Série Without You par KAYA C.

 Tome 1 : Without you

Amaury est un jeune homme timide, gentil, entouré par une famille aimante, dont certains membres sont un peu loufoques. Sa rencontre avec Eden va tout bouleverser, ils vont vivre un amour au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer. Mais le destin est capricieux et Amaury va en payer les frais. Qu’est-il prêt à supporter pour grapiller des morceaux de bonheur fou ? Combien de batailles devra t’il mener pour enfin être heureux ? Pourra t’il se reconstruire une fois qu’il aura tout perdu ? Qui sera celui qui l’aidera à continuer ?

 

Tome 2: Fight to survive

APRES L’HISTOIRE D’ AMAURY DANS WITHOUT YOU, FIGHT TO SURVIVE VA VOUS ENTRAINER DANS CELLE DE SULLIVAN…
Je m’appelle Sullivan, je suis le photographe le plus poissard de New York. Après avoir été trompé par mon ex, j’ai été foudroyé par des yeux bleu lagon qui m’obsèdent. Je suis irrésistiblement attiré par Amaury, mais il est marié à un type adorable, alors que lui est un abruti fini. Aussi beau qu’imbuvable, à chaque fois que je le croise on se saute à la gorge. Pourtant il est là qui me hante, je suis perdu, je l’ai dans la peau, je dois quitter New York, m’éloigner pour l’oublier. Je vais reprendre mon ancien métier de reporter de guerre, partir au bout du monde, et essayer de reconstruire ma vie ailleurs. Je n’imaginais pas que j’allais mettre directement les pieds en enfer. Comment supporter l’indicible, quand il n’y a plus d’espoir ? Quand l’horreur se déchaine, quand les ténèbres menacent de m’engloutir, il ne me reste que ses yeux pour seul espoir.

 

Mon avis: 

Préparez vous, car s’il y a bien une chose que vous devez savoir en débutant cette lecture, c’est que plus que lire, on vit chaque instant, chaque joie chaque peine. On pleure, on espère. Voilà la magie de cette plume: transcender son lecteur. Faire partie de cette histoire, devenir en quelque sorte cet(te) ami(e), ce confident, spectateur impuissant, mais présent à chaque instant. Voilà dans quoi vous vous embarquez. Vous êtes prévenus. Vous ne ressortirez pas indemne.

Beaucoup, moi-même d’ailleurs avons eu le plaisir de lire la première version de Without you. Kaya a bien insisté en précisant qu’elle l’avait retravaillé. Ce que je peux dire, c’est que c’est réussi. J’avais été marqué, mais cette réédition retravaillée est encore plus bouleversante. Tout est amplifié et cela tout au long de ce premier opus. Comme je l’ai dit à Kaya, j’ai été transcendée. Oui c’est un mot fort, mais c’est mon ressenti et c’est assez rare pour le noter.  Bravo à elle pour ce travail faramineux.

Tome 1:

Lorsque nous débutons cette histoire, nous faisons la connaissance d’Amaury alors âgé de 32 ans, architecte reconnu dans son loft New Yorkais. En apparence, tout lui réussit, mais cela n’est qu’une apparence… Car Amaury est seul dans ce lieu qui pourtant représente tant de beaux projets passés et à venir… Car il manque l’homme de sa vie, Eden.

Eden, qui deux ans et demi plus tôt va se voir faucher par une voiture et ainsi le condamner. Kaya va alors nous retranscrire cet instant où tout bascule, cet instant où la vie s’arrête et n’est plus. On suit ce couple dans cette lente descente aux enfers. Du choc de l’annonce à ce destin funeste qui les attendait. On ressent ce tiraillement entre espoir et résilience, ce combat auquel chacun doit faire face, pour au final accepter l’inacceptable et profiter de chaque instant offert.

Ce qui est « difficile » c’est cette date, celle où tout s’arrête. Kaya trait avec beaucoup d’humilité l’euthanasie du point de vue de celui qui choisit de partir dignement, mais aussi de l’entourage. Lors de la première partie du roman, nous suivons notre couple et ce travail de deuil par lequel l’un et l’autre va passer tout en ayant en tête cette date ultime. Tout comme eux, on passe par choc déni, colère, tristesse, cette quête de sens illusoire, mais vitale, cette résilience tout en restant dans le déni pour le « après », car sans l’amour de sa vie, il n’y a plus que le néant.

Dans la deuxième partie, nous faisons face à ce que tout le monde appréhende : le déni, la colère, la tristesse aussi. On subit autant qu’Amaury cette descente aux enfers qui commence. Oui, nous revivons une deuxième fois le deuil et cela prend une tout autre dimension à notre lecture.

Troisième partie marque la quête d’un nouveau sens à donner à sa vie, ces essais pour arriver à cette acceptation que oui, la vie continue malgré tout.

Quatrième partie est ce que je nommerais « ce nouveau départ », cette sérénité qui nous transperce. Cette absolue vérité que la vie continue malgré son absence, mais que l’être aimé est toujours là dans un coin de son cœur et veille sur nous.

En finissant cette lecture, on réalise l’importance de ces 4 parties, car à l’image d’Amaury, nous avons, le temps de cette lecture, nous aussi lecteur, vécu, ressenti éprouvé cette perte et tout le travail de deuil qui s’en suit.

 

Tome 2:

Ce deuxième opus se construit comme le premier. On découvre (enfin le beau et tendre) Sullivan. Tout comme le premier il y a un avant et un après. Cet instant où tout bascule, ce terrible traumatisme où on N est plus, on devient un autre plus fort.

Dans un premier temps on découvre la difficulté d être « l autre » celui qui tombe amoureux d un homme marié puis veuf et enfin d un fantôme. Alors qu’il se résigne, la vie va lui faire affronter le pire côté de l être humain. Sullivan N est plus. Il devient victime puis l ombre de lui même.
La deuxième partie est une double reconstruction : celui de la victime qui doit reprendre à vivre et celui de cet « autre ». Apprendre à vivre avec une personne veuf N a rien d évident ni pour l un ni pour l’autre. C est la la puissance des mots sur des maux. Trouver sa place dans la vie et dans celle que l on se construit avec L être aimé.

Conclusion 😉

Kaya par sa plume nous fait traverser un melting pot d émotions qui s amplifie suite à la lecture du premier. On ne parle pas de couple, d un trouble ou d un polyamour. On parle de famille, d êtres aimés. Elle cible ses mots, de telle façon qu ils ne peuvent que nous percuter. Simple mais tellement commun à chacun. En clair un superbe coup d artifice dans mon cœur et la chair de poule qui ne m a pas quitté tout au long de ma lecture. C est un combo gagnant à mes yeux.

Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre! C’est bien une série sombre qui aborde des sujets sensibles difficiles à manier sans tomber dans le cliché. Et pourtant Kaya C a réussi haut la main ce pari.

 

 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, tatouage, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

La meute des howling wolves par Aurore DOIGNIES

Synopsis:

 Première partie:

Des années durant, la meute des Howling Wolves n’a cessé de bouger de ville en ville, avant de trouver enfin un endroit où elle pouvait s’établir et se fondre dans la masse des Humains. Mais la paix que connaît le clan est brutalement menacée. Un assassin de la Guilde de Chasseurs, vieille organisation ennemie vivant en marge des Humains à l’instar des Garous, les a retrouvés. Le clan n’a que deux options : fuir encore ou combattre pour protéger ses membres et son territoire. Mais l’ennemi est réputé impitoyable. . .

 

Deuxième partie:

Dupé par la Guilde qui l’a élevé afin qu’il devienne un tueur, Tyrone Finley a changé de camp pour combattre aux côtés des Lycans, et il est bien déterminé à détruire les Chasseurs, quoi qu’il puisse lui en coûter. D’une nature réservée et méfiante, sa relation avec Rhys, un Garou dont il s’est révélé être l’âme-soeur, fait naître en lui des émotions qui le troublent et l’effraient. Car Rhys a beau prétendre l’aimer, il n’en reste pas moins un ancien chasseur. Et aucun avenir ne lui paraît possible, pour un Lycan et « le Faucheur ».

 

 

Mon avis:

Les personnages sont attachants, avec leurs propres passés, leurs propres caractères. Les personnages principaux sont aussi important que les secondaires sans pour autant être étouffants. Les émotions sont très bien décrites.

La plume est fluide, addictive, car ici ce n’est pas l’histoire d’un couple naissant que nous suivons, mais de trois. Et c’est là toute la force de cette histoire, l’auteure fait interagir ses personnages comme dans une meute.

Une lecture à dévorer!

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, deuil, drame psychologique, faux semblants, romance métamorphe, série
Série: Juno Publishing |

Dans ses pas par Nathalie MARIE

Synopsis:

Tom et Andréa sont amis depuis l’enfance. Quand le premier s’engage dans l’armée, le second retient ses larmes. Des années plus tard, une blessure au combat ramène Tom dans la vie d’Andréa. Et s’adapter à la réalité n’est pas simple.

Entre colère et rancœurs, douleur et désespoir, c’est une nouvelle bataille que doit mener l’ancien soldat et elle pourrait bien être la plus importante de toutes.

Car s’il veut mettre ses pas dans ceux d’Andréa, Tom n’a pas d’autre choix que de dépasser ses limites.

 

Mon avis:

Suite au décès de ses parents, Andréa, 6 ans, est recueilli par sa grand mère. Afin de le sortir de son mutisme, il fait la connaissance de Thomas, 12 ans. Les relations vont grandir avec eux et s’aimer comme deux frères, veillant l’un sur l’autre. Les années vont passées et Thomas à ses 18 ans décide de s’engager dans l’armée. Mais malgré leur différence d’âge et leurs vies, ils se retrouvent à chaque permission de Thomas. Andréa, lui, a des sentiments qui se sont transformés en amour avec le temps pour Tom, mais la relation qu’ils ont l’empêche de pouvoir lui avouer. Thomas, lui est bisexuel, il est attiré par Andréa mais il ne peut lui avouer ses sentiments le voyant toujours comme se petit frère à protéger.

Suite à son accident sur le front, Thomas voit sa vie changée à jamais. Il rentre handicapé et ne pourra plus jamais faire ce métier qu’il aimait tant. Il perd toute confiance en lui. Face à la détresse de son ami, le seul qui puisse le sauver de cette auto destruction est Andréa. Tout comme il l’a aidé petit, Andréa va tout faire pour libérer Tom de ses démons et lui apporter le soutien nécessaire pour lui faire accepter le présent et qu’un futur est possible. Grâce à leur amitié et suite à la révélation de leur secret commun, qu’ils s’aiment comme partenaires, Andréa va tout faire pour sauver Tom. Mais Tom, lui est une vrai bombe à retardement, il vie dans l’incertitude face à cette nouvelle vie. Et Andréa, malgré tout l’amour qu’il porte à Tom ne peut se mettre à sa place. Leur toute jeune relation réussira t-elle à tenir en vue de cette situation? Tom réussira t-il à reprendre confiance en lui, à envisager un avenir?

Une magnifique histoire où Nathalie Marie nous expose les difficultés face à la différence. Comment pouvoir accepter, ce reconstruire, suite à un accident qui nous handicape à vie. Elle nous expose aussi toute la difficulté pour l’autre, celui qui partage sa vie de pouvoir comprendre son partenaire et l’aider, le seconder.

Elle nous explique que la communication est la base d’un couple, qu’un couple c’est un partenariat avant tout, quelqu’un sur qui on peut se reposer, se confier, s’aider pour faire face à l’adversité, c’est notre point d’ancrage.

Un texte plus que touchant, d’une vérité inouïe. Encore une fois, un petit bijou.

 

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Genre: amitié / amour, armée, au delà des apparences, faux semblants, handicap, survivants
Série: Mix Editions |

Sans concession par Onyx

Sans concession – tome 1

Titre originel : Manhattan District – Kelyos & Jared.
Seconde édition. Nouveau texte.

Contraint de quitter la police de Boston à cause de son comportement, le capitaine Jared Conrad accepte un poste d’adjoint au commandant de la division des stupéfiants au département de la police de New York. Dès son arrivée, il doit palier aux manquements d’une équipe déviante et s’investir personnellement en devenant l’officier coordinateur du lieutenant Kelyos Sullivan.

Quand ils se rencontrent, les deux hommes sont immédiatement attirés l’un par l’autre, mais le lieutenant est infiltré au SQube 10, le club de nuit d’un trafiquant de drogue violent dont il est devenu l’amant pour les besoins de la mission, alors c’est dans la peur et un profond déchirement que leurs sentiments s’épanouiront.

Kelyos et Jared iront jusqu’au bout d’eux-mêmes pour mener à bien cette enquête dont les rebondissements les conduiront vers une dernière épreuve.

Sans concession – tome 2

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 1.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

Profondément marqué par son passé, Noah Malowe a néanmoins réussi à trouver un équilibre entre son travail de légiste, ses angoisses et ses amis… jusqu’à il y a un an et sa rencontre avec le capitaine Cyrius Godfrich. Ce jour-là, sa vie a basculé, car en même temps que l’homme s’imposait à lui comme un coup de poignard du passé, un sentiment improbable naissait dans son cœur.

Cyrius… Imposant, sombre et insolent, il est les souffrances de Noah. La raison lui dicte de fuir cette âme abîmée qui le rejette avec force mais son cœur ne peut s’y résoudre. Alors, quand la vie fait trébucher le légiste, il le relève et lui offre l’espoir d’une guérison.

Mais la vie est une vraie pute, Noah…

Frappé par une série de meurtres sadiques, Manhattan s’enflamme. Les orchestrations sont sordides, les mises en scène allusives et les effets destructeurs sur Noah dont la vie risque à nouveau de voler en éclats.

Sans concession – tome 3

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 2.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

L’enquête de l’USIE sur la série de meurtres a pris une tournure dramatique. Les corps ont parlé, les indices se sont livrés et les pièces se sont assemblées pour révéler un jeu infâme dans lequel Noah est le pion.

Cette situation ne peut que le détruire alors, pour sauver cette part de bonheur que Cyrius lui a promis et à laquelle il tient tant, pour être libre aussi, Noah décide de dévoiler son passé et d’affronter sa plus grande peur.

Commence alors une traque à travers le pays et un affrontement sans merci pour Noah, Cyrius et leurs amis dont aucun ne sortira indemne.

Sans concession – Tome 4 : Ne m’abandonne pas

L’histoire de Shura et d’Ansgark se déroule sur les tomes 4 et 5 de la série.

Plusieurs semaines après la fusillade de l’usine, Shura Savoskini est toujours détenu par la CIA. L’enquête piétine à cause de l’animosité historique entre la CIA et le FBI alors, quand Ansgark est trahi par sa hiérarchie, il décide de prendre en main le sauvetage de celui qui est devenu son mari par vengeance.

Contraints de rester Europe de l’Est à cause de l’état de santé de Shura, les deux hommes entament une cohabitation des plus difficiles où la fierté de l’un et la patience de l’autre sont mises à rude épreuve. Contre toute attente, Ansgark devient l’ancre de Shura et le seul capable de l’empêcher de sombrer. Sauf que Shura refuse cette dépendance. Ansgark davantage encore.

Quand le passé de Shura resurgit de manière brutale, c’est un déchirement pour lui de supplier Ansgark de l’aider et plus encore de lui confier ce qu’il a de plus secret. Ce dernier accède à sa requête mais uniquement parce qu’elle lui permet d’effacer sa dette.

Les deux hommes mettent leur différend de côté pour se rendre en Ukraine où une situation particulièrement compliquée les attend. Compliquée et déchirante. Très vite, Ansgark réalise que son mari est loin de lui avoir tout dit…

Sans concession – Tome 5 : De l’ombre à la lumière

Quand la porte de la chambre se ferme et qu’Ansgark voit Shura à genoux et tétanisé, il comprend que des choses terribles se sont passées ici. Son mari accepte de lever le voile sur son passé et Ansgark prend de plein fouet une douleur qui bouscule son indifférence et l’exhorte à le protéger davantage encore.

Sauf que l’agent du FBI Loukas Filling lui demande d’infiltrer un groupe de shestyorkas ukrainiens travaillant pour l’organisation criminelle Astakaïa. Ansgark refuse mais Shura le convainc d’accepter car il s’agit de sauver le frère de leur ami Misawa. Tenté par l’opportunité de fuir ce mari trop tendre et ces émotions qu’il ne sait pas gérer, Ansgark accepte.

C’est ainsi que Shura se retrouve seul. Seul contre son père dont la haine est intacte, seul pour affronter les conséquences dramatiques des choix faits pour récupérer Mhya et seul dans cette chambre qui le terrorise. Pourtant il décide de se battre.

Commence alors pour chacun d’eux un difficile combat et contre toute attente, c’est dans leurs retrouvailles qu’ils puisent la force de continuer. Retrouvailles inconscientes dont ils paieront le prix.

La mission est arrêtée et semble sans issue sauf que dans l’ombre, quelqu’un a redistribué les cartes et une chance unique de faire tomber Solokov leur est offerte. L’équipe est à nouveau réunie et des moyens extraordinaires sont mobilisés pour monter l’opération la plus singulière de leur carrière.

La situation est extrême, la peur et l’angoisse omniprésentes, réveillant les instincts et exacerbant les émotions. Il n’y a plus de place pour les hésitations et Ansgark va devoir choisir entre ses idéaux et Shura.

 

Mon avis:

Voici une série comme je les aime, je préfère prévenir c’est noir, cruel, tortueux, mais extrêmement bien traité.
Nous découvrons Jared, qui suite à un fiasco sur sa dernière enquête se voit transféré au district de Manhattan. Il se retrouve adjoint à la division des stupéfiants, obligé de rester derrière un bureau pour encadrer son équipe. L’homme en lui-même est le stéréotype même du « mâle » : grand, fort, sombre et axé à des comportements violents. Il découvre que cette division n’est pas aussi unie que son ancienne unité. Ici règne la loi du silence, des actes homophobes sont loi sous le regard indifférent de leur directeur. Mais le pire est que ces actes ont des conséquences directes sur le travail, ce qui est inacceptable. Mettre en danger un coéquipier pour une raison aussi futile que son orientation sexuelle n’est pas acceptable. C’est ce qu’il découvre par le biais de Kelyos, son exact opposé physiquement. Kelyos qui malgré la pression exercée par ses collègues assume ses choix quitte à se mettre en danger.
On découvre les deux hommes à travers une enquête sordide où la drogue et le proxénétisme ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg… que des actes d’une cruauté insupportable se passent sous l’œil de tous dans le silence le plus complet. L’auteur nous immerge dans cette infiltration au combien périlleuse. On sombre avec Kelyos dans cet enfer.

Le deuxième « tome » de cette saga se tourne autour de ce personnage attachant, mais tellement mystérieux qu’est Noah. Noah et son anxiété sociale, Noah, ce petit brun qu’on a tout de suite envie de consoler, de rassurer, mais qui est inaccessible. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre l’homme et ses cicatrices. Son combat quotidien pour survivre dans ce monde où tout le monde est un ennemi en puissance. On le voit lutter face à cette attirance pour le ténébreux Cyrius. Tout comme ce dernier, on ne comprend pas ces rejets. Mais quand la vérité éclate, on devient admiratif de l’homme. On se dit que réussir à se sortir de cette spirale infernale est un vrai défi. Noah, plus qu’une victime est un survivant qui va apprendre, au contact de Cyrius et de ses amis à se reconstruire et faire face à ses démons passés.
Vous l’aurez compris, une fois la lecture commencée, impossible de ne pas s’attacher à ses hommes. Chacun à des défauts, mais aussi des qualités remarquables. C’est dans leurs imperfections qu’ils deviennent humains et tellement attachants. Chacun à son passé, chacun ses traumatismes, mais l’union fait la force. D’apparence inaccessible, on découvre que derrière cette image d’hommes durs et insensibles se trouve un cœur qui bat et un sens aigu de l’amour, qu’il soit fraternel ou sentimental.
Ce qui fait le tour de force de l’auteur, c’est ce lien entre les enquêtes et ces hommes.

L’auteur se concentre sur l’humain, les conséquences de traumatismes vécus et les incidences sur l’homme et son entourage. On reste dans cette atmosphère lourde de A à Z. On souffre avec eux, on reste sur ce fil fragile, attendant la chute… On s’attache, on souffre, on se impuissant à certains passages. Le thème général est très bien traité, car il s’agit de victimes innocentes (mais je ne vais pas dévoiler l’intrigue). Cette lecture est addictive. Impossible de passer à autre chose une fois commencer. Bref un superbe coup de cœur pour cette réédition est plus profonde « encore ».

Veuillez m’excuser, je l’avoue, je n’ai pas eu le temps de chroniquer les deux derniers tomes ayant eu quelques soucis de santé. Je vous mets tout de même les liens d’achat. Dès que les chroniques seront prêtes, je mettrai à jour la page et je vous les présenterai. Bonne lecture.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, harcelement, Le temps des choix, métier, policier, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Aime-moi ! par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

A vingt-et-un ans, Louane est plus seule que jamais, à la rue. Elle a tournée le dos à sa famille et ses amis n’en sont pas. Alors qu’elle fuit tout ce qu’elle rejette de la société, elle rencontre Sabrina, une fille au tempérament étrange. Son passé lui a prouvé qu’elle devait se méfier des gens. La différence n’est pas tolérée dans la société. Mais pourquoi cette fille avec sa tenue orange et bleue se montre si gentille et attentionnée ? Pourquoi ne semble-t-elle pas dégoûtée au fur et à mesure que les jours passent ? Alors qu’elle est devenue une fille sauvage, Louane va petit à petit s’ouvrir à Sabrina, cette femme au grand coeur qui lui apporte chaque soir un peu de réconfort.

 

Mon avis:

Quand une plume nous transmet fragilité et émotions…

Aime-moi est le premier roman FF que Marie Paule nous offre. Je l’avoue, je suis une fan de ses romances MM. contrairement à ces autres romans, l’histoire et la manière de la conter est à l’image de son héroïne : tout en fragilité et douceur. J’ai redécouvert sa plume sous un angle différent, mais qui m’a énormément touchée.

Nous faisons la connaissance de Louanne, une jeune femme SDF totalement perdue dans cette société qui l’ignore. Elle survit par miracle, nous pouvons le dire, jusqu’à cette rencontre inattendue : Sabrina. Par son intermédiaire, Louanne va peu à peu reprendre sa vie en main.

L’auteure s’attaque à un sujet très peu exploité et pourtant réellement présent : ces jeunes qui sont jetés à la rue, car ils ont fait « le mauvais choix ». Elle nous décrit leurs quotidiens et toute la difficulté de trouver sa place dans une société où l’apparence fait moi. Comme tant d’autres, l’auteure met en lumière ces jeunes qui fait au poids des convictions religieuses archaïques et homophobes, des apparences se retrouvent dans des situations inconsidérées et pourtant encore d’actualité.

À l’image du conte duquel l’auteure s’inspire, Louanne est tel ce vilain petit canard qui ne demande qu’à devenir un magnifique cygne. La romance entre les deux femmes se construit doucement ce qui est, de mon point de vue, très bien mené, car précipiter les choses aurait faussé la véracité des sentiments et des remises en question.

C’est cela qui rend l’histoire profonde. On ne parle pas d’une romance lambda entre deux femmes de classes différentes, mais d’une réelle introspection d’une jeune femme bafouée à tort et de son acceptation.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, homophobie, religion, survivants, traumatismes du passé

George par Alex Gino

Synopsis:

Parfois, les gens ne voient pas les choses comme elles sont, mais comme ils croient qu’elles sont. Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, Scott aime son « frérot », et Kelly le tient pour son meilleur ami. Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille. Dès 10 ans.

 

Mon avis:

Georges est un roman qui sort de l’ordinaire, qui il peut être lu par un public jeune et pour cause, c’est un roman jeunesse.

Alex Gino, auteur transgenre, nous conte l’histoire de Georges, âgé de 10 ans qui ne rêve que d’une chose, devenir cette autre dont il rêve.

L’auteur aborde avec beaucoup de délicatesse toutes ses difficultés dont ces enfants nés dans le mauvais corps doivent affronter. Tout n’est que vulnérabilité, silences et souffrances, mais aussi, et surtout de la tolérance. La narration est dictée avec des mots d’enfants, les sentiments et ressentiments sont simples, mais tellement parlants. On ne tombe pas dans un drame, bien au contraire. L’auteur met en avant toute la difficulté de faire son Coming In et Out face aux idées préconçues dans lesquelles ces enfants sont élevés et confrontés au quotidien, mais surtout un appel à l’acceptation de soi.

 

Cette lecture est un pamphlet sur nos propres stéréotypes, mais aussi ces apparences. Alex met en avant toute l’intelligence et la bienveillance des enfants vis-à-vis de ces autres enfants « différents », au contraire de ces adultes aux idées si réduites. En conclusion, je dirais que cette lecture m’a apporté une belle remise en question sur les stigmates de la société. Tout n’est qu’humanisme, ouverture d’esprit, non-discrimination avec cette volonté d’être toujours avec cette note de compréhension et de tolérance.  En clair une très belle découverte que je recommande à tout âge.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, Le temps des choix, transidentité
Série: ECOLE DES LOISIRS |

Saga Hell’s wings par L. MARLOWE

Tome 1: Le Séraphin
Alors que la fête organisée par son père bat son plein, le jeune démon Akariel décide de s’échapper un court instant et de profiter des derniers moments de liberté que lui procurait son statut de fils de Belzébuth. Il veut s’offrir une dernière heure de paix avant de devenir l’héritier du Seigneur des Mouches. Mais le destin est une chose si capricieuse, même pour les anges déchus. Ce destin s’était montré si cruel en détruisant tout ce qui représentait son enfance. Ce destin s’était montré si ironique en le plaçant sur la route du plus insondable des généraux de son père : Bérith. Le Duc Rouge sera son protecteur au cours d’une quête qui changera à jamais l’univers bien ordonné du jeune démon. Le Duc Rouge pourrait être bien plus encore si seulement Akariel l’acceptait…

Tome 2: Le Nécromancien

Trois mois après la bataille rangée entre les démons et les archanges, les cicatrices sont toujours présentes… Les uns et les autres ne sont plus les mêmes. Certaines vies ont changé. D’autres ont disparu à jamais. Tandis que la fête donnée par Benzozia est une fois de plus démesurée, Armers, le nécromancien, décide de retourner dans ses appartements. Lorsqu’il se réveille quelques heures plus tard, il croit vivre un rêve ou du moins subir les restes de son ivresse, en apercevant une silhouette dans sa cheminée…Un être fait d’ombres et de cicatrices face à un autre fait de blancheur et de saphirs…Tous deux devront mettre leurs douleurs, leurs peurs et leur haine mutuelle de côté, afin de s’unir contre un mal encore plus grand.

 

Bonus 1 : The Present

Le Duc Rouge est enfin de retour auprès de son jeune démon, après une longue mission.
Ce qui devait être un moment empli de joie et de bonheur pour ces deux turbulents époux va s’avérer quelque peu compliqué…
Le général n’étant pas revenu seul…

Bonus 2 : The Promise

Alors qu’il pensait mourir sur un champ de bataille, Ezdrael a finalement pu revenir dans le monde des vivants grâce à l’appui du dieu Anubis.
Sur son chemin, il a rencontré des démons, des déités… et un nécromancien.
Dans le Monde d’En-Bas, il a découvert l’amitié mais aussi l’amour.
L’amour que lui porte Armers, le nécromancien.


Tome 3 : L’exécuteur

Trois ans après la chute du Seigneur des Mouches, Alastor est à nouveau dans les bonnes grâces de l’Empereur et en éprouve une immense fierté. Il s’apprête à rentrer chez lui lorsqu’il croise sur son trajet un petit incube du nom de Maë. Ce dernier lui fait une révélation qui pourrait changer à jamais le cours de la vie d’Alastor. L’Exécuteur Suprême des basses œuvres de l’Empereur acceptera-t-il la vérité sortant de la bouche d’un jeune démon rencontré un soir de fête ? Le guerrier fera-t-il le chemin vers un futur incertain ?

 

Mon avis:

Tome 1
Akariel, Séraphin de l’Abime et l’héritier du Seigneur des Mouches, Belzébuth le bien nommé ; est un ange déchu parmi cette cour qui compose son quotidien. Mais, là où tous ne sont que manipulations et faux semblants, lui est son exact opposé. Il préfère les relations franches aux méandres des jeux de pouvoir. Il refuse de se voir enchaîné dans ce rôle qui n’est en rien en adéquation avec ses aspirations de liberté. Mais voilà, chacun a une destinée et celle de Akariel est d’être le digne héritier de son père, et cela avec toutes les contraintes des convenances qui en découlent.
Mais un évènement va venir bouleverser son existence… En l’espace d’une nuit, il perd tous ses repères et se voit dans l’obligation de partir en quête avec cet être qui l’insupporte au plus haut point, le Duc. Car celui-ci a une réputation sulfureuse, une attitude que Akariel déteste.

Mais les apparences sont trompeuses et les faux semblants sont légion…

On découvre un Séraphin égocentrique et capricieux, en clair un jeune homme naïf et innocent qui par bien des façons qui se cherche. Nous suivons son évolution, ses remises en question, le regard qu’il porte sur ce monde qui est le sien. Cette quête va le forcer à affronter ce qu’il a toujours fui et plus encore, affronter ses propres sentiments. La romance ne fait qu’appuyer cette constatation.  Akariel entrevoit son environnement d’un œil nouveau, au-delà de l’apparence. De ce fait, ce qui est maladroit au départ prend de la profondeur au fur et à mesure des péripéties auxquelles il doit faire face. De naïf, Akariel va acquérir de l’assurance et devenir cet ange déchu mature auquel il aspire tellement.

Voilà ce qui sort cette romance fantasy de l’ordinaire. En débutant notre lecture, nous nous attendons à un combat entre le bien et le mal, le Monde d’en Haut et celui des anges déchus…. Mais c’est bien plus que cela. L’auteur se joue, et avec brio, des apparences ! Faire que des êtres célestes fassent écho à nos comportements et émotions humaines telles que l’envie, le désir, mais aussi l’appréhension et l’amertume qui en découle… Toute la difficulté d’accorder sa confiance et s’offrir totalement à l’autre sans craindre une trahison…  C’est tout ce melting-pot de sentiments qui nous permet de nous immerger dans cette aventure haletante sans pour autant diminuer les ressentis de chacun.

 

Tome 2

Il porte sur le nécromancien, Armers dont nous avons fait connaissance dans le tome 1. Bien que secondaire, il a une place particulière pour nos deux héros et c’est heureux que nous découvrons ce personnage aussi mystérieux que flamboyant. Nous l’avons découvert comme mage au sens aigu du devoir, mais aussi un homme extrêmement fier. Mais les apparences sont trompeuses…
La transition entre les deux tomes est brillante. Ainsi nous retrouvons de nouveau Akariel et Bérith qui se retrouvent de nouveau en fâcheuse posture… Et qui de mieux que leur ami pour les aider ? Ainsi, l’intrigue initiale est posée. De là découle un enchaînement de péripéties qui nous permettent de découvrir qui se cache derrière ce personnage si dévoué à la cause et à sa maîtresse, Benzozia, veuve de feu le Seigneur des Mouches et extrêmement mature vis-à-vis de certains. Armens maîtrise son monde, du moins en apparence. Mais il suffit parfois de grain de sable pour que cette machine si bien huilée ne déraille.
Il faut nous faut gérer l’urgence au point de s’en oublier. Qu’en est-il de ses propres sentiments ? Ce dévouement et cet altruisme ne cachent pas en réalité une véritable souffrance ? Mais avoir la vérité qui nous fait face n’est pas pour autant une évidence.
Chaque être recèle une part de doutes, de manque d’estime, de secrets inavouables… Ceux-ci s’expliquent par des expériences passées douloureuses qui malgré tout font d’eux des personnes plus fortes qui ne le pensent.

Nous pouvons dire qu’il s’agit d’une saga ô combien plaisante. Nous retrouvons Akariel et le Duc rouge, toujours aussi décadents… Entre situations cocasses et rocambolesques, le rythme est toujours aussi soutenu. Nous sommes littéralement happés par les rebondissements qui s’enchaînent. Le pauvre mage ne va pas être ménagé par le couple.  Entre remise en question, gestion des crises et révélations à la chaîne, préparez-vous à une nouvelle aventure aux combien palpitantes.

Pour conclure, cet opus est sous le signe de l’amour au sens large et des conséquences qu’il entraîne dans son passage. Il aborde aussi une relation sentimentale qui diffère des généralités avec simplicité et authenticité. En clair l’auteur prône la diversité sans pour autant nous contraindre et c’est plus qu’apprécié. Tout est question d’acceptation de soi.

Une lecture addictive et un coup de cœur pour cet univers au combien coloré malgré son apparente obscurité.

Les deux bonus nous offrent une continuité de la fin du tome 2, des instants volés pour les couples, mais des moments au combien fort dans leurs histoires respectives.

Bonus 1 : the present
Nous retrouvons notre couple au combien haut en couleur. Le Marlowe nous offre dans cette nouvelle un instant vole de leur intimité et que pouvons-nous dire sauf que cela est toujours aussi addictif… Notre cher Duc réussira toujours à étonner son monde que cela soit auprès de son tendre époux qu’auprès de nous, lecteurs. Encore une fois, l’auteur se joue des apparences et des nuances de l’Amour avec brio.

Bonus 2 : the promise
Nous retrouvons le promis d’Armer et nous avons enfin des réponses sur leurs rencontres (oui au pluriel, pour comprendre il faut lire le tome 2) et leur rapprochement par la suite.

 

Tome 3

Ce dernier opus est tourné sur le cruel et détestable Alastor, l’Exécuteur Suprême qui trois ans après la catastrophe qui s’est abattue sur la cour du Seigneur des Mouches se retrouve enfin dans les grâces de l’Empereur et donc son statut et sa légitimité… Enfin c’est ainsi que nous démarrons ce tome. Mais une fois encore, un grain de sable, une rencontre hasardeuse ; et tout bascule.
Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dévoiler. Pire encore, il faut les accepter pour définir ce futur qui se profile… Quand un passé révolu refait surface …

L. Marlowe se joue des apparences…

Dès le départ, un rebondissement inattendu vient tout remettre en question ! Nous nous retrouvons aussi déboussolés que ce pauvre Alastor. Voilà le secret de l’auteur pour nous rendre totalement accros à sa saga : des rebondissements aussi inattendus. Ainsi nous découvrons le passé d’Alastor. Nous le découvrons autrement que par cette apparence de guerrier insensible… Les révélations s’enchaînent sans que nous puissions reprendre notre souffle, l’intrigue se dessine et nous happe totalement. Nous devenons alors comme Alastor, en quête de réponses.
Le rythme est soutenu, l’atmosphère emplie de brume de mystère. La lecture devient haletante.

Nous ne pouvons que remercier l’auteur de nous offrir une dernière fois une telle épopée, avec ces personnages que nous avons appris à faire connaissance et aimer tout au long de ses pages durant cette saga ô combien fantastique en tout point. Des rires, des larmes, des « mais nan ! » à n’en plus finir…

Un extrait du tome 3 résume à elle seule cette saga et le message que veut nous transmettre l’auteur, message que j’approuve totalement. « La vie n’est pas faite que de blanc et de noir. […] Elle peut être faite de plus pâles ou de plus sombres nuances ».

L. Marlowe mène aussi bien ses personnages que ses lecteurs… On ne lit plus, on vit l’histoire au point d’avoir de l’empathie pour ces personnages en apparence insensibles.
Un autre détail qui a pourtant une importante capitale pour cette romance fantasy est les descriptions des décors. Tout est finement détaillé. De ce fait, nous visualisons chaque scène ce qui ne fait qu’amplifier cette sensation d’immersion totale. En clair une saga qui ne peut que nous marquer, qui a un goût de relecture, mais aussi un sentiment de convoitise, de encore… On attend les spins off.

Un seul avertissement : méfiez-vous des illusions. Bonne lecture !

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, fantasy, faux semblants, série
Série: Auto édition |

Crochecoeur par Merida Reinhart

Synopsis:

Orion Willsprit est serrurier et crocheteur à ses heures perdues. Travaillant surtout pour la communauté magique sous l’égide du Gardien — le grand sorcier de la ville — il fait tout pour conserver le secret des créatures surnaturelles et celui sur ses pouvoirs. Du moins, c’était le cas jusqu’à ce qu’un inspecteur, pince-sans-rire et d’humeur hasardeuse, ne débarque pour résoudre une série de meurtres macabres, liés aux contes de fées. La coïncidence est trop grande. Maurice, Robin et Vald ne seront pas de trop pour soutenir Orion face à cet inspecteur — qui n’hésite pas à le faire chanter — et au détraqué qui terrorise la ville. Le spin-off de Crocs et magie vous emmène au pays des contes. Êtes-vous prêts à vous faire envoûter ?

 

Mon avis:

Il est important de rappeler que Crochecoeur est le spin off de Crocs et Magie. Pourquoi ce rappel ? Tout simplement parce que nous retrouvons Robin et Vlad, ainsi que d’autres personnages avec qui nous avons déjà vécu une sacrée aventure.

Mérida nous offre une double dose de plaisir, car non contente de nous délivrer cette suite, elle nous offre une nouvelle et quelle nouvelle ! Comme je l’ai précisé précédemment, ce spin off est une continuité de Crocs et Magie. La nouvelle concerne Vlad et Robin. Elle pourrait paraître anodine et pourtant, elle nous offre un détail qui aura son importance pour la suite… Sous des airs de nouvelle de Noël, l’auteure fait un joli clin d’œil à Charles Dickens.

À présent, parlons du fameux spin off. Tout comme Crocs et Magie, nous restons dans cet univers d’Urban Fantasy. Nous faisons la connaissance d’Orion, un serrurier, mais pas que… qui va se voir devoir coopérer avec la police sur une série de crimes.

Comme pour Vlad et Robin, l’auteure met en avant non pas la romance, mais l’action. Alors que le premier opus était plus tourné sur une quête d’identité sur sa véritable nature, cette fois-ci, l’auteure nous offre une véritable enquête policière excellemment bien menée. On en vient à réfléchir en même temps que nos enquêteurs. Voilà le signe d’une lecture addictive.

Concernant la romance, car ne l’oublions pas, il y en a une. L’auteure joue habilement avec ses personnages. En effet, elle met l’action devant la romance. C’est ce que l’on nomme un « slow burn»: la relation se met en place tranquillement. Cela peut nous faire tiquer. Mais en gardant à l’esprit cette donnée, tout prend un sens et renforce davantage l’histoire. Tout prend alors un sens. Tel un puzzle que l’on assemble, ce rythme « lent » de la romance donne plus de corps à l’intrigue principale.

En clair, j’ai adoré. Mettre en avant un nouveau personnage tout en gardant un lien avec ceux auxquels nous nous étions attachés dans le tome précédent est très plaisant. De plus, proposer une intrigue toujours aussi soutenue, mais dans une autre thématique amène le lecteur à rentrer dans la peau des personnages. De ce fait, on ne lit plus, on vit l’histoire.

En clair, je ne peux que vous encourager à le lire à votre tour et entrevoir vos dons de détectives.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, traumatismes du passé, URBAN FANTASY
Série: Homoromance éditions |

Le sel dans le frigo par Alexia Damyl

Synopsis:

Mathilde, mère de famille et épouse enfermée dans un quotidien qui ne lui convient plus, décide d’aider ses amis Jason et Mathieu sur le chemin de la paternité. Lors de la préparation à ce changement de vie, elle fait la rencontre de Rachel, une amie de longue date de Mathieu.

Pleine de bonnes intentions, Mathilde ne mesure pas la réaction en cascade que sa proposition va engendrer ni l’attraction qu’elle va éprouver pour Rachel, un véritable électron libre, une femme aussi subtile qu’irrévérencieuse, qui va bouleverser l’équilibre du petit monde de Mathilde.

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Mathilde, trentenaire, mariée mère de famille dont la vie est devenue monochrome. Sa vie est une routine bien huilée à laquelle on peut s’identifier. Et puis un jour, une crise existentielle remet tout en question. Elle réalise qu’elle a encore envie de vivre sa vie de femme, de se sentir vivante. De ce fait, elle se propose pour devenir mère porteuse et offrir la vie à son meilleur ami et son mari en désir d’enfant.

Tout son monde va se retrouver bousculé de cette initiative, tout va être remis en question, car elle ne s’attend pas à ce que cette simple décision déclenche autant d’incidence par la suite.

Le point fort de l’histoire est sans conteste la plume d’Alexia, ce vécu, cette vérité franchement nette directe cruelle parfois qu’elle pose sur le papier. Tout dans la description des sentiments de Mathilde nous amène à nous remettre en question.

Il y a des passages où l’on ne peut que la montrer du doigt, nous dire que c’est une femme irresponsable égoïste égocentrique. Mais plus l’histoire avance et puis on se rend compte qu’au final nous aussi, nous aurions pu vivre cela. Nous aussi, nous pourrions avoir ce grain de sel qui fait dérailler cette machine si bien huilée qu’est notre quotidien.

Le thème principal, l’adultère est un sujet de très peu abordé et très difficile à traiter, car c’est une véritable prise de position. Or, Alexia se joue des préjugés. Elle nous pousse dans nos retranchements, en nous faisant vivre à travers Mathilde toute la culpabilité que cette femme endure, ce tiraillement entre ses sentiments et son devoir.

D’une personne désignée coupable, on commence à avoir de la compassion pour elle. Toute cette remise en question est vraiment la clé de l’intrigue. On ne sait pas comment cela va se terminer, mais on souffre avec elle.

Alexia se fait l’avocat du diable. Pourtant, à la fin de cette lecture, notre point de vue change. On ne juge plus. Nous comprenons que l’adultère ne repose pas que sur une seule personne, que cela ne se fait pas sur un coup de tête. Il y a tout un contexte des relations de cause à effet qui amène à cette situation et c’est là le gros point fort de cette histoire.

Une romance à lire à relire. Une histoire qui ne peut que nous remettre en question et faire en quelque sorte le bilan de notre vie.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homoparentalité, Le temps des choix, romance
Série: Les Editions Livresque |

Un Amour de soumis

Synopsis:

Alors que son mari part en Équateur plusieurs semaines, l’appétit sexuel de Julien est décuplé. Se retrouvant seul à Fontainebleau, à quelques jours d’un confinement sanitaire national, il croise Jordan, un ex-amant insatiable qui lui promet de lui être totalement soumis, aussi bien sexuellement que pour les tâches de la vie quotidienne. Julien est séduit et les deux jeunes hommes partent pour la Villa des Chasseurs. Ils vont y réaliser ensemble les fantasmes les plus extrêmes. Mais Jordan cache un insoupçonnable secret qui risque bien de les marquer à jamais et de changer complètement la nature de leur relation sadomasochiste.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance de Jordan et Julien dans « Un amour en cage » tiré de son premier recueil de nouvelles. Notons que ce roman peut être lu indépendamment ( ce qui est mon cas), cela n’est pas dérangeant.

Que dire de cette histoire ? Je me dois d’être franche, je lis peu de romances érotiques, car généralement c’est plus du fantasme. Mais il y a des exceptions, et Taram en est une. C’est érotique oui, c’est hyper  » chaud cacao » oui, mais la plume rend l’érotique beau et vulnérable !

« On ne juge pas les gens sur leurs fantasmes ». Cette phrase extraite de la romance résume à elle seule la volonté de l’auteur. Taram souhaite mettre en lumière cette pratique trop souvent catégorisée par des faux semblants. Mais et c’est en cela que la romance prend aussi une autre dimension, l’auteur évoque aussi les dérives liées à des apparences et des promesses souvent bien trompeuses. Derrière les beaux discours sur la délicatesse dans le BDSM, il y a quand même beaucoup d’accidents (l’auteur s’est inspiré de faits qui lui ont été relatés, ce qui ajoute encore plus de profondeur à ce récit). L’immersion est telle que nous nous retrouvons mal à l’aise, voire inquiets pour Jordan.

Son but ? Mettre en garde les jeunes contre les vendeurs de fantasmes où les performances promettent plus de plaisir…

Voilà pourquoi je suis fan de cette plume. Taram mène parfaitement sa romance érotique, mais toujours avec bienveillance et en la nuançant. Ces mêmes nuances amènent le lecteur à se remettre en question sur la pratique et le mettent en garde sur ses abus. Une prévention nécessaire et que nous ne pouvons que saluer. 

Un coup au cœur et de cœur pour Jordan. Bravo Taram.

 

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Genre: au delà des apparences, BDSM, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |