Wanted Doudou par Rose DARCY

Synopsis:

À vingt-quatre ans, Sydney est un graphiste renommé qui vit comme un ermite, reclus dans son appartement de Poughkeepsie avec son doudou, Burton. Sa phobie du monde extérieur et de ceux qui le peuplent l’a poussé à se retrancher à l’intérieur de lui-même, loin des autres.

Jusqu’à ce que son métier l’oblige à faire appel aux services de l’imprimeur du coin, Thayne Adams. Ce dernier est quant à lui déterminé à faire sortir Sydney de sa coquille, à lui montrer tout ce qu’il a à gagner en cessant de s’enfermer.

Un événement inattendu va les amener à se rapprocher tous les deux, à ouvrir les yeux, et à faire chacun quelques pas l’un vers l’autre, pour finir par se rencontrer à mi-chemin. Ensemble, ils vont redéfinir les contours de la relation qui les unit depuis le début sans qu’ils le sachent vraiment…

Mais Sydney sera-t-il assez fort pour surmonter ses appréhensions et se libérer ? Ou renoncera-t-il à sa seule chance de conquérir Thayne par peur ?

Deux hommes. Un doudou. Une histoire pas comme les autres…

 

Mon avis:

Voici un roman qui ne pie pas de mine au départ. Une histoire d un jeune homme agoraphobe qui perd son doudou. Mais là où on ne voit qu une simple romance en devenir, on se prend une claque. Quand l auteure nous explique le lien entre cette peluche et ce jeu homme, le lecteur se retrouve aussi bête que les autres personnages du livre. On juge ce jeune homme trop rapidement sur des préjugés. Et là je dis chapeau l auteur! réussir à nous faire ressentir cette culpabilité cette remise en question comme Thayne c est fort. Oui ce roman ne paie pas de mine mais il nous enrichit nous donne une belle leçon mortalité

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, handicap
Série: format kindle |

L’amant fantasmatique: Journal de Kerbihan par Guy BORDIN

Synopsis:

Les Esquimaux croient en l’existence d’amants fantasmatiques. Le narrateur l’apprend de son cousin historien du Canada, dont il est discrètement épris, quelque temps après leur arrivée dans une maison isolée entre lande et forêt bretonnes, où tous deux se sont retirés pour travailler.
Mais le séjour prend bientôt une tournure inattendue, avec d’hallucinantes flambées de désir, entre Finistère et étendues arctiques.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune apprenti historien qui fait la connaissance de Jean, cousin lointain découvert par hasard, lors d’un cours donné à la faculté. Jean est maître de conférences en histoire moderne spécialisée dans l’exploration et la colonisation française du Canada. Des histoires de famille ont fait qu’ils ne se connaissaient pas jusqu’alors. Notre jeune narrateur va alors se voir proposer d’aider son cousin pour sa thèse sur la vie en Nouvelle-France.

Tout est retranscrit sous forme de journal de bord où le narrateur retranscrit ces quatre semaines en vase clos avec celui pour qui il se découvre cette attirance inexplicable. Dans ce vase clos, le narrateur se retrouve spectateur impuissant de cet homme qu’il désire. Le fantasme se transforme peu à peu en obsession.

Tout au long de cette lecture, nous ressentons un réel inconfort de ce jeune homme face aux sentiments et pulsions qui le poussent vers ce cousin, ce sentiment de gêne vis-à-vis de ce parent et cette envie d’échappatoire tout en désirant profondément aller jusqu’au bout de son fantasme. Il est clairement tiraillé entre ce qu’il ressent jour après jour et qui ne fait que s’accentuer.

Entre le réel et le fantasme, la frontière est infime. L’auteur retranscrit avec brio ces sentiments de perdition et d’angoisses qui en découlent.

Les descriptions des ressentiments du personnage principal renforcent ce sentiment de vase clos, cet inconfort que nous ressentons, en même temps que le narrateur au fur et à mesure ce désir montant et pourtant insatisfait. Notre lecture devient alors à l’image de notre personnage anxiogène. Puis tout s’emballe. On ne sait plus distinguer le rêve et la réalité. Le doute s’immisce chez le lecteur.

À l’image de ces croyances d’Esquimaux, la métaphore d’amant fantasmagorique est attrayante, mais au final, elle entraîne indéniablement à la folie. On se referme sur soi-même, on s’isole du monde réel… Accepter l’inavouable, composer avec la réalité… Voilà ce à quoi notre narrateur se voit confronté.

Le titre prend alors tout son sens. Et l’on devient à notre tour spectateur silencieux de cette pièce de théâtre où désirs et toxicité se mêlent. L onirique se mêle à la réalité au point que le fantasme onirique devient horrifique.
Cela donne à réfléchir sur la dimension et la place du fantasme, qui peut tourner à l’obsession, jusqu’à isoler une personne. C’est autour de cette croyance que tourne l’histoire. Le tout est habilement mené par l’auteur.

Je peux vous dire que c’était sacré découverte, une lecture qui m’a sorti de ma zone de confort. Ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, je l’avoue, mais ma curiosité m’a poussé à lire, sans savoir quoi penser de ce jeune homme. Sans le vouloir, nous nous retrouvons entraînés dans quelque chose d’incontrôlable… notre lecture devient mystique.

Comme me l’a confié Guy, il préfère laisser parler la liberté de l’imagination. Il navigue aux frontières entre le réel tangible et tout le reste! Et je peux vous garantir que c’est un pari réussi pour ma part !

Préparez-vous à lire quelque chose de hors-norme, mais au combien fascinant… une lecture dont vous ne ressortirez pas indemne.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, faux semblants
Série: MAIA |

L’Amour suprême par Taram Boyle

Synopsis:

Jérémy est un charmant sportif de 19 ans, originaire d’une cité défavorisée. Il rencontre accidentellement Stéphane Davouret, un magnat de la mode arrogant et dédaigneux. Il lui propose une séance photos avec Malik, un sous-traitant dont il exploite secrètement les talents artistiques. Jérémy et Malik s’apprécient mutuellement, mais leur complicité spontanée déplaît au puissant homme d’affaires qui ne reculera devant rien pour les soumettre à ses exigences.

 

Mon avis:

Voici une histoire qui nous sort des sentiers battus. Ne vous fiez papa à la 4e de couverture… Elle est, à l’image de Jeremy trompeuse.

Jeremy, un jeune étudiant de 19 ans originaire d’une cité. Le jeune homme survit tant bien que mal avec sa mère dans cet environnement où pauvreté et apparences font loi.

Jeremy est un être à part. Dès le départ, on ne peut que se prendre d’affection pour ce jeune homme perdu, en quête d’identité. On ressent toute cette culpabilité qu’il traine tel un boulet, devant faire face à des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Il subit plus qu’il ne vit. Sa vie se résume à une source constante de peurs et de conflits intérieurs. Il est totalement dans le déni non pas par choix, mais par obligation. Mais des rencontres vont bouleverser son quotidien.

Taram, par la voix de Jeremy nous fait un véritable pamphlet de cette jeunesse perdue, en recherche de reconnaissance, celle qui est oubliée, celle qui cherche par tous les moyens d’exister. Il met en avant cette facilité avec laquelle elle tombe dans l’emprise de personnes qui les exploitent, eux et leurs failles. À trop vouloir briller, on s’en brûle les ailes…

Vous l’aurez compris, cette histoire est autant bouleversante que troublante. Elle nous sort de notre zone de confort. On devient spectateur impuissant de cette chute, on subit, comme Jeremy tout cet engrenage. Mais, et c’est important de le notifier, l’auteur nous offre une morale juste, à l’image de notre société : ne pas faire des généralités. Oui, il y aura toujours des abus, des personnes toxiques, mais nous avons tous ce choix : celui d’être heureux et de s’accepter. Jeremy ne peut que faire écho à notre propre parcours : entre excès et naïveté, une découverte de soi et de ses désirs n’est pas un long fleuve tranquille.

En clair, une claque magistrale, un coup de cœur revendiqué et un auteur que je prendrais plaisir à suivre par la suite.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, prostitution
Série: Auto édition |

La passion en M par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Etudiant en médecine n’est pas une partie de plaisir surtout quand il faut en plus subir les disputes quotidiennes de ses parents qui ne se supportent plus. Un jour la goutte d’eau de trop dans un vase remplit à ras bord tombe. Raphaël n’a pas beaucoup de ressources, mais il arrivera à s’en sortir, se promet-il.
Guitariste dans un groupe de musique, ce n’est pas ce qui permet de vivre correctement. Pourtant, pour rien au monde, Gabriel ne changerait sa vie. Mais pour garder son indépendance, il va devoir faire une concession, se trouver un colocataire pour l’aider à payer les factures.
Deux personnes au caractère diamétralement opposé et des modes de vie complètement différents vont devoir vivre sous le même toit.

Mon avis:

Raphaël, jeune étudiant en médecine de 26 ans est, contrairement à ses autres collègues et amis étudiant, plutôt du genre à jouer la carte de la discrétion. Engagé dans un cursus long et onéreux, il vit encore chez ses parents. Jusqu’à peu, il se satisfaisait de cette concession, mais les disputes à répétitions de ces derniers vont le pousser à partir de cet environnement toxique.
Et nous avons Gabriel. Gabriel le guitariste autodidacte qui ne vit que pour son art et son groupe : les Black Dogs. Gabriel, un autodidacte qui avec ses allures de loubard, sa réputation de Casanova et son caractère impulsif est un électron libre.

Deux modes de vies et de classe sociale différentes… rien ne pouvait amener ses deux hommes à se rencontrer et pourtant… Tout débute sur cette petite annonce : » beau gosse intelligent, recherche colocataire pour partage de frais« . Raphaël, malgré une certaine appréhension (justifiée d’ailleurs) va se retrouver en collocation avec cet homme qui ne se prend pas au sérieux.

Ce qui au départ devait être une collocation va prendre une tout autre tournure. L’un et l’autre vont devoir apprendre à vivre ensemble, faire des concessions. Mais plus encore, ils vont se sortir de leur zone de confort. Cette promiscuité imposée est une réelle remise en question sur ce qui était, jusqu’alors acquis.

Nous avons des scènes causasses, voir hippiques, mais qu’il parle à chacun d’entre nous. C’est du vécu, des petits incident ou instant de vie en communauté qui font écho à notre propre quotidien. On apprécie chaque petit détail qui dévoile peu à peu ces hommes derrière leur apparence. On ressent toute cette crainte, cette appréhension à se laisser à une intimité. On s’ouvre à l’autre, on dévoile ses fêlures, ses craintes… Mais aussi on s’expose aux autres. Assumer n’est pas quelque chose d’évident. Les apparences pèsent lourdement sur notre quotidien.

À l’image des compositions musicales de Gabriel, Marie Paule joue avec finesse sur les sentiments, les réactions de l’un et de l’autre, mais aussi ces remises en questions sur soi-même que l’on pensait acquises. C’est une comédie romantique, avec des amis qui sont plus que cela, une famille élargie auprès de laquelle nous nous immergeons.

Leur histoire est à l’image d’une composition en devenir: on tâtonne, on apprivoise, on essaie de trouver les bons accords pour au final créer une harmonie, une symphonie des sens. De cacophonie, nous devenons spectateurs de cette mélodie qui peu à peu va trouver sa propre harmonie.

Un feel good comme on les aime, qui fait échos à notre propre vécu. Une très belle découverte de la plume de cette auteure dans ce style.

Spéciale mention à JP…

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, Le temps des choix, musique
Série: Homoromance éditions |

Près de la rivière par Laur'el

Synopsis:

David a éprouvé de sérieuses difficultés à se remettre de sa précédente relation. Aujourd’hui, son existence tranquille et ses petites habitudes lui donnent entière satisfaction. Il souhaiterait pouvoir tout oublier et se débarrasser de sa thérapie qui traîne en longueur.
Une manœuvre de collègues malintentionnés le pousse à accepter une mutation. Contraint de revenir dans sa région d’origine, il y retrouve ses amis et sa famille. Mais aussi de moins bons souvenirs et un lieu de travail où personne ne désire l’accueillir à bras ouverts.
Simon est un homme en colère. Son personnel le sait, il en fait parfois les frais. En ce moment, ce qui le fait sortir de ses gonds, c’est cette entreprise qui, avec une proposition d’association « gagnant-gagnant », est venue s’incruster dans son magasin. Même s’il est conscient de sa responsabilité dans la situation actuelle, il ne la supporte plus. Pour tout arranger, voilà que cette boîte plus qu’agaçante lui colle une taupe !
Ces deux-là vont devoir s’entendre. Pourtant, entre la méfiance, les séquelles du passé qui persistent, les emportements et les non-dits, rien n’est joué d’avance.

Mon avis :

David est un homme qui subit ses traumatismes passés. D’une enfance compliquée à l’échec de sa dernière relation, il sent cette impression de stagner dans sa vie dans ce marasme ambiant. David vit dans le déni. Il se pense guéri de ses démons passés.

Mais voilà qu’un évènement va changer la donne. Missionné par son entreprise, il va devoir revenir dans ce village de son enfance.

On suit à travers cet homme toute la difficulté pour se reconstruire. Le déni, la peur, l’insécurité constante, ce besoin de tout contrôler. David va se retrouver confronté à ses pires angoisses dans cette nouvelle dynamique qui lui est inconnue. Face à ses réactions, on a tendance à juger sur des apparences et des aprioris, en particulier Simon, chef d’entreprise dévoué, mais aussi colérique et impatient. Il refuse de voir l’héritage de son grand-père lui être enlevé par cette société. Évidemment, son directeur commercial, David, va en faire les frais.

Ce qui au départ va être un combat de coq de basse-cour va prendre au fur et à mesure une toute autre direction. La relation va mettre du temps à s’installer. Rien n’est précipité, tout n’est que découverte, mis en confiance. Ils ne s’attendaient pas à ce que cette alliance commerciale leur apporte un tel changement dans leur vie.

 

Nous découvrons les fêlures de chacun : David et ces peurs, Simon et sa solitude. Laurel nous permet de suivre leurs reconstructions, leurs appréhensions, leurs remises en question. On s’y attache très rapidement. On ressent cette culpabilité de part et d’autre, cette peur de blesser ou être blessé, de faire mal même involontairement. De méfiance, nous passons à de la connivence, à cette envie de voir au-delà de l’apparence. Tout est question de découverte de l’autre, mais aussi et surtout d’acceptation.

Plus qu’une romance, l’auteure joue la carte de l’amour et sa pluralité : amour filial, amical ou sentimental. Les personnages secondaires sont partie prenante dans la reconstruction de David et de Simon, ce qui renforce cette idée d’unité et de soutien.
Quelques longueurs à certains endroits, mais cela n’enlèvent pas le plaisir de cette lecture. Cette relation prend son temps et c’est ce qui en fait sa richesse.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Barbès, mon Amour par Emmanuel Taffarelli

Synopsis:

Il s’appelle Karim, habite un quartier sensible au-delà du Périphérique et vivote du trafic de stupéfiants. Il s’appelle Alexandre, réside dans un immeuble cossu d’un beau quartier parisien et est une illustration de la jeunesse dorée désœuvrée. A priori, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant, en l’espace d’une nuit à la fois violente et passionnée, leurs destins vont être scellés à jamais. C’est une histoire d’amour interdit qui, en bousculant les préjugés des uns et des autres, révèle peut-être ce qu’il y a de plus profondément caché en chacun de nous. Et si dans le monde d’aujourd’hui ouvert à tous les vents, l’amour était la seule chose qui rende encore la vie supportable ?

Mon avis:

Dès le synopsis, on sait que cette lecture va marquer, va nous bousculer. Chose rare pour être notifié, il n’y a pas de chapitres, mais une rencontre inattendue deux êtres en apparence aux antipodes l’un de l’autre et pourtant, les apparences sont trompeuses. Vous l’aurez compris, dès le départ l’auteur nous prépare à ce roman. Notez que ce n’est pas une romance à proprement parlé, mais une tranche de vie, un sujet brûlant, d’actualité. Un acte engagé qui, de bout en bout, est assumé.

Karim, un jeune homme de banlieue, d’un quartier populaire, d’un de ses HLM délaissés. Karim, un homme aux origines marocaines et pourtant français. Un homme blasé par son quotidien, jugé sur les apparences, ses origines, ses fréquentations. Karim, un jeune homme qui survit plus qu’il ne vit dans ce quotidien sans avenir. Tout n’est qu’instinct de survie dans ces tours aux âmes torturées.
Karim va voir sa vie basculer par excès de gentillesse. Lui, ce jeune compatissant va se retrouver dans une situation périlleuse qui va l’amener à fuir. Malgré la peur qui le suit telle une ombre, il se retrouve grisé par cette bouffée de liberté si éphémère.

Alexandre lui est un jeune homme de 23 ans résidant dans les beaux quartiers. Là où tout n’est que ses amis, construisent leur avenir, poursuivent de brillantes études et se mettent en couple, lui, subit sa vie à contre-courant. Il ne ressent pas les mêmes aspirations que ces gosses de riches, ne peut réaliser les attentes de ses parents. Il est différent, il le sait. Il a subi son lot de moqueries, de rejets.

Le hasard va faire que ces deux êtres perdus vont se rencontrer dans des circonstances violentes et pourtant, ce soir-là leurs vies vont basculer. À son contact, Alexandre va se reconnaître en Karim. Aux antipodes l’un de l’autre, ils sont pourtant si semblables derrière ces apparences.

Tout au long de ce roman, ce sentiment d’interdit, de peur nous poursuit. On ressent une certaine forme d’urgence, cette volonté illusoire de sortir de ce carcan. Ce roman est à lui seul un jeu de dupes, car de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas.
Ce roman est tout simplement bouleversant et intense. On ressort de cette lecture avec une multitude de sentiments que je ne peux exprimer sans spolier. Mais je ne m’attendais pas à ça. Clairement, l’auteur s’est aussi joué de moi, lectrice. Chacun se fera un avis sur cette lecture, mais pour moi elle restera marquante.

Une lecture déroutante, mais qui marque. Une histoire à vif. 

 

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Genre: au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants
Série: Homoromance éditions |

Faux semblants par Collectif d'auteurs

Synopsis:

L’objet que vous avez entre les mains n’est pas un livre, pas du tout. Il a les pattes d’un dragon et la gueule d’un loup, l’esprit mathématique et la mémoire chaotique. Il vous tend quelques fleurs, la bague de vos rêves et la clef d’un coffre secret. Vous acceptez ? Vraiment ? Ne sentez-vous pas la pluie glacée qui coule le long de votre dos, n’entendez-vous pas les bijoux clinquer dans l’ombre ? Si vous vous fiez aux apparences, nous ne pouvons plus rien pour vous !

 

Mon avis:

Dès le départ, on nous met le nez dedans! Le synopsis de ce recueil résume à lui seul l’œuvre.

Ce recueil nous offre un panel d’auteurs de talent, mais aussi d’illustrateurs que l’on prend plaisir à découvrir. Merci à l’éditeur de nous donner leurs liens sur les réseaux pour les suivre.

Maintenant, parlons du recueil. Il s’agit de nouvelles MM et FF. On passe par un melting pot d’émotions et pour cause, les auteurs se jouent de la thématique. Tantôt cocasses et drôles, nous nous confrontons aussi à des histoires plus noires, tragiques. La lecture s’enchaîne et nous nous retrouvons bousculés par ces mots, liés à des maux.

Chaque nouvelle à son style, sa musique. Cela devient poétique, harmonieux. Ce que j’ai énormément apprécié, ce sont ces illustrations qui reflètent chaque univers. De la fantaisie au contemporain en passant par de la dark romance, c’est un véritable panel qui nous est offert.

Difficile de résumer chaque nouvelle sans spolier. Je vous propose donc de vous les présenter ainsi: en ouvrant ce recueil, vous allez faire face à de la pudeur, de la vanité, des mensonges, des duperies et leurs revers : culpabilité, imposture, peur,  tristesse, violence, abandon.

 

La thématique principale est réellement passionnante: les faux semblants. Il y a tant à dire sur cette thématique, tant de situations à explorer. Pourtant, il y a toujours ce point commun à chacune de ces nouvelles: que vaut une relation construite sur des faux-semblants ? Le mensonge est parfois le pire des poisons. Mais risquer de se montrer sous sa vraie nature entraîne toujours ce risque d’ être rejeté. Là est toute l’ ambiguïté des sentiments. Mais la duperie ne dure qu’ un temps…  On nous révèle les différents degrés des faux semblants et la cruauté qu’ils peuvent entraîner. Car cela est une réalité : les faux semblants ne sont que des actes égocentriques et cruels. Ils révèlent ces tabous qu’on ose révéler, dirigés par ce sentiment universel : la peur. Ces actes sont toujours justifiés comme un moyen de protéger des autres, de leurs regards, jugements au final. Et en cela on se retrouve en chacun d’ eux.

C’est en cela que ce recueil marque: cet écho à notre propre histoire, cette remise en question qui s’ensuit.

Encore merci pour ce moment de lecture. Je vous le recommande chaudement.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, fantasy, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, recueil, sexualité atypique, traumatismes du passé
Série: YBY Editions |

Le naufrage de Noé par Kelly Galhager

Synopsis:

Dans la vie, Noé est triste. Dépressif et suicidaire même. Gabin a l’air toujours heureux, enjoué et survolté. Pourtant Gabin habite lui aussi dans le couloir 4 du pavillon bleu de l’hôpital psychiatrique. Parrain de thérapie de Noé, les rôles vont peut-être s’inverser pour que chacun retrouve le bonheur malgré les interdits et les convenances.

Mon avis:

Nous faisons connaissance avec Noé lors de son arrivée dans le pavillon bleu. Il découvre son nouveau lieu de vie, adapté à des personnes « comme lui ».

Noé se pense perdu. Comme il le dit, tous ces médecins et thérapeutes pensent comprendre le mal dont il souffre, mais qu’en est-il en réalité ? Lui qui est si renfermé sur lui-même va se voir confronté à un élément inattendu : un parrain, Gabin.

On nage en eau trouble… On s’interroge dès le départ. Comme les autres on essaie d’apprendre à le connaître, le découvrir pour comprendre.

Comment survivre quand on a appris à se détester, à vivre avec le dégoût de soi ? Voilà ce qu’endure Noé depuis l’enfance jusqu’à cet appel d’espéré qui l’a mené dans cet hôpital. Il paraît soumis et résilié à cette vie qu’on lui impose.

Gabin, lui est,
avec ses antécédents et son comportement, un jeune homme un peu trop dans l’excès, instable, dangereux. On ne peut lui faire confiance selon certains thérapeutes. C’est une bombe à retardement. Mais encore une fois, les apparences sont trompeuses.

Voilà comment résumer cette histoire : un jeu de dupes.
L’un est lumière là où l’autre est obscurité. Mais leur rencontre va changer la donne, car dans le savoir, l’un et l’autre ont beaucoup plus de points en commun qu’ils ne le pensent. Ce qui au départ est une obligation non consentie va prendre une tout autre dimension. C’est une lecture intuitive où les maux ne nous sont pas révélés de front. L’auteur nous décrit de façon détournée tous ces « symptômes », ce mal-être qui entourent Noé, Gabin et les autres résidents, qui ne sont véritablement dévoilés qu’une fois que nous avons appris à les connaître. On ne peut que supposer et comme les psychologues et thérapeutes, appréhender les révélations.

Tout n’est qu’apparence et sensibilité. L’auteure joue ces cartes avec cette volonté de dévoiler leurs véritables natures. On les suit dans leurs introspections, leurs remises en question. Tout n’est que haine, amertume et rejet, solitude et souffrance ; incompréhension.
On se retrouve à avoir une bouffée de compassion pour ces personnes. On tremble parfois de peur d’une rechute, l’autodestruction plane au-dessus d’eux… On se retrouve, comme Noé et Gabin, sur un fil. Un fragile équilibre que nous ne pouvons que suivre avec appréhension.

Des sujets sensibles, actuels, qui touchent beaucoup de personnes, dont on parle peu. C’est une lecture marquante, finement amenée…

Bref j ai adoré. Franchement je note un 4 bien que quelques coquilles nous titillent les yeux, des mots oubliés certes, mais face à l’histoire, on les oublie à notre tour. C’est, à l’image de Noé et Gabin renversant de sincérité.
 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

La petite dernière par Fatima Daas

Synopsis:

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

Mon avis:

Je vous préviens immédiatement, cette lecture sort des sentiers battus. Ce n’est pas une romance, mais un témoignage, un cri du cœur.

Nous faisons la connaissance de Fatima. Fatima qui ne trouve pas sa place. Issue d’une famille aux origines algériennes, musulmans pratiquants d’une banlieue de Clichy, Fatima à ce sentiment d’imposteur qui la poursuit.

L’auteure nous offre son témoignage, celui d’une jeune femme comme beaucoup qui se retrouve tiraillée entre une culture et ses croyances, et cette société moderne.
Nous rentrons dans l’intimité de l’auteure. C’est une confession qu’elle nous offre. Depuis enfant, elle n’arrive pas trouver sa place. Chaque membre de sa famille a son rôle et s’épanouit pleinement. Mais ce n’est ce qu’elle souhaite pour SA vie. Elle essaie pourtant, mais évolue avec ses émotions contradictoires. Des rapports inconstants et instables c’est continuellement.

« Transgresser les commandements reviendrait à s’assumer, ressembler à ce que l’on ne veut pas être. Toute la difficulté est là : comment avouer l’inavouable, rejeter son patrimoine, sa culture, sa religion.

Elle va grandir en cherchant désespérément ce sentiment d’appartenance. Elle va se chercher et Nina va arriver dans sa vie. Nina va bouleverser son monde et la vision qu’elle s’en faisait.

Ne cherchez pas de romance. Nous avons sous les yeux un journal intime, une confidence que l’auteure nous offre. Ces fragments de vie passés. C’est cash, c’est douloureux, c’est si fragile. Mais en réalité c’est surtout criant de vérité.

Elle aborde avec beaucoup de maîtrise la thématique de l’homosexualité et la religion au cœur de ce livre. On découvre les us et coutumes de cette religion et on se rend compte que les interprétations des textes, interdiction au péché… Cela fait écho à d’autres religions et leurs homophobies.

Au final, cette lecture est fragile et douce de fragments de vie…

En refermant ce livre, on s’interroge, on se remet en question… C’est percutant. Et on ne peut dire qu’une chose : Bravo.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, religion
Série: Les Éditions Noir sur Blanc |

« Arrête avec tes mensonges » par Philippe Besson

Synopsis:

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter :  » Arrête avec tes mensonges.  » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune homme blasé alors âgé de 17 ans.
À l’époque, c’est un élève studieux sans  aucune ambition autre que de plaire à ses paires. Mais c’est aussi un jeune homme marginalisé, traité par les autres étudiants, car il dénote de la meute…  Oui il aime les garçons, de cela il en est sûr, mais il préfère se taire que d’avouer. Il est dans une sorte de déni volontaire face aux autres. Une façon de se détacher de cette étiquette d’exemplarité qu’on lui colle à la peau.
Oui, mais l’arrivée de Thomas va tout changer. Thomas, l’énigmatique étudiant d’une autre classe, inaccessible, celui qui ne prend jamais part aux moqueries, mais qui ne connait même pas son existence. Un étranger à ses yeux, un garçon à l’évidence pas pour lui. Et portant, Thomas va changer le cours de son existence toute tracée.
L’homme qui nous raconte son histoire se dévoile à nous sans pudeur, avec un regard critique sur ce jeune homme qu’il a été et qui a connu ce premier amour. Un amour fort, puissant qu’il n’oubliera pas, mais qui restera sous silence. Un secret, voilà comment elle se définissait. Un secret inavouable dans ce coin perdu, dans ce monde si étroit d’esprit, dans une époque où le Sida commence à faire parler, mais sans imaginer les drames qu’il engendrera. C’était en 1984 et pourtant, ce secret finira par le rattraper.

Il y a peu de dialogue. L’homme se met à nu face à son interlocuteur, nous les lecteurs. Un instant hors du temps, une parenthèse où il cesse ses mensonges, nous ouvre son intimité et des sentiments qu’entraîne ce mensonge à ma vue des autres: le manque, la privation, l’attente, le désir, inaccessibilité, cette pour constante d’être découverts, qui est amplifié par les premiers émois qui ne peuvent durer toute une vie… Qui ne sont qu’une parenthèse enchantée dans ce quotidien qui leur sont dictés.

Ce qui choque, une véritable volonté de l’auteur , c’est que cette histoire n’est autre qu’une confession. Un cadeau qu’il nous offre, un message lourd de sens.

Voilà ce qu’il nous livre: la vérité sur des désirs réprimés à cause des autres… Et ces émois lors de ses instants d’abandon, d’oubli de soi que l’on tait, qu’on se refuse, ces mensonges éhontés et pourtant si beaux, ce sentiment de gâchis.

Un mot résume ce bijou: défection. Un livre qui sonne telle une claque.

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NB je mets le format ebook et Poche, le format papier étant moins cher.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Pocket |