Série Without You par KAYA C.

 Tome 1 : Without you

Amaury est un jeune homme timide, gentil, entouré par une famille aimante, dont certains membres sont un peu loufoques. Sa rencontre avec Eden va tout bouleverser, ils vont vivre un amour au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer. Mais le destin est capricieux et Amaury va en payer les frais. Qu’est-il prêt à supporter pour grapiller des morceaux de bonheur fou ? Combien de batailles devra t’il mener pour enfin être heureux ? Pourra t’il se reconstruire une fois qu’il aura tout perdu ? Qui sera celui qui l’aidera à continuer ?

 

Tome 2: Fight to survive

APRES L’HISTOIRE D’ AMAURY DANS WITHOUT YOU, FIGHT TO SURVIVE VA VOUS ENTRAINER DANS CELLE DE SULLIVAN…
Je m’appelle Sullivan, je suis le photographe le plus poissard de New York. Après avoir été trompé par mon ex, j’ai été foudroyé par des yeux bleu lagon qui m’obsèdent. Je suis irrésistiblement attiré par Amaury, mais il est marié à un type adorable, alors que lui est un abruti fini. Aussi beau qu’imbuvable, à chaque fois que je le croise on se saute à la gorge. Pourtant il est là qui me hante, je suis perdu, je l’ai dans la peau, je dois quitter New York, m’éloigner pour l’oublier. Je vais reprendre mon ancien métier de reporter de guerre, partir au bout du monde, et essayer de reconstruire ma vie ailleurs. Je n’imaginais pas que j’allais mettre directement les pieds en enfer. Comment supporter l’indicible, quand il n’y a plus d’espoir ? Quand l’horreur se déchaine, quand les ténèbres menacent de m’engloutir, il ne me reste que ses yeux pour seul espoir.

 

Mon avis: 

Préparez vous, car s’il y a bien une chose que vous devez savoir en débutant cette lecture, c’est que plus que lire, on vit chaque instant, chaque joie chaque peine. On pleure, on espère. Voilà la magie de cette plume: transcender son lecteur. Faire partie de cette histoire, devenir en quelque sorte cet(te) ami(e), ce confident, spectateur impuissant, mais présent à chaque instant. Voilà dans quoi vous vous embarquez. Vous êtes prévenus. Vous ne ressortirez pas indemne.

Beaucoup, moi-même d’ailleurs avons eu le plaisir de lire la première version de Without you. Kaya a bien insisté en précisant qu’elle l’avait retravaillé. Ce que je peux dire, c’est que c’est réussi. J’avais été marqué, mais cette réédition retravaillée est encore plus bouleversante. Tout est amplifié et cela tout au long de ce premier opus. Comme je l’ai dit à Kaya, j’ai été transcendée. Oui c’est un mot fort, mais c’est mon ressenti et c’est assez rare pour le noter.  Bravo à elle pour ce travail faramineux.

Tome 1:

Lorsque nous débutons cette histoire, nous faisons la connaissance d’Amaury alors âgé de 32 ans, architecte reconnu dans son loft New Yorkais. En apparence, tout lui réussit, mais cela n’est qu’une apparence… Car Amaury est seul dans ce lieu qui pourtant représente tant de beaux projets passés et à venir… Car il manque l’homme de sa vie, Eden.

Eden, qui deux ans et demi plus tôt va se voir faucher par une voiture et ainsi le condamner. Kaya va alors nous retranscrire cet instant où tout bascule, cet instant où la vie s’arrête et n’est plus. On suit ce couple dans cette lente descente aux enfers. Du choc de l’annonce à ce destin funeste qui les attendait. On ressent ce tiraillement entre espoir et résilience, ce combat auquel chacun doit faire face, pour au final accepter l’inacceptable et profiter de chaque instant offert.

Ce qui est « difficile » c’est cette date, celle où tout s’arrête. Kaya trait avec beaucoup d’humilité l’euthanasie du point de vue de celui qui choisit de partir dignement, mais aussi de l’entourage. Lors de la première partie du roman, nous suivons notre couple et ce travail de deuil par lequel l’un et l’autre va passer tout en ayant en tête cette date ultime. Tout comme eux, on passe par choc déni, colère, tristesse, cette quête de sens illusoire, mais vitale, cette résilience tout en restant dans le déni pour le « après », car sans l’amour de sa vie, il n’y a plus que le néant.

Dans la deuxième partie, nous faisons face à ce que tout le monde appréhende : le déni, la colère, la tristesse aussi. On subit autant qu’Amaury cette descente aux enfers qui commence. Oui, nous revivons une deuxième fois le deuil et cela prend une tout autre dimension à notre lecture.

Troisième partie marque la quête d’un nouveau sens à donner à sa vie, ces essais pour arriver à cette acceptation que oui, la vie continue malgré tout.

Quatrième partie est ce que je nommerais « ce nouveau départ », cette sérénité qui nous transperce. Cette absolue vérité que la vie continue malgré son absence, mais que l’être aimé est toujours là dans un coin de son cœur et veille sur nous.

En finissant cette lecture, on réalise l’importance de ces 4 parties, car à l’image d’Amaury, nous avons, le temps de cette lecture, nous aussi lecteur, vécu, ressenti éprouvé cette perte et tout le travail de deuil qui s’en suit.

 

Tome 2:

Ce deuxième opus se construit comme le premier. On découvre (enfin le beau et tendre) Sullivan. Tout comme le premier il y a un avant et un après. Cet instant où tout bascule, ce terrible traumatisme où on N est plus, on devient un autre plus fort.

Dans un premier temps on découvre la difficulté d être « l autre » celui qui tombe amoureux d un homme marié puis veuf et enfin d un fantôme. Alors qu’il se résigne, la vie va lui faire affronter le pire côté de l être humain. Sullivan N est plus. Il devient victime puis l ombre de lui même.
La deuxième partie est une double reconstruction : celui de la victime qui doit reprendre à vivre et celui de cet « autre ». Apprendre à vivre avec une personne veuf N a rien d évident ni pour l un ni pour l’autre. C est la la puissance des mots sur des maux. Trouver sa place dans la vie et dans celle que l on se construit avec L être aimé.

Conclusion 😉

Kaya par sa plume nous fait traverser un melting pot d émotions qui s amplifie suite à la lecture du premier. On ne parle pas de couple, d un trouble ou d un polyamour. On parle de famille, d êtres aimés. Elle cible ses mots, de telle façon qu ils ne peuvent que nous percuter. Simple mais tellement commun à chacun. En clair un superbe coup d artifice dans mon cœur et la chair de poule qui ne m a pas quitté tout au long de ma lecture. C est un combo gagnant à mes yeux.

Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre! C’est bien une série sombre qui aborde des sujets sensibles difficiles à manier sans tomber dans le cliché. Et pourtant Kaya C a réussi haut la main ce pari.

 

 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, tatouage, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Wake up beauties: Roman lesbien par Alexia Damyl, Rachel Muratati

Synopsis:

Il était une fois une petite fille qui portait le doux nom de Thalie. Lors de son baptême, l’une de ses tantes lança une terrible prophétie : Au jour de ses seize ans, la piqûre d’un dard la ferait tomber dans un profond sommeil qui ne pourrait être vaincu que par l’amour véritable.

Il était une autre fois une petite fille répondant au prénom de Philippine. Issue d’une union forcée visant à rassembler deux fortunes, le sort voulait qu’elle se rebelle pour ne pas tomber dans la malédiction familiale de l’argent avant tout.

Deux princesses, deux égales, réunies par une magie d’un autre temps. Deux destins sombres qui devaient se retrouver en dépit des ronces entravant leur chemin…

 

Mon avis:

Vous l’aurez compris, les auteures nous proposent une revisite du conte de la Belle au bois dormant, mais en version Dark Romance. D’un revers de main, elles nous font oublier tous les codes des contes de notre enfance et nous offrent un conte revisité où les apparences sont à la hauteur de la noirceur de ce livre…

Alexia et Rachel nous présentent le destin de deux héroïnes, que tout oppose, en apparence.

D’une enfance miséricordieuse sentimentalement, les deux héroïnes vont connaître les désillusions, des trahisons et la déchéance avant de trouver cette main tendue vers l’absolution. Ces deux beautés endormies vont enfin se réveiller pour devenir des femmes accomplies, en accord avec ce qu’elles ont toujours voulu être : aimées et respectées.

De fantômes, elles deviendront lumière. Leurs chemins seront longs et semés d’embûches. Rien ne leurs seront épargnés et pourtant, elles auront droit leur conte de fées.

En clair, un coup au cœur pour ce roman que je ne peux que vous recommander.

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Genre: au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Deuxième chance: On a tous besoin d’une main tendue par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Dans la vie il y a deux types de personnes – les forts et les faibles. Les premiers dominent les deuxièmes, les exploitant jusqu’à ce que mort s’ensuive.
C’est ainsi que Dan voit le monde, lui qui a dû fuir les atrocités de sa famille pour descendre aux enfers de la rue. Pourtant dans ce monde obscur, il a des amis sur qui compter. Jusqu’au jour où sa vie bascule à nouveau et cette fois à cause de Luc, un éducateur d’un centre de réinsertion.
Entre haine, folie et regret, un sentiment étrange apparaît dans la vie de Dan.

 

 Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Dan un jeune homme de 17 ans enfant des rues qui après une fugue se retrouve dans l’enfer de la rue prostitution et drogue, ce quotidien des enfants des rues.
Dès le départ, l’auteure nous plonge immédiatement dans cet enfer. Rien n’est mis sous silence ou enjolivé. On s’immerge dans cet environnement hostile, on ressent ce danger qui poursuit Dan et ses amis en permanence.
Il faudra que Dan se fasse arrêter pour qu’il se voie avoir le choix d’une seconde chance. Mais face aux traumatismes du passé qu’ils traînent depuis tant d’années, comment faire confiance à des étrangers ? On comprend qu’il y a cette peur viscérale d’être de nouveau abandonné.
Marie Paule nous décrit ce jeune homme en perdition, à l’enfance brisée par des maltraitances insoutenables. C’est un animal sauvage. Il craint tout ce qui l’entoure. Toute la difficulté est de l’apprivoiser, de le mettre en confiance. Rien n’est acquis. Tout est en suspens. On se retrouve à être pris en haleine. Va-t-il pouvoir être sauvé ? Les appels de la rue sont forts. Car oui, l’auteure met en avant l’appel de ces sirènes dévastatrices. Bien que cela soit l’enfer, cette misère est rassurante pour ces délaissés. Leurs visions de la vie et de son fonctionnement sont totalement faussées. On comprend alors tout le travail à accomplir pour se reconstruire et sortir de cette spirale infernale pour Luc responsable d’un ranch et de ses encadrants. Mais le risque pour eux est de prendre les choses trop à cœur … Trouver sa place n’est en rien évident.
Une nouvelle fois, on s’immerge dans l’histoire, on vit au plus près cette réadaptation, cette reconstruction qui n’est en rien une partie de plaisir. Apprivoiser un animal sauvage demande du tact, de la patience… Hors Dan joue son rôle à merveille ! Marie Paule nous montre toutes ces difficultés auxquelles il va devoir faire face : le sevrage, les règles, la vie en communauté, apprendre à faire confiance…
Tout dans son comportement reflète cet animal apeuré. On comprend que le seul moyen de se défendre c’est cette provocation. Là on voit le talent de l’auteure, c’est ce dosage savant… Un juste dosage des réactions de chacun. On ressent au fur et à mesure de l’empathie pour Dan, on s’y attache. On souffre avec lui, on espère un happy-end malgré ses réticences. Voir au-delà des apparences, comprendre au lieu de juger… Toute la difficulté est là. Peu à peu on découvre ce petit garçon fragile sous ses airs durs et provocateurs. Les révélations s’enchainent en même temps que sa reconstruction et nous marquent. C’est savamment orchestré, avec beaucoup de justesse. On ne tombe pas dans les clichés. Chacun à son histoire et celle de Dan est loin d’être un conte de fées, mais une réalité qu’on a tendance à occulter parce qu’elle dérange cette société si lisse…
Pour finir, je dirai que cette romance n’en est pas une. À l’image de son personnage principal, c’est une dark romance. Une lecture qui dérange, une lecture insoutenable par moments, mais une lecture à lire jusqu’au bout. C’est une lecture qui nous marque, une lecture qui montre l’étendue du talent de Marie Paule. Un mot pour résumer ce bijou ? Merci.

Notons que ce livre est une réédition.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, prostitution, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Books on Demand |

Harmonie imparfaite par Jay NORTHCOTE

Synopsis:

Une harmonie imparfaite peut tout de même être magnifique…

John Fletcher, ancien musicien, est coincé dans les limbes après le décès de son partenaire de longue date, deux ans plus tôt. Il s’est coupé de tout ce qui lui rappelle sa perte déchirante. Quand sa voisine le persuade de rejoindre la chorale locale, John redécouvre son amour de la musique et trouve une raison de recommencer à vivre.

Rhys Callington, chef de chœur talentueux et charismatique, capture l’attention de John dès leur première rencontre. Il semble être son opposé : jeune, dynamique, et plein de vie. Mais le passé sombre qui s’accroche à Rhys l’empêche de poursuivre ses rêves.

Malgré leurs dix-neuf ans d’écart, les deux hommes se rapprochent, et une relation fragile s’installe. Les fantômes du passé ainsi que les incertitudes quant à l’avenir menacent leur bonheur tout juste retrouvé. Mais pour que leur vie et l’amour qui naît entre eux trouvent l’harmonie qu’ils partagent à travers la musique, ils vont devoir commencer à suivre la même partition.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de John, un homme tourmenté qui fuit tout ce qui s’approche de la musique. Mais voilà qu’un imprévu va contre carré ses plans. Souhaitant aider une amie de sa mère, John ne s’attend pas à faire la rencontre de Rhys.
Rhys, chef de cœur de la chorale paroissiale. Rhys et son apparence totalement en décalage avec les lieux avec des cheveux bleus, ses tatouages et surtout sa jeunesse. Cet homme l’intrigue, lui et son sourire empli d’espoir… Rhys est tout ce que John n’est plus : jeune, confiant, vibrant de vie… John se sent gauche et lourdaud à ses côtés. Pourtant Rhys ne peut s’empêcher lui aussi d’être attiré par cet homme plus âgé au cœur sur la main malgré cette aura de tristesse qui l’entoure.


L’auteur nous délivre une histoire faite de failles, de vulnérabilité. Ces deux hommes ont ce point commun : ils sont rongés par cette culpabilité, ce syndrome de l’imposteur, du survivant… Leur rapprochement est fragile, tout n’est qu’incertitudes entre les fantômes du passé et un avenir incertain et pourtant… La différence d’âge apporte ce petit quelque chose qui apporte encore plus de profondeur à ces deux hommes en apparence en totale opposition et pourtant tout aussi en perdition, en quête de reconstruction. Cette histoire devient belle de par les imperfections de chacun. Tout n’est que pudeur, sensibilité, fragilité et espoir.

Pour conclure, je dirais que l’auteur nous offre une tranche de vie, une symphonie des sentiments qui peut paraître imparfaite… Mais qui au final nous offre une lecture que l’on ne peut qu’affectionner et chérir.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, romance, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Jaybird Press Ltd |

L’Acrobate par Agnes Moon

Synopsis :

L’Acrobate est un voleur professionnel qui a des dizaines de cambriolages à son actif, mais lorsqu’il se retrouve pris au piège dans l’immense demeure d’un homme mystérieux, aussi séduisant que mortellement dangereux, il comprend que la police pourrait bien être le cadet de ses soucis.
Vincent de Saint-Bonnet est incroyablement riche, cache de nombreux secrets, et tient peu à la vie. Un petit voleur grossier aux splendides yeux bleus pourraient bien être exactement ce dont il a besoin pour apporter un peu de lumière à la grisaille de son interminable existence.

Un voleur à la recherche d’une précieuse dague, un marchand d’antiquités âgé de plusieurs siècles et pour qui l’arme a une. . . valeur inestimable. Chacun poursuit un but précis que rien ne l’empêchera d’atteindre. Pas même l’incroyable attirance qui s’empare d’eux et les entraîne dans un duel dont les armes sont les mensonges et la séduction.

Mon avis :

Liam, un gosse des rues, devenu par la force des choses un Arsène Lupin au grand cœur. Il joue le rôle du plus fort, celui qui résolve tous les problèmes, même dans les situations les plus pourries auprès de son frère de cœur au point de réaliser un cambriolage dans une villa dont le propriétaire n’est autre qu’un riche antiquaire e au sujet duquel on raconte des histoires sanglantes et inquiétantes. Mais les apparences sont souvent trompeuses…

Vous devinez que ledit cambriolage ne va pas se passer comme Liam l’avait prévu. Captif de son geôlier, notre acrobate va se retrouver à devoir se soumettre à cet homme à l’aura dangereuse. Ce qui au départ n’était qu’une relation sado masochiste va alors prendre une tout autre dimension… qui va grandement les remettre en question.

Le personnage de Liam m’a autant attendri qu’il m’a fait rire de par sa répartie très franche. En revanche, Vincent m’a un peu plus contrarié. Au vu du passif de ce personnage, je m’attendais à un homme moins « doux » avec son prisonnier au début de leur rencontre. Tout s’enchaine trop rapidement ce qui fausse quelque peu les véritables sentiments de Vincent vis-à-vis de Liam. On peut aussi relever quelques incohérences vis-à-vis du Clan ce qui ne fait que renforcer notre sentiment d’une romance un peu trop « linéaire ». L’histoire aurait pu être plus approfondie.

En conclusion, je dirais que cette romance réunit les fondamentaux : des malentendus, de l’humour et des sentiments forts. Mais ces incohérences et les coquilles me laissent quelque peu mitigée.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, Fantaisie, faux semblants, seconde chance
Série: Auto édition |

Liens de famille et Liens du Coeur – recueil de nouvelles

 

Les recueils que vous tenez entre les mains sont nés de la volonté de lecteurs, passionnés de MM et de littérature LGBT+. Pour le sixième anniversaire de leur groupe, l’idée est venue de proposer quelque chose de différent à leurs membres : des livres recueillant des récits inédits autour du thème des liens de famille car le concept de famille n’est pas qu’une position binaire liée à la génétique ainsi que autour du thème des liens du cœur car l’amour n’a pas de limite de genre, de temps, ni de lieu..
Avec le soutien des auteurs, des illustrateurs et des correcteurs, ce projet a pu aboutir pour notre plus grand plaisir !

Tournez les pages de ce recueil de 80 000 mots, découvrez les univers vastes et riches d’auteurs exceptionnels qui vous feront vivre d’incroyables aventures en peu de pages.

 

 

Mon avis:

Le premier recueil pour sur le concept de la famille, filiale ou élargie. Les auteurs ont à cœur de mettre en avant cette peur viscérale de chaque individu face à cet aveu et les réactions de ceux qui sont, à leurs yeux, leurs repères : la famille. Cet instant est décisif où ils avouent qui ils sont… On nous met face à leurs peurs du rejet.

Le second recueil, lui se tourne vers ce sentiment si commun à tous : l ‘amour.
L’amour nous pousse à de grandes choses, à se révéler, s assumer, pouvoir enfin vivre librement ses sentiments envers l’être aimé. Mais l’amour a aussi des déclinaisons. L’amour est aussi synonyme d’une amitié forte, solide par laquelle on peut se livrer sans honte, sans appréhension.

Ils nous entraînent dans des instants de vie volés, des moments intimistes, des confessions… on nous fait face à une réalité sociétale : trouver leur place dans la vie même si celle-ci n’est pas « ordinaire », « classique », coutumière. Pour le coup, le format choisi, de par ces diversités de plumes, apporte encore plus de profondeur à chaque histoire. On s’identifie à ces personnages, on se remet en question, s’interroge sur leurs appréhensions justifiées. Ce recueil et le travail des auteurs ont pour but d’apporter ces questionnements et nous ne pouvons que constater que ça marche. Ce recueil est avant tout un appel à la tolérance, quelle que soit la génération concernée. C’est en cela qu’on ne peut que saluer l’initiative.

En clair un recueil qui prône encore et toujours l’acceptation de soi, décider de se libérer de ses contraintes que la société et le plus important : que l’amour reste l’amour.

Un moment de lecture qui nous transporte.

 Rappelons que tous les bénéfices iront à l’association MAG Jeunes, qui défend une cause qui leur tient particulièrement à cœur.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, homoparentalité, Le temps des choix, recueil, seconde chance
Série: Books on Demand |

Son Omega de Substitution : Une Histoire Omegaverse par Kelex

Synopsis:

Gray Tomlinson est un omega. Il est convaincu qu’il restera toute sa vie non accouplé. Dans la trentaine, il n’a encore été revendiqué par personne et, sans perspectives, il vit confiné le quartier Omega, où il est certain de finir par mourir seul.

Lorsque son frère aîné, Silver, et son alpha perdent la vie dans un tragique accident, les neveux de Gray intègrent son petit monde isolé. Sans alpha, il sait qu’il a peu de moyens pour subvenir aux besoins des garçons. Le seul choix qu’il peut tolérer est d’offrir ses services en tant qu’omega de substitution.

À l’instant où il rencontre Jamie, un omega stérile désespéré à l’idée d’avoir un enfant, il ressent un lien comme jamais il n’en a ressenti auparavant. C’est le coup de foudre fraternel au premier regard, et Gray décide que Jamie est le bon, acceptant de porter son enfant, conçu avec son alpha, Rohan.

Lorsque les circonstances changent, Gray doit faire face à de nouveaux défis, une nouvelle amitié et une bataille pour la vie qui grandit en lui. Après tout, peut-être qu’il y a un alpha pour lui quelque part…

 

Mon avis:

Voici une omégaverse quelque peu différente de celles que j’ai eu l’opportunité de lire jusqu’alors. Ici, rien n’est rose, bien au contraire. L’auteur met en avant un tout autre sujet : le deuil, la perte d’un être cher, en l’occurrence un parent. Le sujet est sublimement bien traité. On découvre le parcours de Gray, cet oncle complètement dépassé par la situation qui décide de faire tout ce qui en est son pouvoir pour mettre à l’abri ses neveux du besoin. C’est, dans ce contexte, un réel don de soi, mais aussi une remise en question sur ses choix.

Y est aussi abordée la question d’un « porteur d’enfant », pour un couple qui ne peut enfanter. Certes c’est une omégaverse, mais on peut très bien transposer cette histoire à notre quotidien : celui d’un couple dont la femme est stérile ou pour un couple homosexuel en recherche d’une mère porteuse. L’auteur met en avant toutes les questions, tous les cheminements amenant à une telle décision.

On s’aperçoit que cela soit pour un couple ou pour le « porteur » ce choix n’est en rien évident et a quelque soit les choix, une incidence sur ces personnes. Que le lien entre le couple et le « porteur d’enfant » n’est pas qu’une transaction mais quelque chose de plus intime et tendre. Que la société les juge trop facilement pour une décision qui ne regarde que les protagonistes. En clair, une sublime histoire de seconde chance, celle de faire un choix, l’opportunité de réaliser un souhait. Faire acte d’un don de soi et célébré la vie. Un sujet d’actualité.

 

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Genre: amitié / amour, deuil, homoparentalité, Le temps des choix, omegaverse, seconde chance
Série: Auto édition |

La Maison au milieu de la Mer céruléenne par T.J KLUNE

Synopsis:

Linus Baker mène une vie tranquille et solitaire. À quarante ans, il vit dans une petite maison avec un chat caractériel et ses vieux disques. En tant qu’agent du Ministère de la Jeunesse Magique, il doit s’assurer du bien-être des enfants dans les orphelinats supervisés par le gouvernement.

Mais lorsqu’il est convoqué de manière inattendue par les Cadres Extrêmement Supérieurs, il se voit confier une mission curieuse et hautement secrète : se rendre sur l’île de Marsyas dans un foyer où résident six dangereux pensionnaires.

Obligé de mettre ses craintes de côté afin de rédiger un rapport objectif sur l’établissement, Linus va vite comprendre que les enfants ne sont pas le seul secret que renferme l’île. Il devra également réussir à cerner le charmant et énigmatique directeur des lieux, Arthur Parnassus, qui fera tout pour défendre ses protégés.

À mesure qu’il découvre d’incroyables secrets et qu’il se rapproche d’Arthur, Linus va se retrouver confronté au plus difficile des choix : faire son devoir ou écouter son cœur.

 

Mon avis:

Difficile de faire un retour sans spolier donc je vais vous parler de mon ressenti. TJ Klune a l’art et la manière de prôner « la différence ». De par sa plume queer, il aborde des sujets aux combien actuels même dans de la fantasy. C’est ce qui fait son charme, avouons-le-nous !
Dans ce dernier roman, il fait un pamphlet sur les sténotypes que nous rencontrons dans notre quotidien : la grossophobie, l’homophobie, cette peur de l’inconnu. Par la voix de Linus, nous apprenons à voir au-delà des apparences, nous remettre en question, apprendre à connaitre avant de juger. Plus encore, il aborde aussi un thème difficile et pourtant ô combien important : l’amour. L’amour au sens large, celui d’un directeur d’orphelinat pour ses enfants abandonnés, celui d’un homme qui prend à cœur son métier. Voilà ce que recèle ce trésor, car oui, c’est un trésor à lire, à savourer.

Pour ma part, je dirais que c’est le plus réussi de ses romans, un melting pot de cette magie que seul cet auteur sait transmettre à ses lecteurs.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, drame psychologique, fantasy, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: DE SAXUS |

Une étincelle dans la nuit par Alexis Hall

Synopsis:

L’univers est une boule à facette que je tiens dans le creux de ma main.

Autrefois, enfant chéri de la scène littéraire anglaise, aujourd’hui, écrivain dépressif de romans policier, Ash Winters a renoncé à l’amour, à l’espoir, au bonheur et, surtout : à lui-même.
Il vit sa vie entre les cycles de sa maladie, hanté par les fantômes des attentes des autres.
Puis une rencontre fortuite à un enterrement de vie de garçon le jette dans les bras de Darian Taylor, un garçon du comté d’Essex, aspirant modèle qui vit dans un monde de gel pour cheveux, faux bronzage et défilés de mode.

Darian admet qu’il n’est parfait, mais il sait faire rire Ash, et lui rappeler ce qu’est la vie sans anxiété. Seulement, Ash vit dans l’ombre depuis tellement longtemps qu’il est incapable de voir la lumière briller.

Un homme qui n’a pas confiance en lui-même peut-il seulement croire au bonheur ? Et comment un homme qui ne croit pas au bonheur peut-il se battre pour le sien ?

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Ash, un homme quelque peu isolé et pour cause… cet homme fuit toute interaction sociale. Sa bipolarité a pris le contrôle de sa vie. Il sombre jour après jour dans une dépression sans fin. Tout n’est que honte et haine de lui-même. Tout n’est que routine millimétrée, ce contrôle de chaque instant de peur de retomber dans ses pires travers. Le seul sur qui il puisse compter est son ex et meilleur ami Niall.

Mais voilà qu’une obligation envers ses amis va le forcer à en sortir. Il ne s’attend pas alors à faire une rencontre qui va lui apporter de la lumière dans cette obscurité qu’est devenu son quotidien.

Lui, ce chasseur de fantôme poursuivant le spectre de ce qu’il fût va se voir bousculer par l’époustouflant et scintillant Darian, ce jeune homme satiné et serpentin. Darian est son exact opposé. Il parait trop brillant, impertinent et faux. Pourtant, aux yeux de Ash il rayonne. Tout n’est que sincérité.

Ce qui au départ ne devait être qu’une nuit de luxure va prendre une tournure inattendue. Vient alors une grande remise en question : Pourquoi, dans son monde si gris, un jeune homme candide, mais au combien coloré le fait sentir si vivant ? Peut-il assumer cette pulsion qui le pousse vers lui ?

 

Cette romance est à l’image de ses personnages : d’apparence trompeuse. On image des faux semblants, de la superficialité … Pourtant, l’auteure aborde un sujet ô combien délicat : le handicap mental, invisible et pourtant si réel. Au final, Ash et Darian ont bien plus de points communs qu’ils ne le pensent… L’apparence ne fait pas l’homme.

Ce roman peut se résumer à son titre, une histoire clair-obscur. Le risque était de tomber dans un extrême, mais tout est fluide. Nous vivons à travers Ash toutes les difficultés d’adaptations qu’il vit au quotidien. Darian devient pour nous lecteur, tout comme pour Ash, une vraie bouffée d’oxygène et d’authenticité. C’est en cela que la romance est si plaisante à lire.

Au final, on ne peut que remercier l’auteure pour son message de tolérance.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, handicap mentaux, handicap social, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Près de la rivière par Laur'el

Synopsis:

David a éprouvé de sérieuses difficultés à se remettre de sa précédente relation. Aujourd’hui, son existence tranquille et ses petites habitudes lui donnent entière satisfaction. Il souhaiterait pouvoir tout oublier et se débarrasser de sa thérapie qui traîne en longueur.
Une manœuvre de collègues malintentionnés le pousse à accepter une mutation. Contraint de revenir dans sa région d’origine, il y retrouve ses amis et sa famille. Mais aussi de moins bons souvenirs et un lieu de travail où personne ne désire l’accueillir à bras ouverts.
Simon est un homme en colère. Son personnel le sait, il en fait parfois les frais. En ce moment, ce qui le fait sortir de ses gonds, c’est cette entreprise qui, avec une proposition d’association « gagnant-gagnant », est venue s’incruster dans son magasin. Même s’il est conscient de sa responsabilité dans la situation actuelle, il ne la supporte plus. Pour tout arranger, voilà que cette boîte plus qu’agaçante lui colle une taupe !
Ces deux-là vont devoir s’entendre. Pourtant, entre la méfiance, les séquelles du passé qui persistent, les emportements et les non-dits, rien n’est joué d’avance.

Mon avis :

David est un homme qui subit ses traumatismes passés. D’une enfance compliquée à l’échec de sa dernière relation, il sent cette impression de stagner dans sa vie dans ce marasme ambiant. David vit dans le déni. Il se pense guéri de ses démons passés.

Mais voilà qu’un évènement va changer la donne. Missionné par son entreprise, il va devoir revenir dans ce village de son enfance.

On suit à travers cet homme toute la difficulté pour se reconstruire. Le déni, la peur, l’insécurité constante, ce besoin de tout contrôler. David va se retrouver confronté à ses pires angoisses dans cette nouvelle dynamique qui lui est inconnue. Face à ses réactions, on a tendance à juger sur des apparences et des aprioris, en particulier Simon, chef d’entreprise dévoué, mais aussi colérique et impatient. Il refuse de voir l’héritage de son grand-père lui être enlevé par cette société. Évidemment, son directeur commercial, David, va en faire les frais.

Ce qui au départ va être un combat de coq de basse-cour va prendre au fur et à mesure une toute autre direction. La relation va mettre du temps à s’installer. Rien n’est précipité, tout n’est que découverte, mis en confiance. Ils ne s’attendaient pas à ce que cette alliance commerciale leur apporte un tel changement dans leur vie.

 

Nous découvrons les fêlures de chacun : David et ces peurs, Simon et sa solitude. Laurel nous permet de suivre leurs reconstructions, leurs appréhensions, leurs remises en question. On s’y attache très rapidement. On ressent cette culpabilité de part et d’autre, cette peur de blesser ou être blessé, de faire mal même involontairement. De méfiance, nous passons à de la connivence, à cette envie de voir au-delà de l’apparence. Tout est question de découverte de l’autre, mais aussi et surtout d’acceptation.

Plus qu’une romance, l’auteure joue la carte de l’amour et sa pluralité : amour filial, amical ou sentimental. Les personnages secondaires sont partie prenante dans la reconstruction de David et de Simon, ce qui renforce cette idée d’unité et de soutien.
Quelques longueurs à certains endroits, mais cela n’enlèvent pas le plaisir de cette lecture. Cette relation prend son temps et c’est ce qui en fait sa richesse.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |