Club Fantasy (Dream) par M.R Stevens

Synopsis:

Dis-moi, Bambi, qu’est-ce qui accélère ta respiration comme ça ?

Bambi tremble d’anticipation et cherche son souffle. Les griffes du loup effleurent la chair tendre de son dos. Demain, il aura des marques. Tant mieux. Bambi aime savoir à qui il appartient.

C’est le même rituel à chaque fois qu’il rejoint Monsieur dans cette chambre un peu impersonnelle du Club Fantasy. Ici, Sean Matthews n’existe plus. Et l’inconnu qui le domine n’est qu’un lycan parmi tant d’autres. Il est Monsieur. Juste Monsieur.

Monsieur qui a le pouvoir de hérisser sa peau de chair de poule. Monsieur qui tient aussi la peur et la culpabilité à distance. Cette terreur immonde qui, nuit après nuit, plonge Sean dans de terribles cauchemars.

Alors même qu’il remet son corps et sa volonté entre les mains de Monsieur, Bambi réapprend la confiance. À fermer les yeux sans crainte. Et en se soumettant à son Dom, c’est à Sean que Bambi rend le pouvoir.

 

Mon avis:

Voici une romance où on ne tombe pas dans le schéma classique d’une relation BDSM. C’est tout le contraire. L’auteur se sert de cette pratique comme une thérapie pour palier à la détresse d’un homme suite à un évènement tragique. On nous propose une réelle initiation à cette pratique qui n’a pas forcément une bonne image dans les mœurs. Et pourtant, plus on avance dans la lecture, plus on comprend les rouages de cette pratique. L’auteur nous montre qu’elle n’a rien de dégradante, tout se fait avec le consentement et la confiance de son partenaire. C’est en cela que le travail d’écriture peut être qualifiée de juste. Il n’y a pas trop ni trop peu. On nous décrit des scènes qui ne sont pas violentes et trash mais érotiques, et c’est une réelle différence à noter quand on est lecteur. C’est une vraie romance qui nous ai proposer, sur la reconstruction d’une personne et la mise en place d’une relation basait sur la confiance – je parle du BDSM. Sans spolier le livre, nous avons de vrais rebondissements sur cette « expérience » de la scène et celle du quotidien. On voit les difficultés d’assumer de telles pratiques en privé, sans pouvoir en parler ouvertement en public, surtout quand il s’avère que le partenaire est un homme et que on est connu pour être hétéro. Bref un coup de cœur assuré.

 

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Genre: au delà des apparences, BDSM, drame psychologique, faux semblants, romance métamorphe
Série: Mix Editions |

FU: Fixer Uppers: Étape 1: Rebâtir par Devon McCormack

Synopsis:

Je n’ai jamais couché avec un mec. Pas que parce que les hommes ne m’ont jamais attiré. Simplement parce que l’occasion ne s’est jamais présentée.
C’est nu dans un couloir que Mikey fait la connaissance de Scott, le meilleur ami et colocataire de son frère, après une sauvage partie de jambe en l’air avec une fille rencontrée dans un bar. Scott semble furieux d’avoir été dérangé par le bruit de leurs ébats et cette colère excite Mikey encore plus que le souvenir de sa récente chevauchée. Il n’a qu’une envie, agripper les boucles brunes de Scott et l’entendre crier son nom pendant qu’il lui donne du bon temps.
Pourtant, Scott ne veut rien avoir à faire avec lui. En tout cas, c’est ce que pense Mikey, jusqu’au soir où ils finissent par s’arracher mutuellement leurs vêtements avant de se précipiter dans la chambre.
Ce qui aurait pu n’être qu’un plan cul devient bien plus : ils découvrent l’un chez l’autre les mêmes fragilités, les mêmes faiblesses. Quand le séjour de Mikey s’achève, cette amitié perdure, jusqu’à son retour.
Alors qu’ils restaurent la maison de Kate, la sœur de Mikey, ils découvrent qu’ils peuvent combler leurs failles, renforcer leurs fondations, devenir plus solides, ensemble.

Parce que, parfois, dans la vie, la première étape est simplement de rebâtir.

 

Mon avis:

Et bam! On nous présente deux êtres que tout oppose: l’hétéro, hyper musclé avec des airs de bad boy et le petit gay geek. Les faux semblants nous sont mis en avant dès début de cette romance.  Mais là où on s’attend à une histoire « classique », l’auteur nous retourne comme une crêpe. Il nous prouve que les apparences sont plus que trompeuses. Qu’un homme qui soit disant s’assume entièrement n’est peut être pas aussi confiant qui le prétend. Il nous montre qu’un homme qui donne une image de pouvoir, d’un mec intouchable peut lui aussi avoir des failles profondes qui l’empêche toute relation sentimentale.

L’auteur nous montre que nos douleurs, nos doutes peuvent nous empêcher de vivre une vie épanouie. Que le poids d’une famille peut détruire un homme en un seul commentaire. Que l’amour et la confiance sont les premiers pas vers une reconstruction pour un futur épanoui. Une sublime histoire qui ne nous laisse pas indifférents.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants
Série: format kindle |

La série With Love par Marie H.J

With Love: # 1 Vadim

Identité : Adam Paxali
Surnom officiel : Pax
Surnom secondaire, mais non moins officiel : Dieu du pieu (ça rime)
Profession : Journaliste d’investigation pour le canard En Immersion.
Spécialité : M’immerger (ça tombe assez bien, remarquez)
Mission pour les six mois à venir : Enquêter sur les retombées du mariage gay… Pénétrer un club homosexuel. M’enfoncer profondément dans le milieu. Caresser le mode de vie des protagonistes. Défoncer leurs barrières et pondre un article orgasmique.
Problème majeur à l’horizon : Un russe nommé Vadim. Lui n’était pas prévu au programme. Je ne comprends pas cette attirance, mais une chose est certaine… ça va tout compliquer…
Armes massives du dit problème : Ses yeux, son accent, son sourire… mais aussi sa tendresse, sa douceur… Il me semblait moins « dangereux » que ses potes… Il s’avère qu’il l’est beaucoup plus…
Moyen de défense activé : Aucun, je n’ai rien vu venir.
Suite présumée des événements : Je ne préfère pas le savoir…

 

 With Love: # 2 Joachim

Identité : Joachim Lebrun
Profession : Fleuriste
Passions : Mon homme, mes amis, ma chatte, mon chien à temps partiel, mon métier, la vie.
Commentaire : Le destin distribue les joies, les peines, l’amour et la haine. Sans prévenir, sans raison, parfois, il décide de tout faire basculer. Comment l’affronter, lorsque l’on se sent seul et désarmé ?Au malheur qui frappe au hasard, je n’ai trouvé qu’une seule parade. L’Amour. L’Amour est l’unique réponse. La tendresse, la douceur et l’amitié, ses plus fidèles alliées. Et moi dans tout ça ? J’essaye de respirer. D’emprisonner entre deux battements de cœur ce que nous appelons le bonheur.

 

  With Love: # 3 Zachary

Identité : Zachary Clément
Profession : Electricien
Situation personnelle : Compliquée. Ils croient tous me connaître, mais je ne suis qu’une ombre, le reflet invisible de ce qu’ils pensent comprendre. Je n’ai rien à donner, je ne suis personne, et je souhaite le rester.
Orientation : Les mecs. Moins ils posent de question, mieux c’est.
Loisirs : Décompresser. Trouver une proie, la posséder, puis l’oublier.
Prochaine cible : Lui. « Joli Costard ». Il représente tout ce que j’exècre. On va s’amuser un peu…
Ombre au tableau : Encore lui. Il m’attire et m’exaspère. M’intrigue et m’électrise. Le papillon devant la flamme. Je l’ai approché de trop près, et je me suis brûlé.

 

With Love: # 3.5 Nino

Identité : Nino.
Signe particulier : Bébé.
Activité professionnelle : Dodo, biberon, câlins, dodo
Extrait de vie :
Adam : Mais qui séssé le bébé mimi-craquant trop choupinou ?
Joachim : Ouais, c’est bon, t’es ridicule ! Regardez, j’ai trouvé une guirlande lumineuse libellules qui clignote, aux couleurs Rainbow… Ça va claquer dans sa chambre. Je commande celle avec 24 leds ou 254 ? On pourra faire deux fois le tour de la pièce comme ça ! Rainbow forever !
Réponse collégiale : Nooooooonnnnn !
Joachim : Bon, OK, on reste soft, on part sur 24 !
Maxim : Mon Dieu !
Zach : Crevette, on a dit : pas de trucs gays !
Sheryl : Dégage avec tes idées débiles.
Joachim : Houlà, dans le genre coincés… vous êtes navrants ! Pauvre gosse ! Milo, on la prend pour nous ? Pussy va kiffer !
Milo : Je déménage.
Adam : Trop bien ! Bébé, j’en prends une pour mettre dans les chiottes !
Vadim : Je rentre en Russie, vous me fatiguez.
Nino : Bababa

Contrairement aux apparences, ce roman est bien une romance MxM pouvant comporter quelques scènes explicites et non un conte pour enfants….

 

Mon avis:

Le premier tome est un pamphlet sur les stigmatisations faites sur la commuté LGBT faite par les hétéros. Que cela concerne deux hommes ou deux femmes, cette romance nous balance tous nos stéréotypes aussi faux que bigots. Utiliser les retombés du mariage pour tous est une idée juste parfaite pour illustrer cette critique. Car, plus qu’une relation entre deux personnes du même sexe, c’est l’amour d’un être humain pour un autre qui est mis en avant, et dans l’absolu, l’auteure nous prouve bien une chose, hétéro ou gay, l’amour est universelle. Il y a un superbe travail sur le personnage de Pax sur sa remise en question sur sa sexualité, mais aussi, et c’est une grosse différence celle de Vadim, un gay qui s’assume qui se retrouve avoir des sentiments pour un mec qui ne se considère pas gay.

Le second tome touche une corde sensible à tout être humain: la douleur suite à une séparation et la solitude qui nous entraine dans les abymes. Car, quelle que soit la séparation, dans le cas de ce deuxième tome, on parle de la perte d’un être que l’on a aimé, d’une vie que l’on s’imaginait vivre ensemble et qui nous est arrachée. Une fois de plus, l’auteure nous embarque dans son histoire, on souffre pour Joachim. Mais comment ne pas l’aimer? On souffre pour lui, on arrive à ressentir ses sentiments de pertes, sa colère contre cet autre homme qui l’insupporte. Et pourtant, même si sur le papier tous les opposent, c’est la douleur qui leur est commune qui va les rapprocher. Voir au-delà des apparences pour s’entraider, apprendre à vivre avec ce vide. Se reconstruire et pourquoi pas, prendre le risque de retomber amoureux?

Le troisième tome nous amène à un nouveau sujet « sensible » et pourtant d’actualité: avoir un enfant lorsqu’on est homosexuel. La question se pose pour ces personnes. Prenons le cas de Zachary, en vue de son lourd passif, des relations chaotiques avec ses propres parents et ses démons qui l’entraînent toujours plus dans les abîmes, comment peut-il mettre dans l’équation un enfant? Mais il n’y a pas que cela. L’auteure nous fait de nouveau une critique ouverte sur le poids qui pèse sur ces hommes et femmes pour qui être parent est impensable. On leur met des bâtons dans les roues ne serait-ce que pour la conception. Alors quand on se retrouve dans une configuration ou le père gay et la femme lesbienne, comment envisager un enfant et son bien-être? Cela peut choquer, mais c’est pourtant bien une réalité. L’auteure, elle, passe au-delà des faux semblants et nous montre qu’un enfant est avant tout un acte d’amour. Pourquoi ne pourrions-nous pas donner de l’amour à un petit être pour la simple raison que les parents ne rentrent pas dans un schéma « classique »? Quand on connait l’histoire de Zachary, on voit que ce schéma n’est pas la garantie pour le bien-être de l’enfant. Un couple qui s’aime, d’une façon autre qu’amoureuse ne peut-il pas être apte à élever un enfant? Et bam! Encore une claque que nous donne l’auteure.  

Et comment ne pas nous le prouver qu’en nous faisant partager quelques instants de vie de Nino? Ce bonus est la parfaite illustration d’une famille, certes pas ordinaire mais au combien touchante. De ces parents et oncles qui sont à la merci d’un petit être, à lui donner tout l’amour pour qu’il s’épanouisse, comme n’importe quel enfant. L’auteure nous montre la finalité du sens amour: celui du don de soi pour un autre.

En clair, un appel à la tolérance, un énorme coup de pied sur nos préjugés d’hétéros, une histoire d’amour tout simplement, d’amour au sens large: celui de se choisir une famille, avec des amis sur qui nous pouvons compter et qui nous accepte tel que nous sommes. Chapeau bas Madame!

Notez que le prochain tome sort d’ici peu… Hâte de découvrir la suite…

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homoparentalité, homophobie, seconde chance
Série: Independently published |

Détour mortel – un homme parfait par K.A. Merikan

Synopsis:

Colin : Suit les règles. Futur médecin. Témoin d’un meurtre. Captif
Taron : Survivaliste. Muet. Meurtrier. Ravisseur.

Comme chaque week-end, Colin est sur le point de rentrer à la maison, après la semaine passée à l’université, mais il est hanté par la prise de conscience qu’il ne prend jamais de risques dans la vie et qu’il suit toujours le même chemin. Sur une impulsion, il décide d’emprunter une route différente. Juste une fois. Ce qu’il ne réalise pas, c’est que ce sera la dernière fois où il aura un choix à faire.

Il finit par suivre un détour vers l’horreur absolue et se retrouve kidnappé par un homme imposant et silencieux avec une hache tachée de sang. Pourtant, ce qui ressemble à son pire cauchemar pourrait s’avérer être un chemin vers la liberté que Colin n’avait même pas envisagé.

Taron vit seul depuis des années. Ses terres, ses règles. Il a abandonné toute idée d’avoir de la compagnie depuis une éternité. Après tout, toute forme d’attachement entraîne des responsabilités. Il a bien assez à gérer avec ses propres problèmes, et la nuit où il se débarrasse d’un ennemi, il finit avec un témoin de son crime.

La dernière chose dont il a besoin, c’est d’un captif geignard. Colin ne mérite pas la mort pour avoir posé le pied sur les terres de Taron, et le retenir prisonnier n’est pas non plus ce qu’il y a de mieux à faire. C’est seulement lorsqu’il découvre que ce citadin est gay, que de toutes nouvelles options voient le jour. Dont une qui n’est pas juste, et qui pourtant le tente davantage, chaque fois que les beaux yeux de Colin l’accusent depuis le fond de sa cage.

 

Mon avis:

La présentation des personnages est à elle seule le résumé de ce livre.

Colin est un jeune homme emprisonné dans les attentes des autres: celles de ses parents, celles des étudiants qui l’entoure, celles liées à son futur métier … Il étouffe et s’ennuie dans cette vie si prévisible. Alors il décide pour la première fois de sa vie de faire un détour … Un détour qui le changera à jamais.

Dès les premiers chapitres, les auteures ( deux plumes féminines) nous mettent immédiatement en immersion. On ne lit pas mais on vit à travers les mots tout le traumatisme psychologique d’un captif, celui d’un homme qui en un instant perd toute liberté. Par les mots, par un vocabulaire très ciblé, on suit l’emprise d’un ravisseur sur son prisonnier. On ne nous épargne rien. Tous les sentiments et ressentiments sont exposés allant crescendo.

On commence par le choc : l’incompréhension, la peur, l’abandon puis on monte en intensité en voyant l’évolution d’un homme lambda à celui d’un captif: peur, angoisse, désespoir, auto-apitoiement pour arriver à ce sentiment ambiguë, celui de la dépendance entre le ravisseur et le captif.

Mais les auteures jouent sur les deux tableaux. Si dans un premier temps on se met dans la peau d’un captif, on apprend aussi à connaitre le ravisseur, à le découvrir, non pas sur l’apparence et la peur qu’il induit, mais l’homme qui se cache derrière. Car même captif, un homme n’est pas un animal qui peut être domestiqué. C’est là toute l’ambiguïté de cette relation hors norme entre ces deux hommes. Il n’y a pas de gentil et de méchant. C’est plus subtile que cela.

On découvre que le ravisseur n’est pas cette bête sauvage mais un homme avec un lourd passif, une personnalité, des idéaux et des conditions de vie à l’opposé d’une personne lambda vivant en société. C’est là le coup de maître de cette histoire. Le mode de vie d’un survivaliste augmente encore plus ce sentiment d’étouffement, de captivité que l’on ressent tout au long de cette lecture. Et cela fait parfaitement le lien avec cette relation, loin d’être ordinaire.

Cette relation qui est ambiguë, dérangeante, sur laquelle on émet beaucoup de réserve mais que l’on finit par comprendre… Le syndrome de Stockholm est un thème très difficile à aborder. Les auteures nous mettent en garde dès le départ et elles ont raison. De prime abord, on n’y adhère pas et cela est normal, humain. Mais en lisant l’histoire de Taron et Colin, on ne pas dire que l’on y adhère après coup, mais on comprend les rouages, l’évolution des sentiments. L’épilogue est d’ailleurs très réaliste. Les auteures ne donnent pas un avis positif ou négatif sur leurs sentiments et leur relation. Elles nous font comprendre que tout est une question de choix. Mais cette conclusion n’est pas généraliste, seulement liée à cette histoire. C’est pour moi le gros point positif de cette lecture. Ne pas faire une généralité d’un sujet aussi sensible.

 

En clair, une vraie dark romance. Âmes sensibles s’abstenir! Mais le combo survivalisme et syndrome de Stockholm donne juste ce résultat explosif.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, handicap, handicap social, survivants
Série: Auto édition |

Déliés par alliance par Félie Bertin

Synopsis:

Quand sa mère commence à fréquenter Brice, un commandant de police, le petit Daryl voit en lui un héros. Un homme capable de faire rire sa maman et de la rendre heureuse. Tout serait certainement parfait si le chevalier blanc n’avait pas un fils de deux ans plus jeune : Louis. Daryl ne veut pas de frère. Très vite, sa fascination se mue en quelque chose de trop fort pour lui. Il ne veut pas de cet amour et la colère semble être un bon moyen de s’en défendre. Plus les années passent, plus leur relation s’envenime et la carapace angélique de Louis se fissure. De bousculades en remarques désobligeantes, de rejets en afflictions, les deux garçons grandissent côte à côte en tentant de garder la tête haute. Leurs heurts se multiplient jusqu’à celui de trop.Bientôt, ils ne savent plus que compter l’un sur l’autre. L’un pour l’autre. Mais sauront-ils dépasser ce qui fait d’eux des frères ? Parviendront-ils à oublier cette alliance et à trouver « leur lien » ?

 

Mon avis:

C’est avec plaisir que j’ai redécouvert la plume de Felie BERTIN avec son nouveau livre Déliés par alliances. J’ai déjà eu un coup de cœur pour Larmes de lune et celui-ci ne fait que confirmer mon ressenti.

Déliés par alliance est un tout autre registre que celui de l’omegaverse qu’elle nous avait proposé, et pourtant, on retrouve cette plume qui ne nous ménage pas, qui n’enjolive aucunement la réalité des faits et c’est cela qui fait mouche.

L’auteure part d’une situation qui est, de nos jours, très commune : celui des familles recomposées. Elle nous montre l’envers du décor d’un conte de fées. En effet, si les parents se remarient et forment une belle famille recomposée et unie, il n’en est pas de même pour les enfants. En effet, là où les adultes sont heureux de cette situation, l’on ne laisse que peu de choix aux enfants. Au contraire, on leur impose cette situation : un nouveau parent, que l’on doit aimer pour ne pas faire de peine à son père ou sa mère, mais aussi des demi-frères/sœurs que l’on n’a pas forcément désirés.

Dès le départ, le cadre est en place : comment trouver sa place dans cette nouvelle famille ?

L’auteure met en avant des sentiments enfantins et pourtant tellement logique face à ces changements : l’appréhension, la culpabilité, la peur… Pour les adultes, les apparences sont primordiales et passent malheureusement avant le bien-être des enfants… Pour nous adultes, c’est logique que tout se passe bien, la transition doit se faire naturellement. Or, il n’en est rien. Et c’est là le point de départ de l’histoire de ces deux garçons, frères par obligation et non par choix.

 

L’histoire se déroule sur plusieurs années. On découvre ces enfants de trois et cinq ans avec leurs passés, leurs traumatismes, leurs incertitudes pour l’avenir. Au fil et à mesure de la lecture, on les voit évoluer, en tant qu’individu, mais aussi en tant que « frères ». Cette relation au départ non désiré devient ambiguë. L’auteure joue sur ces parents trop occupés pour s’occuper de leurs enfants. Des parents absents et des enfants laissés à eux même. Un aîné qui se retrouve à jouer un rôle qu’il n’a pas à tenir. On ne lui laisse pas sa place d’enfant, mais celui d’un grand responsable de son cadet.

Cette relation évolue avec nos personnages. Du stade d’enfants, on passe à celui d’adolescents. L’auteure met en avant les désirs, les prises de conscience que cette période amène. À ce stade de la vie, les apparences font l’être et le paraître… L’on devient est témoin, nous lecteurs, de cette relation qui d’ambiguë devient codépendante, presque nocive. On récent leur mal-être, toutes ces questions que le se pose et auxquels personne n’est là pour répondre. On ressent le poids de cette société et de ces idées préconçues sur des relations entre deux personnes, deux frères qui pourtant ne le sont pas. Comment assumer ce désir qui nous pousse vers l’autre alors que c’est interdit ? Encore une fois, l’auteure joue sur les mots pour nous décrire leurs maux. Tout en s’adaptant à l’âge des personnages, elle transmet cette multitude d’émotions qu’ils dégagent de leur mal-être : déni, désir, peur, anxiété, culpabilité.

Et puis vient le temps des choix, cet âge où l’adolescent devient un adulte en devenir, qu’il commence à réfléchir par lui-même, pour lui-même… où l’on prend des décisions, bonnes ou mauvaises. Où l’on comprend que nos actes ont forcément des conséquences sur nous, mais aussi sur notre entourage, notre vie. On ouvre aussi les yeux sur la réalité de la vie. On perd cette image idéaliste enfantine que nous avons. Non, ceux qui nous entoure, qui sont nos piliers ne sont pas si parfait que cela, que les héros peuvent cacher des êtres monstrueux, des êtres sans âmes…

 

Oui, cette histoire est une histoire parmi tant d’autres qui sont tus et pourtant qui montre la cruauté de certains envers ce qui sont « normalement » supposé chérir et aimer… Elle nous met devant cette réalité sans la romancée : une réalité qui est cruelle, sombre voir nébuleuse, mais qui, si on a le courage de s’affirmer peut-être magnifique.

 

Concernant le travail d’écriture, ce qui au départ m’a paru confus, se relève une superbe acrobatie de la part de l’auteure. Je m’explique. Le roman nous paraît, au début, quelque peu confus. Mais au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte que Félie joue sur les mots. L’histoire débute avec un vocabulaire et des émotions enfantines, puis devient tranchantes, blessantes, représentant le comportement d’un adolescent pour finir par des réflexions construites, réfléchies, celle d’un adulte en devenir…. Par ce biais, on s’imprègne de l’histoire, on vit l’évolution de ces deux êtres auxquels on ne peut que s’attacher. On ressent leurs malaises, leurs peurs, et comme eux, nous sommes incapables de prédire la fin de leur histoire… Cette tension, cette incertitude nous tient tout au long de leur récit.

Pour conclure, je dirais que Félie met en avant le poids des mots, leur impact sur des êtres fragiles et innocents. Des mots qui peuvent être amour ou dévastateurs, des mots qui peuvent détruire ou rendre une personne épanouie.

Voilà ce que l’on se dit à la fin de cette sublime histoire… Quelle belle leçon qu’elle nous offre là.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série Miami Torride par Jessie G.

Tome 1: Blessures passées

Abandonné par sa mère et élevé dans les rues impitoyables d’Overtown par un père homophobe et toujours prompt à critiquer, Davin Monroe en sait beaucoup sur la survie et peu sur l’amour.
En tant qu’héritier de l’entreprise familiale, la force innée d’Alaric Bennett fait de lui un pilier sur lequel reposent les problèmes familiaux, mais qui le laisse émotionnellement abandonné par ceux qui ont besoin de lui.
Une rencontre fortuite et cinq merveilleuses années ensemble ne les ont pas préparés à la jalousie sombre et dépravée qui menace leur bonheur durement gagné.
À présent, un tueur force le Détective Monroe à faire face à son passé et au seul homme que son cœur a toujours désiré. Avec une seule chance de rédemption, Alaric est déterminé à découvrir la vérité et ramener son homme à la maison.
Alaric et Davin survivront-ils aux révélations qui suivront la découverte du seul secret qui les a séparés pendant huit ans, faisant s’effondrer une vie entière de secrets.

 

Tome 2: Pour une bonne raison

Ancien marine et grand frère à plein temps, Bull Connor passe ses journées à aider ceux qui ont besoin d’une seconde chance et ses nuits à combattre ses démons intérieurs, qui ne lui laissent aucun répit. Durant un remorquage de routine, il tombe nez à nez avec la seule personne qui refuse son aide, le seul homme qu’il aimerait qu’il le fasse.
En tant qu’enfant abandonné, Ian Jones est habitué à être soit ignoré soit ridiculisé, mais il n’a jamais renoncé à l’idée qu’une seule chance pourrait tout changer. Secouru par la seule personne qui ne l’a jamais ignoré ni ridiculisé, il aspire à être perçu autrement que comme un homme dans le besoin.
Ian n’attache aucune importance à une famille qu’il n’a jamais connue, mais quand elle se montre, indésirable et indésirée, Bull doit prouver qu’il est l’homme qui protégera le cœur si longtemps négligé de Ian en partageant les démons qui tourmentent sa fierté.

 

Tome 3: Le protecteur – Coup de coeur de la série

Il fut un temps où Saul Alvarez remplissait ses jours de combats et ses nuits à enseigner à des soumis enthousiastes le plaisir de son fouet. Sa compréhension compatissante de l’esprit masochiste faisait de lui le Dominant professionnel le plus recherché de la communauté BDSM. Même si son rôle ne favorisait pas les relations à long terme, il était à l’aise dans son existence solitaire jusqu’à ce qu’il soit chargé de la sécurité de la pute prisée de Durango. Un seul regard à ces yeux emplis de terreur lui fit promettre de tout risquer pour protéger cet homme splendide.
Javier Escardo avait prié pour mourir, mais il ne s’était jamais attendu au tueur de sang-froid qu’il avait obtenu en réponse. Un seul regard lui avait révélé non seulement la promesse de représailles, mais aussi une raison de vivre. Huit ans plus tard, libre et surtout sain d’esprit, Javier est déterminé à prendre ce qui lui appartient. Le cœur de Saul. Après avoir vécu l’enfer, à travers les couches de douleur et les changements de réalité, seule cette vérité demeure ferme. Son protecteur a besoin d’être sauvé et il ne peut pas le faire seul.
Caché derrière un personnage public, Kyle Jansen meurt d’envie d’être invisible sans pour autant être insignifiant. Il aspire à trouver un Maître qui verra son besoin d’être pris en charge sans abuser de lui et un amant qui prendra soin de lui au-delà des jeux sexuels. Ce n’est que lorsqu’il rencontre une combinaison incandescente en les personnes de Saul et de Javier qu’il se rend compte que jamais c’était censé n’être qu’un seul partenaire.

Deux cœurs meurtris peuvent-ils être réparés par l’amour d’un troisième ? Kyle devient la lumière de leur obscurité et il est prêt à risquer son cœur pour le leur, mais, quand le passé menace Saul, Kyle pourra-t-il aider Javier à sauver leur protecteur sans les détruire tous les trois ?

 

Tome 4: Piéger Chase

Lieutenant du Devil’s Pride MC, la réputation sans pitié de Tyler « Trick » Malone fait de lui le membre du club le plus craint et le plus respecté. À l’insu du club, Trick se livre à son plus dangereux secret, quittant l’État deux fois par an pour troquer son gilet contre un fouet qu’il manie avec expertise dans un donjon gay. Sa vie bien organisée prend un tournant radical quand il sauve Chase Ward, barman et soumis terrifié, du donjon de Géorgie.
Depuis la mort de son maître et protecteur, Chase n’est plus en sécurité dans ce lieu qu’il appelait autrefois maison. Les nouveaux propriétaires du donjon l’encerclant comme des requins, il cherche désespérément refuge dans les bras de son sauveur.
Un an plus tard, le MC est toujours persuadé que Chase n’est rien d’autre qu’un domestique serviable. Chase sait que, si quiconque découvrait la vérité, il tuerait Trick, l’homme sur qui il en est venu à compter, de la nourriture qu’il mange au plaisir qu’il éprouve, en passant par la sécurité à laquelle il aspire. Alors même que la gratitude se transforme en amour, il ne s’attend pas à ce que son impitoyable maître lui retourne ses sentiments. Après tout, leur seul moyen de survie est que Trick reste le connard sans cœur que connaît le MC.
Trick est certain de tout avoir sous contrôle, et la présence de Chase lui rend la vie plus facile. Il ne semble y avoir aucun danger à laisser Chase occuper un emploi à temps partiel au Velvet Ropes, surtout après avoir rencontré les propriétaires. Ce n’est que lorsqu’une bombe explose dans le club, laissant Chase entre la vie et la mort, que Trick se voit obligé de faire face à ses sentiments depuis longtemps enfouis. Même si Chase survit, cette bombe a fait plus qu’ébranler les fondations du célèbre club cuir. Elle a fait voler en éclat le secret bien gardé de Chase et de Trick, mettant leurs vies en danger.
Trick n’a plus qu’une seule chose à faire avant que le club ait leur peau ; se venger de la personne qui a osé blesser son précieux garçon.

 

Mon avis:

Voici une série que je qualifie de complète, où chaque tome à un lien et une incidence sur l’intrigue générale de l’histoire. Chaque tome complète l’autre et prend ton son sens quant à la Grande Révélation, la résolution de cette énigme. Vous l’aurez compris, j’ai été conquise. Mais pourquoi me direz-vous? Pour trois raisons.

Dans un premier temps, l’énigme générale:

L’histoire débute sur une enquête liée à un tueur en série qui repère ses proies dans des clubs BDSM. Jusque là, rien d’original me direz-vous. Mais là où l’auteure titille la curiosité de son lecteur, pour, par la suite nous rendre addictif à la série, c’est que cette simple enquête n’est que la partie immergée de l’iceberg. En effet, on découvre que cette enquête fait écho à une affaire de plus grande importance qui touche, on le découvre au fur et à mesure de l’histoire, tous les personnages de la série. Tous sont liés de prêt ou de loin… Nous voilà donc, nous lecteurs, lancés dans une enquête qui prend de plus en plus d’ampleur où on découvre ses hommes au passé traumatisant … On se prend pour des enquêteurs, on réfléchit, mettons, mentalement, des stratégies en place pour atteindre Le responsable…

Dans un deuxième temps, les personnages:

Dans chaque tome, les personnages ont une relations quelque peu « atypique » vis-à-vis de leur passé, une relation BDSM. On se demande au départ pourquoi? On se dit que l’auteur veut faire monter la température sur certaines scènes. Hors il n’en est rien. Au contraire, cette relation Dominant/dominé prend tout son sens. Chaque tome nous présente des hommes avec un passé lourd et des traumatismes bien ancrés. L’auteur met en avant cette pratique comme une thérapie: le soumis recherche, dans son dominant son besoin d’être rassuré, de pouvoir faire confiance. C’est dans ce sens que cette série est en plein dans la thématique du la seconde chance. Rien dans les scènes n’est « gore », sale ou violant. L’auteur fait une belle référence à cette pratique qui d’apparence ne serait pas appropriée mais dans ce contexte bien particulier prend tout son sens.

Enfin pour les thèmes abordés:

L’auteur, de par les histoire de ces personnages met en avant différentes thématiques qui sont à chaque fois très bien traitées. Rien n’est survolé. On ne épargne pas. Les mots sont durs, les expériences cruelles, les traumatismes très bien présentés… On ne pas se dire que cette série est romancée, loin de là mais à l’image de ses personnages, une série sur des survivants.

 

Un grand merci à Lily KAREY, la personne qui a fait la traduction de cette série. Grâce à elle, j’ai découvert une auteure mais aussi une superbe histoire. Un grand bravo pour son travail car la traduction est fluide, il n’y a pas de contre sens et le lecteur n’est pas gêné par quelque soucis de traduction comme c’est parfois le cas dans d’autres séries.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, BDSM, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, handicap social, homophobie, policier, prostitution, seconde chance, série, survivants, traumatismes du passé, trouble
Série: Independently published |

Tentation par Nathalie MARIE

Synopsis:

La soirée bat son plein, les verres se remplissent et se vident, des corps à moitié nus ondulent au rythme de la musique.
Morgan est là pour célébrer l’anniversaire d’une de ses amies, se lâcher un peu, mater et s’amuser, avant de retrouver la simplicité de son quotidien.
C’était sans compter sur l’impertinent Yaël. Provocant, impudique, direct, il va bousculer le petit monde bien organisé de Morgan.
Une rencontre, une attirance, des contraires qui s’attirent ; des convictions, des acceptations, des refus, des choix ; le temps qui œuvre en souterrain.
Reste à savoir si une fin heureuse est possible…

 

Mon avis:

Deux personnes à l’opposées l’une de l’autre, qui profitent de l’instant présent, ne cherchant pas de complications avec une relation… Mais une rencontre va bouleverser tout ce petit monde.

L’attirance, la tentation, qu’on ces deux hommes l’un pour l’autre va changer leur vision de leur quotidien, de leurs acquis, de leur vision de la vie. Succomber à cette tentation amène forcément à une perte de contrôle. Remords ou regrets? Là est toute la thématique de cette romance.

Comme à chaque fois, Nathalie MARIE nous propose une romance faite de sentiments, de ressentiments, d’interrogations face à l’inconnu, cette prise de risque. Par ces mots, elle nous met, nous, lecteur, dans la peau de ses personnages et nous amène à une remise en question sur soi.

Car au final, la vie n’est pas faite que d’illusion et de contrôle. Il faut parfois prendre le risque de se jeter dans l’inconnu pour réellement vivre.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, Le temps des choix
Série: format kindle |

Play with fire par Marie H.J

Synopsis:

Il possède l’argent, la gloire, le talent… mais pas Corey.

Sorti de nulle part, Jared enflamme depuis cinq ans la scène et le cœur des fans.
Rock star, sûr de lui, arrogant et tombeur, il adore sa vie, son groupe et l’adrénaline qui va avec chaque concert.
Jusqu’au jour où leur manager impose Corey comme figure d’autorité sur la tournée. Corey était autrefois rock star, sous le nom de Stixx. Mais sa carrière a explosé en vol le jour où il a fait son coming out et que son groupe l’a mis dehors.
Il est froid, renfermé, blessé et refuse tout net de toucher à une guitare, malgré les supplications du groupe qui l’a reconnu et se fiche de sa sexualité : ce qui compte pour eux, c’est son talent !
Et Jared, surtout, rêve d’en apprendre plus au contact de ce rockeur légendaire. Leurs caractères explosifs font des étincelles, ils s’accrochent constamment… jusqu’à céder à la passion.
Aucun ne veut engager son cœur : que du sexe, pas de sentiments, et que le temps de la tournée !
Défi accepté ?

 

Mon avis:

 

Ils sont à l’opposé l’un de l’autre et pourtant si semblables… Chacun fuit la réalité en cherchant une échappatoire, chasser les démons qui les hantent: celle de la solitude.

Alors qu’ils se détestent, leur rapprochement forcé va les entraîner à un rapprochement, jusqu’à en devenir l’exception de l’autre. Ils vont s’ouvrir à l’autre, corps et âme par ce lien qui les unit: la musique.

Mais au-delà de la romance, l’auteure nous montre aussi la réalité du poids du showbiz, de la célébrité: une image faite d’apparences, une homophobie plus que perverse, violente. Celle d’une société où certains hommes sont encore dans une vision archaïque et qui est protégée légalement de leurs actes ignobles. Marie HJ détruit cette image glamour de cette industrie musicale et nous « jette en pleine figure » le quotidien d’un homme homosexuel au 21e siècle qui ne vit que par l’image qu’il vend.

Elle nous présente une vérité crue, douloureuse, mais véridique. On sent à travers les pages que cette histoire n’est pas romancée. Il y a un vrai travail de recherche sur le milieu musical et cet envers du décor, celui que l’on ne voit jamais, nous les groupies. On ressent une multitude de sentiments, que l’on partage avec les personnages, celui de la colère, de l’incompréhension … C’est là que l’auteure joue son atout: faire qu’un de ses personnages soit un « étranger » dans ce quotidien d’un pays qui n’a pas les mêmes modes de vie, vision des choses. Elle met en avant ce parallèle entre notre pays, la France et cette Amérique puritaine, conservatrice. Elle n’embellit pas les conditions de vie d’un homosexuel dans ces pays, elle fait juste un constat, et c’est là la clé de ce roman: une vraie remise en question sur ces étiquettes qu’on nous impose et l’acceptation.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, homophobie, Le temps des choix, musique
Série: Editions Addictives |

Série Aller de l’avant par Mélissa COLLINS

Synopsis:

Tome 1: Aller de l’avant 

Lorsque Jacob ‘Dax’ Daxton retourne chez lui après la guerre, il doit se livrer à une nouvelle bataille – celle pour trouver sa place dans le monde. L’homme qui se fraie normalement un chemin dégagé vers la victoire entouré de ses frères de combat est brusquement seul et perdu. Après avoir rencontré Beckett Ridge, un tatoueur barbu, le voyage de Dax commence sur un chemin inattendu.

Encore sous le choc des événements qui ont secoué ses convictions, Beck n’a jamais pris part à quelque chose de significatif. Maintenant, face à des responsabilités étrangères et intimidantes, l’esprit brisé de Dax répare Beck alors que ce dernier ne savait même pas qu’il était détruit. Alors qu’ils ont tous les deux du mal à trouver un équilibre, ils sont guéris par le réconfort qu’ils trouvent l’un dans l’autre. De l’autre côté du chaos, ils espèrent aller de l’avant.

 

  Tome 2: S’élever

Quand il n’y a pas de paix après la guerre…

Quand il n’y a pas de réconfort après la mort…

Quand il n’y a que la douleur et la souffrance…

L’anxiété et la perte…

Tout ce que vous pouvez espérer trouver est quelque chose de plus…

Quelque chose qui vous rend entier et complet

Quelque chose qui vous permet

De vous élever

 

Mon avis:

Cette série est complète et sublimement menée de A à Z. On fait la connaissance de deux êtres qui sur le papier tout opposent mais qui pourtant se reconnaissent par leurs blessures, leurs traumatismes. Car si l’un a un traumatisme lié à son passé dans l’armée, l’autre en a un lié à son enfance. Les jeunes hommes doivent y faire face encore dans le présent. L’auteur nous met en avant que, quelle que soit la nature des traumatismes, les « victimes » sont plus aptes à comprendre cette douleur commune et ne pas juger sur des faux semblants. L’un et l’autre vont s’aider, malgré leurs faiblesses à se reconstruire en s’acceptant avec leurs défauts et leurs qualités. Le second tome est plus tourné sur le quotidien et les conséquences sur celui-ci. Rien n’est acquis et un rien peut faire replonger un homme dans les abysses de ses traumatismes. Il faudra accepter les blessures du passé et les concilier avec le présent pour aller de l’avant et s’offrir une seconde chance, celle de vivre.

 

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Genre: armée, au delà des apparences, deuil, drame psychologique, homoparentalité, survivants, tatouage
Série: Juno Publishing |

Vivre – Recueil « Des Livres et des Hommes | Des Livres et des Femmes » par Alexandra Mac Kargan, Amheliie, Angie Le GAC, Aurélie CHÂTEAUX-MARTIN, Didier D., Emy RIVER, Eva TERELLON, F.V ESTYER, Flore AVELIN, KALLAN G. DAREN, KAYA C., Manhon TUTIN, MARYHAGE, MBINTEM, S.M GERHARD, Sébastien MONOD, VD PRIN

Petit rappel qui à toute son importance! Tous les bénéfices des ventes du recueil seront reversés à l’organisme Le Refuge. Merci à l’organisatrice Angie Le Gac, ainsi qu’aux autres auteurs pour leurs implications dans ce petit bijou de lecture.

 

La préface, écrit par Sébastien MONOD est, à elle-seule, un résumé de ce recueil. Par ces mots, il fait l’introduction de ces nouvelles qui sont toutes axées sur cette thématique: la nécessité d’exister, de vivre.

Hommes comme femmes, quinze auteurs nous proposent des nouvelles sur cette réalité qui est la nôtre, la leur, celle de tout à chacun, de voir au-delà des apparences et des faux semblants. Plus qu’un recueil, on nous confie des instants de vie d’êtres humains, d’hommes et de femmes qui se cherchent, se questionnent sur ces instants décisifs qui les amènent à faire des choix. Par leurs plumes, les auteurs nous entraînent, nous lecteurs, dans leurs histoires. On s’approprie leurs mots, ces sentiments, ressentiments…  Car ces nouvelles sont de réels tranches de vie. On se voit se remettre en question sur nos propres choix. Ces histoires nous ramènent à notre propre histoire, nos propres questionnements. On a tous, à un moment ou un autre, vécus, une situation pareille ou, nous y préparer, que cela soit une rencontre, une séparation ou un deuil.

Quand on termine cette lecture, on en ressort différent(e). On ressent cette envie de « Vivre », oser, ne pas avoir de regrets…

Ce recueil est poétique, d’une justesse incroyable. On y ressent de l’empathie sans tomber dans le « pathos ». Vous l’aurez compris, un réel coup de cœur. Un livre à lire, relire. Un bijou à savourer. Et en plus, c’est pour une très belle cause. Alors, n’hésitez plus. Foncez!

 

Intéressé(e)?  disponible:

En version papier sera à 16 euros sur place, au salon d’Auriol qui se déroulera le 5 mai.

Sur Amazon: en version numérique et papier

 


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, homophobie, Le temps des choix, recueil, romance, seconde chance