Douleurs Miroir par Cha Reinhardt, Laurence Barjy

Synopsis:

Un regard sur notre histoire : L’intolérance… Jonas la connait bien, il la côtoie tous les jours. Il la subit. Il en est responsable aussi, parfois. Est-ce qu’une après-midi et un vieux photographe pourraient changer les choses ? Peuvent ils suffire à transformer le regard des autres, et celui qu’on pose sur sa propre existence ? De bleu et de rouille : Pour lui, tout n’est que couleurs et sexe. Des corps, de la crasse, des teintes qui l’obsèdent et dont il ne parviendra jamais à restaurer les nuances. Une addiction trop ancrée en lui pour qu’il puisse s’en défaire. À moins que la rouille et le bleu qui s’invitent dans sa vie ne constituent un début de réponse ?

Mon avis:

Il y a des rencontres impromptues qui remettent en cause cette illusion d’équilibre précaire qui tente de combler ce vide abyssal avec lequel ils doivent survivre.
Une introspection face à son propre reflet et des choix qui se jettent sur eux tels une claque magistrale

Le titre du recueil est juste le plus juste résumé de ces deux parcours de vie. Et la morale, elle, est implacable.
Oui c’est une claque monumentale que je viens de prendre. Une puissance des mots sur des maux silencieux. Merci à Laurence Barjy Zimmermann et Cha Reinhardt pour cette claque monumentale.

Vous m’avez tout simplement bouleversée. J’ai pris mon temps car oui c’est une lecture difficile mais bordel, c’est ma came ! 

 

Avis à l’éditeur: il faut qu’il soit réédité, qu’il soit lu !

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

Commande à faire directement auprès des auteures, le broché n’étant plus à la vente.

 


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: Mix Editions Romans |

Les Somnambules par Ophélie Pemmarty

Tome 1

Quentin a dix-sept ans. C’est un ado comme les autres, qui aime écouter de la musique, aller au cinéma, ou envoyer plein de textos… mais qui préfère les garçons aux filles. Même si ce n’est pas toujours facile, il assume et fait face au quotidien.
Depuis le début de l’année scolaire, un nouvel élève, Enzo, le trouble beaucoup. Pourtant, celui-ci semble le détester. Et quand ils se retrouvent partenaires pour un atelier très spécial, la situation devient encore plus tendue. Pourquoi Enzo est-il si distant avec lui, et à la fois si changeant ? Quels secrets cache-t-il derrière son attitude arrogante, son regard triste ? Quentin voudrait le comprendre, l’aider, mais Enzo lui accordera t-il sa confiance ?
Tome 2
Dix ans après Les Somnambules, plus d’atelier spécial, de chassé-croisé amoureux, ni de confidences au bord de la piscine… Quentin et Enzo ont grandi et construisent pas à pas leur vie d’adulte. Mais à tous les âges viennent les doutes, les questions, les épreuves de la vie auxquelles il faut faire face, tôt ou tard.
Enzo et Quentin savent qu’à deux, il est plus facile de les surmonter, même s’ils se déchirent parfois de trop s’aimer. Oui, à deux, ils sont plus forts, unis contre le pire… et pour le meilleur.

Mon avis:

Tout commence au lycée, lorsque Quentin et Enzo se retrouvent partenaires pour un atelier très spécial. Le premier est un adolescent rêveur mais confiant, qui assume son homosexualité même si cela ne lui a pas toujours facilité la vie. Le second est à la fois renfermé, changeant et solitaire, et il semble cacher bien des secrets derrière son air arrogant et son regard triste… Autant dire que leur travail en commun ne débute pas dans les meilleures conditions.
Quentin, déjà troublé par l’attitude mystérieuse d’Enzo, va cependant tout faire pour gagner sa confiance et tenter de découvrir qui se cache réellement derrière cette carapace. Un long chemin parfois douloureux, rempli de révélations et de surprises ; mais qui les emmènera peut-être à marcher ensemble vers une belle histoire…

De quel droit se permettons de juger une personne parce qu’elle aime une autre personne du même sexe?

Tout le long du récit, l’auteure nous montre la réalité endurée par ces couples. Rien n’est enjolivé, rien ne nous est épargné. Encore aujourd’hui, des actes homophobes se passent tous les jours sous silence des médias.

Là où elle met son atout, c’est dans la personnalité de Quentin. Son héro assume ce qu’il ait. Il refuse de se cacher. Il montre à tous ceux qui portent des préjugés qu’il est un homme, qu’il a des forces et des faiblesses, du savoir et du professionnalisme, comme tout le monde. Etre gay ne le rend pas différent d’un autre homme.

Les personnages secondaires sont tout aussi important. Que se soit ceux qui acceptent l’homosexualité de Quentin ou ceux qui la rejettent avec force. Ce texte est une réelle young romance mais aussi et surtout, un témoignage, un exemple pour ces jeunes qui sont perdus et se cachent.

Certaines scènes homophobes nous mettent réellement mal à l’aise, en colère car on devient spectateur impuissant. Mais après cette lecture, on se rend compte que nous aussi pouvons agir, prendre la parole! Donc oui, pari plus que réussi!

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: faux semblants, homophobie, romance young adult

Takeover par Anna ZABO

 # 1  – entreprise de séduction Michael et Sam

Michael Sebastian pensait que Curacao serait le lieu parfait pour s’amuser. Lorsque Sam Anderson entre dans le bar, il attire aussitôt son attention : corps tendu, costume de luxe, Michael est plus que ravi de lui donner un coup de main pour relâcher la pression

Après le sexe le plus intense qu’il ait jamais connu, Sam doit affronter la dure réalité : il n’a droit qu’à une nuit avec un magnifique inconnu dominateur avant de retourner dans le placard où il étouffe depuis des années. Mais lors de sa première journée à la tête d’une entreprise de technologie en faillite, il découvre que Michael fait partie de ses employés. Luttant contre leurs désirs, ils doivent allier leurs forces pour sauver l’entreprise…

 # 2 – une affaire de séduction – Justin et Eli

Justin White manque de confiance en lui, mais est déterminé à gravir les échelons dans sa société. Pour cela, il lui suffit juste de convaincre le directeur financier, l’autoritaire Eli Ovadia. Malheureusement, Justin perd tous ses moyens devant lui… Encore traumatisé par un tragique accident, Eli est devenu un maniaque du contrôle. Jusqu’à ce que sa rencontre avec Justin lui donne enfin envie de lâcher prise et de repousser leurs limites. Mais son inextinguible soif de dominer ne sera-t-elle pas un frein à leur relation ?

 

Mon avis:

Cette série est une critique ouverte de l’homophobie dans le milieu des cols blancs des entreprises. En vu du pouvoir, de leur place dans une société, l’éthique doit elle prendre le dessus en vue de leur fonction, quitte à rester dans le placard et être malheureux? La sexualité d’un patron peut elle réellement influencer son travail, sa perception des choses? La rentabilité doit elle passée après le bonheur et le bien être d’une personne?

L’auteure nous prouve que quelque soit les choix dans la vie privée, elle a forcément une influence dans notre vie professionnelle. Une personne qui n’a pas cet équilibre en privé, qui doit se « caché », doit rester dans le placard pour « sauver les apparences » ne peut être productive et rentable pour la société. Elle cerne parfaitement ce problème de cette société bigote qui ne joue que sur des apparences.

Elle nous présente aussi les risques et les dérives du BDSM. Elle nous apporte un éclairage sur ces pratiques considérées comme taboues mais qui n’ont rien de dégradante ou humiliante.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: BDSM, homophobie
Série: Milady |

Aime-moi ! par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

A vingt-et-un ans, Louane est plus seule que jamais, à la rue. Elle a tournée le dos à sa famille et ses amis n’en sont pas. Alors qu’elle fuit tout ce qu’elle rejette de la société, elle rencontre Sabrina, une fille au tempérament étrange. Son passé lui a prouvé qu’elle devait se méfier des gens. La différence n’est pas tolérée dans la société. Mais pourquoi cette fille avec sa tenue orange et bleue se montre si gentille et attentionnée ? Pourquoi ne semble-t-elle pas dégoûtée au fur et à mesure que les jours passent ? Alors qu’elle est devenue une fille sauvage, Louane va petit à petit s’ouvrir à Sabrina, cette femme au grand coeur qui lui apporte chaque soir un peu de réconfort.

 

Mon avis:

Quand une plume nous transmet fragilité et émotions…

Aime-moi est le premier roman FF que Marie Paule nous offre. Je l’avoue, je suis une fan de ses romances MM. contrairement à ces autres romans, l’histoire et la manière de la conter est à l’image de son héroïne : tout en fragilité et douceur. J’ai redécouvert sa plume sous un angle différent, mais qui m’a énormément touchée.

Nous faisons la connaissance de Louanne, une jeune femme SDF totalement perdue dans cette société qui l’ignore. Elle survit par miracle, nous pouvons le dire, jusqu’à cette rencontre inattendue : Sabrina. Par son intermédiaire, Louanne va peu à peu reprendre sa vie en main.

L’auteure s’attaque à un sujet très peu exploité et pourtant réellement présent : ces jeunes qui sont jetés à la rue, car ils ont fait « le mauvais choix ». Elle nous décrit leurs quotidiens et toute la difficulté de trouver sa place dans une société où l’apparence fait moi. Comme tant d’autres, l’auteure met en lumière ces jeunes qui fait au poids des convictions religieuses archaïques et homophobes, des apparences se retrouvent dans des situations inconsidérées et pourtant encore d’actualité.

À l’image du conte duquel l’auteure s’inspire, Louanne est tel ce vilain petit canard qui ne demande qu’à devenir un magnifique cygne. La romance entre les deux femmes se construit doucement ce qui est, de mon point de vue, très bien mené, car précipiter les choses aurait faussé la véracité des sentiments et des remises en question.

C’est cela qui rend l’histoire profonde. On ne parle pas d’une romance lambda entre deux femmes de classes différentes, mais d’une réelle introspection d’une jeune femme bafouée à tort et de son acceptation.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, homophobie, religion, survivants, traumatismes du passé

N’essuie jamais de larmes sans gants par Jonas Gardell

Synopsis :

Rasmus quitte enfin la Suède profonde pour Stockholm où il va pouvoir être lui-même et ne plus se faire traiter de pédé mais l’être vraiment. Benjamin vit dans les préceptes et le prosélytisme inculqué par ses parents. Sa conviction vacille le jour où Paul, qu’il est venu démarcher, l’accueille avec simplicité et bienveillance, et lui lance « Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ? » Rasmus et Benjamin vont s’aimer, et l’un d’eux va mourir, comme tant d’autres. Ils étaient pleins de vie, une bande d’amis qui s’étaient choisis comme famille. Ils commençaient à être libres lorsque les premiers malades séropositifs au VIH furent condamnés à l’isolement. Pour la première fois en France, LE roman suédois sur les années sida, une épidémie mortelle inconnue, face à la quelle toutes les politiques sociales ou sanitaires échouèrent.

Mon avis :

ATTENTION !

Je préfère vous prévenir dès à présent, cette histoire est un énorme coup de cœur, mais très éprouvant à lire !

Bien que cela soit un pavé qui est écrit en petits caractères, je n’ai pas pu détacher mes yeux du livre. L’auteur nous immerge dans les débuts des années SIDA dans un pays très peu abordé dans la littérature, la Suède.

Le titre en lui même annonce la couleur. Nous alternons entre présent et souvenirs passé ce qui amplifie nos appréhensions sur les moments présents. Il se compose de trois parties : l’amour, la maladie et la mort avec une touche de religion. L’auteur prend cette liberté de ne rien censurer. On découvre le sort des homosexuels à cette époque sans pour autant tomber dans le mélo dramatique.

On se retrouve à avoir les larmes aux yeux, le cœur qui se serre pour ces personnages auquel nous nous attachons très rapidement. Rien ne nous est épargné. C’est une tragédie magnifiquement abordée que je ne peux que vous recommander, une leçon d’histoire qui mérite d’être lue.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

https://urlv.fr/y47i

 


Genre: choc des cultures, drame psychologique, homophobie, maladie, religion, traumatismes du passé, VIH
Série: Gaïa Éditions |

Un camion à la croisée des chemins par Cathy Devignard

Synopsis:

Chris est, ce qu’on pourrait appeler, un vieux loup solitaire. Il s’est isolé du monde dans son camion le jour où Marie l’a quitté, jusqu’à cet instant où une rencontre improbable vient bouleverser sa vie.
De quelle origine est le lien qui vient enchaîner Chris à Mattia, jeune gay tombé du ciel, à l’âme sensible et tourmentée ?
C’est le début d’un questionnement pour Chris, sur ses sentiments, et la découverte d’un autre et de lui-même. Un jour il a aimé, comme tout le monde, mais peut-on aimer différemment ?
Il nous entraîne à travers les pays d’Europe, nous livrant ses émotions, ses doutes et ses craintes. Il n’est plus seul.
Et si le bonheur était au bout de la route ?

 

Mon avis:

Un sublime histoire qui part d’une question toute simple: « et si l’un de mes enfants était homosexuel ? ».

De ce questionnement est né ce sublime roman révélant la dure réalité à laquelle sont confrontés les jeunes homosexuels dans leur quotidien.

Celui d’un environnement familiale où les préjugés ont à la vie dure… Le rejet d’un parent qui s’impose sans même prendre le temps de se demander si ce rejet ne lui fera pas perdre son enfant…

Celui de l’environnement du monde du travail. Cathy DEVIGNARD n’a pas donné à Mattia le chemin le plus facile. Le monde des chauffeurs routiers fait parti des métiers où le machisme et la testostérone ne peuvent juger un homosexuel comme un sous homme. Un préjugé qu’elle balaie d’un revers de la main de la manière la plus efficace: elle nous montre qu’être homosexuel n’empêche pas un homme de travailler, apprendre et faire comme un hétérosexuel voir mieux.

De plus, il y a toute une remise en question sur cette relation entre Chris et Mattia. En effet, se découvrir attiré par un homme, de surcroît avec une différence d’âge est difficile à gérer. Mais une fois encore, l’auteure nous met en avant ce préjuger des homosexuels volages est complètement faussée.

Une relation est la même pour un hétéro ou un homo. Elle connait des questionnement, une évolution, un épanouissement … les épreuves sont les mêmes, les questionnements aussi. Les sentiments de jalousie, de protection, d’affirmation sont là aussi les même.

En bref, ce roman qui donne un grand coup de pied à tous ces préjugés. Et le défi est plus que relevé.

 

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: homophobie, Le temps des choix, métier
Série: EDITIONS GAIES ET LESBIENNES |

L’Amour suprême par Taram Boyle

Synopsis:

Jérémy est un charmant sportif de 19 ans, originaire d’une cité défavorisée. Il rencontre accidentellement Stéphane Davouret, un magnat de la mode arrogant et dédaigneux. Il lui propose une séance photos avec Malik, un sous-traitant dont il exploite secrètement les talents artistiques. Jérémy et Malik s’apprécient mutuellement, mais leur complicité spontanée déplaît au puissant homme d’affaires qui ne reculera devant rien pour les soumettre à ses exigences.

 

Mon avis:

Voici une histoire qui nous sort des sentiers battus. Ne vous fiez papa à la 4e de couverture… Elle est, à l’image de Jeremy trompeuse.

Jeremy, un jeune étudiant de 19 ans originaire d’une cité. Le jeune homme survit tant bien que mal avec sa mère dans cet environnement où pauvreté et apparences font loi.

Jeremy est un être à part. Dès le départ, on ne peut que se prendre d’affection pour ce jeune homme perdu, en quête d’identité. On ressent toute cette culpabilité qu’il traine tel un boulet, devant faire face à des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Il subit plus qu’il ne vit. Sa vie se résume à une source constante de peurs et de conflits intérieurs. Il est totalement dans le déni non pas par choix, mais par obligation. Mais des rencontres vont bouleverser son quotidien.

Taram, par la voix de Jeremy nous fait un véritable pamphlet de cette jeunesse perdue, en recherche de reconnaissance, celle qui est oubliée, celle qui cherche par tous les moyens d’exister. Il met en avant cette facilité avec laquelle elle tombe dans l’emprise de personnes qui les exploitent, eux et leurs failles. À trop vouloir briller, on s’en brûle les ailes…

Vous l’aurez compris, cette histoire est autant bouleversante que troublante. Elle nous sort de notre zone de confort. On devient spectateur impuissant de cette chute, on subit, comme Jeremy tout cet engrenage. Mais, et c’est important de le notifier, l’auteur nous offre une morale juste, à l’image de notre société : ne pas faire des généralités. Oui, il y aura toujours des abus, des personnes toxiques, mais nous avons tous ce choix : celui d’être heureux et de s’accepter. Jeremy ne peut que faire écho à notre propre parcours : entre excès et naïveté, une découverte de soi et de ses désirs n’est pas un long fleuve tranquille.

En clair, une claque magistrale, un coup de cœur revendiqué et un auteur que je prendrais plaisir à suivre par la suite.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, prostitution
Série: Auto édition |

Faux semblants par Collectif d'auteurs

Synopsis:

L’objet que vous avez entre les mains n’est pas un livre, pas du tout. Il a les pattes d’un dragon et la gueule d’un loup, l’esprit mathématique et la mémoire chaotique. Il vous tend quelques fleurs, la bague de vos rêves et la clef d’un coffre secret. Vous acceptez ? Vraiment ? Ne sentez-vous pas la pluie glacée qui coule le long de votre dos, n’entendez-vous pas les bijoux clinquer dans l’ombre ? Si vous vous fiez aux apparences, nous ne pouvons plus rien pour vous !

 

Mon avis:

Dès le départ, on nous met le nez dedans! Le synopsis de ce recueil résume à lui seul l’œuvre.

Ce recueil nous offre un panel d’auteurs de talent, mais aussi d’illustrateurs que l’on prend plaisir à découvrir. Merci à l’éditeur de nous donner leurs liens sur les réseaux pour les suivre.

Maintenant, parlons du recueil. Il s’agit de nouvelles MM et FF. On passe par un melting pot d’émotions et pour cause, les auteurs se jouent de la thématique. Tantôt cocasses et drôles, nous nous confrontons aussi à des histoires plus noires, tragiques. La lecture s’enchaîne et nous nous retrouvons bousculés par ces mots, liés à des maux.

Chaque nouvelle à son style, sa musique. Cela devient poétique, harmonieux. Ce que j’ai énormément apprécié, ce sont ces illustrations qui reflètent chaque univers. De la fantaisie au contemporain en passant par de la dark romance, c’est un véritable panel qui nous est offert.

Difficile de résumer chaque nouvelle sans spolier. Je vous propose donc de vous les présenter ainsi: en ouvrant ce recueil, vous allez faire face à de la pudeur, de la vanité, des mensonges, des duperies et leurs revers : culpabilité, imposture, peur,  tristesse, violence, abandon.

 

La thématique principale est réellement passionnante: les faux semblants. Il y a tant à dire sur cette thématique, tant de situations à explorer. Pourtant, il y a toujours ce point commun à chacune de ces nouvelles: que vaut une relation construite sur des faux-semblants ? Le mensonge est parfois le pire des poisons. Mais risquer de se montrer sous sa vraie nature entraîne toujours ce risque d’ être rejeté. Là est toute l’ ambiguïté des sentiments. Mais la duperie ne dure qu’ un temps…  On nous révèle les différents degrés des faux semblants et la cruauté qu’ils peuvent entraîner. Car cela est une réalité : les faux semblants ne sont que des actes égocentriques et cruels. Ils révèlent ces tabous qu’on ose révéler, dirigés par ce sentiment universel : la peur. Ces actes sont toujours justifiés comme un moyen de protéger des autres, de leurs regards, jugements au final. Et en cela on se retrouve en chacun d’ eux.

C’est en cela que ce recueil marque: cet écho à notre propre histoire, cette remise en question qui s’ensuit.

Encore merci pour ce moment de lecture. Je vous le recommande chaudement.

 

 Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

17


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, fantasy, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, recueil, sexualité atypique, traumatismes du passé
Série: YBY Editions |

La petite dernière par Fatima Daas

Synopsis:

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

Mon avis:

Je vous préviens immédiatement, cette lecture sort des sentiers battus. Ce n’est pas une romance, mais un témoignage, un cri du cœur.

Nous faisons la connaissance de Fatima. Fatima qui ne trouve pas sa place. Issue d’une famille aux origines algériennes, musulmans pratiquants d’une banlieue de Clichy, Fatima à ce sentiment d’imposteur qui la poursuit.

L’auteure nous offre son témoignage, celui d’une jeune femme comme beaucoup qui se retrouve tiraillée entre une culture et ses croyances, et cette société moderne.
Nous rentrons dans l’intimité de l’auteure. C’est une confession qu’elle nous offre. Depuis enfant, elle n’arrive pas trouver sa place. Chaque membre de sa famille a son rôle et s’épanouit pleinement. Mais ce n’est ce qu’elle souhaite pour SA vie. Elle essaie pourtant, mais évolue avec ses émotions contradictoires. Des rapports inconstants et instables c’est continuellement.

« Transgresser les commandements reviendrait à s’assumer, ressembler à ce que l’on ne veut pas être. Toute la difficulté est là : comment avouer l’inavouable, rejeter son patrimoine, sa culture, sa religion.

Elle va grandir en cherchant désespérément ce sentiment d’appartenance. Elle va se chercher et Nina va arriver dans sa vie. Nina va bouleverser son monde et la vision qu’elle s’en faisait.

Ne cherchez pas de romance. Nous avons sous les yeux un journal intime, une confidence que l’auteure nous offre. Ces fragments de vie passés. C’est cash, c’est douloureux, c’est si fragile. Mais en réalité c’est surtout criant de vérité.

Elle aborde avec beaucoup de maîtrise la thématique de l’homosexualité et la religion au cœur de ce livre. On découvre les us et coutumes de cette religion et on se rend compte que les interprétations des textes, interdiction au péché… Cela fait écho à d’autres religions et leurs homophobies.

Au final, cette lecture est fragile et douce de fragments de vie…

En refermant ce livre, on s’interroge, on se remet en question… C’est percutant. Et on ne peut dire qu’une chose : Bravo.

 

Intéressé(e) ? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, religion
Série: Les Éditions Noir sur Blanc |

Willowra par Kadyan

Synopsis:

Willowra fait partie de l’histoire de Gabrielle. Le grand domaine familial de l’arrière-pays australien a été son royaume avant que son homosexualité ne la pousse à le fuir, laissant derrière elle son frère et ses parents pour se réfugier à Sydney. Des années plus tard, alors qu’elle vit avec sa compagne Tess, elle se voit obligée d’y retourner. Ce départ coïncide avec les premières difficultés que les deux jeunes femmes rencontrent dans leur couple. Gabrielle craint de ne pouvoir affronter les changements qui vont bientôt affecter leur vie. C’est donc avec réticence qu’elle accepte la dernière volonté de sa grand-mère Victoria, mourante, réclame la présence des siens auprès d’elle. Elle veut leur dévoiler certains secrets qu’elle a jusqu’ici jalousement gardés. Gabrielle va alors découvrir l’histoire surprenante et exceptionnelle de sa famille au fil des vies de Jason, de Maggie et de Victoria, l’histoire de Willowra.

Mon avis :

Quand nous faisons la connaissance de Gabrielle, celle-ci est dans une situation difficile. En couple avec Tess, elle a tout pour être heureuse : une bonne situation, une relation idyllique et un bébé en route.
Mais voilà, l’arrivée de ce dernier fait rejaillir ses plus profondes peurs, ses échecs envers sa famille. Famille qu’elle a fuie depuis tant d’années, car ils étaient incapables de l’accepter tel qu’elle est. L’arrivée de ce petit être dans sa vie fait que tout est remis en question. Le destin va s’imposer à elle et va la forcer à retourner à Willowra. Un dernier souhait ne peut être ignoré quand il est émis par une personne à laquelle on tient. C’est donc avec de l’appréhension qu’elle retourne sur les traces de son passé…

Mais si c’était elle qui se fourvoyait ? Ne juge-t-elle pas trop vite sur des apparences ? Ne s’est-elle pas totalement trompée ?

Ce qui devait être qu’un simple voyage pour soutenir une grand-mère sur son lit de mort va devenir un moment hors du temps. Un moment où les secrets de famille vont être mis en lumière. Willowra n’est pas qu’un simple bout de terre dans un endroit perdu dans la cambrousse. C’est avant tout l’héritage d’une famille.

Kadyan nous propose à travers cette fabuleuse confession, un partage, mais aussi et avant tout une transmission. L’évolution de ces générations de femmes qui malgré les préjugés, on réussit à construire leur famille. On découvre le prix de ce désir si simple et pourtant impensable…
On retrace la condition des femmes à travers les générations. Tout démarre avec Jason, l’arrière-grand-père de Gab. On nous retrace un pan de l’Histoire, celle de ces femmes et de leur condition au début du siècle dernier.

C’est un magnifique travail de mémoire que Kadyan nous offre, nous montrant que malgré les préjugés, l’amour reste l’amour et que rien ne peut changer cela. Beaucoup se seront battues pour arriver à vivre ouvertement cet amour aujourd’hui. Ce qui hier était impensable, inacceptable est aujourd’hui quelque chose de commun, de beau. On ose, on se montre et on ne fait plus attention aux qu’en dira-t-on…
Willowra n’est pas que de simples terres perdues dans cette Australie-Occidentale, où la population n’est que préjugés et homophobie.

Les apparences sont souvent trompeuses. Beaucoup de secrets sont restés enfouis au fil des ans… Des non-dits jusqu’à ce jour. On ressent que cela soit du côté de Gabrielle ou de sa famille ce sentiment de gâchis, ce regret qui nous poursuit tout au long de cette lecture. Le poids des non-dits, ce manque de communication, cet échec de ne pas oser, ce manque de confiance… Tout n’est que regrets. Mais cela n’est en rien pesant. Le regret amène au questionnement, à cette envie de réparer ce qui a été cassé. C’est une histoire intime, celle d’une enfant qui se réconcilie avec sa famille. Car Willowra est aussi et avant tout l’histoire de femmes insoumises, des femmes qui font de leur rêve une réalité aimée librement. Tout n’est qu’ambivalence entre cette envie de vivre librement son amour et ce goût d’amertume face aux conséquences de ce choix sur notre vie, mais aussi celle des autres. On souffre avec elles, on se réjouit pour elles. Tout n’est que sentiments. Des sentiments sans demi-teinte. Kadyan n’enjolive rien sans pour autant noircir à l’excès. C’est juste, c’est réaliste, c’est une confession que l’on découvre en même temps que Gabrielle.

On devient à notre tour spectateur, se languissant de voir l’évolution, l’appréhension des péripéties… Voilà ce qu’est Willowra : un instant de partage, une histoire d’acceptation de soi, sans restriction, sans préjugés.

C’est en cela que cette histoire prend une tout autre dimension. On devient un tout, on nous accueille et à notre tour, nous ressentons une certaine appartenance à cette famille atypique et pourtant si touchante. Une histoire qui au fil de la lecture devient un véritable coup de cœur.

 

Intéressé(e) ? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, dépaysement, faux semblants, historique, homoparentalité, homophobie
Série: Homoromance éditions |