosé en vol le jour où il a fait son coming out et que son groupe l’a mis dehors.
Il est froid, renfermé, blessé et refuse tout net de toucher à une guitare, malgré les supplications du groupe qui l’a reconnu et se fiche de sa sexualité : ce qui compte pour eux, c’est son talent !
Et Jared, surtout, rêve d’en apprendre plus au contact de ce rockeur légendaire. Leurs caractères explosifs font des étincelles, ils s’accrochent constamment… jusqu’à céder à la passion.
Aucun ne veut engager son cœur : que du sexe, pas de sentiments, et que le temps de la tournée !
Défi accepté ?

 

Mon avis:

 

Ils sont à l’opposé l’un de l’autre et pourtant si semblables… Chacun fuit la réalité en cherchant une échappatoire, chasser les démons qui les hantent: celle de la solitude.

Alors qu’ils se détestent, leur rapprochement forcé va les entraîner à un rapprochement, jusqu’à en devenir l’exception de l’autre. Ils vont s’ouvrir à l’autre, corps et âme par ce lien qui les unit: la musique.

Mais au-delà de la romance, l’auteure nous montre aussi la réalité du poids du showbiz, de la célébrité: une image faite d’apparences, une homophobie plus que perverse, violente. Celle d’une société où certains hommes sont encore dans une vision archaïque et qui est protégée légalement de leurs actes ignobles. Marie HJ détruit cette image glamour de cette industrie musicale et nous « jette en pleine figure » le quotidien d’un homme homosexuel au 21e siècle qui ne vit que par l’image qu’il vend.

Elle nous présente une vérité crue, douloureuse, mais véridique. On sent à travers les pages que cette histoire n’est pas romancée. Il y a un vrai travail de recherche sur le milieu musical et cet envers du décor, celui que l’on ne voit jamais, nous les groupies. On ressent une multitude de sentiments, que l’on partage avec les personnages, celui de la colère, de l’incompréhension … C’est là que l’auteure joue son atout: faire qu’un de ses personnages soit un « étranger » dans ce quotidien d’un pays qui n’a pas les mêmes modes de vie, vision des choses. Elle met en avant ce parallèle entre notre pays, la France et cette Amérique puritaine, conservatrice. Elle n’embellit pas les conditions de vie d’un homosexuel dans ces pays, elle fait juste un constat, et c’est là la clé de ce roman: une vraie remise en question sur ces étiquettes qu’on nous impose et l’acceptation.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, homophobie, Le temps des choix, musique
Série: Editions Addictives |