Fragments de mémoire par Judith Gagnon

Synopsis:

C’était il y a quinze ans. Matthieu Jacob fut agressé à l’ombre d’une cour d’école dans son patelin natal. Les coups portés à la tête ont causé une amnésie partielle. Seules de vagues images reviennent jour après jours hanter son existence. Alors qu’il apprend à vivre avec un stress post-traumatique depuis des années, la santé de sa mère le ramène dans le village où s’est passé son agression. Avec l’aide de sa meilleure amie, Béatrice, il part à la recherche de sa mémoire.

Que s’est-il passé ce soir-là? Qui l’a agressé et pourquoi? Quelles répercussions cette agression a-t-il eu sur lui et sur son entourage?

 

Mon avis:

24 juin 2001
Mathieu 17 ans est sur le retour d’une fête quand trois hommes le prennent à parti.
C’était il y a 15 ans… Mais le traumatisme dû à cette agression le poursuit encore, peuplant ses nuits et ses jours…
Atteint de SSPT, sa vie est planifiée comme un métronome, afin de ne pas déclencher de crises… Son exil forcé et voulu le rend sauvage pour le commun des mortels, mais vital pour lui, cela a aussi des répercussions sur sa vie sentimentale et cette dépense affective omniprésente. En même temps, vu le contexte familial, le rejet de ses parents ont peu le comprendre.
Mais tout va être remis en question suite à un coup de téléphone de son oncle… Car pour avancer, il faut faire face à ses pires cauchemars, se confronter à son passé. On découvre que ce fameux traumatisme est bien plus ancien que le soir de cette agression. Ce sombre traumatisme n’est que l’apothéose de tout ce drame… Mathieu va se retrouver à faire des bonds dans le passé et découvrir des secrets inavouables… Les apparences sont trompeuses… La romance est secondaire certes, mais s’imbriquer parfaitement à ce puzzle que Mathieu tente de reconstruire.

Très beau travail de l’auteure pour décrire les conséquences d’un SSPT sur le quotidien d’un patient… Le titre résume à lui seul ce mal qui ronge Mathieu. Dans des cas de traumatismes extrêmement violents, le cerveau a tendance à faire un blackout. De ce fait, ces fragments de mémoire ralentissent la reconstruction de celui qui a subi de ce traumatisme. En cela, Judith par des descriptions parfaitement orchestrées nous montre tout le poids qui pèse sur ces épaules… Comment se reconstruire alors que nous sommes dans l’ignorance ? Rajoutons à cela les flash-back donnant corps à l’action présente et le roman prend une tout autre ampleur. Rien ne nous est épargné. Nous souffrons pour cet homme et cela dès le départ. On ne peut que ressentir de la compassion pour Mathieu. On ne lit plus, on l’accompagne dans ces révélations. On devient Béatrice, cette amie précieuse qui ne le juge pas, mais qui est présente pour lui. Nous en sommes à, nous aussi lecteurs, vouloir connaître la vérité, pouvoir respirer et se dire « c’est bon il est sauvé ». Toute l’histoire repose sur ce traumatisme, mais plus encore l’auteure nous offre un pamphlet sur l’homophobie et ses esprits manipulés par des soit distants bien-pensant… Et les conséquences dramatiques qui en découlent pour celui ou celle qui le subit. Elle le traduit par des sentiments qui nous sont tellement communs: regret, amertume, colère et désolation… On en vient à penser comme cette mère et se dire que la rédemption arrive, mais trop tard. En cela bravo. Plus qu’une remise en question, c’est un message fort que Judith nous transmet : face à la pression sociale et de ces apparences, ne pas suivre tel un mouton, mais s’autoriser à avoir un livre arbitre, réfléchir par soi-même.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, homophobie, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Manhattan Discrict – saga par Onyx

Manhattan District, Kelyos & Jared (Partie 1et 2 )

Mis à pied pour violences, Jared Conrad n’imaginait pas, en acceptant ce poste au département de la police de New York, qu’il plongerait de nouveau dans les ennuis
Désespérément attiré par le sublime lieutenant Kelyos Sullivan, il met tout en œuvre pour le soutenir dans sa mission d’infiltration du milieu mafieux. Et quand cette dernière tourne mal, il n’hésite pas à s’impliquer auprès du jeune homme.
Kelyos est immédiatement captivé par le sombre personnage. Son aide est inespérée.
Durement touché lors de l’infiltration, il trouve en Jared un soutien solide.
L’affaire connaît un rebondissement inattendu et oblige le jeune lieutenant à accepter l’impensable. Jared doit alors braver tous les interdits.

Manhattan District, Au-delà de la peur Noah et Cyrius (Partie 1et 2 )

Profondément marqué par son passé, Noah a néanmoins réussi à trouver un équilibre entre son travail de légiste, ses angoisses et ses amis… jusqu’à il y a un an et sa rencontre avec Cyrius. Ce jour-là, sa vie a basculé, car en même temps que l’homme s’imposait à lui comme un coup de poignard du passé, un sentiment improbable naissait dans son cœur.
Cyrius… Imposant, sombre et insolent, il est les souffrances de Noah. Et si sa raison lui dicte de fuir cette âme abîmée pour leur bien à tous les deux, son cœur ne peut s’y résoudre. Alors, quand la vie fait trébucher le légiste, le flic le relève et lui offre l’espoir d’une guérison.
Mais la vie est une vraie pute, Noah…
Manhattan. Frappé par une série de meurtres sadiques, le quartier s’enflamme. L’orchestration est sordide, les mises en scène allusives et les effets dévastateurs sur Noah. L’enquête piétine, l’étau se resserre et quand les corps parlent, que les indices se dévoilent et que les actes se durcissent, les pièces s’assemblent pour dévoiler l’horreur d’une situation qui ne peut que le détruire. Commence alors un affrontement sans merci, pour Noah, Cyrius et leurs amis, dont aucun ne sortira indemne.

 

Mon avis:

Voici une série comme je les aime, je préfère prévenir c’est noir, cruel, tortueux, mais extrêmement bien traité.
Nous découvrons Jared, qui suite à un fiasco sur sa dernière enquête se voit transféré au district de Manhattan. Il se retrouve adjoint à la division des stupéfiants, obligé de rester derrière un bureau pour encadrer son équipe. L’homme en lui-même est le stéréotype même du « mâle » : grand, fort, sombre et axé à des comportements violents. Il découvre que cette division n’est pas aussi unie que son ancienne unité. Ici règne la loi du silence, des actes homophobes sont loi sous le regard indifférent de leur directeur. Mais le pire est que ces actes ont des conséquences directes sur le travail, ce qui est inacceptable. Mettre en danger un coéquipier pour une raison aussi futile que son orientation sexuelle n’est pas acceptable. C’est ce qu’il découvre par le biais de Kelyos, son exact opposé physiquement. Kelyos qui malgré la pression exercée par ses collègues assume ses choix quitte à se mettre en danger.
On découvre les deux hommes à travers une enquête sordide où la drogue et le proxénétisme ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg… que des actes d’une cruauté insupportable se passent sous l’œil de tous dans le silence le plus complet. L’auteur nous immerge dans cette infiltration au combien périlleuse. On sombre avec Kelyos dans cet enfer.
La deuxième partie est un réel complément de l’enquête. L’auteur se concentre sur l’humain, les conséquences de traumatismes vécus et les incidences sur l’homme et son entourage. On reste dans cette atmosphère lourde de A à Z. On souffre avec eux, on reste sur ce fil fragile, attendant la chute… Cette lecture est addictive. Impossible de passer à autre chose une fois commencer.

Le deuxième « tome » de cette saga se tourne autour de ce personnage attachant, mais tellement mystérieux qu’est Noah. Noah et son anxiété sociale, Noah, ce petit brun qu’on a tout de suite envie de consoler, de rassurer, mais qui est inaccessible. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre l’homme et ses cicatrices. Son combat quotidien pour survivre dans ce monde où tout le monde est un ennemi en puissance. On le voit lutter face à cette attirance pour le ténébreux Cyrius. Tout comme ce dernier, on ne comprend pas ces rejets. Mais quand la vérité éclate, on devient admiratif de l’homme. Ons e dit que réussir à se sortir de cette spirale infernale est un vrai défi. Noah, plus qu’une victime est un survivant qui va apprendre, au contact de Cyrius et de ses amis à se reconstruire et faire face à ses démons passés.
Vous l’aurez compris, une fois la lecture commencée, impossible de ne pas s’attacher à ses hommes. Chacun à des défauts, mais aussi des qualités remarquables. C’est dans leurs imperfections qu’ils deviennent humains et tellement attachants. Chacun à son passé, chacun ses traumatismes, mais l’union fait la force. D’apparence inaccessible, on découvre que derrière cette image d’hommes durs et insensibles se trouve un cœur qui bat et un sens aigu de l’amour, qu’il soit fraternel ou sentimental.
Ce qui mon le tour de force de l’auteur, c’est ce lien entre les enquêtes et ces hommes. Au départ j’étais un peu déboussolée avec le tout premier tome. Je m’attendais à une enquête policière, mais pas du tout à ça. Fort de ma curiosité, j’ai enchainé les lectures de Kelyos puis Noah et là j’ai pigé. C’est art un art complexe que l’auteure nous présente: celui de mélanger l’enquête et l’homme, son essence, son passé, son présent … Et c’est ça qui fait le gros plus. C’est un savant mélange entre le côté judiciaire et l’humain et ses tourments. J’avoue avoir préféré Noah, mais c’est mon côté tourmenté. Les enquêtes sont intimement liées, les tomes se complètent et appuie l’histoire. On s’attache, on souffre, on se impuissant à certains passages. Le thème général est très bien traité, car il s’agit de victimes innocentes (mais je ne vais pas dévoiler l’intrigue). Bref un superbe coup de cœur.
En clair un réel coup de cœur pour cette série. J’espère qu’Onyx a prévu une suite, car la fin de la saga nous laisse sur notre faim. On veut savoir ce que devient notre cher « minet » !
Affaire à suivre donc.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, harcelement, Le temps des choix, métier, policier, survivants, traumatismes du passé
Série: Éditions Textes Gais |

Le monde d après par Kass Dinslow

Synopsis

13 août 2041, l’Airbus A480 quitte l’aéroport de New York afin de rejoindre celui de Paris. À son bord, cinq cent quatre-vingt-sept passagers et vingt-et-un membres d’équipage. Tous à bord assistent impuissants à la dévastation de la planète suite à une succession de catastrophes naturelles. Une fois dans l’espace aérien français, Andréa ne parvient pas à trouver une piste pour poser son appareil. Toutes les communications radio sont interrompues. Quand le carburant viendra à manquer, quelle sera la décision d’Andréa ? Que vont trouver sur Terre les potentiels survivants ? Une chose est sûre, dans un monde dorénavant apocalyptique, l’avenir est rempli d’incertitudes.

Mon avis

Dès le prologue Kass nous plonge dans ce monde post-apocalypse, un fameux 13 août 2041… Alors que le monde connaît une catastrophe climatique sans précédent, Andréa, son co pilote et les passagers de l avion ne peuvent être que des spectateurs impuissants en plein vol.

Des le départ, on ressent toute cette angoisse, cette peut humaine de voler à vue, dans l inconnu. Les langues se délient, ce sentiment d urgence amplifiant les ressentis. Kass joue à merveille avec ces personnages, les réactions de chacun mais surtout celui de nos deux héroïnes… c’est tellement humain et pourtant on ressent l appréhension des réactions face à ses confidences… En même temps que ce sentiment libératoire. On ne lit plus, on vit l action à travers elles…
On ressent ce sentiment qui nous suit tout au long de ce drame… Ce syndrome du survivant, cette culpabilité d’être en vie alors que d autres ne le sont plus… Ce devoir d avancer malgré tout mais aussi être heureux de ressentir des choses qui n ont pas leur place dans ce genre de situation.

Tout comme ces personnes, Kass nous impose ce sentiment de traumatisme psychologique… On se questionne… Et moi comment aurais-je réagit ? Comment survivre dans ce « après »? C est là le point fort de sa plume. Intégrer le lecteur dans l action du moment… On se retrouve à travailler notre cardio… Cette lecture devient une aventure palpitante…

Enfin, je finirais ma chronique en félicitant l auteure qui au delà de la romance met en avant la dégradation le réchauffement climatique et les conséquences catastrophiques que cela engendra si rien n’est fait. C’est un pamphlet sur le climat très bien traité et de ce fait, ce roman post apocalyptique prend tout son sens. Tout dans les descriptions, le comportement de chacun nous amène à ce climat de défiance qui nous est commun… On retourne à cet instinct primaire, voir animal… On s immerge et on ne lit plus on le vit.
Merci à Kass Dinslow pour ce moment hors du temps.

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Genre: drame psychologique, post apocalyptique, survivants
Série: Homoromance éditions |

Emprise par Emy BLOOM

Synopsis:

Raphaël a tout pour être heureux. Il vit un vrai conte de fée… Grâce à son compagnon, il a une existence que beaucoup rêvent d’avoir. Mathieu lui a offert de vivre de sa passion, dans un cadre idyllique, dans un somptueux appartement avec vue sur la mer. Il lui a offert un environnement et un entourage qui le tirent vers le haut. Oui, selon les autres, Raphaël a une vie de rêve. Mais la réalité est bien différente. Quand les portes se ferment, qu’il n’y a plus de témoin, ce qui a débuté comme un rêve est devenu un cauchemar. Sans s’en rendre compte, Raphael est tombé dans le piège abyssal de son prédateur qui ne voyait à travers lui qu’une proie… Mais qui pourrait le croire, comprendre ce mal être qui le ronge ? Peut-être Michael… Cet ami perdu de vue il y a cinq ans qu’il recroise par hasard… Peut-être. Mais pour se sauver de cette relation qui le tue à petit feu, la seule personne qui pourrait sortir Raphaël des griffes de son compagnon, c’est lui-même. Raphaël sera-t-il capable de sortir de cette… Emprise ?

 

Avis de Rose TAYLOR, chroniqueue du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Je dois avouer que j’ai eu peur d’ouvrir ce nouveau roman d’Emy Bloom, non pas qu’il soit mal écrit -bien au contraire- mais plutôt par peur de tous les sentiments que sa lecture risquait de provoquer en moi. Et ça n’a pas loupé, il y a bien des situations où j’ai du mal à m’exprimer, la maladie -et je ne parle pas de rhumes mais plutôt celles dont on ne sort pas indemne-, le deuil d’un proche, l’homophobie et la maltraitance envers un être vivant se rangent aussi dans cette catégorie.

On suit le long calvaire de Raphaël, dés le départ, il nous apparait comme piégé dans une relation qui sur le papier avait tout pour être idyllique mais qui tourne au cauchemar au fil du temps. Oh oui, Mathieu a extrêmement charmant car en plus d’être beau, séducteur, intelligent, il a un métier qui lui plait, l’entourant d’une sorte d’aura qui va impressionner Raphaël. Il sait manier les mots pour attirer ce dernier avec de belles paroles et une assurance assise par quelques années de plus.  Et même si ce dernier n’a pourtant rien à lui envier, il se sent moins à l’aise dans ses ambitions professionnelles, il semble plus fragile, moins assuré et c’est là, la brèche que va utiliser le manipulateur pour mettre le jeune homme sous sa coupe.

Ce sujet des violences conjugales est au cœur de cette année un peu particulière, on en parle beaucoup partout et c’est tant mieux. Ce roman apporte comme une sorte de témoignage du quotidien que doivent affronter les hommes et les femmes maltraités. Car bien qu’on parle beaucoup des femmes, le phénomène touche aussi les hommes et les enfants.

L’auteure n’a tout de même pas fait dans l’acide, le morbide ou l’agressivité, elle a su manier les mots pour amener cette situation douloureuse de façon à nous faire comprendre les tenants et aboutissants d’une manipulation d’abord mentale puis de plus en plus physique, avec une certaine douceur. Oui ça semble contradictoire avec le thème, mais c’est ce parti-pris qui m’a  beaucoup plu. On suit bien le calvaire de cet homme face à son conjoint charmeur, charmant néanmoins moralisateur et malveillant, mais sans que le lecture n’en devienne agressive ni dérangeante.

La construction du roman, alternant le présent dans lequel Raphaël se débat comme un être perpétuellement terrifié et le passé lors de sa rencontre avec son tortionnaire, est intéressante car elle amène insidieusement vers la situation violente. Tout au long des pages, on a envie d’arracher Raphaël à son prédateur en lui criant de ne pas faire cette bêtise, que c’est gros comme le nez au milieu de la figure, mais l’amour étant ce qu’il est, les yeux se remplissent d’étoiles et on plonge direct dans les tourments des premiers émois, des premiers baisers et déclarations même lorsque notre cerveau pourrait vouloir le contraire. Une situation qui, somme toute, pourrait arriver à tout un chacun surtout lors d’un premier amour, d’une phase de mal-être ou toute période où la vie est un peu moins clémente. Dans un couple, tout peut arriver en fonction des circonstances de la vie. Le vivre est un calvaire, le savoir est un objectif et le prévenir une nécessité.

Je ne peux que le conseiller sa lecture, mais soyez dans une période paisible pour affronter cette histoire difficile. Rose Taylor

Merci à Emy Bloom pour son SP.

 

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

T’aimer et résister par Alexia Damyl

29Synopsis:

Anne avait quatorze ans lorsque son chemin croisa celui de Bérangère qui en avait seize. Immédiatement, les deux adolescentes devinrent inséparables, mais nous étions en 1939 et la Seconde Guerre mondiale ne tarda pas à frapper la France de plein fouet. Plus de soixante millions de personnes furent tuées à travers le monde. L’histoire d’amour naissant entre les deux jeunes femmes n’échappa malheureusement pas aux conséquences désastreuses de cette sombre période de l’Histoire.

Mon avis:

Cette nouvelle est un instant volé d’une confession d’une grand-mère à sa petite fille…

Nous sommes en juillet 1939, une autre vie que celle que nous connaissons aujourd’hui… Un air de liberté et de petits bonheurs du quotidien.

Alexia nous retrace avec beaucoup de justesse les confidences de cette femme alors jeune campagnarde de 14 ans, dont on préserve son insouciance en plein conflit… Elle qui va découvrir que l’amour peut apparaître sous les formes d’une amie chère à son cœur … Un amour aussi fort qu’impossible… Un amour interdit.

On devient à notre tour cet enfant qui découvre que son aînée a connu un premier émoi plein de tendresse… On pourrait paraître choqué, mais au contraire… Ce qui devrait être tabou devient quelque chose de beau. Les mots posés sont telle une poésie… Simple et innocent. Un amour de deux jeunes demoiselles qui découvrent le désir, les premiers émois, les premiers sentiments amoureux…

En parallèle de cette parenthèse enchantée, la réalité de la guerre va les rattraper… Cette France divisée, cette peur de l’ennemi, cette insécurité constante… Puis l’enfer de l’occupation, de cette perte de liberté, celle de devoir être constamment sur ses gardes … Tout en décidant envers et contre tout de continuer à vivre cet amour interdit… Et enfin cette libération si attendue, si désirée, celle où l’on se permet de croire de nouveau à la vie, mais … Les esprits étaient trop marqués… Où les morts et leurs dévotions sont trahis par les vivants …

Comment se reconstruire après de telles épreuves ? Comment avancer alors que nous ne sommes plus que l’ombre de nous-même, sans plus aucune croyance en l’humanité… Là sont les questions qui sont posées par l’auteure, ces vérités qui dérangent…

T’aimer et résister résume à lui seul ce bout d’Histoire, celle qui nous toutes communes… Celle d’hommes et de femmes se battant pour leur liberté… Cette volonté de s’affranchir, se battant pour pouvoir vivre et aimer librement… Une histoire qui débute à l’aube de la Seconde Guerre mondiale et qui continue dans le temps, retraçant ce combat à jamais gravé et résonnant encore aujourd’hui de celui de cette femme militant pour un amour libre.

Plus qu’une romance, c’est un devoir de mémoire où les larmes coulent et cela dès le premier chapitre, car même si nous ne connaissons pas la suite, l’Histoire elle est ancrée en chacun d’entre nous…

Bravo et merci pour cette lecture oh combien juste… Et encore et toujours d’actualité.

Un bijou à lire avec une énorme boîte de mouchoirs à côté…

 

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Genre: au delà des apparences, historique, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Comment j’ai rencontré un ange… par Estel STARK

Synopsis:

Certaines personnes naissent sous une bonne étoile et d’autres n’ont pas cette chance. Certains d’entre vous diront sûrement que j’appartiens à la seconde catégorie. Pour ma part, cela n’a aucune importance.
Depuis toujours, je vis dans l’ombre de mon frère aîné. Mes parents ont toujours souhaité avoir une fille comme deuxième enfant. Malheureusement pour eux, je suis né garçon.

 

Mon avis:

Voici une lecture au combien éprouvante. Nous faisons la connaissance de Gwendal. Gwendal qui n’a connu toute sa vie que la violence, la souffrance. L’auteure met en avant cette victime qui ne cesse d’être jugée et rabaissée ; par ses bourreaux, mais aussi par les autres et leurs condescendances… Jusqu’à cet ange. Cet ange qui va le voir lui, lui offrir quelque chose dont il a été privé toute sa vie : le libre arbitre et cette attention. Il va l’apprivoiser et l’aider.

Estel Stark nous offre un témoignage d’un homme en pleine reconstruction suite à une vie brisée… Les difficultés pour sortir de ce silence qu’on lui impose, oser s’affirmer et sortir de cette spirale…

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge… Une pépite.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Série Without you par KAYA C.

Tome 1: Without you

Amaury jeune trentenaire est seul à New York. Il se souvient des années qui viennent de s’écouler et de celui qui a marqué sa vie à jamais. Il avait tout, l’amour, l’argent, le succès, et un jour tout a basculé. Les portes de l’enfer se sont ouvertes et l’ont laissé brisé. Quel sera son futur ? Comment surmonter l’insurmontable ? Pourra t’il se relever après une telle épreuve ?
La vie va t’elle mettre sur sa route la solution à ses tourments, et lui donner la famille dont il rêve et l’amour qui pansera ses blessures ? A travers sa fuite pour se reconstruire, cette promesse de futur qu’il ne peut trahir. Cette envie de recommencer et de peut être ouvrir à nouveau son cœur, il nous montre le chemin vers un autre futur. L’amour est toujours plus fort et triomphe de toutes les épreuves que le destin avait envoyé.

Tome 2: Fight to survive

APRES L’HISTOIRE D’ AMAURY DANS WITHOUT YOU, FIGHT TO SURVIVE VA VOUS ENTRAINER DANS CELLE DE SULLIVAN…
Je m’appelle Sullivan, je suis le photographe le plus poissard de New York. Après avoir été trompé par mon ex, j’ai été foudroyé par des yeux bleu lagon qui m’obsèdent. Je suis irrésistiblement attiré par Amaury, mais il est marié à un type adorable, alors que lui est un abruti fini. Aussi beau qu’imbuvable, à chaque fois que je le croise on se saute à la gorge. Pourtant il est là qui me hante, je suis perdu, je l’ai dans la peau, je dois quitter New York, m’éloigner pour l’oublier. Je vais reprendre mon ancien métier de reporter de guerre, partir au bout du monde, et essayer de reconstruire ma vie ailleurs. Je n’imaginais pas que j’allais mettre directement les pieds en enfer. Comment supporter l’indicible, quand il n’y a plus d’espoir ? Quand l’horreur se déchaine, quand les ténèbres menacent de m’engloutir, il ne me reste que ses yeux pour seul espoir.

 

 

Mon avis:

Le thème du deuil et du « après » n’est jamais facile à aborder. Pourtant, par ces mots, par sa douceur, Kaya C. réussit à traiter ce sujet avec brio.

Le premier tome se compose en quatre parties.

La première partie nous parle d’un thème d’actualité, celui de l’euthanasie. Un sujet au combien délicat à aborder, pourtant on se retrouve dans l’intimité du couple. On devient spectateur de ce drame où nous nous sentons aussi impuissant que le couple. L’auteure aborde la question de l’acceptation. La dure acception de laisser l’autre partir selon sa propre volonté, celle de se retrouver seul.  Le deuxième partie traite le « Après », celui du deuil, du manque. L’auteure par la voix d’Amaury nous fait traverser toutes les étapes du deuil d’un amour perdu, de cette injustice, de cette chute dans les abysses pour oublier… Jusqu’à l’acceptation, qui nous amène à la troisième partie, celle de la renaissance. Une fois la douleur primale passée, que l’on peut enfin se remémorer de doux souvenirs avec nostalgie. Arrêter cette culpabilité qui nous ronge: celle d’être en vie et pas l’autre. On recommence à s’ouvrir au monde, pour enfin arriver à la dernière étape du deuil, celui de la rédemption. On recommence à vivre, à faire des projets, à ouvrir son cœur à quelqu’un d’autre.

Alors oui, ne nous mentons pas, on sort les mouchoirs, on souffre autant que nos personnages mais c’est, de mon avis, la preuve que l’auteure a réussi son travail d’écriture. Elle nous faire ressentir, vivre le deuil avec son personnage principal. De ce fait nous ressentons, nous aussi, cette lueur d’espoir, cette renaissance. Oui, cette romance est une réelle réussite. Par sa plume, Kaya nous accompagne tout du long dans cette épreuve avec beaucoup de sensibilité sans tomber dans la mièvrerie. Oui, Without you fait partit de ces lectures qui vous marque au fer rouge. Merci pour cette merveille.

 

C’est bien une série sombre qui aborde des sujets sensibles difficiles à manier sans tomber dans le cliché. Et pourtant Kaya C-auteur a réussi haut la main ce pari.

Ce deuxième opus se construit comme le premier. On découvre (enfin le beau et tendre) Sullivan. Tout comme le premier il y a un avant et un après. Cet instant où tout bascule, ce terrible traumatisme où on N est plus, on devient un autre plus fort.
Dans un premier temps on découvre la difficulté d être « l autre » celui qui tombe amoureux d un homme marié puis veuf et enfin d un fantôme. Alors qu’il se résigne, la vie va lui faire affronter le pire côté de l être humain. Sullivan N est plus. Il devient victime puis l ombre de lui même.
La deuxième partie est une double reconstruction : celui de la victime qui doit reprendre à vivre et celui de cet « autre ». Apprendre à vivre avec une personne veuf N a rien d évident ni pour l un ni pour l. Autre.
C est la la puissance des mots sur des maux. Trouver sa place dans la vie et dans celle que l on se construit avec L être aimé.

Kaya par sa plume nous fait traverser un melting pot d émotions qui s amplifie suite à la lecture du premier. On ne parle pas de couple, d un trouble ou d un polyamour. On parle de famille, d êtres aimés. Elle cible ses mots, de telle façon qu ils ne peuvent que nous percuter. Simple mais tellement commun à chacun. En clair un superbe coup d artifice dans mon cœur et la chair de poule qui ne m a pas quitté tout au long de ma lecture. C est un combo gagnant à mes yeux.

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Genre: deuil, faux semblants, Le temps des choix, seconde chance, série, survivants, traumatismes du passé
Série: format kindle |

Collision par John Inman

Synopsis:

À vingt-six ans, les jours de Gordon sont comptés. Du moins, il espère qu’ils le sont. Lassé de la culpabilité et des regrets qui découlent d’un horrible accident de voiture, deux ans auparavant, dans lequel un homme a perdu la vie, il se réveille chaque matin avec des pensées suicidaires. Alors que la loi l’oblige à travailler pour expier ses péchés, sa rédemption personnelle est beaucoup plus difficile à trouver.

Puis Minus – un simple sans-abri qui a sa propre croix à porter – sauve Gordon d’un terrible destin. Une nuit, non seulement Gordon trouve une lumière à suivre, et peut-être même un but à sa vie, mais aussi la possibilité que l’amour l’attende au bout du tunnel.

Il n’aurait jamais imaginé qu’il découvrirait un moyen de se pardonner et, qu’en le faisant, il ouvrirait suffisamment son cœur pour gagner l’acceptation et l’amour de la personne qu’il a le plus blessée..

 

Mon avis:

Voici une romance qui ne peut laisser indifférente.

Je vous préviens, elle marque au fer rouge. Moi-même j’ai eu l’occasion de la relire et de retomber dans ce drame, cette ode au pardon, à une seconde chance.

L’auteur ne nous épargne rien. Dès le départ, nous nous immergeons dans la vie de Gordon. Gordon qui avait tout et qui le temps d’un instant va tout perdre. Par la suite, il va sombrer et nous amener dans cette descente aux enfers. Tout est amplifié. Nous suivons pas à pas cet homme meurtri qui va rencontrer une autre âme meurtrie, Minus.

Ce roman est bouleversant. Tout n’est que regrets, culpabilité. Ces sentiments sont amplifiés par cette atmosphère lourde, accablante qui pèse sur cet homme brisé et qui se répercute sur nous lecteur. Nous suivons ces âmes torturées sur le long chemin tortueux vers cette rédemption tant désirée… et cette fin est juste bouleversante de par sa révélation… Car toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge… Une pépite.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, survivants, traumatismes du passé
Série: Dreamspinner Press |

Le chemin de l’acceptation par KC Burn

Synopsis:

L’inspecteur Kurt O’Donnell a l’habitude de déterrer les secrets des autres, mais quand il découvre que son partenaire décédé était marié à un autre homme, il est secoué. Déterminé à faire les choses comme il se doit, Kurt offre son soutien à Davy, en deuil. Aider Davy à surmonter son chagrin aide Kurt à faire face à la culpabilité dévorante de savoir que son partenaire ne lui faisait pas assez confiance pour lui dire la vérité à son sujet. Mais quelque part en chemin, Davy cesse d’ètre une obligation et devient un ami, l’ami le plus proche que Kurt ait jamais eu.

Son attirance grandissante pour Davy complique les choses, laissant Kurt face à la difficulté de reconsidérer sa sexualité. Puis, un échange sensuel auquel ni l’un ni l’autre ne s’attendait vient les perturber davantage. Pour ètre avec Davy, Kurt doit se résoudre à révéler son homosexualité, mais son travail et ses relations avec sa famille catholique le retiennent. Peut-il risquer de tout perdre pour la possibilité de vivre une relation avec un homme récemment devenu veuf ?

 

Mon avis:

Le titre à lui seul résume cette romance : apprendre à se reconstruire suite à la perte d’un proche est une épreuve en soi.

Mais quand des vérités en ressortes, et que l’on se rend compte que la personne perdue n’était pas celle que nous pensions, comment l’accepter?

L’auteure fait un très beau travail sur une forme de violence conjugale peu abordée mais qui prend tout son sens dans une relation homosexuelle. Certains préfèrent garder leur relations secrètes, au point d’isoler complètement leur conjoint. On peut voir la souffrance et les conséquences de ce « secret » sur le conjoint. L’auteure pose des mots sur des maux: la peur, la honte, l’isolement que l’on peut ressentir… Accepter de reconnaitre que nous sommes victime est loin d’être évident, le conjoint étant pris dans cet engrenage.

On nous montre toute le chemin à faire, les difficultés rencontrées par l’entourage pour que notre victime accepte et puisse enfin se reconstruire.

D’un autre côté, on voit aussi toute la remise en question d’un homme, qui en voulant aider cette victime endeuillée, se découvre attiré par des hommes. Face à une victime qui devait rester cachée aux yeux de tous, lui aussi va devoir passer par le chemin de l’acception, pour vivre au grand jour sans avoir honte de lui ou de ses sentiments. Rien n’est évident dans ce genre de situation, quel que soit l’âge, la peur d’être rejetée est toujours présente.

 

Un livre plein de rebondissements où on ressent ce sentiment de malaise face à une situation délicate et inattendue. On se remet en question en même temps que nos protagonistes en se disant: et si c’était moi? C’est à cela que l’on sait que ce livre vaut le coup d’être lu et on l’apprécie à sa juste valeur.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: Dreamspinner Press |

Talk par Ophélie Pemmarty

Synopsis:

Un banc face à l’océan à Santa Monica, en Californie. Sur ce banc, tous les matins, un jeune homme admire l’horizon. Et tous les matins, Randy le voit et se demande pourquoi il est si seul. Lui a passé son enfance à Los Angeles et est revenu s’y installer, après avoir voyagé pendant presque dix ans pour devenir l’interprète de renom qu’il est aujourd’hui.
Alors, un jour, Randy va rejoindre l’inconnu sur le banc. En quelques mots, il parvient à le faire sourire. Ils font connaissance, ils se parlent. Ou plutôt, Randy parle, parce que Jonathan, lui, est muet…
Malgré leurs premières difficultés à communiquer, les deux hommes développent une complicité insoupçonnée. Le rendez-vous sur le banc devient pour eux une habitude ; le tout premier pas vers leur histoire. Mais il en faut beaucoup d’autres pour réussir à tracer un chemin ensemble, et parfois les faux pas sont inévitables.
Sous ses traits angéliques, Jonathan est un homme torturé, brisé par un passé qu’il s’efforce d’oublier et que son silence protège farouchement. Mais Randy est prêt à briser le silence et à affronter le passé. À force de patience, d’amour et de parole, il parviendra peut-être à libérer Jonathan des secrets qui l’emprisonnent…

Mon avis:

Ophélie Pemmarty nous offre une histoire bouleversante. On découvre en même temps que Randy, cet homme étrange, seul, effrayé. Tel un animal sauvage, elle nous permet d’accompagner Randy à apprivoiser cet être traumatisé. Grâce à la douceur de sa plume, elle nous enveloppe dans ce cocon que forme ce couple d’apparence atypique mais tellement fragile et attachant.

On ne peut ressortir indifférent de cette lecture. La chair de poule m’est restée un long moment suite à cette lecture. Par ces mots, on ressent toutes les émotions par lesquels passent nos deux protagonistes. On peut presque goûter ses moments de malaises, de peurs; toutes liées à un traumatisme passé.

Chers lecteurs, accrochez vous. Cette lecture sublime est un renversement émotionnel assuré.

 

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Genre: drame psychologique, handicap social, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |