L’Acrobate par Agnes Moon

Synopsis :

L’Acrobate est un voleur professionnel qui a des dizaines de cambriolages à son actif, mais lorsqu’il se retrouve pris au piège dans l’immense demeure d’un homme mystérieux, aussi séduisant que mortellement dangereux, il comprend que la police pourrait bien être le cadet de ses soucis.
Vincent de Saint-Bonnet est incroyablement riche, cache de nombreux secrets, et tient peu à la vie. Un petit voleur grossier aux splendides yeux bleus pourraient bien être exactement ce dont il a besoin pour apporter un peu de lumière à la grisaille de son interminable existence.

Un voleur à la recherche d’une précieuse dague, un marchand d’antiquités âgé de plusieurs siècles et pour qui l’arme a une. . . valeur inestimable. Chacun poursuit un but précis que rien ne l’empêchera d’atteindre. Pas même l’incroyable attirance qui s’empare d’eux et les entraîne dans un duel dont les armes sont les mensonges et la séduction.

Mon avis :

Liam, un gosse des rues, devenu par la force des choses un Arsène Lupin au grand cœur. Il joue le rôle du plus fort, celui qui résolve tous les problèmes, même dans les situations les plus pourries auprès de son frère de cœur au point de réaliser un cambriolage dans une villa dont le propriétaire n’est autre qu’un riche antiquaire e au sujet duquel on raconte des histoires sanglantes et inquiétantes. Mais les apparences sont souvent trompeuses…

Vous devinez que ledit cambriolage ne va pas se passer comme Liam l’avait prévu. Captif de son geôlier, notre acrobate va se retrouver à devoir se soumettre à cet homme à l’aura dangereuse. Ce qui au départ n’était qu’une relation sado masochiste va alors prendre une tout autre dimension… qui va grandement les remettre en question.

Le personnage de Liam m’a autant attendri qu’il m’a fait rire de par sa répartie très franche. En revanche, Vincent m’a un peu plus contrarié. Au vu du passif de ce personnage, je m’attendais à un homme moins « doux » avec son prisonnier au début de leur rencontre. Tout s’enchaine trop rapidement ce qui fausse quelque peu les véritables sentiments de Vincent vis-à-vis de Liam. On peut aussi relever quelques incohérences vis-à-vis du Clan ce qui ne fait que renforcer notre sentiment d’une romance un peu trop « linéaire ». L’histoire aurait pu être plus approfondie.

En conclusion, je dirais que cette romance réunit les fondamentaux : des malentendus, de l’humour et des sentiments forts. Mais ces incohérences et les coquilles me laissent quelque peu mitigée.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, Fantaisie, faux semblants, seconde chance
Série: Auto édition |

Son Omega de Substitution : Une Histoire Omegaverse par Kelex

Synopsis:

Gray Tomlinson est un omega. Il est convaincu qu’il restera toute sa vie non accouplé. Dans la trentaine, il n’a encore été revendiqué par personne et, sans perspectives, il vit confiné le quartier Omega, où il est certain de finir par mourir seul.

Lorsque son frère aîné, Silver, et son alpha perdent la vie dans un tragique accident, les neveux de Gray intègrent son petit monde isolé. Sans alpha, il sait qu’il a peu de moyens pour subvenir aux besoins des garçons. Le seul choix qu’il peut tolérer est d’offrir ses services en tant qu’omega de substitution.

À l’instant où il rencontre Jamie, un omega stérile désespéré à l’idée d’avoir un enfant, il ressent un lien comme jamais il n’en a ressenti auparavant. C’est le coup de foudre fraternel au premier regard, et Gray décide que Jamie est le bon, acceptant de porter son enfant, conçu avec son alpha, Rohan.

Lorsque les circonstances changent, Gray doit faire face à de nouveaux défis, une nouvelle amitié et une bataille pour la vie qui grandit en lui. Après tout, peut-être qu’il y a un alpha pour lui quelque part…

 

Mon avis:

Voici une omégaverse quelque peu différente de celles que j’ai eu l’opportunité de lire jusqu’alors. Ici, rien n’est rose, bien au contraire. L’auteur met en avant un tout autre sujet : le deuil, la perte d’un être cher, en l’occurrence un parent. Le sujet est sublimement bien traité. On découvre le parcours de Gray, cet oncle complètement dépassé par la situation qui décide de faire tout ce qui en est son pouvoir pour mettre à l’abri ses neveux du besoin. C’est, dans ce contexte, un réel don de soi, mais aussi une remise en question sur ses choix.

Y est aussi abordée la question d’un « porteur d’enfant », pour un couple qui ne peut enfanter. Certes c’est une omégaverse, mais on peut très bien transposer cette histoire à notre quotidien : celui d’un couple dont la femme est stérile ou pour un couple homosexuel en recherche d’une mère porteuse. L’auteur met en avant toutes les questions, tous les cheminements amenant à une telle décision.

On s’aperçoit que cela soit pour un couple ou pour le « porteur » ce choix n’est en rien évident et a quelque soit les choix, une incidence sur ces personnes. Que le lien entre le couple et le « porteur d’enfant » n’est pas qu’une transaction mais quelque chose de plus intime et tendre. Que la société les juge trop facilement pour une décision qui ne regarde que les protagonistes. En clair, une sublime histoire de seconde chance, celle de faire un choix, l’opportunité de réaliser un souhait. Faire acte d’un don de soi et célébré la vie. Un sujet d’actualité.

 

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Genre: amitié / amour, deuil, homoparentalité, Le temps des choix, omegaverse, seconde chance
Série: Auto édition |

Coup de Cœur à Edessa

Synopsis:

30 jours.
30 jours pendant lesquels Achille va faire le point. Le choix est aussi simple que difficile. Sentir la friture jusqu’à la retraite, ou retourner à l’école et s’ouvrir de nouvelles portes. Et la Grèce, lieu de souvenirs familiaux est l’endroit parfait pour cette retraite.
30 jours avec Emmett, confident et ami de longue date, avec qui Achille va profiter de la vie de jour comme de nuit.
30 jours près de Tasos, l’apollon qui vient d’exploser les certitudes d’Achille, bousculer ses projets et ébranler son coeur.
30 jours. C’est décidément trop court.

 

Mon avis:

Achille est un jeune homme qui s’interroge. Une fois le bac en poche, il décide de prendre son indépendance et arrêté études. 4 ans plus tard, il regrette ce choix, car il ne se voit pas continuer ainsi toute sa vie sans prendre de plaisir dans ce qu’il entreprend. Sa mère lui propose alors de  prendre une année sabbatique et en premier lieu, s’offrir un moment de dépaysement  dans leur maison de Grèce afin de faire le point, réfléchir à ses désirs pour l’avenir.

La relation mère fils est complice et tendre, fusionnelle. On ressent tout l’amour de ces deux êtres l’un pour l’autre, mais aussi cette péripétie qui va les voir contraindre à se séparer. Ce voyage est un nouveau départ, mais aussi une séparation. L’oiseau quitte le nid. C’est doux, délicat, sincère…

Nous suivons donc Achille qui vit ce changement de façon enthousiaste, mais aussi quelque peu effrayé par cet inconnu qui l’attend, lui qui aime tout contrôler.

Le changement de culture, l’éloignement de son quotidien, ces rencontres impromptues en particulier ce cher Tasos vont bouleverser Achille. Au fur et à mesure, on découvre l’homme derrière l’apparence… on commence à entrevoir ses douleurs et traumatismes passés, mais aussi l’homme en devenir. 

Ce voyage va devenir une réelle introspection sur lui-même : sur un temps révolu et un autre qui lui tend les bras. Achille ça devoir affronter ce que l’on appelle la vie et les sentiments qu’elle nous procure.

En conclusion, je dirais que c’est une romance YA comme je les aime… à l’image de Achille, douce, tendre et savoureuse…

 

Et attention j’ai un scoop! Une suite est prévue, oui oui!!! Antho me l’a confirmé mais je ne dirais rien sans la présence de mon avocat. Un indice, je l’attends car oui! ce tome 2 on ne pouvait que l’espérer.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, dépaysement, Le temps des choix, romance young adult
Série: Auto édition |

L’Amour suprême par Taram Boyle

Synopsis:

Jérémy est un charmant sportif de 19 ans, originaire d’une cité défavorisée. Il rencontre accidentellement Stéphane Davouret, un magnat de la mode arrogant et dédaigneux. Il lui propose une séance photos avec Malik, un sous-traitant dont il exploite secrètement les talents artistiques. Jérémy et Malik s’apprécient mutuellement, mais leur complicité spontanée déplaît au puissant homme d’affaires qui ne reculera devant rien pour les soumettre à ses exigences.

 

Mon avis:

Voici une histoire qui nous sort des sentiers battus. Ne vous fiez papa à la 4e de couverture… Elle est, à l’image de Jeremy trompeuse.

Jeremy, un jeune étudiant de 19 ans originaire d’une cité. Le jeune homme survit tant bien que mal avec sa mère dans cet environnement où pauvreté et apparences font loi.

Jeremy est un être à part. Dès le départ, on ne peut que se prendre d’affection pour ce jeune homme perdu, en quête d’identité. On ressent toute cette culpabilité qu’il traine tel un boulet, devant faire face à des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Il subit plus qu’il ne vit. Sa vie se résume à une source constante de peurs et de conflits intérieurs. Il est totalement dans le déni non pas par choix, mais par obligation. Mais des rencontres vont bouleverser son quotidien.

Taram, par la voix de Jeremy nous fait un véritable pamphlet de cette jeunesse perdue, en recherche de reconnaissance, celle qui est oubliée, celle qui cherche par tous les moyens d’exister. Il met en avant cette facilité avec laquelle elle tombe dans l’emprise de personnes qui les exploitent, eux et leurs failles. À trop vouloir briller, on s’en brûle les ailes…

Vous l’aurez compris, cette histoire est autant bouleversante que troublante. Elle nous sort de notre zone de confort. On devient spectateur impuissant de cette chute, on subit, comme Jeremy tout cet engrenage. Mais, et c’est important de le notifier, l’auteur nous offre une morale juste, à l’image de notre société : ne pas faire des généralités. Oui, il y aura toujours des abus, des personnes toxiques, mais nous avons tous ce choix : celui d’être heureux et de s’accepter. Jeremy ne peut que faire écho à notre propre parcours : entre excès et naïveté, une découverte de soi et de ses désirs n’est pas un long fleuve tranquille.

En clair, une claque magistrale, un coup de cœur revendiqué et un auteur que je prendrais plaisir à suivre par la suite.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, prostitution
Série: Auto édition |

Près de la rivière par Laur'el

Synopsis:

David a éprouvé de sérieuses difficultés à se remettre de sa précédente relation. Aujourd’hui, son existence tranquille et ses petites habitudes lui donnent entière satisfaction. Il souhaiterait pouvoir tout oublier et se débarrasser de sa thérapie qui traîne en longueur.
Une manœuvre de collègues malintentionnés le pousse à accepter une mutation. Contraint de revenir dans sa région d’origine, il y retrouve ses amis et sa famille. Mais aussi de moins bons souvenirs et un lieu de travail où personne ne désire l’accueillir à bras ouverts.
Simon est un homme en colère. Son personnel le sait, il en fait parfois les frais. En ce moment, ce qui le fait sortir de ses gonds, c’est cette entreprise qui, avec une proposition d’association « gagnant-gagnant », est venue s’incruster dans son magasin. Même s’il est conscient de sa responsabilité dans la situation actuelle, il ne la supporte plus. Pour tout arranger, voilà que cette boîte plus qu’agaçante lui colle une taupe !
Ces deux-là vont devoir s’entendre. Pourtant, entre la méfiance, les séquelles du passé qui persistent, les emportements et les non-dits, rien n’est joué d’avance.

Mon avis :

David est un homme qui subit ses traumatismes passés. D’une enfance compliquée à l’échec de sa dernière relation, il sent cette impression de stagner dans sa vie dans ce marasme ambiant. David vit dans le déni. Il se pense guéri de ses démons passés.

Mais voilà qu’un évènement va changer la donne. Missionné par son entreprise, il va devoir revenir dans ce village de son enfance.

On suit à travers cet homme toute la difficulté pour se reconstruire. Le déni, la peur, l’insécurité constante, ce besoin de tout contrôler. David va se retrouver confronté à ses pires angoisses dans cette nouvelle dynamique qui lui est inconnue. Face à ses réactions, on a tendance à juger sur des apparences et des aprioris, en particulier Simon, chef d’entreprise dévoué, mais aussi colérique et impatient. Il refuse de voir l’héritage de son grand-père lui être enlevé par cette société. Évidemment, son directeur commercial, David, va en faire les frais.

Ce qui au départ va être un combat de coq de basse-cour va prendre au fur et à mesure une toute autre direction. La relation va mettre du temps à s’installer. Rien n’est précipité, tout n’est que découverte, mis en confiance. Ils ne s’attendaient pas à ce que cette alliance commerciale leur apporte un tel changement dans leur vie.

 

Nous découvrons les fêlures de chacun : David et ces peurs, Simon et sa solitude. Laurel nous permet de suivre leurs reconstructions, leurs appréhensions, leurs remises en question. On s’y attache très rapidement. On ressent cette culpabilité de part et d’autre, cette peur de blesser ou être blessé, de faire mal même involontairement. De méfiance, nous passons à de la connivence, à cette envie de voir au-delà de l’apparence. Tout est question de découverte de l’autre, mais aussi et surtout d’acceptation.

Plus qu’une romance, l’auteure joue la carte de l’amour et sa pluralité : amour filial, amical ou sentimental. Les personnages secondaires sont partie prenante dans la reconstruction de David et de Simon, ce qui renforce cette idée d’unité et de soutien.
Quelques longueurs à certains endroits, mais cela n’enlèvent pas le plaisir de cette lecture. Cette relation prend son temps et c’est ce qui en fait sa richesse.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Le naufrage de Noé par Kelly Galhager

Synopsis:

Dans la vie, Noé est triste. Dépressif et suicidaire même. Gabin a l’air toujours heureux, enjoué et survolté. Pourtant Gabin habite lui aussi dans le couloir 4 du pavillon bleu de l’hôpital psychiatrique. Parrain de thérapie de Noé, les rôles vont peut-être s’inverser pour que chacun retrouve le bonheur malgré les interdits et les convenances.

Mon avis:

Nous faisons connaissance avec Noé lors de son arrivée dans le pavillon bleu. Il découvre son nouveau lieu de vie, adapté à des personnes « comme lui ».

Noé se pense perdu. Comme il le dit, tous ces médecins et thérapeutes pensent comprendre le mal dont il souffre, mais qu’en est-il en réalité ? Lui qui est si renfermé sur lui-même va se voir confronté à un élément inattendu : un parrain, Gabin.

On nage en eau trouble… On s’interroge dès le départ. Comme les autres on essaie d’apprendre à le connaître, le découvrir pour comprendre.

Comment survivre quand on a appris à se détester, à vivre avec le dégoût de soi ? Voilà ce qu’endure Noé depuis l’enfance jusqu’à cet appel d’espéré qui l’a mené dans cet hôpital. Il paraît soumis et résilié à cette vie qu’on lui impose.

Gabin, lui est,
avec ses antécédents et son comportement, un jeune homme un peu trop dans l’excès, instable, dangereux. On ne peut lui faire confiance selon certains thérapeutes. C’est une bombe à retardement. Mais encore une fois, les apparences sont trompeuses.

Voilà comment résumer cette histoire : un jeu de dupes.
L’un est lumière là où l’autre est obscurité. Mais leur rencontre va changer la donne, car dans le savoir, l’un et l’autre ont beaucoup plus de points en commun qu’ils ne le pensent. Ce qui au départ est une obligation non consentie va prendre une tout autre dimension. C’est une lecture intuitive où les maux ne nous sont pas révélés de front. L’auteur nous décrit de façon détournée tous ces « symptômes », ce mal-être qui entourent Noé, Gabin et les autres résidents, qui ne sont véritablement dévoilés qu’une fois que nous avons appris à les connaître. On ne peut que supposer et comme les psychologues et thérapeutes, appréhender les révélations.

Tout n’est qu’apparence et sensibilité. L’auteure joue ces cartes avec cette volonté de dévoiler leurs véritables natures. On les suit dans leurs introspections, leurs remises en question. Tout n’est que haine, amertume et rejet, solitude et souffrance ; incompréhension.
On se retrouve à avoir une bouffée de compassion pour ces personnes. On tremble parfois de peur d’une rechute, l’autodestruction plane au-dessus d’eux… On se retrouve, comme Noé et Gabin, sur un fil. Un fragile équilibre que nous ne pouvons que suivre avec appréhension.

Des sujets sensibles, actuels, qui touchent beaucoup de personnes, dont on parle peu. C’est une lecture marquante, finement amenée…

Bref j ai adoré. Franchement je note un 4 bien que quelques coquilles nous titillent les yeux, des mots oubliés certes, mais face à l’histoire, on les oublie à notre tour. C’est, à l’image de Noé et Gabin renversant de sincérité.
 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

L’internat par Grymes

Synopsis:

Maxence revient dans cette histoire courte et choc sur ses souvenirs de l’internat, ses rencontres et son premier amour. Tous les éléments qui ont conduit à ces drames. Quatre tragédies, un seul lien : Maxence. Voici sa confession.

Mon avis:

« Mais comment a-t-on pu en arriver là ? » Voilà l’intrigue qui nous tient tout au long de cette nouvelle. Expliquer l’inavouable…
Nous faisons la connaissance de Maxence, deux mois après les faits. Alors que le psychiatre essaie de lui faire dire cette vérité tant inavouable, Maxence décide de nous (car oui dès le prologue on est pris dedans) SA vérité… Celle de ses souvenirs passés et vécus.

Tout débute à son entrée au lycée. Maxence est alors un mec lambda parois d’autres. Élève moyen, il s’intègre facilement et se fait des amis. Maxence lui-même le dit, il s’éloigne parfois de l’intrigue, cette question posée, mais en réalité, tout est lié… Tel un puzzle, les pièces s imbriquent et nous voyons au fur et à mesure la catastrophe à venir… Mais est-ce la vérité la vraie? Le doute nous poursuit tout du long, car ce sont ses souvenirs, avec leurs subjectivités qui nous sont contées. Notons que l’auteur joue énormément sur ce ressenti. Il narre l’histoire au présent tout en notant le ressenti de Maxence en le conjuguant au passé.

C’est une véritable introspection que l’auteur, à travers les souvenirs de Maxence, narre ce fait divers. On remonte le temps et on essaie de comprendre le pourquoi du comment… Comment en est-on arrivé à ce carnage? C’est un véritable pamphlet sur cette jeunesse faite d’apparences et égocentrique. Mais tout cela sonne creux. Car derrière ces apparences se cache le véritable fléau de notre société : l’ennui.

Ne vous attendez pas à une romance d’adolescents. C’est bien plus que cela : telle une photographie, on nous jette à la figure la réalité de cette jeunesse si peu sûre d’elle, si fragile qui repousse leurs limites pour paraître… Ce témoignage, car au final  s’en est un, fait échos à notre vécu, nos premiers émois, mais aussi à la génération qui le vit aujourd’hui.
Un drame psychologique qui nous marque, une lecture dont on ne ressort pas indemne. Un coup au cœur. 

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, romance young adult
Série: Auto édition |

Dans ses yeux par Sinièn M.

Synopsis:

David, jeune homme malvoyant depuis quatre ans, suite à un grave accident de voiture, se retrouve à participer à un programme de sensibilisation sur le handicap, dans son ancien lycée. Réticent à cette expérience, il se rend vite compte qu’il apprécie la compagnie des jeunes et surtout, du porteur de projet, qui petit à petit le bouscule dans son quotidien morne.
Au fur et à mesure de ses rencontres avec lui, David va progresser sur le chemin de la guérison qu’il a tant de mal à emprunter et se laisser aller au contact d’un autre. A ses côtés, il va enfin avancer et oser franchir le dernier pas, le dernier saut vers la cicatrisation de ses maux.

Mon avis:

David va du jour au lendemain voir sa vie prendre un tournant plus qu’inattendu. Lui qui, jusqu’alors, vivait dans la débauche et les excès se retrouve suite à un accident de voiture mal voyant et privé de tous ces repères. Il doit apprendre à composer avec ce handicap qu’il a du mal à accepter. Quand nous faisons sa connaissance, il n’est qu’amertume et regrets. Il survit plus qu’il ne vit essayant tant bien que mal de se reconstruire. Il ne pense pas un seul instant que d’accepter de participer à ce programme de sensibilisation va changer sa vision de la vie.

Ce qui fait que cette histoire est différente d’autres traitant de ce handicap est sans aucun doute la narration. L’auteur se place d’un point de vue extérieur. Elle nous raconte cette histoire, l’histoire de son personnage principal par ce « tu » et cela fait toute la différence. C’est la première fois que je lis une histoire où le narrateur est en fait le sujet principal : le handicap. Ce narrateur devient une personne à part entière qui nous décrit un quotidien d’un mal voyant tout en le comparant au David valide qu’il avait été. Voilà la clé de ce livre : jouer sur l’avant / après accident et nous immerger dans ce quotidien.

On découvre qu’il est facile de juger sur les apparences en public. David fait croire qu’il vit parfaitement bien son handicap, or il n’en est rien. On découvre la solitude qui entoure ces personnes incomprises. D’asocial, David va s’ouvrir et se laisser voir lui, tel qu’il est grâce à l’acceptation d’Antonin. Mais cela ne se fera pas aussi simplement qu’on pourrait le penser…

Ce qui n’est au départ qu’une sensibilisation auprès d’élèves devient une sensibilisation pour le lecteur. Je tire mon chapeau à l’auteure pour son travail de recherche et ce partage. On ressort de cette lecture avec une nouvelle vue sur les gens. Notre regard sur ces personnes change.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, seconde chance
Série: Auto édition |

Ce qu’il se passe à l’intérieur par Laëtitia Tran

Synopsis:

17 mars 2020. La France entre en confinement afin de lutter contre l’épidémie de COVID-19. Timéo et David, à peine séparés après trois ans de vie commune, se voient forcés de passer leurs journées ensemble, coincés dans leur petit appartement parisien.

Confronté à l’apparente décontraction de David face à la situation, Timéo, d’un naturel anxieux, a du mal à trouver sa place. Alors que les deux hommes communiquent difficilement, les vieux ressentiments se mêlent aux problèmes professionnels et familiaux.

Pourtant, cette proximité pourrait-elle leur être salutaire ?

Dans ce moment hors du temps, Timéo et David devront trouver au fond d’eux-mêmes ce qu’ils désirent réellement pour réparer leurs blessures et se montrer enfin tels qu’ils sont.

Mon avis:

L’histoire débute en mars 2020. Le confinement vient d’être annoncé suite à l’épidémie de Covid-19. Alors qu’une majorité de Parisiens fuient vers la campagne, Timéo n’a d’autres choix que de rester. Mais le pire reste à venir… Car le seul repli qu’il trouve pour avoir un toit au-dessus de la tête n’est d’autre que l’appartement qu’il partageait avec son mec. Ou plutôt son ex. Quatre ans de relation qui viennent de prendre fin et quinze jours de confinement, c’est jouable… Ou pas

La séparation récente est encore à vive. Comment se comporter avec la personne pour qui on a des sentiments tout en sachant qu’ils sont arrivés au point de non-retour? Car il y a cet éloignement présent malgré cette cohabitation forcée. Tout n’est que ambiguïté et dissonance des sentiments, frustrations et désirs, colère et envie.

L’histoire nous est présentée selon les points de vue des deux protagonistes. De ce fait, on ressent tout ce melting pot de ressentiments qu’ils ont l’un envers l’autre. On nous immerge dans leur intimité. Nous sommes à notre tour témoins de ce huis clos.

Le récit est décrit avec franchise de ses personnages au caractère bien trempé ! Mais ce n’est pas tout. Par ses mots, l’auteur transmet à son lecteur toute cette angoisse, la difficulté de rebondir afin de cohabiter sans s’entretuer. Puis vient cette entente tacite qui ravive cette flamme jusqu’alors éteinte. Clairement, cette histoire est avant tout une introspection sur soi. On ressent ce sentiment doux amer de gâchis, de ce souhait de seconde chance.

Évidemment cela fait écho à notre propre expérience dû au confinement, à notre quotidien et ce souhait de retour à la normale. On se remet en question sur la futilité de certaines choses, revoyons nos priorités.

Voilà ce comment résumer cette romance : une vraie remise en question.

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, romance
Série: Auto édition |

Chacun son combat – Spin off de K9 par Eva Justine

Synopsis:

Quand Skyler entre dans la salle de boxe, il ne s’attend pas à retomber sur celui qui a fait voler sa vie en éclats et le hante depuis des mois. Visiblement, leur attirance est une nouvelle fois immédiate et réciproque. Alors qu’il pensait avoir enfin trouvé l’apaisement, le destin le met face à un choix. Fuir à nouveau ou céder à l’insolence de la jeunesse en leur donnant une seconde chance ?
Skyler Baxter est l’un des personnages croisé dans Unité K9. Voici son histoire…

 

Mon avis:

Ce spin off on ne pouvait que le savourer. Avouons-le-nous, le doc tripote-couille dixit Skyler Baxter nous avait marqué dans le tome 2 et 3. Alors quand Éva a annoncé ce spin off, je n’ai pas hésité.

Nous découvrons Skyler, un médecin dévoué à ses patients. L’homme baroudeur aux allures de motards s’est découvert sur le tard. Il profite des occasions qui se présentent pour soulager ses besoins physiologiques dans l’espoir illusoire de retrouver cet étranger qui le temps d’un baiser à changer sa vie.

Alors qu’il rend service à Tiago dans une salle de boxe de Chinatown, il ne s’attend pas à voir son monde se désaxer une seconde fois. Il va se retrouver devant celui qui a bouleversé sa vie le temps d’un baiser. Un baiser foudroyant, un coup de foudre éclair, mais… car oui, il y a toujours un, mais. Voilà comment Éva capture ses lecteurs et nous rend addicts.

Préparez-vous à des étincelles, car les deux hommes sont en apparence aux antipodes. Non je ne donnerais pas l’identité de cet homme. À vous de le découvrir au cours de votre lecture, car son identité n’est pas immédiatement révélée. J

Bien que cela soit un spin off, on retrouve Tiago et d’autres personnages secondaires de K9 pour notre plus grand plaisir. Éva nous offre une histoire pleine de rebondissements, mais avec son happy end.

Car oui, cette lecture est sportive ! Nous n’avons pas une, mais plusieurs intrigues qui s’entremêlent. L’auteure aborde des thèmes universels, mais qui prennent encore plus de valeur de cette immersion dans ce sport qu’est la boxe, où testostérone et clans ne voient pas forcément d’un bon œil l’homosexualité. On aborde la d’acceptation, et de famille au sens large.

En clair, un spin off qu’on chérit et qui donne envie de replonger une fois de plus dans la série K9 ! ( vous ne l’avez pas lu? Voici mon retour de lecture sur cette série : http://www.regard-sur-un-livre.com/book-review/unite-k9/)

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance, sport
Série: Auto édition |