Mauvais fils par Raphaële Frier

Synopsis:

Fils unique, Ghislain a du mal à être ce que l’on attend de lui : un bon élève, viril et surtout hétérosexuel. Devant ses résultats médiocres au lycée, son père le pousse à se former au métier d’électricien, un vrai métier d’homme. Après des journées à cacher des fils et poser des prises, Ghislain passe ses soirées dans des bars gays où il vit ses premières expériences sexuelles. Lorsque son père s’en aperçoit, il le met à la porte. Un suspens psychologique de bout en bout.

Mon avis:

C’est un roman assez court, destiné en apparence à un jeune publique mais qui peut être lu par tous. Pourquoi ? Pour l’histoire de Ghislain, qui fait échos à notre société. Son histoire est, malheureusement l’histoire de beaucoup de jeunes. Ce roman est psychologique avant tout. L’utilisation de « je » renforce les maux de ce jeune homme en pleine débandade. On ressent le traumatisme qui le saisit quand il comprend qu’il n’est pas « normal », qu’il est et restera « un mauvais fils ». Qui sommes-nous pour juger nos enfants sur leur préférence sexuelle ? Qui sommes-nous pour les rejeter d’un revers de la main car il ne rentre pas dans le stéréotype de l’enfant parfait ? Voilà toutes les interrogations que l’auteure met en avant par Ghislain.

Dans cette société manichéenne, nous suivons le parcours d’un jeune homme qui ne souhaite qu’une chose : être lui-même, sans faux semblant. C’est un livre poignant à lire, qui nous fait réfléchir pour certains, qui prouve à d’autre que oui, on peut être homosexuel et heureux. En clair, à lire. Mais ne vous attendez pas à une romance toute douce. Les mots sont percutants, durs. C’est une histoire sombre qui traite de l’intolérance et l’homophobie mais qui nous laisse ému de par sa finalité.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, traumatismes du passé
Série: Talents Hauts Editions |

Fragments de mémoire par Judith Gagnon

Synopsis:

C’était il y a quinze ans. Matthieu Jacob fut agressé à l’ombre d’une cour d’école dans son patelin natal. Les coups portés à la tête ont causé une amnésie partielle. Seules de vagues images reviennent jour après jours hanter son existence. Alors qu’il apprend à vivre avec un stress post-traumatique depuis des années, la santé de sa mère le ramène dans le village où s’est passé son agression. Avec l’aide de sa meilleure amie, Béatrice, il part à la recherche de sa mémoire.

Que s’est-il passé ce soir-là? Qui l’a agressé et pourquoi? Quelles répercussions cette agression a-t-il eu sur lui et sur son entourage?

 

Mon avis:

24 juin 2001
Mathieu 17 ans est sur le retour d’une fête quand trois hommes le prennent à parti.
C’était il y a 15 ans… Mais le traumatisme dû à cette agression le poursuit encore, peuplant ses nuits et ses jours…
Atteint de SSPT, sa vie est planifiée comme un métronome, afin de ne pas déclencher de crises… Son exil forcé et voulu le rend sauvage pour le commun des mortels, mais vital pour lui, cela a aussi des répercussions sur sa vie sentimentale et cette dépense affective omniprésente. En même temps, vu le contexte familial, le rejet de ses parents ont peu le comprendre.
Mais tout va être remis en question suite à un coup de téléphone de son oncle… Car pour avancer, il faut faire face à ses pires cauchemars, se confronter à son passé. On découvre que ce fameux traumatisme est bien plus ancien que le soir de cette agression. Ce sombre traumatisme n’est que l’apothéose de tout ce drame… Mathieu va se retrouver à faire des bonds dans le passé et découvrir des secrets inavouables… Les apparences sont trompeuses… La romance est secondaire certes, mais s’imbriquer parfaitement à ce puzzle que Mathieu tente de reconstruire.

Très beau travail de l’auteure pour décrire les conséquences d’un SSPT sur le quotidien d’un patient… Le titre résume à lui seul ce mal qui ronge Mathieu. Dans des cas de traumatismes extrêmement violents, le cerveau a tendance à faire un blackout. De ce fait, ces fragments de mémoire ralentissent la reconstruction de celui qui a subi de ce traumatisme. En cela, Judith par des descriptions parfaitement orchestrées nous montre tout le poids qui pèse sur ces épaules… Comment se reconstruire alors que nous sommes dans l’ignorance ? Rajoutons à cela les flash-back donnant corps à l’action présente et le roman prend une tout autre ampleur. Rien ne nous est épargné. Nous souffrons pour cet homme et cela dès le départ. On ne peut que ressentir de la compassion pour Mathieu. On ne lit plus, on l’accompagne dans ces révélations. On devient Béatrice, cette amie précieuse qui ne le juge pas, mais qui est présente pour lui. Nous en sommes à, nous aussi lecteurs, vouloir connaître la vérité, pouvoir respirer et se dire « c’est bon il est sauvé ». Toute l’histoire repose sur ce traumatisme, mais plus encore l’auteure nous offre un pamphlet sur l’homophobie et ses esprits manipulés par des soit distants bien-pensant… Et les conséquences dramatiques qui en découlent pour celui ou celle qui le subit. Elle le traduit par des sentiments qui nous sont tellement communs: regret, amertume, colère et désolation… On en vient à penser comme cette mère et se dire que la rédemption arrive, mais trop tard. En cela bravo. Plus qu’une remise en question, c’est un message fort que Judith nous transmet : face à la pression sociale et de ces apparences, ne pas suivre tel un mouton, mais s’autoriser à avoir un livre arbitre, réfléchir par soi-même.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, homophobie, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série The original motorcycle Death Angels par Manhon TUTIN

La fondation du MC (Death Angels t. 0)

Au commencement, nous n’étions que de simples amateurs de motos.Nous adorions la bouffée d’adrénaline que nous procurait une longue chevauchée sur la Route 66 à dos de nos grosses cylindrées lancées à vive allure. Tous nos après-midi mécaniques entre potes à bidouiller nos engins, les doigts pleins de cambouis. Ainsi que ces nombreuses soirées passées dans le bar de Joey avec toute la bande, où l’on prenait un malin plaisir à deviser sur nos trois sujets de prédilection : les motos, nos femmes, et l’alcool. Les motos d’abord, puisque comme pour tout baroudeur qui se respectait, elles étaient comme des maîtresses insaisissables et indomptables.Les choses étaient simples en ce temps-là. Puis elles ont dérapé violemment…Nous faisant basculer avec force et cruauté dans l’illégalité.Nous sommes alors devenus les Death Angels.Voilà comment notre MC a été contraint de voir le jour. »

 

Hunter (Death Angels t. 1) 

Je n’ai pas choisi de devenir celui que je suis. On ne m’a pas laissé d’autre choix que celui d’embrasser ce destin funeste qui est le mien. Je suis né dans un monde de noirceur, de violence, de vengeance et de rage, parsemé d’illégalité. La faiblesse et l’amour n’avaient pas leur place entre les murs du MC qui m’a vu grandir. Seule comptait la loyauté. Johnny m’a façonné à son image. Ce n’était pas un mauvais père, pas vraiment, pourtant je ne me sens pas proche de lui. On cohabite tacitement, du moment que j’obéis et que j’emprunte le chemin qu’il m’a tracé. Je suis Hunter Stryker. On m’a destiné à devenir un leader, le futur président de notre club. Ainsi soit-il. Cependant, au fond de moi, je tremble à l’idée que la vérité à mon sujet soit découverte par mes frères. Parce que dans notre monde, il existe des règles, et celle que j’enfreins depuis des années est passible de la peine capitale…

 

Mon avis:

Houston nous avons un problème.

Quel plaisir de découvrir les fondations d un MC. L histoire est posée et les règles du MC nous donnent une multitude de rebondissements à venir. C est machiavélique de nous mettre l eau à la bouche donc je vous conseille d’enchainer avec le tome 1 de ce pas !

Manhon nous plonge dans le monde brutal d un MC 1% et quel MC…. Par son introduction avec le père de Hunter et la création des fondations du MC on attendait avec impatience la relève. Comme Hunter aime à le dire, on ne lui a pas laisser de choix. La vie s est imposée à lui. Il ne vit pas mais survit dans un milieu où être soi même signifie la peine de mort. Il pense pouvoir se cacher, faire semblant jusqu’à lui. Connor, un homme à part entière qui lui ne se cache pas. Par la force des choses Hunter va devoir faire des choix. Cela va lui coûter mais entre devoir et bon sens, il N y a qu un pas. Tout au long de ce roman un mot ressort: la frustration. Manhon joue parfaitement avec les sentiments et ressentiments de ses personnages sans pour autant enlevé ce caractère de bad boy et c est ça qui nous rend addict. Ces hommes sont entiers. Pas de mélo pas de pleurnicheries. C est dur, C est violent, C est de la testostérone et on en redemandé. À quand la suite ? Il me tarde de découvrir le Vice près… Bravo.

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Genre: bad boys, choc des cultures, deuil, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, série, tatouage, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Aux pieds de la grande dame de fer par Laura MARCHETTI

Synopsis:

Clémentine est une jeune altiste en quête d’un nouveau professeur à Paris. Alors qu’elle essuie un échec particulièrement douloureux, elle fait la rencontre de Lula, une bédéiste complètement délurée qui va lui apprendre à voir le monde sous un œil nouveau. Pourtant, il se pourrait bien que, malgré les apparences, ce n’est pas tant Clémentine qui, des deux, ait besoin de protection. Alors que leurs journées prennent un caractère de plus en plus étrange, les deux femmes ne pourront compter que sur leur amour aveugle pour se relever l’une l’autre.

 

Mon avis:

A l’occasion de la date anniversaire de sa sortie, oui c’était il y a six mois hier, je vous propose de découvrir une plume qui devient addictive ! Je précise c’est un FF, oui. Mais la sexualité ne fait pas l’histoire. C’est bien plus que ça… L’histoire est à l’image de la passion de l’héroïne : tout n’est que musicalité. Telle une partition, nous passons par une multitude d’émotions.

Nous faisons la connaissance de Clémentine… Ah Clémentine… Une fille passionnée et passionnante. Dès le départ, nous comprenons qu’elle est différente et ce qui nous fait l’aimer. Elle ne vit que pour son amour de la musique. Jeune femme ayant vécu à la campagne, qui découvre cette ville des lumières et s’ouvre enfin à la réalité.

Alors qu’elle pensait sa vie sans issue, elle fait la connaissance de Lula. Lula, une jeune femme extravertie, drôle, une artiste, d’un optimisme sans faille. Avec sa meilleure amie Gaby, elles vont faire découvrir à Clémentine que la vie n’est pas monochrome. Elle peut être lumineuse, aventureuse, audacieuse… Mais elle peut être aussi sombre, voire détestable.

Oui, l’auteure ne nous épargne rien ! Elle aborde des sujets tabous comme la transphobie en plus de cette homophobie latente. Laura met en avant cette société qui jugent sur des apparences, qui refusent d’accepter quelqu’un pour ce qu’il ou elle est et les conséquences dramatiques sur ces personnes qui pourtant ne peuvent qu’amener une certaine admiration pour leur détermination à être et ne plus paraître. Gaby en est la porte-parole. C’est un personnage secondaire et pourtant indispensable à cette romance. Elle est bouleversante de sensibilité, de féminité… et force notre admiration.

« Toutes nos actions ont des répercussions ». Voici un adage auquel Clémentine va être confrontée. Elle va découvrir que la vie a aussi ses parts d’ombres. On ne peut pas vivre enfermé entre quatre murs, oubliant le reste du monde en se focalisant sur l’instant présent. On ne peut se voiler la face à la réalité. Il faut savoir s’y confronter, et coûte que coûte avancer… Car nous allons souffrir… je préfère vous prévenir ! Laura nous dévoile peu à peu un mal très répandu et pourtant tellement mal connu et soigné… L’intrigue prend de l’ampleur jusqu’au point de non-retour. Alors arrive la peur, les doutes et le sentiment de ne plus rien maîtriser.

C’est un tout qui fait que cette romance est bouleversante de sincérité. Laura exploite un panel d’émotions qui amène le ou la lectrice à s’immerger dans cette folle aventure. L’utilisation du « je » renforce cette sensation de vivre notre lecture à travers les yeux de Clémentine.

Mais le plus troublant reste la fin. Car Laura nous offre une possibilité qui est surréaliste. Nous, lecteurs, pouvons faire notre propre avis sur la véritable raison du traumatisme vécu par notre tendre Clémentine. C’est un choix de l’auteure et je trouve que c’est un pari osé mais gagnant ! Certes, certains diront que c’est déstabilisant mais je pense que nous offrir ce choix est assez rare pour être mis en avant.

En clair, je ne dirais pas que j’ai aimé son roman, mais je l’ai adoré.  Dès que l’on commence, il est impossible de le lâcher !

Un conseil de lecture ? retenez bien les indices laissés de-ci delà par l’auteure… ils sont capitaux pour apprécier à sa juste valeur cette fin insoupçonnée !

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homophobie, post apocalyptique, transvestisme, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Jour de colère: Vivre avec la culpabilité par Eric CHAUVIN

Synopsis:

Maxime, un jeune garçon de 15 ans déjà fragilisé par un deuil familial, voit sa vie basculer à tout jamais à cause d’une bêtise irréversible. Une erreur de jeunesse qui l’oblige à fuir son village et à espérer qu’on ne le retrouve jamais. Alexis, son meilleur ami de toujours, tourmenté par d’autres souffrances plus intimes, tente pourtant de le raisonner de toutes ses forces. Mais la colère, bien différente soit-elle pour les deux garçons, ne cesse de croître en eux et les pousse irrémédiablement vers un avenir encore plus tumultueux.

Mon avis:

Jour de colère ou Dies Irae. Tout ce résumé à ce titre. Un jour de deuil qui en réalité est un jour de colère, un jour où on extériorise tout ce que l’on ressent face à cet abandon. L’histoire débute sur un homme adulte en recherche de rédemption. Un lourd traumatisme pèse sur lui et cela rejaillit sur son quotidien et son entourage.

Rien ne nous est dévoilé de prime abord. Tout n’est que ressentiment, culpabilité, peur d’avouer cette vérité qui, on le devine, va changer le cours de son existence ainsi que celle de son entourage à son égard. L’utilisation du « je » nous permet de nous immerger dans cette confidence.

Nous découvrons que ce traumatisme s’est déroulé 16 ans plus tôt, en 1982. Maxime nous met en garde, ce jour va être le dernier de son innocence. En réalité, ce jour de colère a débuté plus tôt. À 13 ans il connaît un premier jour de colère. Il perd tragiquement son frère. En plus de son deuil, il doit faire face à celui de ses parents qui ne font que le rabaisser face à l’ombre de ce frère parfait défunt et lui, le cadet, survivant et insignifiant. On découvre un adolescent qui joue sur les apparences pour cacher son mal-être face à la perte.

Les confidences de Maxime retracent les déboires d’un adolescent en recherche d’affection, de reconnaissance suite au traumatisme de la perte de son frère. Un jeune homme en perdition qui préfèrera fuir que subir un nouveau drame à son entourage. Malheureusement, tout acte a des conséquences… Et celles-ci seront dramatiques.

L’histoire se déroule lentement. Au départ on se questionne sur l’aboutissement. Ce n’est qu’à la toute fin que le dénouement nous est révélé et quel dénouement. Les larmes montent et coulent sans qu’on puisse les arrêter. Et nous nous mettons à ressentir à notre tour toute cette colère.

C’est un roman noir, un drame dans toute sa splendeur. L’auteur nous bouleverse par ces vérités qu’on n’ose pas exprimer de peur d’être jugé, rejeté. Précisons que l’année où se déroule le drame joue énormément sur l’histoire et les sentiments troublants de Maxime. Une lecture qui marque, une lecture qui laisse des traces.

 

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Genre: amitié / amour, drame psychologique, historique, homophobie, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Emory par Chris VERHOEST

Synopsis:

Heath Drakefort mène une vie soumise aux exigences paternelles. Il doit remplir trois rôles : le sien et celui des deux disparus dans un accident, sa mère d’origine amérindienne, et son jeune frère.
Emory Chance Downing est le fils unique d’un couple tout aussi exigeant. Dynamique et positif, mais pas naïf, il rencontre Heath dans leur école de commerce privée californienne et ultra sélective. Il lui montre une autre facette de l’existence et s’efforce de le faire sourire de toutes les manières possibles.
Le jour où sa mère les surprend, le couple est séparé. Emory part dans un centre de thérapie. Sous couvert d’aider des personnes riches en difficulté (alcoolisme, dépression), le centre est en réalité une clinique anti-gay clandestine, parfaitement illégale. Des hommes et des femmes adultes y sont retenus contre leur gré et torturés. Le bâtiment et le parc sont surveillés, et le directeur est soutenu par des personnes influentes.
Pour Heath, il n’y a qu’une chose à faire : sortir Emory de cet enfer. On lui donne le nom d’un homme qui a gardé ses réflexes d’agent spécial, mais qui a démissionné du FBI. Un homme qui a la possibilité d’infiltrer les lieux et d’organiser une évasion : Kyle Emerson. Y parviendra-t-il ?
Et s’il y parvient, Emory et Heath peuvent-ils espérer survivre à cette expérience traumatisante et à ces gens puissants qui soutiennent le centre ?

 

Mon avis:

Voici une lecture au combien éprouvante qui parle d’un sujet brûlant et ENCORE d’actualité partout dans le monde : les thérapies de conversions.  Ces thérapies anti-gays où sont envoyés des hommes et des femmes qui n’ont que pour tord d’aimer le mauvais sexe !

Ce n’est pas Emory qui nous présente ce drame mais son compagnon Heath, impuissant face à la folie d’adultes homophobes et de Kyle, celui qui va s’infiltrer volontairement pour sauver Emory.

Ces deux points de vues amplifient encore plus le drame qui se joue sous nos yeux. On ne lit plus, on s’immerge dans l’histoire. On ressent toute cette colère, cette injustice pour ces victimes, cette incompréhension face à ces pratiques barbares et leurs conséquences dramatiques sur leurs « patients ».

Plus qu’une romance, Chris nous propose un pamphlet sur cette société où les « puissants » se prennent pour Dieu. Faire la comparaison entre les camps de concentrations et ces thérapies prend alors tout son sens et est largement justifié.

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge, une lecture bouleversante… Une pépite, comme toutes celles de cette auteure.

 

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Genre: drame psychologique, homophobie, romance young adult, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Série Chemins de traverse par Emy BLOOM

Tome 1: L’éveil de l’être

Alors qu’il vient de finir ses études, Laurent décide, avec sa meilleure amie Lola, de quitter la capitale pour le sud de la France où ils vont débuter leur vie active. Son objectif avec ce déménagement : prendre son indépendance et devenir maître de sa vie. À son arrivée, il fera la connaissance de Dominique, le frère de Lola et de Gabriel, son meilleur ami. Gabriel, ce géant aux yeux saphir, avec cet air de bad boy, cet homme qui assume pleinement ses choix de vie. Mais derrière ces apparences se cachent de profondes blessures. Alors quand les deux hommes se rendent compte qu’ils sont attirés l’un par l’autre, des choix vont devoir se faire. Entre Gabriel qui refuse toute idée d’une relation sentimentale autre qu’éphémère et Laurent qui se pense hétéro, mais qui est incapable de se sortir cet homme de ses pensées ; assumeront-ils leurs sentiments naissants ? Pourront-ils remettre en question leur perception de leur vie et se projeter sur un avenir commun ? C’est une histoire d’acceptation de soi, qui pose la question de l’être et du paraître. Un long parcours sur ce chemin, que l’on appelle la Vie, composée de chemins de traverse.

 

 Tome 2: À l’aube de la vie

En un an, Laurent a découvert que l’amour avait plusieurs facettes : fraternelle, amicale, bienveillante. Qu’une famille ne se définit pas par les liens du sang mais par les actes et l’acception de ceux qui l’aiment. Mais surtout, Laurent a découvert que l’amour peut se jouer sur un simple regard. Que l’amour avec un grand A, ne se définit pas par les apparences mais par les sentiments.

Alors qu’il s’accepte enfin, il est décidé de ne plus laisser sur le bord de la route toutes ces personnes qui l’aiment. Il arrête de fuir et vit, tel qu’il est, sans faux semblants.

À l’aube de la vie, Laurent aura besoin de tout cet amour pour le guider à travers les ténèbres qui l’attendent. Car une chose est sure, rien n’est jamais acquis.

 

Avis de Rose TAYLOR, chroniqueue du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de cette série, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial.

Service Presse TOME 1:
Premier essai d’Emy Bloom réussi, transformé, avec succès. J’ai de suite accroché au couple amical, fusionnel de Lola et Laurent. Eux qui se sont rencontrés en faisant leurs études ensemble ne se sont jamais quittés depuis. C’est donc tout naturellement qu’ils décident de quitter Paris pour s’installer dans le sud, auprès de la famille de Lola, d’aménager ensemble et de travailler ensemble.

Kiné de formation, l’une orientée vers les personnes âgées, l’autre vers les sportifs, ils débutent tous les deux avec enthousiasme dans le même établissement. Très vite, ils vont créer de nouveaux liens, tant par leur travail que grâce au frère de Lola qui les intègre au sein de ses amis. Parmi eux, il y a Gabriel, au physique de rugbyman, à la gentillesse débordante et qui lance des regards de braise à Laurent. Mais le hic, c’est que Laurent est hétéro, et pendant un bon moment, il ne se rend compte de rien si ce n’est sa présence apaisante, amicale et réconfortante…. jusqu’au jour où ça dérape !!

Et là commence pour Laurent une véritable introspection car il s’est vite rendu compte qu’il n’était pas aussi insensible que ça au charme de Gabe, mais comment appréhender son attirance pour un homme et surtout un homme qui semble ne pas vouloir d’attaches.
Si quelques fois, je mets plusieurs pages pour rentrer dans une histoire, là ce ne fut pas le coup, je suis tombée immédiatement sous le charme de ce couple amical qui change complètement de vie. J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans les romans, les liens amicaux, filiaux, amoureux, passionnels qui font que la vie est plus belle et qu’on a toutes les raisons de rester optimiste. On entend presque le chant des cigales, le douceur du soleil, les odeurs de cuisine du sud, les embruns de la Méditerranée, qui m’ont dépaysé ce qui est vraiment un plus surtout en ce moment. On a presque envie d’aller faire un tour dans le midi pour toucher à cette douceur de vivre.
Même si le roman traite d’un bouleversement total de vie, de pensées , de confiance en soi mais aussi d’acceptation, tout se fait sans heurts, sans déferlement ni de haine, ni de larmes. Laurent se retrouve face à ses interrogations sans tomber dans les excès ou les caricatures, c’est ce que j’ai trouvé top dans ce livre, il se pose beaucoup de questions mais se rend vite compte que l’amour est ce qu’il veut vraiment dans la vie quelque soit sa forme, de plus comment résister à des yeux doux de couleur saphir !!
Autant dire qu’il faut le découvrir, le dévorer même si l’attente du second volet devient inévitable et que mon impatience est à son comble.
Service Presse TOME 2:

Laurent a enfin réussi à accepter son virage sentimental, il a beaucoup réfléchi, discuté avec ses proches et son cercle d’amis, il est serein et maintenant en phase avec lui-même. Il rentre donc dans le sud pour retrouver Gabriel et vivre au grand jour son amour pour lui. Tout semble se déroulait comme il le désirait même au boulot où son patron est un modèle de tolérance  et de soutien.

Mais voilà, c’est à ce moment que Gabriel décide de fuir, sans savoir tous les pas que Laurent a fait vers lui. Et ce dernier en pâtit, il veut tout faire pour montrer sa détermination à Gabe mais la route pour se retrouver sera semer d’embûches.

J’ai retrouvé avec grand plaisir cette petite tribu d’amis, d’amoureux, de copains, de parents interagissant tous ensemble autour de Laurent. Laurent qui reste au centre de ce volume avec un virage complet dans sa sexualité, qui découvre la tolérance chez les autres ou pas. Emy Bloom raconte leur histoire à Laurent et Gabe avec une grande tendresse, et un amour infini comme on aimerait bien tous partager. On n’a moins la découverte de leur univers mais plus l’approfondissement de leurs liens. Les amis sont encore plus proches et doucement le cercle s’élargit, la famille est mieux comprise et plus apte à elle-aussi tolérer les différences. Le roman s’oriente sur l’acceptation des différences quelles qu’elles soient.

Dans la seconde partie du livre, une fois que l’amour est installé, le quotidien paisible et tranquille bien ancré, une  nouvelle tourmente va bouleverser leur vie. Ils vont devoir puiser dans toutes leurs ressources pour affronter une des plus dures épreuves de leur vie. On part donc dans un tout autre domaine de peines et de tristesse: la maladie. L’auteure aborde encore un sujet très douloureux qui n’arrive pas qu’aux autres et qui peut débouler dans une existence sans préavis.

Au fil des pages, on ressent tout le chagrin qui en découle, à la simple pensée de l’issue possible, de l’espoir qu’on essaie de ressentir malgré la tourmente. Cette seconde partie est bien moins légère que le premier volet, elle creuse plus dans les méandres des facéties qu’apportent la vie.

Malgré tous les sentiments qu’apportent la lecture aux vues des détresses des différents personnages, le roman reste une ode à l’amour, à la compréhension, à la tolérance qui boucle l’histoire de cœur de Laurent et Gabriel.  On passe un très bon moment avec eux, donc n’hésitez pas à aller à leur rencontre. Rose Taylor

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, métier, série
Série: Homoromance éditions |

la série Nuages et pluie par Zarah OWENS

Tome 1: Sous les nuages du ranch

Flynn Tomlinson s’est laissé pousser par le vent pendant des années, faisant des petits boulots quand il a besoin d’argent avant de reprendre la route. Son style de vie libre, sans attaches ni responsabilités envers quelqu’un d’autre lui convient parfaitement. Puis il tombe sur une affiche d’offre d’emploi dans un bureau de poste dans l’Idaho et rencontre Gabe Sutton. Gabe ne pourra payer Flynn qu’après avoir vendu ses chevaux, mais les séquelles d’un grave accident l’empêchent de faire tourner le ranch tout seul.
Travailler avec des chevaux l’intéresse plus que de remplir des rayons dans un supermarché, aussi Flynn accepte-t-il les termes de Gabe. Il ne s’attendait pas à être captivé par cet homme doux et solitaire qui capture son coeur et le pousse à s’atteler à une très lourde tâche : sauver le ranch de Gabe.

 

Tome 2: Entre ciel et terre

Hunter Krause sait mieux que personne que gérer un ranch demande beaucoup de travail. Les bons employés sont difficiles à trouver. Hunter a beau avoir un régisseur efficace et une grande famille prête à l’épauler, le ranch est constamment à court de main-d’ouvre. De plus, des poulains se mettent à disparaître mystérieusement et son beau-frère décide d’embaucher un homme que Hunter aurait préféré ne jamais revoir : Grant. Hunter ne peut pas lui pardonner d’avoir abandonné meilleur ami, Gabe, le propriétaire du ranch voisin, après un grave accident qui l’a laissé handicapé. Grant Jarreau s’adapte rapidement à la vie du ranch, il se rend indispensable et s’entend bien avec Izzie, la soeur de Hunter. Quant à Hunter, malgré ses idées préconçues, il ne peut contrôler ses réactions physiques en présence du beau cowboy. Quand celui-ci sauve son jeune neveu de la noyade, les deux hommes échangent un baiser qui ouvre pour Hunter un monde nouveau et des perspectives dont il ignorait l’existence. Pendant que Hunter et Grant entament une relation secrète, la famille se déchire et le ranch est en difficulté, parce que personne n’arrive à comprendre ce qui arrive aux chevaux. Pour couronner le tout, Grant cache un lourd secret. Hunter apprendra-t-il à faire confiance à Grant ou bien l’orage familial fera-t-il une autre victime ?

 

Tome 3: Entre déluge et sécheresse

Tim Conroy a de la patience. Depuis trois ans, il attend que son ami Rory McCown sorte de prison, après une condamnation pour un vol de chevaux commis au ranch Blue River. Rory serait susceptible de bénéficier d’une libération anticipée, mais à condition d’avoir un poste stable et un endroit où loger. Aussitôt, Tim se donne pour objectif de convaincre son ami et patron, le rancher Hunter Krause, d’offrir à Rory une deuxième chance.

Quand Hunter accepte, Tim le regrette presque : Rory a changé. À certains moments, il se montre morose et renfermé, à d’autres, arrogant et trop présomptueux. Pourtant, l’attraction est toujours aussi forte entre eux. Malheureusement, dès qu’ils commencent à se rapprocher, un ennemi acharné œuvre dans l’ombre, prêt aux plus sombres machinations pour les séparer…

Leur relation encore fragile sera-t-elle assez forte pour résister aux tempêtes à venir ?

 

Tome 4: Avec la lune et les étoiles

Après une calamiteuse liaison avec un district attorney, un homme marié, Cooper Nelson a été radié du barreau. Ayant dû renoncer à sa brillante carrière d’avocat, il a modestement refait sa vie aux écuries du ranch Blue River. Huit ans après le scandale, il retrouve Kelly Freed, son amant d’autrefois, à l’école de droit. Malheureusement, la situation est délicate : d’abord, Kelly est en campagne pour devenir le prochain shérif de St Anthony, petite ville conservatrice, ensuite, il est marié et son épouse est en phase terminale. Cooper ne supporte pas l’idée d’une liaison secrète. D’expérience, il sait que mensonges et dissimulations se paient très cher.

Dans le voisinage, la vie continue, avec ses drames incontournables : au Blackwater, Gabe est désespéré d’apprendre que sa meilleure amie souffre d’un cancer du sein. Lui et Flynn, son partenaire, aimeraient avoir la garde des enfants de Calley, mais pour ce faire, ils ont besoin d’assistance. Cooper et Kelly unissent leurs compétences, policières et juridiques, pour aider Gabe à rétablir ses droits parentaux et Calley à mettre ses affaires en ordre, au cas où…

Maintenant que tous deux font cause commune, Cooper trouve de plus en plus difficile de résister à Kelly. Mais, après le drame qu’il a déjà vécu, est-il prêt à mettre en danger celui qu’il n’a jamais pu oublier ?

 

Mon avis:

Le premier tome est tourné vers le deuil, celui de la perte, celui d’être handicapé. Zarah OWENS fait un magnifique travail sur la personne « handicapée », celle qui s’est perdue, qui est dans la frustration, la culpabilité, l’incertitude face à ce corps qui n’est plus celui qu’il était « avant ». Elle nous explique le mal-être de Gabe, d’ordre physique, mais aussi psychologique. C’est dans sa globalité qu’on apprend à connaitre cet être dépossédé de sa vitalité, de sa confiance. Mais ce qui aussi, très intéressant, c’est qu’elle fait le même travail d’écriture sur l' »autre », celui qui partage le quotidien de cette personne diminuée. La difficulté pour le conjoint d’aider, d’aimer sans culpabiliser. Réapprendre à vivre autrement. Prouver que l’amour ne se résume pas à un physique, à du sexe, à des apparences. Accepter et aimer, tout simplement.

En conclusion, montrer la différence entre être dépendant, subit ou aider l’autre par envie, par amour. 

 

Dans ce second tome, on retrouve Gabe et on découvre le sombre Grant. Sombre? Pas tant que cela. On en apprend plus sur ce personnage que l’on pense, comme tous, quelqu’un d’égoïste, de froids. Il n’en est rien. Une belle leçon sur les aprioris et les faux semblants.

Face à l’attirance mutuelle, qu’ont Hunter et Grant, on aborde le douloureux sujet du coming out, accepter ce désir que les deux hommes n’assument pas. Cette douloureuse révélation s’amplifie par l’environnement où travaillent les deux hommes: un ranch, où la place de l’homme est stéréotypée. De plus, la relation Employeur employé rajoute ce sentiment de malaise que l’auteure nous fait ressentir tout au long de leur histoire. C’est une découverte de l’autre, se mettre à nu, au sens propre comme au figuré. Assumer son passé pour aller de l’avant, s’autoriser une seconde chance, être heureux. Leur relation prend son temps, l’auteure nous fait rentrer dans leur intimité, la découverte de l’autre, la différence entre baiser et faire l’amour, à se faire confiance, se soutenir pour enfin vivre au grand jour.

 

Le troisième opus se passe trois ans après cette histoire de vol de chevaux. On retrouve Tim et ses sentiments inchangés pour Rory. Malgré les préjugés, malgré le passif de Rory, Tim va tout faire pour lui offrir une seconde chance, une main tendue pour repartir sur de nouvelles bases et enfin, lui faire découvrir la signification du mot Amour. Lui apprendre à croire en lui et en ses qualités. L’aider à sortir de cet engrenage où il sombre jour après jour. Un sublime roman, de loin, mon préféré de la série.

 

Enfin, le dernier opus se tourne vers Cooper, ce mystérieux rancher et Kelly, le nouveau shérif de la ville. On découvre que les deux hommes ont un passé en commun, qui date d’il y a quinze ans. Mais en quinze ans, ils ont beaucoup changé et toutes les vérités ne sont pas bonnes à révéler. Dans cet opus, l’auteure nous fait un pamphlet de cette société (américaine et rurale) et de leurs mentalités bigotes et homophobes, où le fait d’aimer la mauvaise personne nous vaut d’être traités comme un pestiféré, où l’on considère cette personne comme une personne perverse et dans l’incapacité de travailler.

Qu’il s’agisse d’un travail ou d’une situation plus personnelle, comme celui des enfants, tout acte que l’on considère comme « normal » pour un hétérosexuel devient interdit pour un homosexuel.

 

En clair, une série, qui vous l’aurez compris, j’ai adoré. Zarah OWENS aborde des sujets sensibles, d’actualité, qui nous remet en question. On s’insurge face à certains comportements, on ressent de la compassion, de l’amour… Par sa plume, on s’attache à ces hommes, à cette famille élargie, à cette terre qui est le point commun à tous. On ressent cette idée de famille, d’acceptation.

 

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Genre: au delà des apparences, cow-boys, drame psychologique, faux semblants, handicap, homoparentalité, homophobie, Le temps des choix, série
Série: Dreamspinner Press |

Les murs de Troy par L.A Witt

Synopsis:

 Les ordres du MA1 Iskander Ayhan sont simples : escorter le fils de l’Amiral Dalton en tant que garde du corps en civil, pendant ses cours universitaires. C’est tellement typique : un officier de haut rang abusant des ressources de la Marine pour une protection inutile qui ne sert qu’à étaler son pouvoir. Mais avant peu de temps, Iskander se rend compte qu’il n’est pas vraiment là pour protéger le jeune homme d’un harcèlement bénin de la part de camarades homophobes.
Derrière les piercings, l’eyeliner et le mauvais caractère, Troy Dalton cache quelque chose. Il a peur, et même s’il n’est pas certain qu’un garde du corps armé suffira à le protéger, il ne peut pas risquer de révéler la vérité.
Lentement, Iskander gagne la confiance de Troy et les murs commencent à tomber, mais en un rien de temps, les deux hommes se rapprochent beaucoup trop… et soudain, Iskander attire plus de danger encore sur l’homme qu’il a juré d’aider.
Désormais, il ne sait plus comment protéger Troy : en restant à ses côtés ou s’éloignant le plus loin possible.

 

Mon avis:

Iskander, ancien policier militaire dans les marines est aujourd’hui dans la protection rapprochée. Troy, lui, est le stéréotype même d’un fils d’un riche et gradé militaire… Tout en arrogance. Deux êtres aux antipodes l’un de l’autre.

Alors que, ce qui au départ n’est qu’une menace prise avec légèreté va devenir quelque chose de beaucoup plus complexe, Iskander va voir au-delà des apparences et découvrir que son jeune protégé n’est pas celui qu’il prétend être. Troy est un jeune qui se camoufle sous un déguisement pour cacher un mal être plus profond et dangereux. La question est de quoi ou de qui.

Tout comme Iskander, le lecteur s’aperçoit que cette image de jeune adulte « je-m’en-foutiste » n’est que la partie émergée de l’iceberg. Tel un animal sauvage, il va falloir apprivoiser ce jeune homme terrorisé. La relation entre les deux hommes prend son temps. On passe par différentes étapes pour arriver à une relation de confiance, de partage. Il n’est pas évident de montrer notre vulnérabilité avec ses peurs et ses doutes. Et pourtant, L.A WITT trouve les bons mots pour poser des mots sur ces maux.

Elle aborde aussi un sujet très complexe dans les relations amoureuses : celle de la différence d’âge. D’un côté on a le privilège de la jeunesse, de la fougue, celle des rêves et de l’autre celle de l’expérience et des responsabilités. Et cela devient encore plus complexe quand la relation se créée alors qu’elle démarre sur une collaboration professionnelle. On ressent le poids de la culpabilité face à ces désirs, mais aussi à ce danger qui plane au-dessus d’eux. Ce sentiment est amplifié par l’utilisation de ce « Je ». Iskander se dévoile à nous ce qui rend la lecture intime… On ressent de la compassion pour lui, mais aussi pour Troy.

En clair, de mon avis personnel, l’une des meilleures romances de cette grande auteure.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, handicap social, homophobie, policier
Série: CreateSpace Independent Publishing Platform |

La série Rêves par Alex C Clarke

 # 1 Un nouveau rêve

Trois ans après la mort de sa femme dans un accident de voiture, David décide de prendre un nouveau départ et laisse son costume trois pièces d’avocat d’affaires pour embrasser sa nouvelle carrière de gérant d’un bar à Boston. Dans l’avion qui l’emmène aux Etats-Unis, il rencontre James, qui s’avère être l’un de ses nouveaux patrons. Une attirance inattendue naît immédiatement, ce qui va compliquer d’autant la réalisation de son nouveau rêve.

 # 2 Terre de rêve

Chris Flanagan a tellement essayé de trouver l’amour qu’il en est dégoûté. Le jour de Noël, il fait un vœu d’abstinence. Pendant un an, il tentera de ne pas croquer la noix… C’est sans compter l’arrivée de son mystérieux voisin, Adam. Adam Patinson est un motard tatoué, aux allures de loubard, qui vient d’emménager dans l’immeuble adjacent le bar. Il est la tentation faite homme, tout ce que Chris devrait détester. Et pourtant… Chris saura-t-il résister à l’appel du Serpent dans son Jardin d’Eden ? Surtout quand ce serpent s’avère ne pas être du tout le loubard macho qu’il donnait l’impression d’être ?

 # 3 Rêves interdits

Paul Flanagan, jeune gay victime d’une éducation faite de brimades et d’interdits, conditionné par des parents ultrareligieux, rejoint son frère Chris à Boston. Après quelques mois d’adaptation parfois difficile, son cœur et son corps palpitent pour Ethan. Mais l’objet de ses désirs a disparu, et Paul décide de se lancer à sa recherche. Ce qu’il va découvrir est bien au-delà de ce qu’il imaginait… Il devra faire appel à des ressources insoupçonnées pour qu’enfin ses rêves interdits prennent vie.

 

Mon avis:

Une série comme on les aime, où l’on s’attache à ces personnages, qui telle une toile d’araignée s’agrandie.Les personnages secondaires se dévoilent dans le tome suivant, les liens entre eux sont suivis. On ne peut que s’attacher à eux, trouver un petit quelque chose dans chaque personnalité qui nous renvoie à notre propre expérience.  On voit au fur et à mesure de notre lecture l’évolution de chacun. L’auteur nous fait partager leurs peurs, leurs interrogations. On voit naître cette renaissance que l’on attend comme un soulagement. Tout cela grâce au style fluide et agréable, d’Alex C.C.

Une série à lire et à déguster comme du bon vin … un vrai plaisir

 

 

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Genre: deuil, drame psychologique, homoparentalité, homophobie, religion, seconde chance, série
Série: CreateSpace Independent Publishing Platform |