Série Without You par KAYA C.

 Tome 1 : Without you

Amaury est un jeune homme timide, gentil, entouré par une famille aimante, dont certains membres sont un peu loufoques. Sa rencontre avec Eden va tout bouleverser, ils vont vivre un amour au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer. Mais le destin est capricieux et Amaury va en payer les frais. Qu’est-il prêt à supporter pour grapiller des morceaux de bonheur fou ? Combien de batailles devra t’il mener pour enfin être heureux ? Pourra t’il se reconstruire une fois qu’il aura tout perdu ? Qui sera celui qui l’aidera à continuer ?

 

Tome 2: Fight to survive

APRES L’HISTOIRE D’ AMAURY DANS WITHOUT YOU, FIGHT TO SURVIVE VA VOUS ENTRAINER DANS CELLE DE SULLIVAN…
Je m’appelle Sullivan, je suis le photographe le plus poissard de New York. Après avoir été trompé par mon ex, j’ai été foudroyé par des yeux bleu lagon qui m’obsèdent. Je suis irrésistiblement attiré par Amaury, mais il est marié à un type adorable, alors que lui est un abruti fini. Aussi beau qu’imbuvable, à chaque fois que je le croise on se saute à la gorge. Pourtant il est là qui me hante, je suis perdu, je l’ai dans la peau, je dois quitter New York, m’éloigner pour l’oublier. Je vais reprendre mon ancien métier de reporter de guerre, partir au bout du monde, et essayer de reconstruire ma vie ailleurs. Je n’imaginais pas que j’allais mettre directement les pieds en enfer. Comment supporter l’indicible, quand il n’y a plus d’espoir ? Quand l’horreur se déchaine, quand les ténèbres menacent de m’engloutir, il ne me reste que ses yeux pour seul espoir.

 

Mon avis: 

Préparez vous, car s’il y a bien une chose que vous devez savoir en débutant cette lecture, c’est que plus que lire, on vit chaque instant, chaque joie chaque peine. On pleure, on espère. Voilà la magie de cette plume: transcender son lecteur. Faire partie de cette histoire, devenir en quelque sorte cet(te) ami(e), ce confident, spectateur impuissant, mais présent à chaque instant. Voilà dans quoi vous vous embarquez. Vous êtes prévenus. Vous ne ressortirez pas indemne.

Beaucoup, moi-même d’ailleurs avons eu le plaisir de lire la première version de Without you. Kaya a bien insisté en précisant qu’elle l’avait retravaillé. Ce que je peux dire, c’est que c’est réussi. J’avais été marqué, mais cette réédition retravaillée est encore plus bouleversante. Tout est amplifié et cela tout au long de ce premier opus. Comme je l’ai dit à Kaya, j’ai été transcendée. Oui c’est un mot fort, mais c’est mon ressenti et c’est assez rare pour le noter.  Bravo à elle pour ce travail faramineux.

Tome 1:

Lorsque nous débutons cette histoire, nous faisons la connaissance d’Amaury alors âgé de 32 ans, architecte reconnu dans son loft New Yorkais. En apparence, tout lui réussit, mais cela n’est qu’une apparence… Car Amaury est seul dans ce lieu qui pourtant représente tant de beaux projets passés et à venir… Car il manque l’homme de sa vie, Eden.

Eden, qui deux ans et demi plus tôt va se voir faucher par une voiture et ainsi le condamner. Kaya va alors nous retranscrire cet instant où tout bascule, cet instant où la vie s’arrête et n’est plus. On suit ce couple dans cette lente descente aux enfers. Du choc de l’annonce à ce destin funeste qui les attendait. On ressent ce tiraillement entre espoir et résilience, ce combat auquel chacun doit faire face, pour au final accepter l’inacceptable et profiter de chaque instant offert.

Ce qui est « difficile » c’est cette date, celle où tout s’arrête. Kaya trait avec beaucoup d’humilité l’euthanasie du point de vue de celui qui choisit de partir dignement, mais aussi de l’entourage. Lors de la première partie du roman, nous suivons notre couple et ce travail de deuil par lequel l’un et l’autre va passer tout en ayant en tête cette date ultime. Tout comme eux, on passe par choc déni, colère, tristesse, cette quête de sens illusoire, mais vitale, cette résilience tout en restant dans le déni pour le « après », car sans l’amour de sa vie, il n’y a plus que le néant.

Dans la deuxième partie, nous faisons face à ce que tout le monde appréhende : le déni, la colère, la tristesse aussi. On subit autant qu’Amaury cette descente aux enfers qui commence. Oui, nous revivons une deuxième fois le deuil et cela prend une tout autre dimension à notre lecture.

Troisième partie marque la quête d’un nouveau sens à donner à sa vie, ces essais pour arriver à cette acceptation que oui, la vie continue malgré tout.

Quatrième partie est ce que je nommerais « ce nouveau départ », cette sérénité qui nous transperce. Cette absolue vérité que la vie continue malgré son absence, mais que l’être aimé est toujours là dans un coin de son cœur et veille sur nous.

En finissant cette lecture, on réalise l’importance de ces 4 parties, car à l’image d’Amaury, nous avons, le temps de cette lecture, nous aussi lecteur, vécu, ressenti éprouvé cette perte et tout le travail de deuil qui s’en suit.

 

Tome 2:

Ce deuxième opus se construit comme le premier. On découvre (enfin le beau et tendre) Sullivan. Tout comme le premier il y a un avant et un après. Cet instant où tout bascule, ce terrible traumatisme où on N est plus, on devient un autre plus fort.

Dans un premier temps on découvre la difficulté d être « l autre » celui qui tombe amoureux d un homme marié puis veuf et enfin d un fantôme. Alors qu’il se résigne, la vie va lui faire affronter le pire côté de l être humain. Sullivan N est plus. Il devient victime puis l ombre de lui même.
La deuxième partie est une double reconstruction : celui de la victime qui doit reprendre à vivre et celui de cet « autre ». Apprendre à vivre avec une personne veuf N a rien d évident ni pour l un ni pour l’autre. C est la la puissance des mots sur des maux. Trouver sa place dans la vie et dans celle que l on se construit avec L être aimé.

Conclusion 😉

Kaya par sa plume nous fait traverser un melting pot d émotions qui s amplifie suite à la lecture du premier. On ne parle pas de couple, d un trouble ou d un polyamour. On parle de famille, d êtres aimés. Elle cible ses mots, de telle façon qu ils ne peuvent que nous percuter. Simple mais tellement commun à chacun. En clair un superbe coup d artifice dans mon cœur et la chair de poule qui ne m a pas quitté tout au long de ma lecture. C est un combo gagnant à mes yeux.

Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre! C’est bien une série sombre qui aborde des sujets sensibles difficiles à manier sans tomber dans le cliché. Et pourtant Kaya C a réussi haut la main ce pari.

 

 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, tatouage, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

La meute des howling wolves par Aurore DOIGNIES

Synopsis:

 Première partie:

Des années durant, la meute des Howling Wolves n’a cessé de bouger de ville en ville, avant de trouver enfin un endroit où elle pouvait s’établir et se fondre dans la masse des Humains. Mais la paix que connaît le clan est brutalement menacée. Un assassin de la Guilde de Chasseurs, vieille organisation ennemie vivant en marge des Humains à l’instar des Garous, les a retrouvés. Le clan n’a que deux options : fuir encore ou combattre pour protéger ses membres et son territoire. Mais l’ennemi est réputé impitoyable. . .

 

Deuxième partie:

Dupé par la Guilde qui l’a élevé afin qu’il devienne un tueur, Tyrone Finley a changé de camp pour combattre aux côtés des Lycans, et il est bien déterminé à détruire les Chasseurs, quoi qu’il puisse lui en coûter. D’une nature réservée et méfiante, sa relation avec Rhys, un Garou dont il s’est révélé être l’âme-soeur, fait naître en lui des émotions qui le troublent et l’effraient. Car Rhys a beau prétendre l’aimer, il n’en reste pas moins un ancien chasseur. Et aucun avenir ne lui paraît possible, pour un Lycan et « le Faucheur ».

 

 

Mon avis:

Les personnages sont attachants, avec leurs propres passés, leurs propres caractères. Les personnages principaux sont aussi important que les secondaires sans pour autant être étouffants. Les émotions sont très bien décrites.

La plume est fluide, addictive, car ici ce n’est pas l’histoire d’un couple naissant que nous suivons, mais de trois. Et c’est là toute la force de cette histoire, l’auteure fait interagir ses personnages comme dans une meute.

Une lecture à dévorer!

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, deuil, drame psychologique, faux semblants, romance métamorphe, série
Série: Juno Publishing |

Sans concession par Onyx

Sans concession – tome 1

Titre originel : Manhattan District – Kelyos & Jared.
Seconde édition. Nouveau texte.

Contraint de quitter la police de Boston à cause de son comportement, le capitaine Jared Conrad accepte un poste d’adjoint au commandant de la division des stupéfiants au département de la police de New York. Dès son arrivée, il doit palier aux manquements d’une équipe déviante et s’investir personnellement en devenant l’officier coordinateur du lieutenant Kelyos Sullivan.

Quand ils se rencontrent, les deux hommes sont immédiatement attirés l’un par l’autre, mais le lieutenant est infiltré au SQube 10, le club de nuit d’un trafiquant de drogue violent dont il est devenu l’amant pour les besoins de la mission, alors c’est dans la peur et un profond déchirement que leurs sentiments s’épanouiront.

Kelyos et Jared iront jusqu’au bout d’eux-mêmes pour mener à bien cette enquête dont les rebondissements les conduiront vers une dernière épreuve.

Sans concession – tome 2

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 1.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

Profondément marqué par son passé, Noah Malowe a néanmoins réussi à trouver un équilibre entre son travail de légiste, ses angoisses et ses amis… jusqu’à il y a un an et sa rencontre avec le capitaine Cyrius Godfrich. Ce jour-là, sa vie a basculé, car en même temps que l’homme s’imposait à lui comme un coup de poignard du passé, un sentiment improbable naissait dans son cœur.

Cyrius… Imposant, sombre et insolent, il est les souffrances de Noah. La raison lui dicte de fuir cette âme abîmée qui le rejette avec force mais son cœur ne peut s’y résoudre. Alors, quand la vie fait trébucher le légiste, il le relève et lui offre l’espoir d’une guérison.

Mais la vie est une vraie pute, Noah…

Frappé par une série de meurtres sadiques, Manhattan s’enflamme. Les orchestrations sont sordides, les mises en scène allusives et les effets destructeurs sur Noah dont la vie risque à nouveau de voler en éclats.

Sans concession – tome 3

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 2.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

L’enquête de l’USIE sur la série de meurtres a pris une tournure dramatique. Les corps ont parlé, les indices se sont livrés et les pièces se sont assemblées pour révéler un jeu infâme dans lequel Noah est le pion.

Cette situation ne peut que le détruire alors, pour sauver cette part de bonheur que Cyrius lui a promis et à laquelle il tient tant, pour être libre aussi, Noah décide de dévoiler son passé et d’affronter sa plus grande peur.

Commence alors une traque à travers le pays et un affrontement sans merci pour Noah, Cyrius et leurs amis dont aucun ne sortira indemne.

Sans concession – Tome 4 : Ne m’abandonne pas

L’histoire de Shura et d’Ansgark se déroule sur les tomes 4 et 5 de la série.

Plusieurs semaines après la fusillade de l’usine, Shura Savoskini est toujours détenu par la CIA. L’enquête piétine à cause de l’animosité historique entre la CIA et le FBI alors, quand Ansgark est trahi par sa hiérarchie, il décide de prendre en main le sauvetage de celui qui est devenu son mari par vengeance.

Contraints de rester Europe de l’Est à cause de l’état de santé de Shura, les deux hommes entament une cohabitation des plus difficiles où la fierté de l’un et la patience de l’autre sont mises à rude épreuve. Contre toute attente, Ansgark devient l’ancre de Shura et le seul capable de l’empêcher de sombrer. Sauf que Shura refuse cette dépendance. Ansgark davantage encore.

Quand le passé de Shura resurgit de manière brutale, c’est un déchirement pour lui de supplier Ansgark de l’aider et plus encore de lui confier ce qu’il a de plus secret. Ce dernier accède à sa requête mais uniquement parce qu’elle lui permet d’effacer sa dette.

Les deux hommes mettent leur différend de côté pour se rendre en Ukraine où une situation particulièrement compliquée les attend. Compliquée et déchirante. Très vite, Ansgark réalise que son mari est loin de lui avoir tout dit…

Sans concession – Tome 5 : De l’ombre à la lumière

Quand la porte de la chambre se ferme et qu’Ansgark voit Shura à genoux et tétanisé, il comprend que des choses terribles se sont passées ici. Son mari accepte de lever le voile sur son passé et Ansgark prend de plein fouet une douleur qui bouscule son indifférence et l’exhorte à le protéger davantage encore.

Sauf que l’agent du FBI Loukas Filling lui demande d’infiltrer un groupe de shestyorkas ukrainiens travaillant pour l’organisation criminelle Astakaïa. Ansgark refuse mais Shura le convainc d’accepter car il s’agit de sauver le frère de leur ami Misawa. Tenté par l’opportunité de fuir ce mari trop tendre et ces émotions qu’il ne sait pas gérer, Ansgark accepte.

C’est ainsi que Shura se retrouve seul. Seul contre son père dont la haine est intacte, seul pour affronter les conséquences dramatiques des choix faits pour récupérer Mhya et seul dans cette chambre qui le terrorise. Pourtant il décide de se battre.

Commence alors pour chacun d’eux un difficile combat et contre toute attente, c’est dans leurs retrouvailles qu’ils puisent la force de continuer. Retrouvailles inconscientes dont ils paieront le prix.

La mission est arrêtée et semble sans issue sauf que dans l’ombre, quelqu’un a redistribué les cartes et une chance unique de faire tomber Solokov leur est offerte. L’équipe est à nouveau réunie et des moyens extraordinaires sont mobilisés pour monter l’opération la plus singulière de leur carrière.

La situation est extrême, la peur et l’angoisse omniprésentes, réveillant les instincts et exacerbant les émotions. Il n’y a plus de place pour les hésitations et Ansgark va devoir choisir entre ses idéaux et Shura.

 

Mon avis:

Voici une série comme je les aime, je préfère prévenir c’est noir, cruel, tortueux, mais extrêmement bien traité.
Nous découvrons Jared, qui suite à un fiasco sur sa dernière enquête se voit transféré au district de Manhattan. Il se retrouve adjoint à la division des stupéfiants, obligé de rester derrière un bureau pour encadrer son équipe. L’homme en lui-même est le stéréotype même du « mâle » : grand, fort, sombre et axé à des comportements violents. Il découvre que cette division n’est pas aussi unie que son ancienne unité. Ici règne la loi du silence, des actes homophobes sont loi sous le regard indifférent de leur directeur. Mais le pire est que ces actes ont des conséquences directes sur le travail, ce qui est inacceptable. Mettre en danger un coéquipier pour une raison aussi futile que son orientation sexuelle n’est pas acceptable. C’est ce qu’il découvre par le biais de Kelyos, son exact opposé physiquement. Kelyos qui malgré la pression exercée par ses collègues assume ses choix quitte à se mettre en danger.
On découvre les deux hommes à travers une enquête sordide où la drogue et le proxénétisme ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg… que des actes d’une cruauté insupportable se passent sous l’œil de tous dans le silence le plus complet. L’auteur nous immerge dans cette infiltration au combien périlleuse. On sombre avec Kelyos dans cet enfer.

Le deuxième « tome » de cette saga se tourne autour de ce personnage attachant, mais tellement mystérieux qu’est Noah. Noah et son anxiété sociale, Noah, ce petit brun qu’on a tout de suite envie de consoler, de rassurer, mais qui est inaccessible. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre l’homme et ses cicatrices. Son combat quotidien pour survivre dans ce monde où tout le monde est un ennemi en puissance. On le voit lutter face à cette attirance pour le ténébreux Cyrius. Tout comme ce dernier, on ne comprend pas ces rejets. Mais quand la vérité éclate, on devient admiratif de l’homme. On se dit que réussir à se sortir de cette spirale infernale est un vrai défi. Noah, plus qu’une victime est un survivant qui va apprendre, au contact de Cyrius et de ses amis à se reconstruire et faire face à ses démons passés.
Vous l’aurez compris, une fois la lecture commencée, impossible de ne pas s’attacher à ses hommes. Chacun à des défauts, mais aussi des qualités remarquables. C’est dans leurs imperfections qu’ils deviennent humains et tellement attachants. Chacun à son passé, chacun ses traumatismes, mais l’union fait la force. D’apparence inaccessible, on découvre que derrière cette image d’hommes durs et insensibles se trouve un cœur qui bat et un sens aigu de l’amour, qu’il soit fraternel ou sentimental.
Ce qui fait le tour de force de l’auteur, c’est ce lien entre les enquêtes et ces hommes.

L’auteur se concentre sur l’humain, les conséquences de traumatismes vécus et les incidences sur l’homme et son entourage. On reste dans cette atmosphère lourde de A à Z. On souffre avec eux, on reste sur ce fil fragile, attendant la chute… On s’attache, on souffre, on se impuissant à certains passages. Le thème général est très bien traité, car il s’agit de victimes innocentes (mais je ne vais pas dévoiler l’intrigue). Cette lecture est addictive. Impossible de passer à autre chose une fois commencer. Bref un superbe coup de cœur pour cette réédition est plus profonde « encore ».

Veuillez m’excuser, je l’avoue, je n’ai pas eu le temps de chroniquer les deux derniers tomes ayant eu quelques soucis de santé. Je vous mets tout de même les liens d’achat. Dès que les chroniques seront prêtes, je mettrai à jour la page et je vous les présenterai. Bonne lecture.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, harcelement, Le temps des choix, métier, policier, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

N’essuie jamais de larmes sans gants par Jonas Gardell

Synopsis :

Rasmus quitte enfin la Suède profonde pour Stockholm où il va pouvoir être lui-même et ne plus se faire traiter de pédé mais l’être vraiment. Benjamin vit dans les préceptes et le prosélytisme inculqué par ses parents. Sa conviction vacille le jour où Paul, qu’il est venu démarcher, l’accueille avec simplicité et bienveillance, et lui lance « Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ? » Rasmus et Benjamin vont s’aimer, et l’un d’eux va mourir, comme tant d’autres. Ils étaient pleins de vie, une bande d’amis qui s’étaient choisis comme famille. Ils commençaient à être libres lorsque les premiers malades séropositifs au VIH furent condamnés à l’isolement. Pour la première fois en France, LE roman suédois sur les années sida, une épidémie mortelle inconnue, face à la quelle toutes les politiques sociales ou sanitaires échouèrent.

Mon avis :

ATTENTION !

Je préfère vous prévenir dès à présent, cette histoire est un énorme coup de cœur, mais très éprouvant à lire !

Bien que cela soit un pavé qui est écrit en petits caractères, je n’ai pas pu détacher mes yeux du livre. L’auteur nous immerge dans les débuts des années SIDA dans un pays très peu abordé dans la littérature, la Suède.

Le titre en lui même annonce la couleur. Nous alternons entre présent et souvenirs passé ce qui amplifie nos appréhensions sur les moments présents. Il se compose de trois parties : l’amour, la maladie et la mort avec une touche de religion. L’auteur prend cette liberté de ne rien censurer. On découvre le sort des homosexuels à cette époque sans pour autant tomber dans le mélo dramatique.

On se retrouve à avoir les larmes aux yeux, le cœur qui se serre pour ces personnages auquel nous nous attachons très rapidement. Rien ne nous est épargné. C’est une tragédie magnifiquement abordée que je ne peux que vous recommander, une leçon d’histoire qui mérite d’être lue.

 

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Genre: choc des cultures, drame psychologique, homophobie, maladie, religion, traumatismes du passé, VIH
Série: Gaïa Éditions |

Crochecoeur par Merida Reinhart

Synopsis:

Orion Willsprit est serrurier et crocheteur à ses heures perdues. Travaillant surtout pour la communauté magique sous l’égide du Gardien — le grand sorcier de la ville — il fait tout pour conserver le secret des créatures surnaturelles et celui sur ses pouvoirs. Du moins, c’était le cas jusqu’à ce qu’un inspecteur, pince-sans-rire et d’humeur hasardeuse, ne débarque pour résoudre une série de meurtres macabres, liés aux contes de fées. La coïncidence est trop grande. Maurice, Robin et Vald ne seront pas de trop pour soutenir Orion face à cet inspecteur — qui n’hésite pas à le faire chanter — et au détraqué qui terrorise la ville. Le spin-off de Crocs et magie vous emmène au pays des contes. Êtes-vous prêts à vous faire envoûter ?

 

Mon avis:

Il est important de rappeler que Crochecoeur est le spin off de Crocs et Magie. Pourquoi ce rappel ? Tout simplement parce que nous retrouvons Robin et Vlad, ainsi que d’autres personnages avec qui nous avons déjà vécu une sacrée aventure.

Mérida nous offre une double dose de plaisir, car non contente de nous délivrer cette suite, elle nous offre une nouvelle et quelle nouvelle ! Comme je l’ai précisé précédemment, ce spin off est une continuité de Crocs et Magie. La nouvelle concerne Vlad et Robin. Elle pourrait paraître anodine et pourtant, elle nous offre un détail qui aura son importance pour la suite… Sous des airs de nouvelle de Noël, l’auteure fait un joli clin d’œil à Charles Dickens.

À présent, parlons du fameux spin off. Tout comme Crocs et Magie, nous restons dans cet univers d’Urban Fantasy. Nous faisons la connaissance d’Orion, un serrurier, mais pas que… qui va se voir devoir coopérer avec la police sur une série de crimes.

Comme pour Vlad et Robin, l’auteure met en avant non pas la romance, mais l’action. Alors que le premier opus était plus tourné sur une quête d’identité sur sa véritable nature, cette fois-ci, l’auteure nous offre une véritable enquête policière excellemment bien menée. On en vient à réfléchir en même temps que nos enquêteurs. Voilà le signe d’une lecture addictive.

Concernant la romance, car ne l’oublions pas, il y en a une. L’auteure joue habilement avec ses personnages. En effet, elle met l’action devant la romance. C’est ce que l’on nomme un « slow burn»: la relation se met en place tranquillement. Cela peut nous faire tiquer. Mais en gardant à l’esprit cette donnée, tout prend un sens et renforce davantage l’histoire. Tout prend alors un sens. Tel un puzzle que l’on assemble, ce rythme « lent » de la romance donne plus de corps à l’intrigue principale.

En clair, j’ai adoré. Mettre en avant un nouveau personnage tout en gardant un lien avec ceux auxquels nous nous étions attachés dans le tome précédent est très plaisant. De plus, proposer une intrigue toujours aussi soutenue, mais dans une autre thématique amène le lecteur à rentrer dans la peau des personnages. De ce fait, on ne lit plus, on vit l’histoire.

En clair, je ne peux que vous encourager à le lire à votre tour et entrevoir vos dons de détectives.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, traumatismes du passé, URBAN FANTASY
Série: Homoromance éditions |

Le sel dans le frigo par Alexia Damyl

Synopsis:

Mathilde, mère de famille et épouse enfermée dans un quotidien qui ne lui convient plus, décide d’aider ses amis Jason et Mathieu sur le chemin de la paternité. Lors de la préparation à ce changement de vie, elle fait la rencontre de Rachel, une amie de longue date de Mathieu.

Pleine de bonnes intentions, Mathilde ne mesure pas la réaction en cascade que sa proposition va engendrer ni l’attraction qu’elle va éprouver pour Rachel, un véritable électron libre, une femme aussi subtile qu’irrévérencieuse, qui va bouleverser l’équilibre du petit monde de Mathilde.

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Mathilde, trentenaire, mariée mère de famille dont la vie est devenue monochrome. Sa vie est une routine bien huilée à laquelle on peut s’identifier. Et puis un jour, une crise existentielle remet tout en question. Elle réalise qu’elle a encore envie de vivre sa vie de femme, de se sentir vivante. De ce fait, elle se propose pour devenir mère porteuse et offrir la vie à son meilleur ami et son mari en désir d’enfant.

Tout son monde va se retrouver bousculé de cette initiative, tout va être remis en question, car elle ne s’attend pas à ce que cette simple décision déclenche autant d’incidence par la suite.

Le point fort de l’histoire est sans conteste la plume d’Alexia, ce vécu, cette vérité franchement nette directe cruelle parfois qu’elle pose sur le papier. Tout dans la description des sentiments de Mathilde nous amène à nous remettre en question.

Il y a des passages où l’on ne peut que la montrer du doigt, nous dire que c’est une femme irresponsable égoïste égocentrique. Mais plus l’histoire avance et puis on se rend compte qu’au final nous aussi, nous aurions pu vivre cela. Nous aussi, nous pourrions avoir ce grain de sel qui fait dérailler cette machine si bien huilée qu’est notre quotidien.

Le thème principal, l’adultère est un sujet de très peu abordé et très difficile à traiter, car c’est une véritable prise de position. Or, Alexia se joue des préjugés. Elle nous pousse dans nos retranchements, en nous faisant vivre à travers Mathilde toute la culpabilité que cette femme endure, ce tiraillement entre ses sentiments et son devoir.

D’une personne désignée coupable, on commence à avoir de la compassion pour elle. Toute cette remise en question est vraiment la clé de l’intrigue. On ne sait pas comment cela va se terminer, mais on souffre avec elle.

Alexia se fait l’avocat du diable. Pourtant, à la fin de cette lecture, notre point de vue change. On ne juge plus. Nous comprenons que l’adultère ne repose pas que sur une seule personne, que cela ne se fait pas sur un coup de tête. Il y a tout un contexte des relations de cause à effet qui amène à cette situation et c’est là le gros point fort de cette histoire.

Une romance à lire à relire. Une histoire qui ne peut que nous remettre en question et faire en quelque sorte le bilan de notre vie.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homoparentalité, Le temps des choix, romance
Série: Les Editions Livresque |

Un Amour de soumis

Synopsis:

Alors que son mari part en Équateur plusieurs semaines, l’appétit sexuel de Julien est décuplé. Se retrouvant seul à Fontainebleau, à quelques jours d’un confinement sanitaire national, il croise Jordan, un ex-amant insatiable qui lui promet de lui être totalement soumis, aussi bien sexuellement que pour les tâches de la vie quotidienne. Julien est séduit et les deux jeunes hommes partent pour la Villa des Chasseurs. Ils vont y réaliser ensemble les fantasmes les plus extrêmes. Mais Jordan cache un insoupçonnable secret qui risque bien de les marquer à jamais et de changer complètement la nature de leur relation sadomasochiste.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance de Jordan et Julien dans « Un amour en cage » tiré de son premier recueil de nouvelles. Notons que ce roman peut être lu indépendamment ( ce qui est mon cas), cela n’est pas dérangeant.

Que dire de cette histoire ? Je me dois d’être franche, je lis peu de romances érotiques, car généralement c’est plus du fantasme. Mais il y a des exceptions, et Taram en est une. C’est érotique oui, c’est hyper  » chaud cacao » oui, mais la plume rend l’érotique beau et vulnérable !

« On ne juge pas les gens sur leurs fantasmes ». Cette phrase extraite de la romance résume à elle seule la volonté de l’auteur. Taram souhaite mettre en lumière cette pratique trop souvent catégorisée par des faux semblants. Mais et c’est en cela que la romance prend aussi une autre dimension, l’auteur évoque aussi les dérives liées à des apparences et des promesses souvent bien trompeuses. Derrière les beaux discours sur la délicatesse dans le BDSM, il y a quand même beaucoup d’accidents (l’auteur s’est inspiré de faits qui lui ont été relatés, ce qui ajoute encore plus de profondeur à ce récit). L’immersion est telle que nous nous retrouvons mal à l’aise, voire inquiets pour Jordan.

Son but ? Mettre en garde les jeunes contre les vendeurs de fantasmes où les performances promettent plus de plaisir…

Voilà pourquoi je suis fan de cette plume. Taram mène parfaitement sa romance érotique, mais toujours avec bienveillance et en la nuançant. Ces mêmes nuances amènent le lecteur à se remettre en question sur la pratique et le mettent en garde sur ses abus. Une prévention nécessaire et que nous ne pouvons que saluer. 

Un coup au cœur et de cœur pour Jordan. Bravo Taram.

 

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Genre: au delà des apparences, BDSM, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

L’amour au parfum de ghetto par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Alex Newton est un jeune médecin fraîchement diplômé qui décide d’installer son cabinet à Harlem, un des ghettos de New York. Si la clientèle se fait rare, c’est du fait que les gens n’ont pas les moyens de se faire soigner et que la terreur règne en maître. Sans compter qu’on n’a jamais vu que les seuls blancs qui y viennent sont les Arañas, un gang hispanique. Il va devoir faire lui-même les premiers pas pour aider la population nécessiteuse. Un soir, alors qu’il termine ses consultations, il fait la rencontre d’Aaron, le numéro 2 du gang des Black Dragon. Entre eux va naître un étrange manège de tension et de provocation. Lequel des deux baissera les armes et ouvrira son cœur ?

 

Mon avis:

Harlem, 1990, un « blanc » décide de s’implanter dans ce quartier d’Afro-Américain pour aider son prochain. Tout peut se résumer à cela.

Nous faisons la connaissance d’Alex Newton, une jeune médecin qui, une fois diplômé, a désiré contre l’avis de son entourage et sa classe sociale de pratiquer son métier auprès de ceux qui en ont le plus besoin : les opprimés et les nécessiteux.

Le prologue nous plonge dans cette Amérique ségrégationniste. Les descriptions poussées ne font qu’accroître un peu plus ce paradoxe face à ce choc des cultures. L’auteure nous immerge totalement dans ce Harlem appauvri et délaissé. De ce fait, on se prend à s’imaginer aux côtés de ce jeune homme, qui devient malgré lui, un paria dans sa nouvelle communauté, ce qui amplifie la romance entre ces deux hommes en apparence aux antipodes.

Car Aaron est loin d’être le gendre idéal auquel Alex a été habitué à fréquenter en privé comme dans son internat. Aaron, un des membres des blacks dragon a une réputation sulfureuse qu’il aime étaler pour assoir son pouvoir.

Entre eux tout n’est que paradoxe. Enfin, c’est ce qu’on nous laisse à penser, car au final, il y a bien plus de choses qui les réuni qu’en apparence…

Il y a une volonté de l’auteure de ne pas mettre en avant un cliché, mais un paradoxe sociétal. Voilà pourquoi ce roman est très bien mené. Il peut s’adapter à n’importe quelle époque, car il met en avant ces castes et cette peur de la différence. L auteure apporte des faits concrets et une réflexion poussée sur les rapports entre les gens. Le petit bémol est que la romance prend le pas sur l’Histoire, et ce Harlem des années 90.

La fin a un goût de encore… Donc message à l’auteure: à quand la suite?

 

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Genre: au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, romance, tatouage
Série: Homoromance éditions |

Jusqu’à ce que je te tue par Yukio Yanagisawa

Tome 1:

Au Japon, une nouvelle loi sur la peine de mort condamne les criminels à être exécutés de la même manière que leur victime. Enfermés dans un espace clos qui reprend les éléments de leur vie quotidienne, leurs journées sont retransmises en direct à la télévision. Le dernier condamné à mort du pays est Kaoru Oda, un ancien enquêteur accusé du meurtre de son amant par strangulation. Kohei Mizutani, un gardien de prison, a été sélectionné pour se charger de son exécution. En voulant jouer le rôle de l’ancien petit-ami, il finit par se rapprocher du meurtrier, et tente de comprendre ce qu’il peut bien cacher…

 

Tome 2:

Kaoru Oda est condamné à mort sous la nouvelle loi sur la peine de mort promulguée au Japon. Celle-ci consiste à surveiller le criminel en diffusant sa vie à la télévision, jusqu’à ce que sa sentence soit exécutée. Kôhei Mizutani, l’agent pénitentiaire en charge de son exécution, découvre quelques indices qui laissent croire qu’Oda ne serait pas le coupable des meurtres qu’il a prétendument commis… Alors qu’il ne peut pas lui-même sortir de la ville artificielle où ils sont isolés, Mizutani décide de coopérer avec ses collègues à l’extérieur pour tenter de le sauver. Tout comme la vérité, ses sentiments envers Oda sont prêts à jaillir…

 

Mon avis:

Attention ! Une fois débuté, on ne peut s’arrêter.

Ce yaoi est différent des Boy’sLove que nous avons l’habitude de lire. Pour quelles raisons ? Il n’exploite pas seulement les sentiments des personnages. Non. Il est avant tout un pamphlet sur cette société si manipulable. Par le biais des téléréalités, l’auteur nous montre les dérives du pouvoir.

La relation entre Oda et Mizutani est secondaire et pourtant imbriquée dans cette intrigue hautement addictive. Nous tanguons entre culpabilité et amour, sensationnel et quête de vérité. Tout n’est que faux semblants.

En clair un véritable coup de cœur pour ce yaoi que je ne peux que recommander.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, romance, Yaoi
Série: ‎ Boy's Love; Hana Collection édition |

Wake up beauties: Roman lesbien par Alexia Damyl, Rachel Muratati

Synopsis:

Il était une fois une petite fille qui portait le doux nom de Thalie. Lors de son baptême, l’une de ses tantes lança une terrible prophétie : Au jour de ses seize ans, la piqûre d’un dard la ferait tomber dans un profond sommeil qui ne pourrait être vaincu que par l’amour véritable.

Il était une autre fois une petite fille répondant au prénom de Philippine. Issue d’une union forcée visant à rassembler deux fortunes, le sort voulait qu’elle se rebelle pour ne pas tomber dans la malédiction familiale de l’argent avant tout.

Deux princesses, deux égales, réunies par une magie d’un autre temps. Deux destins sombres qui devaient se retrouver en dépit des ronces entravant leur chemin…

 

Mon avis:

Vous l’aurez compris, les auteures nous proposent une revisite du conte de la Belle au bois dormant, mais en version Dark Romance. D’un revers de main, elles nous font oublier tous les codes des contes de notre enfance et nous offrent un conte revisité où les apparences sont à la hauteur de la noirceur de ce livre…

Alexia et Rachel nous présentent le destin de deux héroïnes, que tout oppose, en apparence.

D’une enfance miséricordieuse sentimentalement, les deux héroïnes vont connaître les désillusions, des trahisons et la déchéance avant de trouver cette main tendue vers l’absolution. Ces deux beautés endormies vont enfin se réveiller pour devenir des femmes accomplies, en accord avec ce qu’elles ont toujours voulu être : aimées et respectées.

De fantômes, elles deviendront lumière. Leurs chemins seront longs et semés d’embûches. Rien ne leurs seront épargnés et pourtant, elles auront droit leur conte de fées.

En clair, un coup au cœur pour ce roman que je ne peux que vous recommander.

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Genre: au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |