Sans concession par Onyx

Sans concession – tome 1

Titre originel : Manhattan District – Kelyos & Jared.
Seconde édition. Nouveau texte.

Contraint de quitter la police de Boston à cause de son comportement, le capitaine Jared Conrad accepte un poste d’adjoint au commandant de la division des stupéfiants au département de la police de New York. Dès son arrivée, il doit palier aux manquements d’une équipe déviante et s’investir personnellement en devenant l’officier coordinateur du lieutenant Kelyos Sullivan.

Quand ils se rencontrent, les deux hommes sont immédiatement attirés l’un par l’autre, mais le lieutenant est infiltré au SQube 10, le club de nuit d’un trafiquant de drogue violent dont il est devenu l’amant pour les besoins de la mission, alors c’est dans la peur et un profond déchirement que leurs sentiments s’épanouiront.

Kelyos et Jared iront jusqu’au bout d’eux-mêmes pour mener à bien cette enquête dont les rebondissements les conduiront vers une dernière épreuve.

Sans concession – tome 2

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 1.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

Profondément marqué par son passé, Noah Malowe a néanmoins réussi à trouver un équilibre entre son travail de légiste, ses angoisses et ses amis… jusqu’à il y a un an et sa rencontre avec le capitaine Cyrius Godfrich. Ce jour-là, sa vie a basculé, car en même temps que l’homme s’imposait à lui comme un coup de poignard du passé, un sentiment improbable naissait dans son cœur.

Cyrius… Imposant, sombre et insolent, il est les souffrances de Noah. La raison lui dicte de fuir cette âme abîmée qui le rejette avec force mais son cœur ne peut s’y résoudre. Alors, quand la vie fait trébucher le légiste, il le relève et lui offre l’espoir d’une guérison.

Mais la vie est une vraie pute, Noah…

Frappé par une série de meurtres sadiques, Manhattan s’enflamme. Les orchestrations sont sordides, les mises en scène allusives et les effets destructeurs sur Noah dont la vie risque à nouveau de voler en éclats.

Sans concession – tome 3

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 2.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

L’enquête de l’USIE sur la série de meurtres a pris une tournure dramatique. Les corps ont parlé, les indices se sont livrés et les pièces se sont assemblées pour révéler un jeu infâme dans lequel Noah est le pion.

Cette situation ne peut que le détruire alors, pour sauver cette part de bonheur que Cyrius lui a promis et à laquelle il tient tant, pour être libre aussi, Noah décide de dévoiler son passé et d’affronter sa plus grande peur.

Commence alors une traque à travers le pays et un affrontement sans merci pour Noah, Cyrius et leurs amis dont aucun ne sortira indemne.

Sans concession – Tome 4 : Ne m’abandonne pas

L’histoire de Shura et d’Ansgark se déroule sur les tomes 4 et 5 de la série.

Plusieurs semaines après la fusillade de l’usine, Shura Savoskini est toujours détenu par la CIA. L’enquête piétine à cause de l’animosité historique entre la CIA et le FBI alors, quand Ansgark est trahi par sa hiérarchie, il décide de prendre en main le sauvetage de celui qui est devenu son mari par vengeance.

Contraints de rester Europe de l’Est à cause de l’état de santé de Shura, les deux hommes entament une cohabitation des plus difficiles où la fierté de l’un et la patience de l’autre sont mises à rude épreuve. Contre toute attente, Ansgark devient l’ancre de Shura et le seul capable de l’empêcher de sombrer. Sauf que Shura refuse cette dépendance. Ansgark davantage encore.

Quand le passé de Shura resurgit de manière brutale, c’est un déchirement pour lui de supplier Ansgark de l’aider et plus encore de lui confier ce qu’il a de plus secret. Ce dernier accède à sa requête mais uniquement parce qu’elle lui permet d’effacer sa dette.

Les deux hommes mettent leur différend de côté pour se rendre en Ukraine où une situation particulièrement compliquée les attend. Compliquée et déchirante. Très vite, Ansgark réalise que son mari est loin de lui avoir tout dit…

Sans concession – Tome 5 : De l’ombre à la lumière

Quand la porte de la chambre se ferme et qu’Ansgark voit Shura à genoux et tétanisé, il comprend que des choses terribles se sont passées ici. Son mari accepte de lever le voile sur son passé et Ansgark prend de plein fouet une douleur qui bouscule son indifférence et l’exhorte à le protéger davantage encore.

Sauf que l’agent du FBI Loukas Filling lui demande d’infiltrer un groupe de shestyorkas ukrainiens travaillant pour l’organisation criminelle Astakaïa. Ansgark refuse mais Shura le convainc d’accepter car il s’agit de sauver le frère de leur ami Misawa. Tenté par l’opportunité de fuir ce mari trop tendre et ces émotions qu’il ne sait pas gérer, Ansgark accepte.

C’est ainsi que Shura se retrouve seul. Seul contre son père dont la haine est intacte, seul pour affronter les conséquences dramatiques des choix faits pour récupérer Mhya et seul dans cette chambre qui le terrorise. Pourtant il décide de se battre.

Commence alors pour chacun d’eux un difficile combat et contre toute attente, c’est dans leurs retrouvailles qu’ils puisent la force de continuer. Retrouvailles inconscientes dont ils paieront le prix.

La mission est arrêtée et semble sans issue sauf que dans l’ombre, quelqu’un a redistribué les cartes et une chance unique de faire tomber Solokov leur est offerte. L’équipe est à nouveau réunie et des moyens extraordinaires sont mobilisés pour monter l’opération la plus singulière de leur carrière.

La situation est extrême, la peur et l’angoisse omniprésentes, réveillant les instincts et exacerbant les émotions. Il n’y a plus de place pour les hésitations et Ansgark va devoir choisir entre ses idéaux et Shura.

 

Mon avis:

Voici une série comme je les aime, je préfère prévenir c’est noir, cruel, tortueux, mais extrêmement bien traité.
Nous découvrons Jared, qui suite à un fiasco sur sa dernière enquête se voit transféré au district de Manhattan. Il se retrouve adjoint à la division des stupéfiants, obligé de rester derrière un bureau pour encadrer son équipe. L’homme en lui-même est le stéréotype même du « mâle » : grand, fort, sombre et axé à des comportements violents. Il découvre que cette division n’est pas aussi unie que son ancienne unité. Ici règne la loi du silence, des actes homophobes sont loi sous le regard indifférent de leur directeur. Mais le pire est que ces actes ont des conséquences directes sur le travail, ce qui est inacceptable. Mettre en danger un coéquipier pour une raison aussi futile que son orientation sexuelle n’est pas acceptable. C’est ce qu’il découvre par le biais de Kelyos, son exact opposé physiquement. Kelyos qui malgré la pression exercée par ses collègues assume ses choix quitte à se mettre en danger.
On découvre les deux hommes à travers une enquête sordide où la drogue et le proxénétisme ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg… que des actes d’une cruauté insupportable se passent sous l’œil de tous dans le silence le plus complet. L’auteur nous immerge dans cette infiltration au combien périlleuse. On sombre avec Kelyos dans cet enfer.

Le deuxième « tome » de cette saga se tourne autour de ce personnage attachant, mais tellement mystérieux qu’est Noah. Noah et son anxiété sociale, Noah, ce petit brun qu’on a tout de suite envie de consoler, de rassurer, mais qui est inaccessible. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre l’homme et ses cicatrices. Son combat quotidien pour survivre dans ce monde où tout le monde est un ennemi en puissance. On le voit lutter face à cette attirance pour le ténébreux Cyrius. Tout comme ce dernier, on ne comprend pas ces rejets. Mais quand la vérité éclate, on devient admiratif de l’homme. On se dit que réussir à se sortir de cette spirale infernale est un vrai défi. Noah, plus qu’une victime est un survivant qui va apprendre, au contact de Cyrius et de ses amis à se reconstruire et faire face à ses démons passés.
Vous l’aurez compris, une fois la lecture commencée, impossible de ne pas s’attacher à ses hommes. Chacun à des défauts, mais aussi des qualités remarquables. C’est dans leurs imperfections qu’ils deviennent humains et tellement attachants. Chacun à son passé, chacun ses traumatismes, mais l’union fait la force. D’apparence inaccessible, on découvre que derrière cette image d’hommes durs et insensibles se trouve un cœur qui bat et un sens aigu de l’amour, qu’il soit fraternel ou sentimental.
Ce qui fait le tour de force de l’auteur, c’est ce lien entre les enquêtes et ces hommes.

L’auteur se concentre sur l’humain, les conséquences de traumatismes vécus et les incidences sur l’homme et son entourage. On reste dans cette atmosphère lourde de A à Z. On souffre avec eux, on reste sur ce fil fragile, attendant la chute… On s’attache, on souffre, on se impuissant à certains passages. Le thème général est très bien traité, car il s’agit de victimes innocentes (mais je ne vais pas dévoiler l’intrigue). Cette lecture est addictive. Impossible de passer à autre chose une fois commencer. Bref un superbe coup de cœur pour cette réédition est plus profonde « encore ».

Veuillez m’excuser, je l’avoue, je n’ai pas eu le temps de chroniquer les deux derniers tomes ayant eu quelques soucis de santé. Je vous mets tout de même les liens d’achat. Dès que les chroniques seront prêtes, je mettrai à jour la page et je vous les présenterai. Bonne lecture.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, harcelement, Le temps des choix, métier, policier, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Aime-moi ! par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

A vingt-et-un ans, Louane est plus seule que jamais, à la rue. Elle a tournée le dos à sa famille et ses amis n’en sont pas. Alors qu’elle fuit tout ce qu’elle rejette de la société, elle rencontre Sabrina, une fille au tempérament étrange. Son passé lui a prouvé qu’elle devait se méfier des gens. La différence n’est pas tolérée dans la société. Mais pourquoi cette fille avec sa tenue orange et bleue se montre si gentille et attentionnée ? Pourquoi ne semble-t-elle pas dégoûtée au fur et à mesure que les jours passent ? Alors qu’elle est devenue une fille sauvage, Louane va petit à petit s’ouvrir à Sabrina, cette femme au grand coeur qui lui apporte chaque soir un peu de réconfort.

 

Mon avis:

Quand une plume nous transmet fragilité et émotions…

Aime-moi est le premier roman FF que Marie Paule nous offre. Je l’avoue, je suis une fan de ses romances MM. contrairement à ces autres romans, l’histoire et la manière de la conter est à l’image de son héroïne : tout en fragilité et douceur. J’ai redécouvert sa plume sous un angle différent, mais qui m’a énormément touchée.

Nous faisons la connaissance de Louanne, une jeune femme SDF totalement perdue dans cette société qui l’ignore. Elle survit par miracle, nous pouvons le dire, jusqu’à cette rencontre inattendue : Sabrina. Par son intermédiaire, Louanne va peu à peu reprendre sa vie en main.

L’auteure s’attaque à un sujet très peu exploité et pourtant réellement présent : ces jeunes qui sont jetés à la rue, car ils ont fait « le mauvais choix ». Elle nous décrit leurs quotidiens et toute la difficulté de trouver sa place dans une société où l’apparence fait moi. Comme tant d’autres, l’auteure met en lumière ces jeunes qui fait au poids des convictions religieuses archaïques et homophobes, des apparences se retrouvent dans des situations inconsidérées et pourtant encore d’actualité.

À l’image du conte duquel l’auteure s’inspire, Louanne est tel ce vilain petit canard qui ne demande qu’à devenir un magnifique cygne. La romance entre les deux femmes se construit doucement ce qui est, de mon point de vue, très bien mené, car précipiter les choses aurait faussé la véracité des sentiments et des remises en question.

C’est cela qui rend l’histoire profonde. On ne parle pas d’une romance lambda entre deux femmes de classes différentes, mais d’une réelle introspection d’une jeune femme bafouée à tort et de son acceptation.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, homophobie, religion, survivants, traumatismes du passé

N’essuie jamais de larmes sans gants par Jonas Gardell

Synopsis :

Rasmus quitte enfin la Suède profonde pour Stockholm où il va pouvoir être lui-même et ne plus se faire traiter de pédé mais l’être vraiment. Benjamin vit dans les préceptes et le prosélytisme inculqué par ses parents. Sa conviction vacille le jour où Paul, qu’il est venu démarcher, l’accueille avec simplicité et bienveillance, et lui lance « Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ? » Rasmus et Benjamin vont s’aimer, et l’un d’eux va mourir, comme tant d’autres. Ils étaient pleins de vie, une bande d’amis qui s’étaient choisis comme famille. Ils commençaient à être libres lorsque les premiers malades séropositifs au VIH furent condamnés à l’isolement. Pour la première fois en France, LE roman suédois sur les années sida, une épidémie mortelle inconnue, face à la quelle toutes les politiques sociales ou sanitaires échouèrent.

Mon avis :

ATTENTION !

Je préfère vous prévenir dès à présent, cette histoire est un énorme coup de cœur, mais très éprouvant à lire !

Bien que cela soit un pavé qui est écrit en petits caractères, je n’ai pas pu détacher mes yeux du livre. L’auteur nous immerge dans les débuts des années SIDA dans un pays très peu abordé dans la littérature, la Suède.

Le titre en lui même annonce la couleur. Nous alternons entre présent et souvenirs passé ce qui amplifie nos appréhensions sur les moments présents. Il se compose de trois parties : l’amour, la maladie et la mort avec une touche de religion. L’auteur prend cette liberté de ne rien censurer. On découvre le sort des homosexuels à cette époque sans pour autant tomber dans le mélo dramatique.

On se retrouve à avoir les larmes aux yeux, le cœur qui se serre pour ces personnages auquel nous nous attachons très rapidement. Rien ne nous est épargné. C’est une tragédie magnifiquement abordée que je ne peux que vous recommander, une leçon d’histoire qui mérite d’être lue.

 

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Genre: choc des cultures, drame psychologique, homophobie, maladie, religion, traumatismes du passé, VIH
Série: Gaïa Éditions |

Crochecoeur par Merida Reinhart

Synopsis:

Orion Willsprit est serrurier et crocheteur à ses heures perdues. Travaillant surtout pour la communauté magique sous l’égide du Gardien — le grand sorcier de la ville — il fait tout pour conserver le secret des créatures surnaturelles et celui sur ses pouvoirs. Du moins, c’était le cas jusqu’à ce qu’un inspecteur, pince-sans-rire et d’humeur hasardeuse, ne débarque pour résoudre une série de meurtres macabres, liés aux contes de fées. La coïncidence est trop grande. Maurice, Robin et Vald ne seront pas de trop pour soutenir Orion face à cet inspecteur — qui n’hésite pas à le faire chanter — et au détraqué qui terrorise la ville. Le spin-off de Crocs et magie vous emmène au pays des contes. Êtes-vous prêts à vous faire envoûter ?

 

Mon avis:

Il est important de rappeler que Crochecoeur est le spin off de Crocs et Magie. Pourquoi ce rappel ? Tout simplement parce que nous retrouvons Robin et Vlad, ainsi que d’autres personnages avec qui nous avons déjà vécu une sacrée aventure.

Mérida nous offre une double dose de plaisir, car non contente de nous délivrer cette suite, elle nous offre une nouvelle et quelle nouvelle ! Comme je l’ai précisé précédemment, ce spin off est une continuité de Crocs et Magie. La nouvelle concerne Vlad et Robin. Elle pourrait paraître anodine et pourtant, elle nous offre un détail qui aura son importance pour la suite… Sous des airs de nouvelle de Noël, l’auteure fait un joli clin d’œil à Charles Dickens.

À présent, parlons du fameux spin off. Tout comme Crocs et Magie, nous restons dans cet univers d’Urban Fantasy. Nous faisons la connaissance d’Orion, un serrurier, mais pas que… qui va se voir devoir coopérer avec la police sur une série de crimes.

Comme pour Vlad et Robin, l’auteure met en avant non pas la romance, mais l’action. Alors que le premier opus était plus tourné sur une quête d’identité sur sa véritable nature, cette fois-ci, l’auteure nous offre une véritable enquête policière excellemment bien menée. On en vient à réfléchir en même temps que nos enquêteurs. Voilà le signe d’une lecture addictive.

Concernant la romance, car ne l’oublions pas, il y en a une. L’auteure joue habilement avec ses personnages. En effet, elle met l’action devant la romance. C’est ce que l’on nomme un « slow burn»: la relation se met en place tranquillement. Cela peut nous faire tiquer. Mais en gardant à l’esprit cette donnée, tout prend un sens et renforce davantage l’histoire. Tout prend alors un sens. Tel un puzzle que l’on assemble, ce rythme « lent » de la romance donne plus de corps à l’intrigue principale.

En clair, j’ai adoré. Mettre en avant un nouveau personnage tout en gardant un lien avec ceux auxquels nous nous étions attachés dans le tome précédent est très plaisant. De plus, proposer une intrigue toujours aussi soutenue, mais dans une autre thématique amène le lecteur à rentrer dans la peau des personnages. De ce fait, on ne lit plus, on vit l’histoire.

En clair, je ne peux que vous encourager à le lire à votre tour et entrevoir vos dons de détectives.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, traumatismes du passé, URBAN FANTASY
Série: Homoromance éditions |

Un Amour de soumis

Synopsis:

Alors que son mari part en Équateur plusieurs semaines, l’appétit sexuel de Julien est décuplé. Se retrouvant seul à Fontainebleau, à quelques jours d’un confinement sanitaire national, il croise Jordan, un ex-amant insatiable qui lui promet de lui être totalement soumis, aussi bien sexuellement que pour les tâches de la vie quotidienne. Julien est séduit et les deux jeunes hommes partent pour la Villa des Chasseurs. Ils vont y réaliser ensemble les fantasmes les plus extrêmes. Mais Jordan cache un insoupçonnable secret qui risque bien de les marquer à jamais et de changer complètement la nature de leur relation sadomasochiste.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance de Jordan et Julien dans « Un amour en cage » tiré de son premier recueil de nouvelles. Notons que ce roman peut être lu indépendamment ( ce qui est mon cas), cela n’est pas dérangeant.

Que dire de cette histoire ? Je me dois d’être franche, je lis peu de romances érotiques, car généralement c’est plus du fantasme. Mais il y a des exceptions, et Taram en est une. C’est érotique oui, c’est hyper  » chaud cacao » oui, mais la plume rend l’érotique beau et vulnérable !

« On ne juge pas les gens sur leurs fantasmes ». Cette phrase extraite de la romance résume à elle seule la volonté de l’auteur. Taram souhaite mettre en lumière cette pratique trop souvent catégorisée par des faux semblants. Mais et c’est en cela que la romance prend aussi une autre dimension, l’auteur évoque aussi les dérives liées à des apparences et des promesses souvent bien trompeuses. Derrière les beaux discours sur la délicatesse dans le BDSM, il y a quand même beaucoup d’accidents (l’auteur s’est inspiré de faits qui lui ont été relatés, ce qui ajoute encore plus de profondeur à ce récit). L’immersion est telle que nous nous retrouvons mal à l’aise, voire inquiets pour Jordan.

Son but ? Mettre en garde les jeunes contre les vendeurs de fantasmes où les performances promettent plus de plaisir…

Voilà pourquoi je suis fan de cette plume. Taram mène parfaitement sa romance érotique, mais toujours avec bienveillance et en la nuançant. Ces mêmes nuances amènent le lecteur à se remettre en question sur la pratique et le mettent en garde sur ses abus. Une prévention nécessaire et que nous ne pouvons que saluer. 

Un coup au cœur et de cœur pour Jordan. Bravo Taram.

 

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Genre: au delà des apparences, BDSM, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Wake up beauties: Roman lesbien par Alexia Damyl, Rachel Muratati

Synopsis:

Il était une fois une petite fille qui portait le doux nom de Thalie. Lors de son baptême, l’une de ses tantes lança une terrible prophétie : Au jour de ses seize ans, la piqûre d’un dard la ferait tomber dans un profond sommeil qui ne pourrait être vaincu que par l’amour véritable.

Il était une autre fois une petite fille répondant au prénom de Philippine. Issue d’une union forcée visant à rassembler deux fortunes, le sort voulait qu’elle se rebelle pour ne pas tomber dans la malédiction familiale de l’argent avant tout.

Deux princesses, deux égales, réunies par une magie d’un autre temps. Deux destins sombres qui devaient se retrouver en dépit des ronces entravant leur chemin…

 

Mon avis:

Vous l’aurez compris, les auteures nous proposent une revisite du conte de la Belle au bois dormant, mais en version Dark Romance. D’un revers de main, elles nous font oublier tous les codes des contes de notre enfance et nous offrent un conte revisité où les apparences sont à la hauteur de la noirceur de ce livre…

Alexia et Rachel nous présentent le destin de deux héroïnes, que tout oppose, en apparence.

D’une enfance miséricordieuse sentimentalement, les deux héroïnes vont connaître les désillusions, des trahisons et la déchéance avant de trouver cette main tendue vers l’absolution. Ces deux beautés endormies vont enfin se réveiller pour devenir des femmes accomplies, en accord avec ce qu’elles ont toujours voulu être : aimées et respectées.

De fantômes, elles deviendront lumière. Leurs chemins seront longs et semés d’embûches. Rien ne leurs seront épargnés et pourtant, elles auront droit leur conte de fées.

En clair, un coup au cœur pour ce roman que je ne peux que vous recommander.

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Genre: au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, seconde chance, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Deuxième chance: On a tous besoin d’une main tendue par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Dans la vie il y a deux types de personnes – les forts et les faibles. Les premiers dominent les deuxièmes, les exploitant jusqu’à ce que mort s’ensuive.
C’est ainsi que Dan voit le monde, lui qui a dû fuir les atrocités de sa famille pour descendre aux enfers de la rue. Pourtant dans ce monde obscur, il a des amis sur qui compter. Jusqu’au jour où sa vie bascule à nouveau et cette fois à cause de Luc, un éducateur d’un centre de réinsertion.
Entre haine, folie et regret, un sentiment étrange apparaît dans la vie de Dan.

 

 Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Dan un jeune homme de 17 ans enfant des rues qui après une fugue se retrouve dans l’enfer de la rue prostitution et drogue, ce quotidien des enfants des rues.
Dès le départ, l’auteure nous plonge immédiatement dans cet enfer. Rien n’est mis sous silence ou enjolivé. On s’immerge dans cet environnement hostile, on ressent ce danger qui poursuit Dan et ses amis en permanence.
Il faudra que Dan se fasse arrêter pour qu’il se voie avoir le choix d’une seconde chance. Mais face aux traumatismes du passé qu’ils traînent depuis tant d’années, comment faire confiance à des étrangers ? On comprend qu’il y a cette peur viscérale d’être de nouveau abandonné.
Marie Paule nous décrit ce jeune homme en perdition, à l’enfance brisée par des maltraitances insoutenables. C’est un animal sauvage. Il craint tout ce qui l’entoure. Toute la difficulté est de l’apprivoiser, de le mettre en confiance. Rien n’est acquis. Tout est en suspens. On se retrouve à être pris en haleine. Va-t-il pouvoir être sauvé ? Les appels de la rue sont forts. Car oui, l’auteure met en avant l’appel de ces sirènes dévastatrices. Bien que cela soit l’enfer, cette misère est rassurante pour ces délaissés. Leurs visions de la vie et de son fonctionnement sont totalement faussées. On comprend alors tout le travail à accomplir pour se reconstruire et sortir de cette spirale infernale pour Luc responsable d’un ranch et de ses encadrants. Mais le risque pour eux est de prendre les choses trop à cœur … Trouver sa place n’est en rien évident.
Une nouvelle fois, on s’immerge dans l’histoire, on vit au plus près cette réadaptation, cette reconstruction qui n’est en rien une partie de plaisir. Apprivoiser un animal sauvage demande du tact, de la patience… Hors Dan joue son rôle à merveille ! Marie Paule nous montre toutes ces difficultés auxquelles il va devoir faire face : le sevrage, les règles, la vie en communauté, apprendre à faire confiance…
Tout dans son comportement reflète cet animal apeuré. On comprend que le seul moyen de se défendre c’est cette provocation. Là on voit le talent de l’auteure, c’est ce dosage savant… Un juste dosage des réactions de chacun. On ressent au fur et à mesure de l’empathie pour Dan, on s’y attache. On souffre avec lui, on espère un happy-end malgré ses réticences. Voir au-delà des apparences, comprendre au lieu de juger… Toute la difficulté est là. Peu à peu on découvre ce petit garçon fragile sous ses airs durs et provocateurs. Les révélations s’enchainent en même temps que sa reconstruction et nous marquent. C’est savamment orchestré, avec beaucoup de justesse. On ne tombe pas dans les clichés. Chacun à son histoire et celle de Dan est loin d’être un conte de fées, mais une réalité qu’on a tendance à occulter parce qu’elle dérange cette société si lisse…
Pour finir, je dirai que cette romance n’en est pas une. À l’image de son personnage principal, c’est une dark romance. Une lecture qui dérange, une lecture insoutenable par moments, mais une lecture à lire jusqu’au bout. C’est une lecture qui nous marque, une lecture qui montre l’étendue du talent de Marie Paule. Un mot pour résumer ce bijou ? Merci.

Notons que ce livre est une réédition.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, prostitution, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Books on Demand |

Harmonie imparfaite par Jay NORTHCOTE

Synopsis:

Une harmonie imparfaite peut tout de même être magnifique…

John Fletcher, ancien musicien, est coincé dans les limbes après le décès de son partenaire de longue date, deux ans plus tôt. Il s’est coupé de tout ce qui lui rappelle sa perte déchirante. Quand sa voisine le persuade de rejoindre la chorale locale, John redécouvre son amour de la musique et trouve une raison de recommencer à vivre.

Rhys Callington, chef de chœur talentueux et charismatique, capture l’attention de John dès leur première rencontre. Il semble être son opposé : jeune, dynamique, et plein de vie. Mais le passé sombre qui s’accroche à Rhys l’empêche de poursuivre ses rêves.

Malgré leurs dix-neuf ans d’écart, les deux hommes se rapprochent, et une relation fragile s’installe. Les fantômes du passé ainsi que les incertitudes quant à l’avenir menacent leur bonheur tout juste retrouvé. Mais pour que leur vie et l’amour qui naît entre eux trouvent l’harmonie qu’ils partagent à travers la musique, ils vont devoir commencer à suivre la même partition.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de John, un homme tourmenté qui fuit tout ce qui s’approche de la musique. Mais voilà qu’un imprévu va contre carré ses plans. Souhaitant aider une amie de sa mère, John ne s’attend pas à faire la rencontre de Rhys.
Rhys, chef de cœur de la chorale paroissiale. Rhys et son apparence totalement en décalage avec les lieux avec des cheveux bleus, ses tatouages et surtout sa jeunesse. Cet homme l’intrigue, lui et son sourire empli d’espoir… Rhys est tout ce que John n’est plus : jeune, confiant, vibrant de vie… John se sent gauche et lourdaud à ses côtés. Pourtant Rhys ne peut s’empêcher lui aussi d’être attiré par cet homme plus âgé au cœur sur la main malgré cette aura de tristesse qui l’entoure.


L’auteur nous délivre une histoire faite de failles, de vulnérabilité. Ces deux hommes ont ce point commun : ils sont rongés par cette culpabilité, ce syndrome de l’imposteur, du survivant… Leur rapprochement est fragile, tout n’est qu’incertitudes entre les fantômes du passé et un avenir incertain et pourtant… La différence d’âge apporte ce petit quelque chose qui apporte encore plus de profondeur à ces deux hommes en apparence en totale opposition et pourtant tout aussi en perdition, en quête de reconstruction. Cette histoire devient belle de par les imperfections de chacun. Tout n’est que pudeur, sensibilité, fragilité et espoir.

Pour conclure, je dirais que l’auteur nous offre une tranche de vie, une symphonie des sentiments qui peut paraître imparfaite… Mais qui au final nous offre une lecture que l’on ne peut qu’affectionner et chérir.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, romance, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Jaybird Press Ltd |

Âmes sœurs en escale par Mathieu Bonneau

Synopsis:

C’est par la mort d’une personne, qui leur est chère, qu’Antoine et Laurent seront forcés de découvrir ce qu’ils ont dans le ventre, qui ils sont réellement à travers cette épreuve difficile de la vie. Le deuil qu’ils entameront, chacun à leur manière, les mènera à la croisée des chemins ; Pour Antoine qui est voué à un brillant avenir en journalisme, tout semble tracé d’avance, pourtant, il voit son univers chamboulé par l’arrivée d’un inconnu dans sa vie. Laurent, lui, se lance dans l’autodestruction, tête première jusqu’au fond du gouffre. Antoine devra faire face à de nombreux changements tout en soutenant son meilleur ami, son frère, dans ses souffrances. Chaque être humain vit son passage à l’âge adulte différemment, pour Antoine et Laurent aucun retour en arrière ne sera possible.

Mon avis:

Le synopsis résume très bien cette histoire… je n’en rajouterai pas afin de ne pas spolier. Je vais plutôt vous donner mon ressenti à chaud.

Que dire ? L’auteur nous propose un drame bouleversant et pourtant qui fait écho à un quotidien qu’on a tendance à taire… Comment réagir face à la perte d’un proche abruptement ? Voici la problématique de cette histoire. Et je peux vous dire que cela secoue !

Mathieu Bonneau met en avant cette jeunesse à l’aube de l’âge adulte, ces jeunes hommes et femmes qui profitent de leur vie, se pensant invisibles, se moquant ouvertement des dangers et de ces conséquences…

Antoine et Laurent, dix-neuf ans vont subir cette perte incommensurable et se perdre. Nous allons les suivre dans cette reconstruction. Leurs chemins seront semés d’embuches, chacun réagissant à sa façon à leur deuil. L’un et l’autre vont naviguer entre passé et regrets et ce futur qui leur tend les bras, mais qui s’accompagne aussi d’angoisses.

Cet évènement leur enlèvera leur innocence certes, mais leur permettra aussi de se remettre en question, se reconstruire, évoluer et façonner des adultes qui s’assument. Ils vont devenir les acteurs de leurs propres vies en faisant des choix.

En clair, Mathieu nous offre une leçon de vie, un roman bouleversant sur des âmes sœurs en escales… un coup de cœur pour ces protagonistes aux combien attachants et un coup de foudre pour cette plume.

Petit bonus : le langage parlé… Nous avons affaire à un auteur canadien qui nous offre un vrai voyage linguistique. Je me suis régalée de découvrir ces expressions typiquement canadiennes, mais aussi ces us et coutumes… Nous partons en escale au Québec avec ce roman et ça aussi, c’est du pur bonheur.

 

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Genre: amitié / amour, deuil, drame psychologique, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

L’ange de l’histoire par Rabih Alameddine

Synopsis:

Le portrait bouleversant et tout en finesse d’un homme hanté par les souvenirs et par deux voix, celles de Satan et de la Mort, qui se disputent son âme.

Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqué sa vie : son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980, point culminant de l’épidémie du sida. Mais Jacob n’est pas seul : Satan et la Mort se livrent un duel et se disputent son âme, l’un le forçant à se remémorer son passé douloureux, l’autre le poussant à oublier et à renoncer à la vie.

 Mon avis:

Un style qui nous sort de nos habitudes. On aime ou on déteste, car c’est avant tout une introspection sur un homme à la dérive qui nous retrace une vie tumultueuse des bas-fonds de son enfance, à ses années Sida et la perte de ses proches…  Jacob, poète est à la limite de la schizophrénie, car le Malin lui parle.

En effet, l’auteur nous offre plusieurs points de vue : celui de Jacob et de ses ressentis, mais aussi celui de la Mort et de Satan qui l’attendent dans le salon de son appartement… On alterne notre lecture entre souvenirs de Jacob et sur l’âme de celui-ci selon ces deux êtres célestes…

La lecture est difficile de par cette alternance entre souvenirs et interrogations. C’est cruel, c’est même perfide et pourtant c’est une réalité… Beaucoup de thèmes de société sont abordés : la mort, l’amour, le sida, l’homosexualité, la religion…

Je peux difficilement dire que c’est un coup de cœur. Mais c’est une lecture qui m’a bousculé. Comme je l’ai dit plus haut, on aime ou on s’arrête en cours de route. Pour ma part, je n’ai pas réussi à lâcher le livre avant sa fin. Un mot résume ma lecture : troublant.

À vous de vous faire votre propre avis.

 

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Genre: drame psychologique, historique, maladie, religion, traumatismes du passé
Série: 10 X 18 |