Collision par John Inman

Synopsis:

À vingt-six ans, les jours de Gordon sont comptés. Du moins, il espère qu’ils le sont. Lassé de la culpabilité et des regrets qui découlent d’un horrible accident de voiture, deux ans auparavant, dans lequel un homme a perdu la vie, il se réveille chaque matin avec des pensées suicidaires. Alors que la loi l’oblige à travailler pour expier ses péchés, sa rédemption personnelle est beaucoup plus difficile à trouver.

Puis Minus – un simple sans-abri qui a sa propre croix à porter – sauve Gordon d’un terrible destin. Une nuit, non seulement Gordon trouve une lumière à suivre, et peut-être même un but à sa vie, mais aussi la possibilité que l’amour l’attende au bout du tunnel.

Il n’aurait jamais imaginé qu’il découvrirait un moyen de se pardonner et, qu’en le faisant, il ouvrirait suffisamment son cœur pour gagner l’acceptation et l’amour de la personne qu’il a le plus blessée..

 

Mon avis:

Voici une romance qui ne peut laisser indifférente.

Je vous préviens, elle marque au fer rouge. Moi-même j’ai eu l’occasion de la relire et de retomber dans ce drame, cette ode au pardon, à une seconde chance.

L’auteur ne nous épargne rien. Dès le départ, nous nous immergeons dans la vie de Gordon. Gordon qui avait tout et qui le temps d’un instant va tout perdre. Par la suite, il va sombrer et nous amener dans cette descente aux enfers. Tout est amplifié. Nous suivons pas à pas cet homme meurtri qui va rencontrer une autre âme meurtrie, Minus.

Ce roman est bouleversant. Tout n’est que regrets, culpabilité. Ces sentiments sont amplifiés par cette atmosphère lourde, accablante qui pèse sur cet homme brisé et qui se répercute sur nous lecteur. Nous suivons ces âmes torturées sur le long chemin tortueux vers cette rédemption tant désirée… et cette fin est juste bouleversante de par sa révélation… Car toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge… Une pépite.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, survivants, traumatismes du passé
Série: Dreamspinner Press |

L’ombre du pouvoir par Thomas Lebescond

Synopsis:

Il y a ceux qui agissent dans la lumière pour que d’autres restent dans l’ombre. Mais à la fin de la nuit, plus personne ne sera dans l’obscurité. La vérité sera révélée. Et la mort reprendra ce qui lui revient de droit.

Mon avis: 

Chronique de L’ombre du pouvoir… Ou lorsqu’on tombe par hasard sur une pépite qui vous retourne. Je tiens à le préciser, c’est un fantastique. Mais pour moi, c’est beaucoup plus que cela. Le côté fantastique permet de poser le contexte et donne appui à l’histoire mais ce qui fait que cette romance devient un bijou, c’est Ethan. Ethan, ce jeune homme torturé, qui doit cacher sa véritable nature aux humains mais aussi à lui-même. Ethan, un jeune homme rongé par ses démons.

« Il n’est pas bon de vivre dans le passé » lui répète sa mère…

Mais la perte d’un être cher amène n’importe quel individu à changer. Le traumatisme est tel qu’une vie, jusqu’ici heureuse et insouciante devient obscurité, fantômes et amertume. Pour se reconstruire, Ethan cherche désespérément les raisons d’un tel dénouement funeste. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dires. Parfois, les secrets sont plus dangereux une fois révélés car il faut en assumer les conséquences.

Thomas nous met en avant cette dualité qui nous poursuit tout au long de notre lecture : le pouvoir face aux sentiments et cette difficulté à ne pas laisser l’un prendre le pas sur l’autre. Mais vivre dans le mensonge n’est en rien une solution viable. Cela amène à se perdre dans les abîmes, cette nuit sans espoir de lendemain.

Vous l’aurez compris, j’ai eu un véritable coup de foudre pour cette plume de ce jeune auteur. Plus qu’une fantasy, l’auteur met en avant des mots sur des maux invisibles qui font écho à notre société. Il nous offre une véritable remise en question sur le bien et le mal et cette fin ne fait que nous conforter dans cette idée que la vie n’est pas bicolore mais faite de nuances…

Bravo à lui pour cela. Un auteur à suivre !

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, fantasy, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Le chemin de l’acceptation par KC Burn

Synopsis:

L’inspecteur Kurt O’Donnell a l’habitude de déterrer les secrets des autres, mais quand il découvre que son partenaire décédé était marié à un autre homme, il est secoué. Déterminé à faire les choses comme il se doit, Kurt offre son soutien à Davy, en deuil. Aider Davy à surmonter son chagrin aide Kurt à faire face à la culpabilité dévorante de savoir que son partenaire ne lui faisait pas assez confiance pour lui dire la vérité à son sujet. Mais quelque part en chemin, Davy cesse d’ètre une obligation et devient un ami, l’ami le plus proche que Kurt ait jamais eu.

Son attirance grandissante pour Davy complique les choses, laissant Kurt face à la difficulté de reconsidérer sa sexualité. Puis, un échange sensuel auquel ni l’un ni l’autre ne s’attendait vient les perturber davantage. Pour ètre avec Davy, Kurt doit se résoudre à révéler son homosexualité, mais son travail et ses relations avec sa famille catholique le retiennent. Peut-il risquer de tout perdre pour la possibilité de vivre une relation avec un homme récemment devenu veuf ?

 

Mon avis:

Le titre à lui seul résume cette romance : apprendre à se reconstruire suite à la perte d’un proche est une épreuve en soi.

Mais quand des vérités en ressortes, et que l’on se rend compte que la personne perdue n’était pas celle que nous pensions, comment l’accepter?

L’auteure fait un très beau travail sur une forme de violence conjugale peu abordée mais qui prend tout son sens dans une relation homosexuelle. Certains préfèrent garder leur relations secrètes, au point d’isoler complètement leur conjoint. On peut voir la souffrance et les conséquences de ce « secret » sur le conjoint. L’auteure pose des mots sur des maux: la peur, la honte, l’isolement que l’on peut ressentir… Accepter de reconnaitre que nous sommes victime est loin d’être évident, le conjoint étant pris dans cet engrenage.

On nous montre toute le chemin à faire, les difficultés rencontrées par l’entourage pour que notre victime accepte et puisse enfin se reconstruire.

D’un autre côté, on voit aussi toute la remise en question d’un homme, qui en voulant aider cette victime endeuillée, se découvre attiré par des hommes. Face à une victime qui devait rester cachée aux yeux de tous, lui aussi va devoir passer par le chemin de l’acception, pour vivre au grand jour sans avoir honte de lui ou de ses sentiments. Rien n’est évident dans ce genre de situation, quel que soit l’âge, la peur d’être rejetée est toujours présente.

 

Un livre plein de rebondissements où on ressent ce sentiment de malaise face à une situation délicate et inattendue. On se remet en question en même temps que nos protagonistes en se disant: et si c’était moi? C’est à cela que l’on sait que ce livre vaut le coup d’être lu et on l’apprécie à sa juste valeur.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: Dreamspinner Press |

Aux pieds de la grande dame de fer par Laura MARCHETTI

Synopsis:

Clémentine est une jeune altiste en quête d’un nouveau professeur à Paris. Alors qu’elle essuie un échec particulièrement douloureux, elle fait la rencontre de Lula, une bédéiste complètement délurée qui va lui apprendre à voir le monde sous un œil nouveau. Pourtant, il se pourrait bien que, malgré les apparences, ce n’est pas tant Clémentine qui, des deux, ait besoin de protection. Alors que leurs journées prennent un caractère de plus en plus étrange, les deux femmes ne pourront compter que sur leur amour aveugle pour se relever l’une l’autre.

 

Mon avis:

A l’occasion de la date anniversaire de sa sortie, oui c’était il y a six mois hier, je vous propose de découvrir une plume qui devient addictive ! Je précise c’est un FF, oui. Mais la sexualité ne fait pas l’histoire. C’est bien plus que ça… L’histoire est à l’image de la passion de l’héroïne : tout n’est que musicalité. Telle une partition, nous passons par une multitude d’émotions.

Nous faisons la connaissance de Clémentine… Ah Clémentine… Une fille passionnée et passionnante. Dès le départ, nous comprenons qu’elle est différente et ce qui nous fait l’aimer. Elle ne vit que pour son amour de la musique. Jeune femme ayant vécu à la campagne, qui découvre cette ville des lumières et s’ouvre enfin à la réalité.

Alors qu’elle pensait sa vie sans issue, elle fait la connaissance de Lula. Lula, une jeune femme extravertie, drôle, une artiste, d’un optimisme sans faille. Avec sa meilleure amie Gaby, elles vont faire découvrir à Clémentine que la vie n’est pas monochrome. Elle peut être lumineuse, aventureuse, audacieuse… Mais elle peut être aussi sombre, voire détestable.

Oui, l’auteure ne nous épargne rien ! Elle aborde des sujets tabous comme la transphobie en plus de cette homophobie latente. Laura met en avant cette société qui jugent sur des apparences, qui refusent d’accepter quelqu’un pour ce qu’il ou elle est et les conséquences dramatiques sur ces personnes qui pourtant ne peuvent qu’amener une certaine admiration pour leur détermination à être et ne plus paraître. Gaby en est la porte-parole. C’est un personnage secondaire et pourtant indispensable à cette romance. Elle est bouleversante de sensibilité, de féminité… et force notre admiration.

« Toutes nos actions ont des répercussions ». Voici un adage auquel Clémentine va être confrontée. Elle va découvrir que la vie a aussi ses parts d’ombres. On ne peut pas vivre enfermé entre quatre murs, oubliant le reste du monde en se focalisant sur l’instant présent. On ne peut se voiler la face à la réalité. Il faut savoir s’y confronter, et coûte que coûte avancer… Car nous allons souffrir… je préfère vous prévenir ! Laura nous dévoile peu à peu un mal très répandu et pourtant tellement mal connu et soigné… L’intrigue prend de l’ampleur jusqu’au point de non-retour. Alors arrive la peur, les doutes et le sentiment de ne plus rien maîtriser.

C’est un tout qui fait que cette romance est bouleversante de sincérité. Laura exploite un panel d’émotions qui amène le ou la lectrice à s’immerger dans cette folle aventure. L’utilisation du « je » renforce cette sensation de vivre notre lecture à travers les yeux de Clémentine.

Mais le plus troublant reste la fin. Car Laura nous offre une possibilité qui est surréaliste. Nous, lecteurs, pouvons faire notre propre avis sur la véritable raison du traumatisme vécu par notre tendre Clémentine. C’est un choix de l’auteure et je trouve que c’est un pari osé mais gagnant ! Certes, certains diront que c’est déstabilisant mais je pense que nous offrir ce choix est assez rare pour être mis en avant.

En clair, je ne dirais pas que j’ai aimé son roman, mais je l’ai adoré.  Dès que l’on commence, il est impossible de le lâcher !

Un conseil de lecture ? retenez bien les indices laissés de-ci delà par l’auteure… ils sont capitaux pour apprécier à sa juste valeur cette fin insoupçonnée !

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homophobie, post apocalyptique, transvestisme, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Jour de colère: Vivre avec la culpabilité par Eric CHAUVIN

Synopsis:

Maxime, un jeune garçon de 15 ans déjà fragilisé par un deuil familial, voit sa vie basculer à tout jamais à cause d’une bêtise irréversible. Une erreur de jeunesse qui l’oblige à fuir son village et à espérer qu’on ne le retrouve jamais. Alexis, son meilleur ami de toujours, tourmenté par d’autres souffrances plus intimes, tente pourtant de le raisonner de toutes ses forces. Mais la colère, bien différente soit-elle pour les deux garçons, ne cesse de croître en eux et les pousse irrémédiablement vers un avenir encore plus tumultueux.

Mon avis:

Jour de colère ou Dies Irae. Tout ce résumé à ce titre. Un jour de deuil qui en réalité est un jour de colère, un jour où on extériorise tout ce que l’on ressent face à cet abandon. L’histoire débute sur un homme adulte en recherche de rédemption. Un lourd traumatisme pèse sur lui et cela rejaillit sur son quotidien et son entourage.

Rien ne nous est dévoilé de prime abord. Tout n’est que ressentiment, culpabilité, peur d’avouer cette vérité qui, on le devine, va changer le cours de son existence ainsi que celle de son entourage à son égard. L’utilisation du « je » nous permet de nous immerger dans cette confidence.

Nous découvrons que ce traumatisme s’est déroulé 16 ans plus tôt, en 1982. Maxime nous met en garde, ce jour va être le dernier de son innocence. En réalité, ce jour de colère a débuté plus tôt. À 13 ans il connaît un premier jour de colère. Il perd tragiquement son frère. En plus de son deuil, il doit faire face à celui de ses parents qui ne font que le rabaisser face à l’ombre de ce frère parfait défunt et lui, le cadet, survivant et insignifiant. On découvre un adolescent qui joue sur les apparences pour cacher son mal-être face à la perte.

Les confidences de Maxime retracent les déboires d’un adolescent en recherche d’affection, de reconnaissance suite au traumatisme de la perte de son frère. Un jeune homme en perdition qui préfèrera fuir que subir un nouveau drame à son entourage. Malheureusement, tout acte a des conséquences… Et celles-ci seront dramatiques.

L’histoire se déroule lentement. Au départ on se questionne sur l’aboutissement. Ce n’est qu’à la toute fin que le dénouement nous est révélé et quel dénouement. Les larmes montent et coulent sans qu’on puisse les arrêter. Et nous nous mettons à ressentir à notre tour toute cette colère.

C’est un roman noir, un drame dans toute sa splendeur. L’auteur nous bouleverse par ces vérités qu’on n’ose pas exprimer de peur d’être jugé, rejeté. Précisons que l’année où se déroule le drame joue énormément sur l’histoire et les sentiments troublants de Maxime. Une lecture qui marque, une lecture qui laisse des traces.

 

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Genre: amitié / amour, drame psychologique, historique, homophobie, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Talk par Ophélie Pemmarty

Synopsis:

Un banc face à l’océan à Santa Monica, en Californie. Sur ce banc, tous les matins, un jeune homme admire l’horizon. Et tous les matins, Randy le voit et se demande pourquoi il est si seul. Lui a passé son enfance à Los Angeles et est revenu s’y installer, après avoir voyagé pendant presque dix ans pour devenir l’interprète de renom qu’il est aujourd’hui.
Alors, un jour, Randy va rejoindre l’inconnu sur le banc. En quelques mots, il parvient à le faire sourire. Ils font connaissance, ils se parlent. Ou plutôt, Randy parle, parce que Jonathan, lui, est muet…
Malgré leurs premières difficultés à communiquer, les deux hommes développent une complicité insoupçonnée. Le rendez-vous sur le banc devient pour eux une habitude ; le tout premier pas vers leur histoire. Mais il en faut beaucoup d’autres pour réussir à tracer un chemin ensemble, et parfois les faux pas sont inévitables.
Sous ses traits angéliques, Jonathan est un homme torturé, brisé par un passé qu’il s’efforce d’oublier et que son silence protège farouchement. Mais Randy est prêt à briser le silence et à affronter le passé. À force de patience, d’amour et de parole, il parviendra peut-être à libérer Jonathan des secrets qui l’emprisonnent…

Mon avis:

Ophélie Pemmarty nous offre une histoire bouleversante. On découvre en même temps que Randy, cet homme étrange, seul, effrayé. Tel un animal sauvage, elle nous permet d’accompagner Randy à apprivoiser cet être traumatisé. Grâce à la douceur de sa plume, elle nous enveloppe dans ce cocon que forme ce couple d’apparence atypique mais tellement fragile et attachant.

On ne peut ressortir indifférent de cette lecture. La chair de poule m’est restée un long moment suite à cette lecture. Par ces mots, on ressent toutes les émotions par lesquels passent nos deux protagonistes. On peut presque goûter ses moments de malaises, de peurs; toutes liées à un traumatisme passé.

Chers lecteurs, accrochez vous. Cette lecture sublime est un renversement émotionnel assuré.

 

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Genre: drame psychologique, handicap social, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Emory par Chris VERHOEST

Synopsis:

Heath Drakefort mène une vie soumise aux exigences paternelles. Il doit remplir trois rôles : le sien et celui des deux disparus dans un accident, sa mère d’origine amérindienne, et son jeune frère.
Emory Chance Downing est le fils unique d’un couple tout aussi exigeant. Dynamique et positif, mais pas naïf, il rencontre Heath dans leur école de commerce privée californienne et ultra sélective. Il lui montre une autre facette de l’existence et s’efforce de le faire sourire de toutes les manières possibles.
Le jour où sa mère les surprend, le couple est séparé. Emory part dans un centre de thérapie. Sous couvert d’aider des personnes riches en difficulté (alcoolisme, dépression), le centre est en réalité une clinique anti-gay clandestine, parfaitement illégale. Des hommes et des femmes adultes y sont retenus contre leur gré et torturés. Le bâtiment et le parc sont surveillés, et le directeur est soutenu par des personnes influentes.
Pour Heath, il n’y a qu’une chose à faire : sortir Emory de cet enfer. On lui donne le nom d’un homme qui a gardé ses réflexes d’agent spécial, mais qui a démissionné du FBI. Un homme qui a la possibilité d’infiltrer les lieux et d’organiser une évasion : Kyle Emerson. Y parviendra-t-il ?
Et s’il y parvient, Emory et Heath peuvent-ils espérer survivre à cette expérience traumatisante et à ces gens puissants qui soutiennent le centre ?

 

Mon avis:

Voici une lecture au combien éprouvante qui parle d’un sujet brûlant et ENCORE d’actualité partout dans le monde : les thérapies de conversions.  Ces thérapies anti-gays où sont envoyés des hommes et des femmes qui n’ont que pour tord d’aimer le mauvais sexe !

Ce n’est pas Emory qui nous présente ce drame mais son compagnon Heath, impuissant face à la folie d’adultes homophobes et de Kyle, celui qui va s’infiltrer volontairement pour sauver Emory.

Ces deux points de vues amplifient encore plus le drame qui se joue sous nos yeux. On ne lit plus, on s’immerge dans l’histoire. On ressent toute cette colère, cette injustice pour ces victimes, cette incompréhension face à ces pratiques barbares et leurs conséquences dramatiques sur leurs « patients ».

Plus qu’une romance, Chris nous propose un pamphlet sur cette société où les « puissants » se prennent pour Dieu. Faire la comparaison entre les camps de concentrations et ces thérapies prend alors tout son sens et est largement justifié.

Une énième lecture qui nous marque, qui nous interroge, une lecture bouleversante… Une pépite, comme toutes celles de cette auteure.

 

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Genre: drame psychologique, homophobie, romance young adult, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Entre les draps par Devon McCormack

Synopsis:

« J’ai combattu sur le champ de bataille. Maintenant, je combats dans mon esprit. »

Jay passe son temps à fuir, cherchant perpétuellement un nouvel endroit où démarrer une nouvelle vie. Pourtant, même s’il court encore et toujours, il ne peut échapper aux souvenirs douloureux qui le hantent. À peine arrivé dans un nouvel emploi, il est pris en grippe par ses collègues et, en leur tenant tête, provoque une bagarre qui oblige son patron à intervenir. L’homme est un vétéran nommé Reese que Jay fait accidentellement tomber par terre, révélant sa jambe artificielle. Le jeune homme est alors persuadé de perdre son travail et il est abasourdi de se voir offrir une seconde chance.

Le nouvel employé contrarie Reese, qui le trouve irréfléchi et colérique. Peut-être n’aurait-il pas dû se montrer clément, mais Jay lui rappelle son frère d’arme, un homme auquel il tenait énormément et qu’il a perdu dans des circonstances tragiques. Il espère juste ne pas le regretter.

Quand un accident au travail déclenche une crise liée au SSPT de Reese, Jay paie sa dette en étant là pour lui, puis refuse de lâcher son patron lorsque celui-ci décide d’oublier ce qu’il s’est passé. Reese a beau essayer de garder ses distances, il y a une flamme – une passion – entre eux à laquelle il ne peut pas résister. Une passion qui les mène constamment dans la chambre à coucher. Pourtant, il se rend rapidement compte qu’ils ont allumé plus que les étincelles qu’ils créent entre les draps et que sous l’apparente dureté de Jay se cache une âme tout aussi torturée et blessée que la sienne.

Les deux hommes s’attachent, les liens se tissent, mais Reese sait bien que la tempête menace au fond de son esprit.

 

Mon avis:

Reese est un ancien militaire qui est ressorti de sa dernière mission traumatisée et handicapé. Il joue de cette apparence d’ancien militaire intimidante, mais avec cette droiture pour ne pas montrer sa vulnérabilité auprès de ses employés. Quand Jay rejoint son équipe, Reese le traite comme les autres, souhaitant lui offrir une seconde chance : celle de trouver sa place. Sauf que Jay traîne une réputation de fauteur de trouble qui ne fait qu’aggraver son apparence auprès des autres de par sa méfiance. Il parait frustré, aigri, inapprochable, voire agressif.

Mais voilà, les apparences sont trompeuses. Derrière leurs images de dur se cachent deux hommes traumatisés. Leurs attitudes froides s’expliquent par des syndromes de stress post-traumatiques pour l’un, de mauvais traitements pour l’autre. C’est le point commun qui va les rapprocher : ce handicap social qu’ils traînent derrière eux.

L’auteur a parfaitement traité dans cette histoire toute la difficulté de vivre « normalement » malgré ce handicap invisible et pourtant bien présent dans leur quotidien. On comprend que c’est un combat quotidien auquel ils doivent faire face pour ne pas retomber dans ce cauchemar, une conduite de chaque instant où ils doivent être en alerte par rapport à leur environnement tout en essayant de juguler leurs réactions. Le moindre bruit, la moindre interaction peut être un élément déclencheur. On comprend le poids de ce traumatisme sur leur quotidien, en notant le manque d’aide cruel pour l’accompagnement dans leur reconstruction.

Ces deux hommes vont se retrouver dans l’autre. Endeuillés, traumatisés, vivant dans cette insécurité constante, ils vont voir au-delà des apparences et s’apprivoiser. D’une relation de convenance, ils vont approfondir leur relation de confiance pour laisser à l’autre le voir tel qu’ils sont : des hommes vulnérables. Une fois de plus, l’auteur nous offre une histoire forte en émotions.

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Genre: amitié / amour, armée, au delà des apparences, faux semblants, handicap social, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Naufrage à Mount Isa – Tome 1 la faim de tous les possibles par Didier Leuenberger

Synopsis:

Le coup des croissants, Romain ne l’avait jamais envisagé pour qui que ce soit. Et voilà qu’il ose le faire au seul être qu’il n’aimera jamais. À Paul, son compagnon depuis plus de vingt-trois ans.Après une rencontre fortuite et troublante dans une librairie, il va être en proie à une grande remise en question dont va naître une irrépressible envie de vivre l’aventure. D’un saut de plus dans l’inconnu. Une faim de tous les possibles.Il décide donc de tout quitter sans rien dire à personne et surtout pas à Paul, pour rejoindre l’Australie. À Mount Isa, une ville minière du centre du pays où rien ne semble vraiment attrayant, excepté peut-être les gens qui se débattent dans leurs rêves. De l’humain à l’état brut, qui va inciter Romain à écrire son journal, afin de mieux comprendre les raisons qui l’ont poussé à tout quitter. Mais plus encore que cette aspiration au changement, Romain a besoin de désirer à nouveau et bien sûr, se sentir désiré. Et cela ne tarde pas à se produire. Peu de temps après sa venue, il se lie d’amitié avec un Pakistanais, trentenaire désinhibé et mystérieux. Mais sa relation avec Farooq, se complique lorsque les sentiments commencent à se dévoiler.

 

Mon avis:

L’histoire débute sur un adieu déchirant et pourtant fait suite à la fuite de Romain loin de son compagnon et de sa vie, sans aucunes explications. Il décide de tout plaquer et de partir à l’aventure à travers des contrées lointaines. Son périple l’amène dans ce bled perdu au fin fond de l’Australie, à Mount Isa. Bien qu’isolé, il décide de rester parmi ces habitants, en majorité des hommes qui, comme lui, sont des naufragés, échoués et perdus.

Cette histoire nous est contée par le biais de ces lettres adressées à Paul, le compagnon délaissé, auquel Romain prend le temps de lui expliquer les raisons de sa fuite. Plus que cela, c’est un pan entier de sa vie qu’il nous expose, une réelle introspection de lui-même.

Tout en nous décrivant son voyage et les aventures qu’il vit, Romain revient sur sa vie passée au fil des années. Il nous confie en toute humilité ses fêlures, ses échecs, ses questionnements sur l’amour, les relations par rapport aux autres. Durant cette introspection, il se découvre, redécouvre des choses qui s’étaient tuent dans cette vie bien rangée qu’il partageait avec Paul : l’envie mais aussi une certaine estime de soi.

Il y a un réel travail sur les chocs des cultures. Didier, par la voix de Romain, nous met en avant cette société faite d’apparences où on veut tout, tout de suite. Ce retour au source que vit Romain à travers son périple nous ramène à l’essentiel et la simplicité. Il apporte avec lui cette philosophie d’une autre culture faite d’entraide, de respect et de communion les uns avec les autres, sans jugements.

Ce qui marque notre lecture, c’est cette culpabilité qui suit Romain par ses mots, ses remises en question qui fait face à ce besoin, cette faim qui l’appelle sans pourtant négliger ce sentiment amoureux pour Paul. Il le dit lui-même, c’est l’homme de sa vie, mais.. Oui, c’est un récit fait dans la douleur et pourtant nécessaire pour lui permettre d’accéder à cette renaissance.

Nous, comme tant d’autres s’arrêtons sur les apparences. Moi la première, j’avais ce sentiment de colère au début de ma lecture, étant malheureuse pour ce compagnon fuit sans aucune explication que par de simples lettres. Cela me faisait me conforter dans l’idée que Romain n’était qu’un sale type, imbu de sa personne et égoïste. Et pourtant, plus je lisais et plus mon sentiment changeait à son égard. C’est là le tour de force de la plume de l’auteur, non pas nous faire aimer Romain et son acte, mais d’essayer de le comprendre avant de donner notre sentence. En clair, voir au-delà des apparences. Et évidement, vous l’aurez compris, c’est réussi.

Il me tarde de lire la suite de ses aventures et savoir comment il va évoluer dans ce bourge. Mille et une questions me viennent en tête à la fin de cette lecture à présent que je connais l’homme. Quels autres choix Romain va-t-il devoir faire et comment va-t-il y aboutir ? Et les autres ? Oui, une suite plus qu’attendue.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, Le temps des choix, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

L’inavouable secret de Mr Ballantyne par Isabel LUCIA

Synopsis:

Andrew Ballantyne, gentleman anglais, a quitté son pays natal pour s’établir à Manhattan, où il dirige depuis sept ans une école privée. Descendant d’une famille de la vieille noblesse, il a renoncé à son titre pour mener une existence tranquille et travailler dans un domaine qui le passionne.
Or voilà qu’un jour, cette vie bien ordonnée vole en éclats lorsqu’il reçoit au courrier un DVD… Celui-ci le ramène deux décennies en arrière, à sa carrière éclair en tant que Dickie Drew, acteur de films classés X… mais aussi au sulfureux trio qu’il formait à l’époque avec son petit ami Charlie et Craig, un producteur de vingt-six ans leur aîné.
Andrew Ballantyne aurait pourtant du s’en douter… Les secrets enfouis finissent toujours par remonter à la surface.

Mon avis:

Andrew, un aristocrate anglais est le directeur de l’école où étudie James, le fils de Michael. Michael, bisexuel, est fragilisé depuis son divorce et refuse toute relation amoureuse et pourtant, il ne peut réfuter son attirance pour ce beau lord anglais. De son côté, Andrew se retrouve dans une position délicate : un mystérieux corbeau le menace de rendre public son passé sulfureux de star porno. Un passé inavouable, des amours de jeunesse qui peuvent, si cela est rendu public, le briser lui et sa réputation.

Voir au-delà des apparences et d’un passé tumultueux, voilà comment résumer le travail d’écriture de Isabelle LUCIA. Elle nous montre que tout acte à des conséquences. Même en les occultant, la vérité finit toujours par refaire surface. Elle nous propose une sublime romance sur les apparences … Quand le passé ressurgit, c’est toute notre vie qui est remise en question. Dans le cas d’Andrew et Michael, ce sont deux hommes blessés, deux âmes perdues ayant perdu foi en l’amour qui vont s’offrir une seconde chance, celle de s’aimer malgré les apparences et leurs fêlures passées…

Plus qu’une romance érotique, la plume de Isabelle LUCIA dégage énormément d’érotisme. Et ce petit détail qui rend notre lecture palpitante, car on ressent la frustration de l’un et de l’autre. On peut se détacher de cette lecture avant de savoir ce qu’il adviendra. On devient addict et c’est là la preuve de la réussite de ce roman.

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Genre: au delà des apparences, Le temps des choix, métier, sexualité atypique, traumatismes du passé
Série: Auto édition |