« Arrête avec tes mensonges » par Philippe Besson

Synopsis:

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter :  » Arrête avec tes mensonges.  » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune homme blasé alors âgé de 17 ans.
À l’époque, c’est un élève studieux sans  aucune ambition autre que de plaire à ses paires. Mais c’est aussi un jeune homme marginalisé, traité par les autres étudiants, car il dénote de la meute…  Oui il aime les garçons, de cela il en est sûr, mais il préfère se taire que d’avouer. Il est dans une sorte de déni volontaire face aux autres. Une façon de se détacher de cette étiquette d’exemplarité qu’on lui colle à la peau.
Oui, mais l’arrivée de Thomas va tout changer. Thomas, l’énigmatique étudiant d’une autre classe, inaccessible, celui qui ne prend jamais part aux moqueries, mais qui ne connait même pas son existence. Un étranger à ses yeux, un garçon à l’évidence pas pour lui. Et portant, Thomas va changer le cours de son existence toute tracée.
L’homme qui nous raconte son histoire se dévoile à nous sans pudeur, avec un regard critique sur ce jeune homme qu’il a été et qui a connu ce premier amour. Un amour fort, puissant qu’il n’oubliera pas, mais qui restera sous silence. Un secret, voilà comment elle se définissait. Un secret inavouable dans ce coin perdu, dans ce monde si étroit d’esprit, dans une époque où le Sida commence à faire parler, mais sans imaginer les drames qu’il engendrera. C’était en 1984 et pourtant, ce secret finira par le rattraper.

Il y a peu de dialogue. L’homme se met à nu face à son interlocuteur, nous les lecteurs. Un instant hors du temps, une parenthèse où il cesse ses mensonges, nous ouvre son intimité et des sentiments qu’entraîne ce mensonge à ma vue des autres: le manque, la privation, l’attente, le désir, inaccessibilité, cette pour constante d’être découverts, qui est amplifié par les premiers émois qui ne peuvent durer toute une vie… Qui ne sont qu’une parenthèse enchantée dans ce quotidien qui leur sont dictés.

Ce qui choque, une véritable volonté de l’auteur , c’est que cette histoire n’est autre qu’une confession. Un cadeau qu’il nous offre, un message lourd de sens.

Voilà ce qu’il nous livre: la vérité sur des désirs réprimés à cause des autres… Et ces émois lors de ses instants d’abandon, d’oubli de soi que l’on tait, qu’on se refuse, ces mensonges éhontés et pourtant si beaux, ce sentiment de gâchis.

Un mot résume ce bijou: défection. Un livre qui sonne telle une claque.

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NB je mets le format ebook et Poche, le format papier étant moins cher.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Pocket |

L’internat par Grymes

Synopsis:

Maxence revient dans cette histoire courte et choc sur ses souvenirs de l’internat, ses rencontres et son premier amour. Tous les éléments qui ont conduit à ces drames. Quatre tragédies, un seul lien : Maxence. Voici sa confession.

Mon avis:

« Mais comment a-t-on pu en arriver là ? » Voilà l’intrigue qui nous tient tout au long de cette nouvelle. Expliquer l’inavouable…
Nous faisons la connaissance de Maxence, deux mois après les faits. Alors que le psychiatre essaie de lui faire dire cette vérité tant inavouable, Maxence décide de nous (car oui dès le prologue on est pris dedans) SA vérité… Celle de ses souvenirs passés et vécus.

Tout débute à son entrée au lycée. Maxence est alors un mec lambda parois d’autres. Élève moyen, il s’intègre facilement et se fait des amis. Maxence lui-même le dit, il s’éloigne parfois de l’intrigue, cette question posée, mais en réalité, tout est lié… Tel un puzzle, les pièces s imbriquent et nous voyons au fur et à mesure la catastrophe à venir… Mais est-ce la vérité la vraie? Le doute nous poursuit tout du long, car ce sont ses souvenirs, avec leurs subjectivités qui nous sont contées. Notons que l’auteur joue énormément sur ce ressenti. Il narre l’histoire au présent tout en notant le ressenti de Maxence en le conjuguant au passé.

C’est une véritable introspection que l’auteur, à travers les souvenirs de Maxence, narre ce fait divers. On remonte le temps et on essaie de comprendre le pourquoi du comment… Comment en est-on arrivé à ce carnage? C’est un véritable pamphlet sur cette jeunesse faite d’apparences et égocentrique. Mais tout cela sonne creux. Car derrière ces apparences se cache le véritable fléau de notre société : l’ennui.

Ne vous attendez pas à une romance d’adolescents. C’est bien plus que cela : telle une photographie, on nous jette à la figure la réalité de cette jeunesse si peu sûre d’elle, si fragile qui repousse leurs limites pour paraître… Ce témoignage, car au final  s’en est un, fait échos à notre vécu, nos premiers émois, mais aussi à la génération qui le vit aujourd’hui.
Un drame psychologique qui nous marque, une lecture dont on ne ressort pas indemne. Un coup au cœur. 

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, romance young adult
Série: Auto édition |

À la pâle clarté de nos cœurs sombres par Lou Gahé

Synopsis:

Au cœur des tumultes de l’adolescence, sous les aurores boréales d’Anchorage, Lou se réfugie dans la musique et les contes ancestraux. Sa vie bascule quand d’étranges phénomènes le mettent sur la route de Caelum, un mystérieux jeune homme qui lui dévoile une nouvelle face du monde. Des soirées du lycée aux sabbats de sorciers, entre charmes et jeux occultes, leur rencontre explosive risque bien de renverser tout l’univers.

Puis, de l’autre côté de l’océan, Seize se réveille sur une île déserte du Vietnam, entre les mains d’un bourreau qui n’a de cesse de le torturer. Pour survivre, il devra choisir, entre la proie ou le chasseur, la voie qui tracera les contours de son avenir.

Trois destins. Trois idéaux. Et le monde qui se déchire sur les flots abîmés de leurs passions…

 

Mon avis :

C’est l’histoire de deux jeunes hommes qui se rencontrent, se retrouvent dans ce sentiment tumultueux de solitude et de tristesse. Il y a ce lien qui les lie, ce lien magique qu’ils ne peuvent expliquer et qui pourtant est universel. Ce lien qui va bouleverser leurs mondes en apparence opposés. Nous assistons aux prémices de sentiments forts et incertains. Tout n’est que cela : incertitude, fragilité et beauté à son sens primaire. Leur rencontre va leur insuffler de nouveau cette vie qui les avait désertés.
En parallèle nous faisons la connaissance de Seize, cet être sans nom, sans visage, captif et torturé… Lui qui survit plus qu’il ne vit, qui n’arrive plus à ressentir quoi que ce soit dans cet endroit inconnu. On le suit dans ce besoin de se sauver, de s’échapper de l’enfer où il se trouve.
On s’interroge dès le départ de ce qui lie ces trois hommes, et les questions s’enchaînent, s’entremêlent. On émet des hypothèses, on part dans un labyrinthe de suppositions. Tel un puzzle, on reconstruit cette histoire et là arrivent les premières réponses et tout est remis en question. Le temps se distant, et on se demande où l’auteur va nous mener.
Cette lecture n’est qu’ambiguïté et perplexité. Au départ, nous plongeons dans une romance Young adult « classique entre deux jeunes hommes ». Mais les apparences sont trompeuses. Des rebondissements, des vérités à moitié avouées nous amène à devenir attentifs, on s’interroge et sans s’en rendre compte les pages se tournent sans que nous les voyions passer. On ne peut rien prévoir, que subir comme les personnages. On rit, on pleure, on ressent de la joie de la colère de l’exaspération. Tout n’est qu’attente insoutenable. La rythmique est soutenue, ponctuée de moments hors du temps. On nous tient en haleine jusqu’à cet instant de vérité et le pire c’est que l’on ne peut pas raccrocher avant d’avoir ce mot « FIN », car une fois la qu’on a résolu cette énigme qui nous tient les 3/4 du roman en suspens, on ne peut deviner l après. Car toute vérité n’est pas bonne à dire et les conséquences qu’elle induire peut-être dévastatrice. Vous l’aurez compris, nous sommes littéralement happés par l’histoire et ses secrets qu’elle enfuie. Jusqu’au dernier instant, on retient notre souffle, se demandant jusqu’où tout cela v aller, quel grand final nous attend.
Voilà la magie de Gahé. Tout n’est que poésie des sens, d’un panel de sentiments saupoudré de magie. Notons que le cadeau de Lou, ce bonus où il nous confie sa playlist est perçu comme un cadeau que l’on chéri. Tel un journal intime, chaque chanson est accompagnée d’une note. De ce fait, nous retraçons son aventure. Alors que nous sortons chamboulés de cette lecture, elle amène ce lien si tangible que nous avons pu partager avec lui, nous lecteur.
Pour finir, et comme le dit très justement l’auteur et qui à mon sens résume cette histoire, tout n’est que « des points de suspension aux creux de nos vies ».

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, fantasy, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série Loving Clark par Kyrian Malone, Manhon TUTIN

Tome 1:

Clark McKenna, 17 ans, rentre au lycée Providence High en Californie. Clark est mentalement différent, et ses nombreuses consultations à Providence dans plusieurs cabinets psychiatriques le précèdent, aussi bien auprès de ses camarades que du corps enseignant. Plongé dans son imaginaire, sa perception du monde réel est biaisée, traduite par ses filtres émotionnels. Ses réactions, ses réflexions incomprises, Clark est en errance de diagnostic soumis à des traitements inadaptés. Considéré comme bipolaire, lunatique, schizophrène par des spécialistes incompétents, ce qu’il est demeure enfoui au fond de lui, annihilé par des médicaments inutiles. Pourtant, en arrivant à Providence High, Clark espère que les choses changeront pour lui. Il y a ce garçon Elliot Hamilton qui sera dans sa classe, et son professeur de lettres James Coleman, seuls personnes capables de le comprendre…

 

Tome 2:

Le sens de la justice, de l’équité, voilà deux concepts inhérents aux Aspergers. L’injustice, Clark Hastings en a souffert durant toute son enfance et son adolescence. Montré du doigt parce qu’il était différent, moqué par ses camarades, inconsidéré par le corps enseignant ou mal diagnostiqué par des médecins incompétents, Clark a très vite compris que dans ce monde à deux vitesses, il devrait s’en sortir seul, que pour être accepté en société, il lui faudrait faire semblant, mettre en place des stratégies d’adaptation, des illusions pour paraître « normal ».

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Clark, ce jeune homme dont l’apparence de « fou, déséquilibré » fait de lui un marginalisé.
On vit ce quotidien à travers ses yeux mais aussi de ses ressentiments ce qui rend ce texte fort. On ne lit pas, on vit avec cet handicap. On découvre ce quotidien qui est un combat continuel face à la bêtise de certains, l’ignorance des autres. Clark est différent c’est un fait mais ce n est pas pour autant que c’est un monstre. On ressent tout cet agacement qu il ressent. L auteure ne nous épargne rien au point que nous réagissons et cela dès les premiers chapitres.
Kyrian nous prouve que ces « 1% de la population » sont certes à part mais surtout ce sont des personnes touchantes, qui voit au delà des apparences. Ce qui pour une majorité d ignorant est un handicap est en réalité un réel trésor : ils ressentent autrement, ils en deviennent authentique. C’est en ça qu ils sortent de cette société manichéenne, à l esprit si étriqués et leurs réactions exacerbées face à l’inconnu.
Voilà pourquoi ce roman marque, nous interroge, nous ouvre les yeux là où nous sommes aveuglés. On nous imposons nos us et coutumes sans chercher à comprendre que d autres peuvent penser autrement. C’est bien de cela qu’il s agit, un ode à ces hommes et femmes différentes certes et pourtant qui méritent d être connues, voir reconnues. C’est un pamphlet la morale, la liberté et le devoir.

Nous voyons aussi le combat de l entourage et en particulier les parents, face à ces murs, totalement démunis face à des médecins incapable de donner un diagnostic définitif. On ressent cette douleur de voir son enfant devenir un rat de laboratoire où on tâtonne à l aveugle… Et les conséquences que cela engendre sur le quotidien de chacun.
Certains préfèrent la fuite, d autres comme le père de Clarke décide de faire front. On devient administratif face à cette détermination d offrir une chance à la chair de sa chair.

Et nous ne pouvons que fondre devant cette romance, ce premier émoi qu’on connaît tous et toutes… Tout est décrit avec une fluidité si limpide, si simple… La raison ? Encore une fois on ne lit pas mais on ressent ces émotions nous prendre car on le vit à travers les yeux de ce jeune homme si sensible qui voit autrement qu’avec ses yeux mais avec ses sens.

 

Dans ce second tome, nous retrouvons Clark à présent diplômé qui va entamer ses études supérieures à Providence. Ce roman se découpe en deux parties.

Dans un premier temps, Kyrian continue de nous confronter à la réalité d’une personne « à part ». On ne parle pas d’autisme. On ne parle pas d’homosexualité ou de haut potentiel. Non, on nous décrit le parcours d’un jeune homme qui se voit confronter à cette réalité avec le cumul de ces trois spécificités. Rien n’est enjolivé. Tout est authentique, réaliste. Les mots, les sentiments, les réflexions… tout n’est qu’intensité émotionnelle et verbale.

Telle une autopsie, on dissèque le quotidien d’un Asperger qui passe de l’adolescence au statut de jeune adulte en quête d’indépendance. On nous expose la perception de la réalité, les incapacités et inconforts de ce jeune homme atypique. On s’immerge dans le quotidien de Clark. On ne lit plus, on vit ce quotidien pesant, ambigu, voire stressant. Tous ne sont qu’anticipation pour ne pas succomber à cette appréhension de l’inconnu, de l’inattendu, dans cette incapacité sociale et handicapante. On prend conscience du calvaire qu’il endure pour se fondre dans notre société et s’adapter à chaque instant à ces convenances sociales. Clark nous apporte ce plus, que nous autres neuro- typique oublions : on ne juge pas uniquement sur une apparence.
Cette adaptation de l’enfance à la vie d’adulte est aussi difficile pour celui qui le vit que ceux qui l’accompagnent dans ce processus.

Voilà comment aborder la deuxième partie de ce roman : devenir adulte, c’est faire des choix et en assumer les conséquences. Dans cette réalité bicolore, où le bien se confronte au mal, comment se considérer ? Ange ou démon ? Kyrian nous expose des faits, des ressentis, des combats quotidiens pour essayer de conjuguer cette normalité imposée et cet esprit de justice. Voilà en quoi Clark nous marque, nous ébranle, nous touche. Tout est authentique. C’est en cela que cette lecture n’en est plus une. C’est beaucoup plus. Entre morale et devoir, nous-mêmes lecteurs, venons à être mis à rude épreuve.

À la fin de cette lecture, on ne peut que se demander quand nous sera proposée la suite. L’ambivalence, l’interrogation, ce malaise qu’on ressent ne nous lâche pas. On en redemande ! On veut savoir. Mais plus encore, cette histoire tient presque d’un témoignage. On ressent un vécu très fort dans cette plume. Kyrian nous avait prévenu, elle est incisive, cash, éprouvante mais au combien touchante. Vous êtes prévenus, on ne ressort pas indemne d’une telle lecture

Je tiens aussi à mettre en avant Manon TUTTIN qui a réalisé cette adaptation car Loving Clarke est, au départ un roman lesbien. Manon a réussit à adapter cette superbe histoire de fait que notre lecture est fluide, sans incohérences. On ne peut que la remercier.

Sans elle, j’aurais loupé quelque chose! Car je vous le garantit, cette histoire est à l’image des montagnes russes! On passe par tout un melting pot de sentiments.

Maintenant la question qui fâche … En vu de ces épilogues, on ne peut ressortir de cette lecture sans se demander « et après ? Que deviennent-ils? »

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, handicap, handicap social, Le temps des choix, romance young adult, seconde chance, série
Série: Homoromance éditions |

Super héros par Eli EASTON

Synopsis:

 Il n’est pas facile de grandir à Jefferson, dans le Wisconsin. Surtout pour un jeune artiste gay tel que Jordan Carson, qui n’a pas sa place dans ces équipes de sports qui sont la première préoccupation des élèves du secondaire.

Mais Jordan a eu de la chance : Owen Nelson est son meilleur ami depuis leur rencontre au second grade. Owen est un beau blond baraqué, et le champion de lutte de leur école. Personne ne s’en prend à Owen, ni à ceux qui lui sont proches, même quand il décide de garder Jordan auprès de lui, après son coming out.

Leur amitié est solide et semble pouvoir résister à tout, sauf peut-être au plus imprévu : les sentiments de Jordan pour son meilleur ami hétéro. De tous les garçons, il est le seul que Jordan ne peut désirer. Et le seul qu’il aime…

 

Mon avis:

Deux amis d’enfance, qui évoluent, se cherchent, s’affirment… Eli Easton aborde dans cette romance tout le poids que de jeunes adultes en devenir doivent supporter face à leur choix, leur orientation sexuelle différente de la marge. Être homosexuel ou être ami avec un homosexuel n’est pas facile à assumer. L’auteure fait un très beau travail d’écriture sur les deux cas. Les apparences et leurs conséquences peuvent être dramatiques. L’impact d’une telle révélation de nos jours à plus d’impacts sur les amis de celui qui fait son coming out que celui qui affirme ses choix. On l’aborde peu dans les romans, mais ces personnes qui soutiennent ceux qui osent sont cataloguées montrées du doigt. Aller au-delà des apparences, ne pas prendre en compte des « qu’en-dira-t-on » peut impacter leur futur. Ce qui est juste impassible et pourtant…

En clair, Eli Easton, une fois de plus nous offre une superbe leçon de tolérance et d’acceptation. Que les vrais héros sont parfois de simples hommes et femmes qui vont au-delà des apparences. Un vrai coup de cœur pour l’histoire et la plume de l’auteure.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, homophobie, Le temps des choix, romance young adult
Série: Reines-Beaux |

Ani’ Mots – Volume 3 – 100% MM par Alexis Dumais, Audrey Bnd, B.G. Decamp, L. Gautier Ma., Marion DE SOUSA, Merida Reinhart, Sawaën K., Selena A. M, Sophie Tallaire, Steff S.

Synopsis:

5 ans déjà !
Dans ce collectif de nouvelles 100% gay, 10 auteurs se mobilisent pour la cause animale afin de vous offrir une sélection de textes et plus particulièrement un choix de romances entre hommes. Tous les fonds seront intégralement reversés à la protection animale et s’ajouteront aux dons annuels effectués par notre maison d’édition chaque année aux associations locales québécoises.

Mon avis:

Que dire? Je l’avoue, je ne suis pas trop nouvelle ou novella en général. Je les apprécie généralement quand je connais la plume de l’auteure. Pourtant je me suis lancée dans cette lecture, heureuse de savoir que je participais à mon petit niveau pour une belle cause: aider aux bien-être des animaux (la totalité des fonds est reversée à une association pour animaux).

Alors que dire? Un coup de foudre lu en à peine deux heures (je lis très vite). J’ai pris plaisir à découvrir des histoires totalement différentes et pourtant chaque auteur a touché une corde sensible…

Ce recueil c’est comme une pinata : en apparence c’est un recueil de nouvelles d’auteurs. Mais une fois dedans, c’est un feu d’artifice de sensations ! On ne lit plus, on vit ces instants volés. On s’émeut pour ces histoires qu’elles soient contemporaines, historiques, ces remises en question, ces premiers émois. On s’immerge dans ces contes parfois féeriques, parfois cruels, au détour d’une fable poétique… On a des coups de chaud à certains moments… on touche du bout des doigts à une certaine poésie… Voilà ce qui ressort de ce recueil, un voyage des sens… Un coup de coeur, un grand merci à ces auteurs de nous transmettre ce melting-pot de sentiments… On a qu’une envie leur crier « encore! »

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, deuil, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, recueil, romance, romance young adult
Série: Homoromance éditions |

L’Équilibre par Marion DE SOUSA

Synopsis:

Dans un monde où la moralité populaire entend opposer le bien et le mal, l’Équilibre universel est menacé. Cela a pour conséquences de détruire peu à peu toutes formes de vie. Gaël, un jeune survivant de dix-huit ans va apprendre, à ses dépens, que l’univers est composé d’une palette infinie de couleurs, mais que le blanc et le noir, le bien et le mal ne sont que les facettes d’une même entité…Homme ou femme, faune ou flore, rien ni personne n’est épargné par la Mort. Elle revêtit le visage d’un innocent, le regard d’un prude qui se croyait prêt à se battre. Violente est sa chute quand il découvre la mesure de ses actes. Accompagné d’un individu mystérieux, Gaël devra faire face à ses responsabilités et choisir son combat. Qu’est-il prêt à abandonner ? L’amour des siens, les beaux yeux de Raphaël ? Ou cette force indomptable et glacée ?

Mon avis:

Voici un livre dont on ne se ressort pas indemne, qui nous fait réfléchir, un post apocalypse dans toute sa splendeur. Un titre qui résume à lui seul ce formidable roman.

La couverture et son résumé m’avaient fait de l’œil alors je n’ai pas réfléchi, j’ai plongé dedans. Car oui, c’est une immersion totale.

On découvre Néos, une des villes survivantes de la Grande Guerre… Une description hyper réaliste de survivants… D’hommes, de femmes, d’enfants qui survivent plus qu’ils ne vivent. On ressent ce poids qui pèse sur chaque personnage : celui d’être privé de cette liberté, cette peur qui est omniprésente dans leur quotidien. Dès le départ, on ressent cette hostilité, ce sentiment de désolation, cette mélancolie qui les suit telle une ombre. Et puis il y a ces jeunes, ces rebelles qui ne sont plus des enfants, mais pas encore des adultes. Ces jeunes gens en quête de liberté, cette volonté de sortir de ce carcan qui les étouffe, vivre… Gaël est l’un d’eux. Mais l’ennemi n’est jamais loin. Alors qu’il se pense perdu, Gaël va découvrir sa véritable nature et sa mission. Dans sa quête, Gaël va devoir apprendre à grandir, devoir faire face à des choix et des responsabilités d’adultes. Il va apprendre que certains sacrifices peuvent se justifier. Mais comme tout équilibre, chaque acte à des conséquences… On ressent cet élan d’espoir, un certain réconfort qui est contre balancé par les regrets et la peur de l’inconnu. En effet, les apparences sont trompeuses. Un don peut être porteur d’espoir ou de désespoir et devenir une malédiction.

Tout dans les interactions entre les personnages, les rebondissements, l’histoire en elle-même en fait, est en quête de cet Équilibre…  Ce roman est véhiculé tout du long par ce lien fragile parfois et pourtant essentiel: celui de l’amour.

L’auteure ne nous épargne rien : la peur, l’angoisse, la tristesse, l’amour et le don de soi… On grandit en même temps que Gaël, on devient mature, on s’affranchit. L’on comprend que la vanité de l’Homme est le fléau qui entraîne le monde et sa beauté vers le néant.

En clair, un énorme merci à l’auteure de ce cadeau et un livre que je vous recommande ! Un coup de cœur !

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, Le temps des choix, romance young adult, survivants, voyage
Série: Homoromance éditions |

A demis mots par Lily HAIME

Plongez dans l’univers de Lily Haime et ses recueils de belles histoires.

Ce premier tome contient le roman court 101 choses à faire avant de mourir, ainsi que deux nouvelles : Birdie et 10 instants de toi.

101 Choses à faire avant de mourir 

Ce sont les rêves d’un adolescent, coincé dans un lit d’hôpital, mourant. Des rêves qu’il fait sans vraiment y croire. Dernier sursaut d’espoir auquel s’accrocher. Dernières volontés si demain venait l’emporter. Hadrian Mianovich – Mia – lit une lettre qu’il a écrite, des années plus tôt. Une lettre adressée à l’homme qu’il est devenu. Une lettre et une liste, oubliées depuis qu’il est en rémission de la maladie d’Hodgkin. D’un coup, ce sont les aspirations du gamin malade qu’il était qui viennent rythmer sa vie d’aujourd’hui. De simples choses – presque anodines, presque rien – aux plus incroyables. Aux plus belles. « Tomber amoureux…  »

Birdie

Un psycopathe qui se prend pour le « doigt de Dieux », et le FBI qui est bredouille … Face à trop d’échecs, l’agent Cassandre WEBBER ne voit plus qu’une solution pour attraper ce tueur d’enfants … Revoir Jesse, . Mais en vue de leur passé commun, Jesse l’acceptera t-il ?

10 instants de toi

10 instants où la retenue des sentiments est le fil conducteur, de peur de perdre l’autre … Faire ses propres choix, ne pas avoir de regrets pour vivre et s’aimer.

 

 

Ce deuxième tome contient le roman court Requiem, ainsi que deux nouvelles :  Illusion et La Lettre.

Requiem: le langage de la musique

Millie se concidère comme un handicapé social. Il n’arrive pas à communiquer avec les autres. La seule façon pour lui extérioriser ses pensées par des notes de musique.

Rajouter à cela qu’il est naît un 29 février et qu’il est asthmatique est vous verrez l’enfer qu’est sa vie.  Face à ce poids qu’il l’étouffe, seule la musique le libère. Jusqu’à l’arrivée d’un étrange colocataire, lui aussi étouffer par le poids du passé…

Illusion

L’Homme peut être vil, tricheur, menteur. Il est violent, destructeur. Manipulateur. Pourtant, il y a une chose qui fait de lui un être exception. Son esprit libre et son cœur d’espérance … ou une satire ironique d’une société post apocalyptique.

La Lettre

Le vent nous mène là où nous n’avons jamais pensé atterrir. Mais c’est ainsi. Nous y sommes. Que faire maintenant? Ou quand des choix de vie s’imposent à nous et nous remettent en question par … une simple lettre.

 

Mon avis:

Lily HAIME, par sa plume, nous fait vivre ces histoires. Ce recueil ne peut nous laisser indifférent. Le premier recueil a pour fil conducteur la peur. Peur de la maladie, peur de perdre l’être que l’on aime, cette retenue, ce sentiment de fatalité. Oui, on vit plus que l’on lit ces histoires. Elle arrive à nous remettre en question, s’immerger dans ces relations et se dire « Et moi, je ferai quoi? »

Après lecture, il n’y a en a qu’une: Vivre, vivre pour ne rien regretter, se blesser se relever mais Vivre.

 

Dans le deuxième recueil, nous pouvons nous poser cette question: comment résumer une histoire d amour entre deux hommes qui ont leur part d ombre… L histoire de Millie dans son requiem du langage de la musique.
Lily Haime a réussi l exploit de nous traduire des émotions par le biais de notes de piano.
Requiem for dream résume à elle seule l histoire. Pour ma part je l ai écouté mais hors lecture…. C’est puissant.
Chapeau bas madame ! Nous retourner comme une crêpe par un simple la mi ré… On ne vit pas l histoire on la ressent… Et cela est juste sublime. On rentre dans notre propre bulle, un peu comme ces personnes qui le sont dans la leur… Que l’on décrit d autiste, moi je les appelle des magiciens. Merci de m avoir fait vivre cela.
Tout est une question de choix dans la vie, maintenant la vraie question est: Prendra t-on le risque de le faire, de vivre?
Voilà la plus belle marque qu’un écrivain puisse offrir à son lecteur. Et ce recueil est un melting-pot  d’émotions, d’histoires bouleversantes … Mais quel résultat … un bijou de lecture .
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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, handicap, handicap social, Le temps des choix, maladie, musique, recueil, romance young adult
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Les dix-sept couleurs de la liberté par Joyce C.

Synopsis:

Ulysse, jeune écuyer au charme désarmant, fait partie de la grande famille du Cirque Finderly. Alors que la troupe s’installe pour quelque temps aux abords de la capitale, il n’a qu’une idée en tête : découvrir la fameuse Tour Eiffel, qui vient tout juste d’être inaugurée. Suite à un incident sur les berges de la Seine, il rencontre Pâris, un lycéen en dernière année à l’Institut Jauffret, qui lui propose de partager avec lui les joies de la grande ville. Entre eux, l’alchimie est immédiate. La séduction s’installe, les étreintes s’enflamment. Paris devient le théâtre de leurs secrets. Jusqu’où l’ivresse les mènera-t-elle, avant que les jeux du cœur ne s’en mêlent ?

Mon avis:

Nous voici plonger dans l’époque de la Révolution industrielle française, auprès d’une troupe du cirque Finderly. À cette époque, c’est un nouveau genre de spectacle pour une population en majorité analphabète qui attire la curiosité de par ces animaux et ces hommes égotiques, différents, étranges… Imaginez un Paris qui est en pleine effervescence de par cette exposition universelle et cette tour Eiffel qui fait grand bruit… Pourtant l’arrivée de ces « monstres de foire » attire autant qu’ils font peur.

Les descriptions présentées nous immergent dans cette époque, nous fait redécouvrir le Paris du siècle dernier, mais aussi les cirques d’antan. Le rôle de chacun, celui des animaux est très bien décrit. On ne lit plus, on assiste à leurs représentations. C’est cette touche en arrière-fond qui nous sort des sentiers battus.

L’auteure nous fait de superbes descriptions de ces environnements, mais aussi de ses personnages. Elle pointe du doigt ce fossé entre la jeune bourgeoisie parisienne et cette troupe de saltimbanques. Derrière cette animosité apparente, ce cache aussi de l’envie : la liberté pour les uns, le confort et la luxure pour les autres. Voilà le point fort de cette folle histoire. Nous immerger dans l’histoire.

Concernant la romance à proprement parlé, j’ai, je l’avoue, un bémol ce qui explique mon 4/5 en notation. Les personnages sont les parfaits représentants de ce fossé qu’il y a entre les classes. D’un côté, nous avons Ulysse, jeune homme de dix-huit ans libre et passionné. Il est passionnant et passionné dans tout ce qu’il fait, mais aussi manipulateur. À l’image de ses yeux, d’une couleur vert absinthe, il est hypnotique. Il dégage une force et un charme désarmant. Ajoutez à cela un esprit vif, une langue acérée et vous aurez la définition même de ce jeune homme entier et passionné. Il est en totale opposition à Pâris, ce jeune lycéen issu de la bourgeoisie parisienne. Lui est effacé, essaie de ne pas se faire remarquer de par son albinisme et ses préférences en matière de compagnie. Comme l’auteure aime à nous le rappeler, à cette époque, les mentalités parisiennes se relèvent très complexes. Le crime de sodomie avait été aboli au début du siècle, mais pourtant la loi passée après la religion. Cette partie de la population doit sans cesse se cacher de la police des mœurs et des juges conservateurs qui n’hésite pas à les traiter comme des déviants, ayant une maladie mentale.

C’est une rencontre de deux mondes qui va faire des étincelles, car il est clair que l’attirance est réciproque… mais est-elle seulement physique ou peut-elle amener à quelque chose de plus profond ? La réponse est dans le livre… à vous de le découvrir.

Ce qui m’a dérangé, mais cela n’engage que moi, ce sont les trop nombreuses scènes de sexe. Cela a quelque peu gâché ma lecture surtout pour une romance Young Adult tout publique, mais j’insiste pour dire que cela n’enlève rien à la plume de Joyce. Une plume fine, directe, franche… Une plume qui nous transporte dans son univers.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, dépaysement, romance young adult
Série: Homoromance éditions |

Série Birdy par Jae-Akahone

T.1 Birdy

La routine ronge Kirill depuis de nombreuses années et aucune opportunité ne se présente à lui pour la renverser.
Dépité de devoir travailler pour Noël, il brave le froid et la neige pour retrouver le maigre confort de son petit appartement, ne s’attendant absolument pas à tomber sur le grain de sable qui enraiera sa routine bien trop huilée.

 

T.2 L’envol

Alors que les sentiments semblent s’installer durablement dans les cœurs de Kirill et Jasper, le passé de ce dernier refait surface, ébranlant les nouvelles certitudes de Kirill. Et si la vie brisait ses rêves pour les emporter au loin ?
Entre une famille qui réapparaît subitement, une reconversion professionnelle et un quotidien qu’il faut apprendre à conjuguer à deux, la vie du couple ne s’annonce pas de tout repos.

Tandis que Kirill se bat pour préserver ce qui le rend entier, tout ce qu’il croyait acquis se retrouve chamboulé…Mais parfois, le changement peut avoir du bon.

 

Mon avis:

Voici une romance contemporaine sur deux êtres perdus. L’un essaie de survivre depuis le décès de ses parents, l’autre est un enfant « perdu », littéralement. Ce qui au départ n’est qu’un sauvetage va évoluer vers quelque chose de plus fort. Sans le savoir, l’un et l’autre vont se repousser leurs peurs, leurs angoisses. Ils vont découvrir que la vie n’est pas une simple question de survie, mais quelle peut être belle, composée d’instants de bonheur, quelle peut se savourer à deux.

L’auteur nous fait partager leur quotidien et l’évolution de leur situation tout au long de la lecture. Dans le premier tome, on vit en vas clos, dans cette bulle qu’ils se créent pour se protéger. Le second tome est un réel « envol » pour eux. Par ses mots, par sa plume, Jae Akahone  a su nous faire ressentir toutes les émotions que vivent ses personnages: la peur, l’angoisse, le doute, l’envie, l’amour… Et c’est ça la force de cette série: ne pas simplement lire mais ressentir et à notre façon, partager l’histoire de ces deux êtres aussi fragiles qu’attachants.

Une douce romance à lire et à savourer.

 

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Genre: handicap social, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Auto édition |