La Maison au milieu de la Mer céruléenne par T.J KLUNE

Synopsis:

Linus Baker mène une vie tranquille et solitaire. À quarante ans, il vit dans une petite maison avec un chat caractériel et ses vieux disques. En tant qu’agent du Ministère de la Jeunesse Magique, il doit s’assurer du bien-être des enfants dans les orphelinats supervisés par le gouvernement.

Mais lorsqu’il est convoqué de manière inattendue par les Cadres Extrêmement Supérieurs, il se voit confier une mission curieuse et hautement secrète : se rendre sur l’île de Marsyas dans un foyer où résident six dangereux pensionnaires.

Obligé de mettre ses craintes de côté afin de rédiger un rapport objectif sur l’établissement, Linus va vite comprendre que les enfants ne sont pas le seul secret que renferme l’île. Il devra également réussir à cerner le charmant et énigmatique directeur des lieux, Arthur Parnassus, qui fera tout pour défendre ses protégés.

À mesure qu’il découvre d’incroyables secrets et qu’il se rapproche d’Arthur, Linus va se retrouver confronté au plus difficile des choix : faire son devoir ou écouter son cœur.

 

Mon avis:

Difficile de faire un retour sans spolier donc je vais vous parler de mon ressenti. TJ Klune a l’art et la manière de prôner « la différence ». De par sa plume queer, il aborde des sujets aux combien actuels même dans de la fantasy. C’est ce qui fait son charme, avouons-le-nous !
Dans ce dernier roman, il fait un pamphlet sur les sténotypes que nous rencontrons dans notre quotidien : la grossophobie, l’homophobie, cette peur de l’inconnu. Par la voix de Linus, nous apprenons à voir au-delà des apparences, nous remettre en question, apprendre à connaitre avant de juger. Plus encore, il aborde aussi un thème difficile et pourtant ô combien important : l’amour. L’amour au sens large, celui d’un directeur d’orphelinat pour ses enfants abandonnés, celui d’un homme qui prend à cœur son métier. Voilà ce que recèle ce trésor, car oui, c’est un trésor à lire, à savourer.

Pour ma part, je dirais que c’est le plus réussi de ses romans, un melting pot de cette magie que seul cet auteur sait transmettre à ses lecteurs.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, drame psychologique, fantasy, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: DE SAXUS |

T’as pas le sida j’espère par Fred Colby

Synopsis:

Cette phrase – « T’as pas le sida j’espère?! » – est le point de départ de ce livre témoignage. Parce que certains mots font plus mal que des coups. Je m’appelle Fred, j’ai 39 ans et je suis séropositif. Mon histoire n’est ni banale ni extraordinaire. C’est l’histoire d’un jeune gay qui a fui une petite ville à la mentalité étriquée pour vivre son homosexualité de façon plus libérée à Paris. Un garçon qui a connu de grands moments de bonheur et aussi de grands moments de peine. Qui a contracté le VIH à une période de sa vie où il était particulièrement seul et vulnérable. Et qui a transformé cette épreuve en force, en combat et en fierté.

Mon avis:

Comment aborder la thématique « au delà des apparences » sans vous partager cette lecture ? Fred Colby nous confie, de par son autobiographie, un témoignage sans phare de sa vie. De son enfance difficile à sa quête pour trouver sa place dans cette société, Fred explique les difficultés qu’il a rencontrées tout au long de ses années. Lui le petit gars d’une famille de banlieue qui se découvre attiré par les garçons, le rejet familial, sa jeunesse en quête d’identité, ses expériences qui lui permettront de grandir, faire de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. Puis vient ce diagnostic tant redouté : il est séropositif. Une fois encore, Fred nous conte son parcours, de nouveau ce rejet, cette sérophobie, sa reconstruction.

Alors oui, c’est cash, c’est cru, c’est égocentrique aussi. Mais rappelons que c’est une autobiographie. C’est en cela qu’elle nous offre une telle claque. Je ne peux que vous la recommander. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est encore trop rare de lire un témoignage d’un séropositif de nos jours. Comme le remarque si justement Fred, la population a tendance à stéréotyper le VIH par le Cancer Gay, les années Sida, ces personnes qui souffrent et meurent prématurément. Ce récit nous est conté par un homme qui est certes séropositif, mais il vit, il est en couple. Voilà la grande différence et c’est en cela que ce livre devient d’utilité publique. Fred prend le temps de faire de la pédagogie, nous expliquer les nouveaux traitements qui offrent cette sécurité si précieuse aux personnes séropositives comme aux autres. C’est un engagement, un acte citoyen !

Fred veut faire passer un message : on peut être séropo et vivre en étant « clean ». En refermant ce livre, on ne peut que le féliciter de cette démarche. Il n’est en rien évident de confier une part de son intimité. Alors oui, certains bondiront sur leur fauteuil de par ses choix de vie, d’autres seront choqués par ses propos… Personnellement, je pense que ce livre est un pamphlet sur cette population encore trop stigmatisée : les séropos des années 2020. Notre regard change non pas sur ces hommes, mais sur le virus lui-même. Aujourd’hui, il est canalisé. Comme aime à le rappeler Fred, la prévention reste le meilleur moyen de ne pas être contaminé certes, mais ceux qui l’ont été restent des humains et non pas des personnes « sales ».

En clair, cette autobiographie est un pamphlet sur la tolérance. Arrêtons de nous arrêter à nos préjugés, voyons au-delà des apparences.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, maladie, survivants
Série: Librinova |

Emprise par Emy BLOOM

Synopsis:

Raphaël a tout pour être heureux. Il vit un vrai conte de fée… Grâce à son compagnon, il a une existence que beaucoup rêvent d’avoir. Mathieu lui a offert de vivre de sa passion, dans un cadre idyllique, dans un somptueux appartement avec vue sur la mer. Il lui a offert un environnement et un entourage qui le tirent vers le haut. Oui, selon les autres, Raphaël a une vie de rêve. Mais la réalité est bien différente. Quand les portes se ferment, qu’il n’y a plus de témoin, ce qui a débuté comme un rêve est devenu un cauchemar. Sans s’en rendre compte, Raphael est tombé dans le piège abyssal de son prédateur qui ne voyait à travers lui qu’une proie… Mais qui pourrait le croire, comprendre ce mal être qui le ronge ? Peut-être Michael… Cet ami perdu de vue il y a cinq ans qu’il recroise par hasard… Peut-être. Mais pour se sauver de cette relation qui le tue à petit feu, la seule personne qui pourrait sortir Raphaël des griffes de son compagnon, c’est lui-même. Raphaël sera-t-il capable de sortir de cette… Emprise ?

 

En vue de la sortie de l’adaptation de Emprise en version FF le 7 Mai, je vous repropose de découvrir ou redécouvrir l’avis de Rose TAYLOR, chroniqueuse du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Je dois avouer que j’ai eu peur d’ouvrir ce nouveau roman d’Emy Bloom, non pas qu’il soit mal écrit -bien au contraire- mais plutôt par peur de tous les sentiments que sa lecture risquait de provoquer en moi. Et ça n’a pas loupé, il y a bien des situations où j’ai du mal à m’exprimer, la maladie -et je ne parle pas de rhumes mais plutôt celles dont on ne sort pas indemne-, le deuil d’un proche, l’homophobie et la maltraitance envers un être vivant se rangent aussi dans cette catégorie.

On suit le long calvaire de Raphaël, dés le départ, il nous apparait comme piégé dans une relation qui sur le papier avait tout pour être idyllique mais qui tourne au cauchemar au fil du temps. Oh oui, Mathieu a extrêmement charmant car en plus d’être beau, séducteur, intelligent, il a un métier qui lui plait, l’entourant d’une sorte d’aura qui va impressionner Raphaël. Il sait manier les mots pour attirer ce dernier avec de belles paroles et une assurance assise par quelques années de plus.  Et même si ce dernier n’a pourtant rien à lui envier, il se sent moins à l’aise dans ses ambitions professionnelles, il semble plus fragile, moins assuré et c’est là, la brèche que va utiliser le manipulateur pour mettre le jeune homme sous sa coupe.

Ce sujet des violences conjugales est au cœur de cette année un peu particulière, on en parle beaucoup partout et c’est tant mieux. Ce roman apporte comme une sorte de témoignage du quotidien que doivent affronter les hommes et les femmes maltraités. Car bien qu’on parle beaucoup des femmes, le phénomène touche aussi les hommes et les enfants.

L’auteure n’a tout de même pas fait dans l’acide, le morbide ou l’agressivité, elle a su manier les mots pour amener cette situation douloureuse de façon à nous faire comprendre les tenants et aboutissants d’une manipulation d’abord mentale puis de plus en plus physique, avec une certaine douceur. Oui ça semble contradictoire avec le thème, mais c’est ce parti-pris qui m’a  beaucoup plu. On suit bien le calvaire de cet homme face à son conjoint charmeur, charmant néanmoins moralisateur et malveillant, mais sans que le lecture n’en devienne agressive ni dérangeante.

La construction du roman, alternant le présent dans lequel Raphaël se débat comme un être perpétuellement terrifié et le passé lors de sa rencontre avec son tortionnaire, est intéressante car elle amène insidieusement vers la situation violente. Tout au long des pages, on a envie d’arracher Raphaël à son prédateur en lui criant de ne pas faire cette bêtise, que c’est gros comme le nez au milieu de la figure, mais l’amour étant ce qu’il est, les yeux se remplissent d’étoiles et on plonge direct dans les tourments des premiers émois, des premiers baisers et déclarations même lorsque notre cerveau pourrait vouloir le contraire. Une situation qui, somme toute, pourrait arriver à tout un chacun surtout lors d’un premier amour, d’une phase de mal-être ou toute période où la vie est un peu moins clémente. Dans un couple, tout peut arriver en fonction des circonstances de la vie. Le vivre est un calvaire, le savoir est un objectif et le prévenir une nécessité.

Je ne peux que le conseiller sa lecture, mais soyez dans une période paisible pour affronter cette histoire difficile. Rose Taylor

Merci à Emy Bloom pour son SP.

 

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Ysbryd  par Charly Reinhardt

Synopsis:

Rejetons de laboratoire, les Ysbrid forment le bataillon de l’ultime recours. Discrets, efficaces et dotés de pouvoirs extraordinaires, ils nettoient, exfiltrent et se salissent les mains au besoin. Dimitri et Jax sont de ceux-là.

Inséparables depuis le berceau, les deux hommes sont fusionnels : entre eux, pas de place pour les secrets ou les tabous. Leur amitié est sans frontières et qu’importe ce qu’en disent les autres. Pour Jax, tant que Dimitri est à ses côtés, la vie est belle et sans questions.

Pourtant, à l’aube d’une mission plus périlleuse que toutes les autres, Dimitri se montre de plus en plus distant. Quels nuages lui encombrent l’esprit ? Jax est bien décidé à le découvrir, car il n’acceptera jamais que leur amitié prenne du plomb dans l’aile.

Mais est-ce bien d’amitié dont il est question ?

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance d’un groupe d’unité quelque peu différent de ce que nous avons l’habitude « de lire » : les ysbryds. Ils sont, comme indiqué par l’auteure, un bataillon spécial, trois ou quatre crans au-dessus de tous les autres soldats. C’était eux qu’on mobilisait dans les situations les plus délicates, quand on avait besoin de s’appuyer sur davantage que des muscles et de la cervelle. Nous prenons le temps d’apprendre à connaître chacun de ses membres, leurs caractères, leurs forces, mais aussi leurs faiblesses.

Et c’est bien là la force de ce roman. Nous ne parlons pas d’individus, mais d’une famille élargie où les équipiers, mais aussi leur entourage est présent pour les autres. Parmi eux, nous faisons la rencontre de deux montagnes de muscles : Jax et son « Poussin », Dimitri.

L’auteure joue sur les apparences. En effet, elle décrit Dimitri tel un top model avec ses cheveux blonds, ses yeux d’un bleu chavirant et ses pommettes slaves trop aiguës. Tout le contraire de Jax, un lutteur qui en impose. Les deux hommes ont une relation ambiguë du fait de leur passé commun. Pete, leur chef paraît froide et pourtant elle n’en reste pas moins une femme, Tuk lui aussi n’est pas un personnage « ordinaire ». Derrière son humour se cache une grande blessure…

Plus l’histoire avance, on se rend compte que derrière ses « hommes hybrides», se cache des êtres humains avec des sentiments et un besoin vital de « normalité ». Entre non-dits et malentendus, l’histoire de Jax et Dim prend peu à peu de l’ampleur au sein de l’Histoire de cette grande famille… et à des conséquences sur tous les autres personnages. Nous en revenons à cette idée de noyau familial.

Chaque acte à une conséquence, voilà le message de l’auteure. Parfois, il faut accepter que nous ne soyons pas un modèle de normalité, mais que dans notre différence réside notre force.

En clair, une romance épique qui lie relations humaines et action. Un duo explosif et addictif.

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, métier, survivants, traumatismes du passé
Série: Mix Editions |

L’Équilibre par Marion DE SOUSA

Synopsis:

Dans un monde où la moralité populaire entend opposer le bien et le mal, l’Équilibre universel est menacé. Cela a pour conséquences de détruire peu à peu toutes formes de vie. Gaël, un jeune survivant de dix-huit ans va apprendre, à ses dépens, que l’univers est composé d’une palette infinie de couleurs, mais que le blanc et le noir, le bien et le mal ne sont que les facettes d’une même entité…Homme ou femme, faune ou flore, rien ni personne n’est épargné par la Mort. Elle revêtit le visage d’un innocent, le regard d’un prude qui se croyait prêt à se battre. Violente est sa chute quand il découvre la mesure de ses actes. Accompagné d’un individu mystérieux, Gaël devra faire face à ses responsabilités et choisir son combat. Qu’est-il prêt à abandonner ? L’amour des siens, les beaux yeux de Raphaël ? Ou cette force indomptable et glacée ?

Mon avis:

Voici un livre dont on ne se ressort pas indemne, qui nous fait réfléchir, un post apocalypse dans toute sa splendeur. Un titre qui résume à lui seul ce formidable roman.

La couverture et son résumé m’avaient fait de l’œil alors je n’ai pas réfléchi, j’ai plongé dedans. Car oui, c’est une immersion totale.

On découvre Néos, une des villes survivantes de la Grande Guerre… Une description hyper réaliste de survivants… D’hommes, de femmes, d’enfants qui survivent plus qu’ils ne vivent. On ressent ce poids qui pèse sur chaque personnage : celui d’être privé de cette liberté, cette peur qui est omniprésente dans leur quotidien. Dès le départ, on ressent cette hostilité, ce sentiment de désolation, cette mélancolie qui les suit telle une ombre. Et puis il y a ces jeunes, ces rebelles qui ne sont plus des enfants, mais pas encore des adultes. Ces jeunes gens en quête de liberté, cette volonté de sortir de ce carcan qui les étouffe, vivre… Gaël est l’un d’eux. Mais l’ennemi n’est jamais loin. Alors qu’il se pense perdu, Gaël va découvrir sa véritable nature et sa mission. Dans sa quête, Gaël va devoir apprendre à grandir, devoir faire face à des choix et des responsabilités d’adultes. Il va apprendre que certains sacrifices peuvent se justifier. Mais comme tout équilibre, chaque acte à des conséquences… On ressent cet élan d’espoir, un certain réconfort qui est contre balancé par les regrets et la peur de l’inconnu. En effet, les apparences sont trompeuses. Un don peut être porteur d’espoir ou de désespoir et devenir une malédiction.

Tout dans les interactions entre les personnages, les rebondissements, l’histoire en elle-même en fait, est en quête de cet Équilibre…  Ce roman est véhiculé tout du long par ce lien fragile parfois et pourtant essentiel: celui de l’amour.

L’auteure ne nous épargne rien : la peur, l’angoisse, la tristesse, l’amour et le don de soi… On grandit en même temps que Gaël, on devient mature, on s’affranchit. L’on comprend que la vanité de l’Homme est le fléau qui entraîne le monde et sa beauté vers le néant.

En clair, un énorme merci à l’auteure de ce cadeau et un livre que je vous recommande ! Un coup de cœur !

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, Le temps des choix, romance young adult, survivants, voyage
Série: Homoromance éditions |

Fragments de mémoire par Judith Gagnon

Synopsis:

C’était il y a quinze ans. Matthieu Jacob fut agressé à l’ombre d’une cour d’école dans son patelin natal. Les coups portés à la tête ont causé une amnésie partielle. Seules de vagues images reviennent jour après jours hanter son existence. Alors qu’il apprend à vivre avec un stress post-traumatique depuis des années, la santé de sa mère le ramène dans le village où s’est passé son agression. Avec l’aide de sa meilleure amie, Béatrice, il part à la recherche de sa mémoire.

Que s’est-il passé ce soir-là? Qui l’a agressé et pourquoi? Quelles répercussions cette agression a-t-il eu sur lui et sur son entourage?

 

Mon avis:

24 juin 2001
Mathieu 17 ans est sur le retour d’une fête quand trois hommes le prennent à parti.
C’était il y a 15 ans… Mais le traumatisme dû à cette agression le poursuit encore, peuplant ses nuits et ses jours…
Atteint de SSPT, sa vie est planifiée comme un métronome, afin de ne pas déclencher de crises… Son exil forcé et voulu le rend sauvage pour le commun des mortels, mais vital pour lui, cela a aussi des répercussions sur sa vie sentimentale et cette dépense affective omniprésente. En même temps, vu le contexte familial, le rejet de ses parents ont peu le comprendre.
Mais tout va être remis en question suite à un coup de téléphone de son oncle… Car pour avancer, il faut faire face à ses pires cauchemars, se confronter à son passé. On découvre que ce fameux traumatisme est bien plus ancien que le soir de cette agression. Ce sombre traumatisme n’est que l’apothéose de tout ce drame… Mathieu va se retrouver à faire des bonds dans le passé et découvrir des secrets inavouables… Les apparences sont trompeuses… La romance est secondaire certes, mais s’imbriquer parfaitement à ce puzzle que Mathieu tente de reconstruire.

Très beau travail de l’auteure pour décrire les conséquences d’un SSPT sur le quotidien d’un patient… Le titre résume à lui seul ce mal qui ronge Mathieu. Dans des cas de traumatismes extrêmement violents, le cerveau a tendance à faire un blackout. De ce fait, ces fragments de mémoire ralentissent la reconstruction de celui qui a subi de ce traumatisme. En cela, Judith par des descriptions parfaitement orchestrées nous montre tout le poids qui pèse sur ces épaules… Comment se reconstruire alors que nous sommes dans l’ignorance ? Rajoutons à cela les flash-back donnant corps à l’action présente et le roman prend une tout autre ampleur. Rien ne nous est épargné. Nous souffrons pour cet homme et cela dès le départ. On ne peut que ressentir de la compassion pour Mathieu. On ne lit plus, on l’accompagne dans ces révélations. On devient Béatrice, cette amie précieuse qui ne le juge pas, mais qui est présente pour lui. Nous en sommes à, nous aussi lecteurs, vouloir connaître la vérité, pouvoir respirer et se dire « c’est bon il est sauvé ». Toute l’histoire repose sur ce traumatisme, mais plus encore l’auteure nous offre un pamphlet sur l’homophobie et ses esprits manipulés par des soit distants bien-pensant… Et les conséquences dramatiques qui en découlent pour celui ou celle qui le subit. Elle le traduit par des sentiments qui nous sont tellement communs: regret, amertume, colère et désolation… On en vient à penser comme cette mère et se dire que la rédemption arrive, mais trop tard. En cela bravo. Plus qu’une remise en question, c’est un message fort que Judith nous transmet : face à la pression sociale et de ces apparences, ne pas suivre tel un mouton, mais s’autoriser à avoir un livre arbitre, réfléchir par soi-même.

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, homophobie, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Manhattan Discrict – saga par Onyx

Manhattan District, Kelyos & Jared (Partie 1et 2 )

Mis à pied pour violences, Jared Conrad n’imaginait pas, en acceptant ce poste au département de la police de New York, qu’il plongerait de nouveau dans les ennuis
Désespérément attiré par le sublime lieutenant Kelyos Sullivan, il met tout en œuvre pour le soutenir dans sa mission d’infiltration du milieu mafieux. Et quand cette dernière tourne mal, il n’hésite pas à s’impliquer auprès du jeune homme.
Kelyos est immédiatement captivé par le sombre personnage. Son aide est inespérée.
Durement touché lors de l’infiltration, il trouve en Jared un soutien solide.
L’affaire connaît un rebondissement inattendu et oblige le jeune lieutenant à accepter l’impensable. Jared doit alors braver tous les interdits.

Manhattan District, Au-delà de la peur Noah et Cyrius (Partie 1et 2 )

Profondément marqué par son passé, Noah a néanmoins réussi à trouver un équilibre entre son travail de légiste, ses angoisses et ses amis… jusqu’à il y a un an et sa rencontre avec Cyrius. Ce jour-là, sa vie a basculé, car en même temps que l’homme s’imposait à lui comme un coup de poignard du passé, un sentiment improbable naissait dans son cœur.
Cyrius… Imposant, sombre et insolent, il est les souffrances de Noah. Et si sa raison lui dicte de fuir cette âme abîmée pour leur bien à tous les deux, son cœur ne peut s’y résoudre. Alors, quand la vie fait trébucher le légiste, le flic le relève et lui offre l’espoir d’une guérison.
Mais la vie est une vraie pute, Noah…
Manhattan. Frappé par une série de meurtres sadiques, le quartier s’enflamme. L’orchestration est sordide, les mises en scène allusives et les effets dévastateurs sur Noah. L’enquête piétine, l’étau se resserre et quand les corps parlent, que les indices se dévoilent et que les actes se durcissent, les pièces s’assemblent pour dévoiler l’horreur d’une situation qui ne peut que le détruire. Commence alors un affrontement sans merci, pour Noah, Cyrius et leurs amis, dont aucun ne sortira indemne.

 

Mon avis:

Voici une série comme je les aime, je préfère prévenir c’est noir, cruel, tortueux, mais extrêmement bien traité.
Nous découvrons Jared, qui suite à un fiasco sur sa dernière enquête se voit transféré au district de Manhattan. Il se retrouve adjoint à la division des stupéfiants, obligé de rester derrière un bureau pour encadrer son équipe. L’homme en lui-même est le stéréotype même du « mâle » : grand, fort, sombre et axé à des comportements violents. Il découvre que cette division n’est pas aussi unie que son ancienne unité. Ici règne la loi du silence, des actes homophobes sont loi sous le regard indifférent de leur directeur. Mais le pire est que ces actes ont des conséquences directes sur le travail, ce qui est inacceptable. Mettre en danger un coéquipier pour une raison aussi futile que son orientation sexuelle n’est pas acceptable. C’est ce qu’il découvre par le biais de Kelyos, son exact opposé physiquement. Kelyos qui malgré la pression exercée par ses collègues assume ses choix quitte à se mettre en danger.
On découvre les deux hommes à travers une enquête sordide où la drogue et le proxénétisme ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg… que des actes d’une cruauté insupportable se passent sous l’œil de tous dans le silence le plus complet. L’auteur nous immerge dans cette infiltration au combien périlleuse. On sombre avec Kelyos dans cet enfer.
La deuxième partie est un réel complément de l’enquête. L’auteur se concentre sur l’humain, les conséquences de traumatismes vécus et les incidences sur l’homme et son entourage. On reste dans cette atmosphère lourde de A à Z. On souffre avec eux, on reste sur ce fil fragile, attendant la chute… Cette lecture est addictive. Impossible de passer à autre chose une fois commencer.

Le deuxième « tome » de cette saga se tourne autour de ce personnage attachant, mais tellement mystérieux qu’est Noah. Noah et son anxiété sociale, Noah, ce petit brun qu’on a tout de suite envie de consoler, de rassurer, mais qui est inaccessible. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre l’homme et ses cicatrices. Son combat quotidien pour survivre dans ce monde où tout le monde est un ennemi en puissance. On le voit lutter face à cette attirance pour le ténébreux Cyrius. Tout comme ce dernier, on ne comprend pas ces rejets. Mais quand la vérité éclate, on devient admiratif de l’homme. Ons e dit que réussir à se sortir de cette spirale infernale est un vrai défi. Noah, plus qu’une victime est un survivant qui va apprendre, au contact de Cyrius et de ses amis à se reconstruire et faire face à ses démons passés.
Vous l’aurez compris, une fois la lecture commencée, impossible de ne pas s’attacher à ses hommes. Chacun à des défauts, mais aussi des qualités remarquables. C’est dans leurs imperfections qu’ils deviennent humains et tellement attachants. Chacun à son passé, chacun ses traumatismes, mais l’union fait la force. D’apparence inaccessible, on découvre que derrière cette image d’hommes durs et insensibles se trouve un cœur qui bat et un sens aigu de l’amour, qu’il soit fraternel ou sentimental.
Ce qui mon le tour de force de l’auteur, c’est ce lien entre les enquêtes et ces hommes. Au départ j’étais un peu déboussolée avec le tout premier tome. Je m’attendais à une enquête policière, mais pas du tout à ça. Fort de ma curiosité, j’ai enchainé les lectures de Kelyos puis Noah et là j’ai pigé. C’est art un art complexe que l’auteure nous présente: celui de mélanger l’enquête et l’homme, son essence, son passé, son présent … Et c’est ça qui fait le gros plus. C’est un savant mélange entre le côté judiciaire et l’humain et ses tourments. J’avoue avoir préféré Noah, mais c’est mon côté tourmenté. Les enquêtes sont intimement liées, les tomes se complètent et appuie l’histoire. On s’attache, on souffre, on se impuissant à certains passages. Le thème général est très bien traité, car il s’agit de victimes innocentes (mais je ne vais pas dévoiler l’intrigue). Bref un superbe coup de cœur.
En clair un réel coup de cœur pour cette série. J’espère qu’Onyx a prévu une suite, car la fin de la saga nous laisse sur notre faim. On veut savoir ce que devient notre cher « minet » !
Affaire à suivre donc.

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, harcelement, Le temps des choix, métier, policier, survivants, traumatismes du passé
Série: Éditions Textes Gais |

Le monde d après par Kass Dinslow

Synopsis

13 août 2041, l’Airbus A480 quitte l’aéroport de New York afin de rejoindre celui de Paris. À son bord, cinq cent quatre-vingt-sept passagers et vingt-et-un membres d’équipage. Tous à bord assistent impuissants à la dévastation de la planète suite à une succession de catastrophes naturelles. Une fois dans l’espace aérien français, Andréa ne parvient pas à trouver une piste pour poser son appareil. Toutes les communications radio sont interrompues. Quand le carburant viendra à manquer, quelle sera la décision d’Andréa ? Que vont trouver sur Terre les potentiels survivants ? Une chose est sûre, dans un monde dorénavant apocalyptique, l’avenir est rempli d’incertitudes.

Mon avis

Dès le prologue Kass nous plonge dans ce monde post-apocalypse, un fameux 13 août 2041… Alors que le monde connaît une catastrophe climatique sans précédent, Andréa, son co pilote et les passagers de l avion ne peuvent être que des spectateurs impuissants en plein vol.

Des le départ, on ressent toute cette angoisse, cette peut humaine de voler à vue, dans l inconnu. Les langues se délient, ce sentiment d urgence amplifiant les ressentis. Kass joue à merveille avec ces personnages, les réactions de chacun mais surtout celui de nos deux héroïnes… c’est tellement humain et pourtant on ressent l appréhension des réactions face à ses confidences… En même temps que ce sentiment libératoire. On ne lit plus, on vit l action à travers elles…
On ressent ce sentiment qui nous suit tout au long de ce drame… Ce syndrome du survivant, cette culpabilité d’être en vie alors que d autres ne le sont plus… Ce devoir d avancer malgré tout mais aussi être heureux de ressentir des choses qui n ont pas leur place dans ce genre de situation.

Tout comme ces personnes, Kass nous impose ce sentiment de traumatisme psychologique… On se questionne… Et moi comment aurais-je réagit ? Comment survivre dans ce « après »? C est là le point fort de sa plume. Intégrer le lecteur dans l action du moment… On se retrouve à travailler notre cardio… Cette lecture devient une aventure palpitante…

Enfin, je finirais ma chronique en félicitant l auteure qui au delà de la romance met en avant la dégradation le réchauffement climatique et les conséquences catastrophiques que cela engendra si rien n’est fait. C’est un pamphlet sur le climat très bien traité et de ce fait, ce roman post apocalyptique prend tout son sens. Tout dans les descriptions, le comportement de chacun nous amène à ce climat de défiance qui nous est commun… On retourne à cet instinct primaire, voir animal… On s immerge et on ne lit plus on le vit.
Merci à Kass Dinslow pour ce moment hors du temps.

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: drame psychologique, post apocalyptique, survivants
Série: Homoromance éditions |

T’aimer et résister par Alexia Damyl

29Synopsis:

Anne avait quatorze ans lorsque son chemin croisa celui de Bérangère qui en avait seize. Immédiatement, les deux adolescentes devinrent inséparables, mais nous étions en 1939 et la Seconde Guerre mondiale ne tarda pas à frapper la France de plein fouet. Plus de soixante millions de personnes furent tuées à travers le monde. L’histoire d’amour naissant entre les deux jeunes femmes n’échappa malheureusement pas aux conséquences désastreuses de cette sombre période de l’Histoire.

Mon avis:

Cette nouvelle est un instant volé d’une confession d’une grand-mère à sa petite fille…

Nous sommes en juillet 1939, une autre vie que celle que nous connaissons aujourd’hui… Un air de liberté et de petits bonheurs du quotidien.

Alexia nous retrace avec beaucoup de justesse les confidences de cette femme alors jeune campagnarde de 14 ans, dont on préserve son insouciance en plein conflit… Elle qui va découvrir que l’amour peut apparaître sous les formes d’une amie chère à son cœur … Un amour aussi fort qu’impossible… Un amour interdit.

On devient à notre tour cet enfant qui découvre que son aînée a connu un premier émoi plein de tendresse… On pourrait paraître choqué, mais au contraire… Ce qui devrait être tabou devient quelque chose de beau. Les mots posés sont telle une poésie… Simple et innocent. Un amour de deux jeunes demoiselles qui découvrent le désir, les premiers émois, les premiers sentiments amoureux…

En parallèle de cette parenthèse enchantée, la réalité de la guerre va les rattraper… Cette France divisée, cette peur de l’ennemi, cette insécurité constante… Puis l’enfer de l’occupation, de cette perte de liberté, celle de devoir être constamment sur ses gardes … Tout en décidant envers et contre tout de continuer à vivre cet amour interdit… Et enfin cette libération si attendue, si désirée, celle où l’on se permet de croire de nouveau à la vie, mais … Les esprits étaient trop marqués… Où les morts et leurs dévotions sont trahis par les vivants …

Comment se reconstruire après de telles épreuves ? Comment avancer alors que nous ne sommes plus que l’ombre de nous-même, sans plus aucune croyance en l’humanité… Là sont les questions qui sont posées par l’auteure, ces vérités qui dérangent…

T’aimer et résister résume à lui seul ce bout d’Histoire, celle qui nous toutes communes… Celle d’hommes et de femmes se battant pour leur liberté… Cette volonté de s’affranchir, se battant pour pouvoir vivre et aimer librement… Une histoire qui débute à l’aube de la Seconde Guerre mondiale et qui continue dans le temps, retraçant ce combat à jamais gravé et résonnant encore aujourd’hui de celui de cette femme militant pour un amour libre.

Plus qu’une romance, c’est un devoir de mémoire où les larmes coulent et cela dès le premier chapitre, car même si nous ne connaissons pas la suite, l’Histoire elle est ancrée en chacun d’entre nous…

Bravo et merci pour cette lecture oh combien juste… Et encore et toujours d’actualité.

Un bijou à lire avec une énorme boîte de mouchoirs à côté…

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander?

 


Genre: au delà des apparences, historique, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Comment j’ai rencontré un ange… par Estel STARK

Synopsis:

Certaines personnes naissent sous une bonne étoile et d’autres n’ont pas cette chance. Certains d’entre vous diront sûrement que j’appartiens à la seconde catégorie. Pour ma part, cela n’a aucune importance.
Depuis toujours, je vis dans l’ombre de mon frère aîné. Mes parents ont toujours souhaité avoir une fille comme deuxième enfant. Malheureusement pour eux, je suis né garçon.

 

Mon avis:

Voici une lecture au combien éprouvante. Nous faisons la connaissance de Gwendal. Gwendal qui n’a connu toute sa vie que la violence, la souffrance. L’auteure met en avant cette victime qui ne cesse d’être jugée et rabaissée ; par ses bourreaux, mais aussi par les autres et leurs condescendances… Jusqu’à cet ange. Cet ange qui va le voir lui, lui offrir quelque chose dont il a été privé toute sa vie : le libre arbitre et cette attention. Il va l’apprivoiser et l’aider.

Estel Stark nous offre un témoignage d’un homme en pleine reconstruction suite à une vie brisée… Les difficultés pour sortir de ce silence qu’on lui impose, oser s’affirmer et sortir de cette spirale…

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge… Une pépite.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |