Crocs et magie par Merida Reinhart

Synopsis:

Robin Aberdine est en apparence un homme des plus communs, qui aurait pu passer une très bonne soirée dans son night-club préféré, s’il ne venait pas de subir une rupture fracassante et une rencontre cauchemardesque coup sur coup. Arpenter les ruelles sombres ne l’a jamais effrayé, mais il ne s’attendait pas à y faire la rencontre qui allait bouleverser toute son existence. Car Robin a un secret, qu’il a longtemps refoulé : il voit des choses que le commun des mortels ignore. Si seulement l’homme devant lui pouvait n’être qu’une illusion… mais Vald Sorgue est bien réel. Pire, il pourrait être la clef de tout : son passé, comme son avenir, bien qu’il ne soit pas humain. Dans un monde où la magie et les créatures surnaturelles côtoient les humains, l’aventure de Robin va le mener bien plus loin qu’il ne l’imagine.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Robin, libraire de son état, qui, le soir même où il se fait larguer par son petit ami, va faire une rencontre qui va changer le cours de son existence. Il est loin de s’imaginer retrouver sa sulfureuse rencontre sur son lieu de travail. De là, Robin va découvrir que les apparences sont trompeuses…Car Robin est loin d’être un type lambda. Entre un passé nébuleux et ses visions, il va trouver, en la personne de Vald, la clé de ses questions sans réponses. Sans le savoir, Robin va devoir replonger dans ces plus grandes peurs afin de découvrir sa véritable identité et découvrir le destin qui l’attend… fait de crocs et de magie.

Robin, un homme en apparence candide, mais qui est à la limite d’un burn-out. Il est constamment sous stress et angoisses avec ses visions obscures. Il parait faible et peu sûr de lui.  Vald d’une beauté magnétique est loin d’être sympathique. Bien au contraire, il impose sa dominance par son arrogance et la peur qu’il dégage. Il respire le pouvoir et l’égocentrisme. Mais cela n’est qu’une apparence… l’un et l’autre vont se dévoiler, faire ressortir des sentiments qui jusqu’alors étaient dissimulés sous cette attitude qui se dégage d’eux… Nous allons découvrir que celui qui parait faible et inoffensif est en fait un homme courageux, brave et volontaire. Le « tueur de sang-froid » n’est, lui n’est pas si imperturbable qu’il n’en paraît… derrière sa froideur se cache une grande vulnérabilité d’un homme brisé…

Tout, au départ n’est qu’un jeu de dupe et de croyances tirées de notre culture livresque et télévisuelle qui aime jouer sur les faux-semblants. Mais peu à peu, les personnages se dévoilent, les secrets se délient et la vérité devient alors limpide. Chacun à une place dans ce monde, un devoir à accomplir. La question est : allons faire face à notre devoir ou l’occulter ?

Mérida joue sur ces apparences : Un homme trop beau pour être vrai, avec des allures froides et cruelles peuvent se révéler être des personnes qui combattent pour le bien… un autre à qui on a voulu refouler leur vraie nature peut se révéler à lui-même… Nous avons clairement à faire à une fit-bit. Tous les codes, uses et coutumes liées aux créatures surnaturelles y sont. La « potion » est donc réussite. L’histoire tient sa promesse sur cette partie. En revanche, je trouve, personnellement le début un peu précipité. Pour quelqu’un qui se méfie de ce qui sort de « l’ordinaire », qui a même tendance à fuir ces étrangetés ; notre héros accepte un peu trop facilement la découverte des surnats. Après c’est un avis personnel qui n’enlève rien à la dynamique de l’histoire. La romance, à proprement parler, prend son temps à s’installer, mais cela en vaut le coup. Mérida pose son histoire. La romance est secondaire et pourtant prend peu à peu toute sa place. C’est finement pensé et de ce fait, apprécié.

Je rajouterai que nous sortons de notre lecture avec une question en tête : à quand la suite ? Et bien rassurez vous, Mérida nous prévoit une suite pour 2021 et moi la première, je suis dans les starting bloc pour la lire!

 

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Genre: au delà des apparences, contes et légendes, fantasy, faux semblants, fit bit
Série: Homoromance éditions |

Tout feu, tout femme par Julie Lezzie

Synopsis:

« Le fourgon s’ébranla avec huit pompiers à son bord. Elsa avala sa salive. La nuit était tombée, lui rappelant le départ du soir de l’accident. Elle glissa ses doigts dans la poche intérieure de sa veste de feu, pour sentir la photo de Yannick qui la rassura instantanément. Puis, elle enfila sa cagoule ignifugée, passa le masque autour du cou, avant de mettre le casque. Se retournant pour s’équiper du harnais de l’appareil respiratoire derrière elle, il ne lui restait plus qu’à enfiler ses gants. Elle était prête à combattre le feu. »

Ancienne sapeur-pompier volontaire, Julie Lezzie relate avec force détails et émotions les aventures d’Elsa, jeune pompière professionnelle, seule femme de la caserne à laquelle elle est affectée. Devant faire sa place dans ce milieu d’hommes, il lui sera difficile d’arriver à concilier vie professionnelle et vie amoureuse. Jusqu’au soir où une visiteuse inattendue frappe à la porte de sa chambre… Entre interventions et engagement, expédition humanitaire et romance, le rythme est soutenu et la vie d’Elsa, tout feu, tout flammes.

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance d’Elsa, qui va faire son premier jour dans un centre de secours principal de la ville de Poitiers étant que pompière professionnelle après 3 ans en tant que pompière volontaire. Ce fameux 21 juin est un tournant dans sa vie. Elle ne sera pas seule pour affronter ce qui l’attend. Son meilleur ami d’enfance Yannick lui aussi pompier professionnel est présent pour l’accompagner.

 

Autant être franche avec vous tout de suite. Ne vous attendez pas à des scènes caliente comme. Nous pouvons le lire chez les MM ou MF… Julie brise tous les stéréotypes de lecture et ça fait du bien. Pourquoi ? Parce qu’elle nous montre l’envers du décor et ce, vu par l œil d’une femme. Cela fait toute la différence !

Dès les premiers chapitres Julie nous immerge dans ce monde masculin plein de testostérone à l’humour douteux concernant la place d’une femme dans une caserne. Misogynie et machisme sont de mise. Comme on s’y attend, L’auteure nous met avant des discriminations sexuelles. L’intégration est loin d’être plaisante pour quand on est du sexe féminin. Évidemment, elle aborde aussi l’homophobie latente qui se trouve dans ce milieu… Sortir des cases est loin d’une partie de plaisir pour s’intégrer. Faire ses preuves reste le meilleur moyen de devenir l’égale de ses coéquipiers, mais à quel prix?

Au-delà des apparences c’est bien un très bel hommage à ce métier trop souvent sous-estimé. Les pompiers sont trop catalogués alors qu’ ils sont les premiers sur le terrain accompagnant, réconfortant et côtoyant les souffrances, la vie et la mort. L’auteure nous démontrés que derrière l’apparence ce cachent des hommes et des femmes dévouées à leur métier, avec un cœur énorme. Plus qu’un choix c’est une vocation.

 

Mais il n’y a pas que cet hommage. Julie démontre aussi toute la difficulté de ce métier sur la vie en dehors de la caserne. Leur dévotion passe avant le reste quitte à oublier leur vie privée. Les absences répétées, cette constante appréhension à l’écoute d’une alerte ou bipper joue sur leur comportement, et ce même en civil. On découvre que ces pompiers ont une vie hors norme, en décalée qu’il est difficile à conjuguer avec un compagnon ou compagne qui a des horaires de bureau.

 

Julie nous laisse le temps de s’immerger comme son héroïne dans ce monde à part. On découvre les multiples interventions auxquels les pompiers sont confrontés, les relations entre collègues qu’il faut appréhender selon les comportements et caractères de chacun ne sont pas chose aisée. Il faut aussi composer avec d’autres services tels que les forces de l’ordre et les témoins, personnes à secourir… La romance s’installe après. Mais le plus périlleux reste surtout de vivre malgré les pertes…

Ne vous attendez pas à une romance classique. Ce roman est au-delà de ça. L’auteure nous fait vivre le quotidien d’une femme au métier peu ordinaire, mais qui au final a une vie extraordinaire. On ne lit plus, on vit son quotidien, partageons ses envies, ses joies, ses peines, ses deuils…

Voilà ce qui rend cette lecture à part. C’est une histoire, l’histoire d’une femme atypique… Plus qu’une romance c’est un hommage à l’uniforme qu’il nous est présenté.

Voir au-delà des apparences, des stéréotypes… Redonner à cette vocation ces lettres de noblesse qu’on a trop souvent tendance à minimiser pour ne pas dire oublier. En cela bravo.

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, métier
Série: Homoromance éditions |

Fragments d’amour par S.M GERHARD

Synopsis:

Au travers de sept nouvelles de romance MM, ce recueil vous présente des fragments de vie qui montrent la complexité de l’amour et les multiples formes qu’il prend. Les circonstances, les connaissances, les surprises, un petit rien et tout change… mais il n’y a que deux constances dans l’éternelle quête de ce sentiment : le temps et l’aboutissement. On peut le trouver dans un bar, au détour d’une salle de réunion, grâce à un site de rencontre ou lors d’une soirée. Parfois, il se révèle par le biais de lettres ou de carnets oubliés. Un minuscule détail et la romance commence. Il n’y a pas qu’une recette pour atteindre le bonheur.

Chaque histoire est différente, unique comme les êtres qui la vivent. Alors, n’attendez plus ! Plongez dans ces Fragments de vie et voyez comme l’Amour peut être à la portée de tous !

 

Mon avis:

Comment ne pas tomber ou retomber (ce qui est mon cas) amoureuse/eux une fois de plus de la plume de Sandrine de par son recueil trop court à mon goût ! quel plaisir de retrouver ce qui caractérise autant cette plume qui dégage autant de poésie, de douceur, de délicatesse dans la description des sentiments des uns et des autres.

Tel un baume, elle nous décrit par des mots simples des situations différentes et pourtant si communes, que l’amour peut se présenter sous plusieurs formes, que chaque amour à son lot de montagnes russes émotionnelles, que les apparences peuvent être trompeuses.

Des nouvelles qui sont toutes différentes et pourtant dont le message est le même l’amour est et reste de l’amour. Préparez vous à passer par un melting pot d’émotions, à ne pas pouvoir vous arrêter en cours de lecture… On ne peut qu’être addict et en redemander encore.

En clair une lecture à laquelle on prend plaisir à lire, un moment hors du temps. Tel un partage, Sandrine nous offre des fragments de vie que l’on appelle l’amour.

Notons qu’elle a remportée le prix du recueil Gay 2020! On comprend pourquoi! alors à quand la prochaine histoire?

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, seconde chance
Série: Homoromance éditions |

Dark pinocchio par Marcia Gary

Synopsis:

Pinocchio revisité par une auteure LGBT ? Mais attention, pas la version édulcorée de Walt Disney, avec un pantin maladroit, attachant et rempli d’innocence non, un Pinocchio comme l’a écrit à l’origine l’italien Carlo Collodi en 1881 : arrogant, fourbe et ambitieux. D’ailleurs, dans cette version, Pinocchio n’est plus une simple petite marionnette de bois vivante. Elle est une véritable poupée, aux formes sensuelles et aux exigences vivaces, contemporaine et impulsive. Venez rencontrer la marionnette qui rêvait de devenir une vraie femme, suivez sa découverte de l’amour auprès de la fée bleue et affrontez avec elle cet univers complètement fou et onirique.

Mon avis:

Nous faisons la découverte de Pina, jolie poupée créée de toute pièce avec l’amour d’un homme esseulé : Geppheto.
Ce qui fait que Pina marque, est cela dès sa création, est quelle est paradoxale. Elle est à la fois l’innocence, jolie poupée incrédule voir candide qui devient en un tour de main menteuse, manipulatrice, voire sadique. C’est en ça que l’histoire prend une autre dimension.

Le titre résume à lui seul ce conte. Pinocchio, marionnette si attachante de notre enfance devient « dark et mauvais ». Comme toute personne en plein apprentissage de la vie, une personne qui n’a pas encore acquis cette maturité … Tout n’est qu’égocentrisme. On pense à soi sans penser aux autres. C’est la description même d’une adolescente … C’est ce qui la rend tellement attachante malgré ses mensonges. Elle devient humaine de par ses erreurs, ces remises en questions.

On sent que l’auteure a pris énormément de plaisir à écrire ce conte. C’est un pari risqué, mais au combien réussi. Pourquoi ? Parce qu’elle ne s’est mis aucune limite. Nous tombons dans des basfonds plus que sordides, on nous révèle ce qu’il t’a de plus néfaste chez l’Homme … Qui n’a jamais succombé aux péchés capitaux ? Qui n’a jamais fait des erreurs dans sa jeunesse ? Personne.

Mais Marcia, elle, pousse le vice à son maximum. On en vient à se demander quand elle va cesser cette folle chute, tout en savourant ces rebondissements toujours plus osés. À la fin de ma lecture, je vous avoue avoir ressenti un sentiment malsain à avoir pris autant de plaisir à le lire… Cela prouve que Pina est au finale comme nous tous… Malgré les apparences, Marcia nous laisse ce libre arbitre, ce choix de se dire  » dois-je continuer à mentir, à me voiler la face sur les conséquences de mes actes? »…
Vous l’aurez compris, la morale de cette histoire, bien que démoniaque, prend tout son sens… Mais est aussi un avertissement… Les apparences sont trompeuses. La tentation est grande… Il est si facile de tomber dans le côté obscur de la force… Apprenons de nos échecs.

Pour conclure, je dirais que ce conte est un bijou brut qu’il faut lire… Une drôle d’expérience pour le lecteur certes, mais une superbe remise en question une fois celui-ci refermé.

 

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Genre: au delà des apparences, contes et légendes, Le temps des choix
Série: Homoromance éditions |

Un nouveau papa pour Noël par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Jamais au grand jamais, Sébastien, jeune homme de 26 ans en situation précaire ne pensait se retrouver à trois cents kilomètres de chez lui pour un job en pleine montagne. La cerise sur le gâteau pour lui est de découvrir que son patron, Kévin, est plutôt beau gosse. Lui qui n’arrive jamais à garder un boulot plus de quarante-huit heures, va pourtant devoir faire tout ce qu’il peut pour s’intégrer dans cet établissement. Que faire pour travailler sans s’emporter au moindre ordre ? Et comment résister à sa résolution de ne pas tomber amoureux de son patron ?

Mon avis:

Marie- Paule nous offre par cette romance une véritable bouffée d’oxygène. Bien qu’elle se passe dans la période des fêtes de fin d’année, la magie de Noël est présente sans pour autant prendre le pas sur l’histoire. Dans ce cadre enchanteur d’une auberge nichée aux cœurs des Vosges, nous faisons la connaissance d’hommes en totale opposition et pourtant…

Kévin est un trentenaire qui a beaucoup de responsabilités. Il est le propriétaire et en charge de la bonne tenue de sa ferme auberge en plus de la garde de sa fille de trois ans qui était imprévue, tout cela avant l’arrivée des vacanciers. Il se retrouve donc dans un besoin de main-d’œuvre pour le seconder. Il pensait avoir trouvé un candidat prometteur en la personne de Sébastien. Il est loin de s’imaginer ce qui l’attend. Sébastien est à l’exact opposé de Kévin. Âgé de vingt-six ans, il est paresseux, fêtard, rebelle.

Oui en apparence, ces deux hommes ne sont pas faits pour s’entendre. Mais les apparences sont trompeuses. Le grand méchant Kévin à l’apparence froide et rustre cache en réalité un homme tendre, mais méfiant. Sébastien, lui n’est pas aussi angélique que son apparence laisse paraître. Bien au contraire, il garde un côté viril qu’il assume. Ces deux hommes vont devoir mettre de l’eau dans leur vin pour pouvoir faire perdurer leur collaboration. Mais c’est sans compter cette attirance réciproque. Le tour de force de cette romance est le couple. Bien que la romance se déroule sur une courte période, l’auteure prend son temps pour laisser ces deux mâles s’apprivoiser. Vivre en huis clos amène ce sentiment d’intimé sans pour autant se sentir étouffé. Les rebondissements prennent peu à peu de l’ampleur et accompagnent cette relation naissante. La participation d’Emma amène cette douceur qui contre-balance avec toute cette testostérone. On ne lit plus, on s’immerge et devenons spectateurs / spectatrices de leur rapprochement. On s’immerge dans l’histoire, nous mettant dans la peau de ses clients de passages. On ne peut que s’attendrir devant ce joli tableau de famille en devenir. Oui, c’est une romance doudou que l’on prend plaisir à lire. Je ne peux que vous la recommander.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, homoparentalité, métier
Série: Homoromance éditions |

Fucking Perfect par B.G. Decamp

Synopsis:

« Si je devais qualifier Shane, je dirais qu’il est une ligne parfois juste esquissée, parfois fortement marquée. Elle devient pointillée en certaines occasions, elle peut se faire arabesque aussi mais une chose reste constante : elle ne cesse jamais de vous émerveiller. »
Heath Jansen

« Comment vous décrire Heath ? Hum… je dirais qu’il est comme une pulsation de cœur, le mien, le sien, le vôtre, aucune importance. Si vous entendez cette pulsation, même de façon infime, cela suffit à vous sentir vivant. »
Shane Granger

« Vous voulez vraiment que je vous parle de Shane et Heath ? Ce sont deux âmes brisées qui se sont soignées par la force de leurs sentiments. Ce sont mes héros ordinaires qu’une vie un peu compliquée a rendu extraordinaires. Et je ne dis pas cela parce que ce sont mes meilleurs amis. »
Dixie Palmer

 

Mon avis:

Heath homme qui se laisse porter là où le vent l’amène. Homme séducteur, charmant et avenant, il traverse le pays depuis dix ans chevauchant sa Harley … Une vie qui assume pleinement, jusqu’à qui arrive à Millanwood, petite ville de 896 habitants perdus entre deux âges.

Il en reste qu’il a une aura de mystère autour de lui. Pourquoi cette vie? Qu’est ce qui l’a poussé à partir, à refuser toutes attaches, loin de sa famille? Que fuit-il ?

Shane lui est un artiste autodidacte, dessinant le monde à sa façon. D’une bonté incarnée, Shane est pourtant incapable de s’y mouvoir librement. D’apparence, on le qualifie d’étrange, silencieux. On entrevoit une extrêmement timidité, mais il fascine par son aura de mystère. C’est un être complexe, résigné sur la tournure qu’a prise sa vie au cours de ses années. Son moyen de communication : ses mains, cette matière vivante, ses sculptures qui le mettent à nu. Être charismatique malgré ses incertitudes.

Leur rencontre va être aussi inattendue que déstabilisante… L’un comme l’autre va se reconnaître à travers le regard. Ils deviennent qu’ils sont pareils : ils occultent ces fantômes du passé, survivants plus qu’ils ne vivent… Mais tout va changer.

Voici un roman qui ne peut laisser indifférent. L’auteure a cet art qui lui est propre, jouer sur les apparences, se jouer de ses personnages comme ses lecteurs. L’un et l’autre sont, en apparence aucun point commun. Pourtant ils fuient un passé. L’un en vagabondant de ville en ville, l’autre vivant presque reclus dans son art… Ce roman est un hymne à la seconde chance, clairement. Par ces mots, par cette poésie des sens qui nous portent, nous amène dans son monde, Béa nous offre une romance presque philosophique. Elle aborde avec beaucoup de douceur un thème difficile : le deuil, ce long chemin vers la résilience pour enfin arriver à accepter de laisser les fantômes du passé reposer en paix et s’offrir cette part de bonheur qu’on se refuse…

Deux âmes perdues, deux hommes qui fuient un passé sombre et leurs fantômes… Deux hommes en quête du chemin qu’ils pensent chimère et illusion. Une seconde chance à portée de main, mais faut-il encore la saisir… En finissant ce livre, j’ai le cœur qui bat comme jamais… Il est difficile de décrire ce ressenti qui nous porte. Tout n’est que poésie des sens… un retour aux fondamentaux : le pardon, l’acceptation, l’amour quel qu’il soit… Ce livre est bouleversant tant on s’immerge dans l’histoire, tant on s’attache à ces deux hommes… un coup de cœur, un coup de foudre, un hymne qui fait échos à chacun d’entre nous.

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Fragments de mémoire par Judith Gagnon

Synopsis:

C’était il y a quinze ans. Matthieu Jacob fut agressé à l’ombre d’une cour d’école dans son patelin natal. Les coups portés à la tête ont causé une amnésie partielle. Seules de vagues images reviennent jour après jours hanter son existence. Alors qu’il apprend à vivre avec un stress post-traumatique depuis des années, la santé de sa mère le ramène dans le village où s’est passé son agression. Avec l’aide de sa meilleure amie, Béatrice, il part à la recherche de sa mémoire.

Que s’est-il passé ce soir-là? Qui l’a agressé et pourquoi? Quelles répercussions cette agression a-t-il eu sur lui et sur son entourage?

 

Mon avis:

24 juin 2001
Mathieu 17 ans est sur le retour d’une fête quand trois hommes le prennent à parti.
C’était il y a 15 ans… Mais le traumatisme dû à cette agression le poursuit encore, peuplant ses nuits et ses jours…
Atteint de SSPT, sa vie est planifiée comme un métronome, afin de ne pas déclencher de crises… Son exil forcé et voulu le rend sauvage pour le commun des mortels, mais vital pour lui, cela a aussi des répercussions sur sa vie sentimentale et cette dépense affective omniprésente. En même temps, vu le contexte familial, le rejet de ses parents ont peu le comprendre.
Mais tout va être remis en question suite à un coup de téléphone de son oncle… Car pour avancer, il faut faire face à ses pires cauchemars, se confronter à son passé. On découvre que ce fameux traumatisme est bien plus ancien que le soir de cette agression. Ce sombre traumatisme n’est que l’apothéose de tout ce drame… Mathieu va se retrouver à faire des bonds dans le passé et découvrir des secrets inavouables… Les apparences sont trompeuses… La romance est secondaire certes, mais s’imbriquer parfaitement à ce puzzle que Mathieu tente de reconstruire.

Très beau travail de l’auteure pour décrire les conséquences d’un SSPT sur le quotidien d’un patient… Le titre résume à lui seul ce mal qui ronge Mathieu. Dans des cas de traumatismes extrêmement violents, le cerveau a tendance à faire un blackout. De ce fait, ces fragments de mémoire ralentissent la reconstruction de celui qui a subi de ce traumatisme. En cela, Judith par des descriptions parfaitement orchestrées nous montre tout le poids qui pèse sur ces épaules… Comment se reconstruire alors que nous sommes dans l’ignorance ? Rajoutons à cela les flash-back donnant corps à l’action présente et le roman prend une tout autre ampleur. Rien ne nous est épargné. Nous souffrons pour cet homme et cela dès le départ. On ne peut que ressentir de la compassion pour Mathieu. On ne lit plus, on l’accompagne dans ces révélations. On devient Béatrice, cette amie précieuse qui ne le juge pas, mais qui est présente pour lui. Nous en sommes à, nous aussi lecteurs, vouloir connaître la vérité, pouvoir respirer et se dire « c’est bon il est sauvé ». Toute l’histoire repose sur ce traumatisme, mais plus encore l’auteure nous offre un pamphlet sur l’homophobie et ses esprits manipulés par des soit distants bien-pensant… Et les conséquences dramatiques qui en découlent pour celui ou celle qui le subit. Elle le traduit par des sentiments qui nous sont tellement communs: regret, amertume, colère et désolation… On en vient à penser comme cette mère et se dire que la rédemption arrive, mais trop tard. En cela bravo. Plus qu’une remise en question, c’est un message fort que Judith nous transmet : face à la pression sociale et de ces apparences, ne pas suivre tel un mouton, mais s’autoriser à avoir un livre arbitre, réfléchir par soi-même.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, homophobie, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Le monde d après par Kass Dinslow

Synopsis

13 août 2041, l’Airbus A480 quitte l’aéroport de New York afin de rejoindre celui de Paris. À son bord, cinq cent quatre-vingt-sept passagers et vingt-et-un membres d’équipage. Tous à bord assistent impuissants à la dévastation de la planète suite à une succession de catastrophes naturelles. Une fois dans l’espace aérien français, Andréa ne parvient pas à trouver une piste pour poser son appareil. Toutes les communications radio sont interrompues. Quand le carburant viendra à manquer, quelle sera la décision d’Andréa ? Que vont trouver sur Terre les potentiels survivants ? Une chose est sûre, dans un monde dorénavant apocalyptique, l’avenir est rempli d’incertitudes.

Mon avis

Dès le prologue Kass nous plonge dans ce monde post-apocalypse, un fameux 13 août 2041… Alors que le monde connaît une catastrophe climatique sans précédent, Andréa, son co pilote et les passagers de l avion ne peuvent être que des spectateurs impuissants en plein vol.

Des le départ, on ressent toute cette angoisse, cette peut humaine de voler à vue, dans l inconnu. Les langues se délient, ce sentiment d urgence amplifiant les ressentis. Kass joue à merveille avec ces personnages, les réactions de chacun mais surtout celui de nos deux héroïnes… c’est tellement humain et pourtant on ressent l appréhension des réactions face à ses confidences… En même temps que ce sentiment libératoire. On ne lit plus, on vit l action à travers elles…
On ressent ce sentiment qui nous suit tout au long de ce drame… Ce syndrome du survivant, cette culpabilité d’être en vie alors que d autres ne le sont plus… Ce devoir d avancer malgré tout mais aussi être heureux de ressentir des choses qui n ont pas leur place dans ce genre de situation.

Tout comme ces personnes, Kass nous impose ce sentiment de traumatisme psychologique… On se questionne… Et moi comment aurais-je réagit ? Comment survivre dans ce « après »? C est là le point fort de sa plume. Intégrer le lecteur dans l action du moment… On se retrouve à travailler notre cardio… Cette lecture devient une aventure palpitante…

Enfin, je finirais ma chronique en félicitant l auteure qui au delà de la romance met en avant la dégradation le réchauffement climatique et les conséquences catastrophiques que cela engendra si rien n’est fait. C’est un pamphlet sur le climat très bien traité et de ce fait, ce roman post apocalyptique prend tout son sens. Tout dans les descriptions, le comportement de chacun nous amène à ce climat de défiance qui nous est commun… On retourne à cet instinct primaire, voir animal… On s immerge et on ne lit plus on le vit.
Merci à Kass Dinslow pour ce moment hors du temps.

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Genre: drame psychologique, post apocalyptique, survivants
Série: Homoromance éditions |

Emprise par Emy BLOOM

Synopsis:

Raphaël a tout pour être heureux. Il vit un vrai conte de fée… Grâce à son compagnon, il a une existence que beaucoup rêvent d’avoir. Mathieu lui a offert de vivre de sa passion, dans un cadre idyllique, dans un somptueux appartement avec vue sur la mer. Il lui a offert un environnement et un entourage qui le tirent vers le haut. Oui, selon les autres, Raphaël a une vie de rêve. Mais la réalité est bien différente. Quand les portes se ferment, qu’il n’y a plus de témoin, ce qui a débuté comme un rêve est devenu un cauchemar. Sans s’en rendre compte, Raphael est tombé dans le piège abyssal de son prédateur qui ne voyait à travers lui qu’une proie… Mais qui pourrait le croire, comprendre ce mal être qui le ronge ? Peut-être Michael… Cet ami perdu de vue il y a cinq ans qu’il recroise par hasard… Peut-être. Mais pour se sauver de cette relation qui le tue à petit feu, la seule personne qui pourrait sortir Raphaël des griffes de son compagnon, c’est lui-même. Raphaël sera-t-il capable de sortir de cette… Emprise ?

 

Avis de Rose TAYLOR, chroniqueue du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Je dois avouer que j’ai eu peur d’ouvrir ce nouveau roman d’Emy Bloom, non pas qu’il soit mal écrit -bien au contraire- mais plutôt par peur de tous les sentiments que sa lecture risquait de provoquer en moi. Et ça n’a pas loupé, il y a bien des situations où j’ai du mal à m’exprimer, la maladie -et je ne parle pas de rhumes mais plutôt celles dont on ne sort pas indemne-, le deuil d’un proche, l’homophobie et la maltraitance envers un être vivant se rangent aussi dans cette catégorie.

On suit le long calvaire de Raphaël, dés le départ, il nous apparait comme piégé dans une relation qui sur le papier avait tout pour être idyllique mais qui tourne au cauchemar au fil du temps. Oh oui, Mathieu a extrêmement charmant car en plus d’être beau, séducteur, intelligent, il a un métier qui lui plait, l’entourant d’une sorte d’aura qui va impressionner Raphaël. Il sait manier les mots pour attirer ce dernier avec de belles paroles et une assurance assise par quelques années de plus.  Et même si ce dernier n’a pourtant rien à lui envier, il se sent moins à l’aise dans ses ambitions professionnelles, il semble plus fragile, moins assuré et c’est là, la brèche que va utiliser le manipulateur pour mettre le jeune homme sous sa coupe.

Ce sujet des violences conjugales est au cœur de cette année un peu particulière, on en parle beaucoup partout et c’est tant mieux. Ce roman apporte comme une sorte de témoignage du quotidien que doivent affronter les hommes et les femmes maltraités. Car bien qu’on parle beaucoup des femmes, le phénomène touche aussi les hommes et les enfants.

L’auteure n’a tout de même pas fait dans l’acide, le morbide ou l’agressivité, elle a su manier les mots pour amener cette situation douloureuse de façon à nous faire comprendre les tenants et aboutissants d’une manipulation d’abord mentale puis de plus en plus physique, avec une certaine douceur. Oui ça semble contradictoire avec le thème, mais c’est ce parti-pris qui m’a  beaucoup plu. On suit bien le calvaire de cet homme face à son conjoint charmeur, charmant néanmoins moralisateur et malveillant, mais sans que le lecture n’en devienne agressive ni dérangeante.

La construction du roman, alternant le présent dans lequel Raphaël se débat comme un être perpétuellement terrifié et le passé lors de sa rencontre avec son tortionnaire, est intéressante car elle amène insidieusement vers la situation violente. Tout au long des pages, on a envie d’arracher Raphaël à son prédateur en lui criant de ne pas faire cette bêtise, que c’est gros comme le nez au milieu de la figure, mais l’amour étant ce qu’il est, les yeux se remplissent d’étoiles et on plonge direct dans les tourments des premiers émois, des premiers baisers et déclarations même lorsque notre cerveau pourrait vouloir le contraire. Une situation qui, somme toute, pourrait arriver à tout un chacun surtout lors d’un premier amour, d’une phase de mal-être ou toute période où la vie est un peu moins clémente. Dans un couple, tout peut arriver en fonction des circonstances de la vie. Le vivre est un calvaire, le savoir est un objectif et le prévenir une nécessité.

Je ne peux que le conseiller sa lecture, mais soyez dans une période paisible pour affronter cette histoire difficile. Rose Taylor

Merci à Emy Bloom pour son SP.

 

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

T’aimer et résister par Alexia Damyl

29Synopsis:

Anne avait quatorze ans lorsque son chemin croisa celui de Bérangère qui en avait seize. Immédiatement, les deux adolescentes devinrent inséparables, mais nous étions en 1939 et la Seconde Guerre mondiale ne tarda pas à frapper la France de plein fouet. Plus de soixante millions de personnes furent tuées à travers le monde. L’histoire d’amour naissant entre les deux jeunes femmes n’échappa malheureusement pas aux conséquences désastreuses de cette sombre période de l’Histoire.

Mon avis:

Cette nouvelle est un instant volé d’une confession d’une grand-mère à sa petite fille…

Nous sommes en juillet 1939, une autre vie que celle que nous connaissons aujourd’hui… Un air de liberté et de petits bonheurs du quotidien.

Alexia nous retrace avec beaucoup de justesse les confidences de cette femme alors jeune campagnarde de 14 ans, dont on préserve son insouciance en plein conflit… Elle qui va découvrir que l’amour peut apparaître sous les formes d’une amie chère à son cœur … Un amour aussi fort qu’impossible… Un amour interdit.

On devient à notre tour cet enfant qui découvre que son aînée a connu un premier émoi plein de tendresse… On pourrait paraître choqué, mais au contraire… Ce qui devrait être tabou devient quelque chose de beau. Les mots posés sont telle une poésie… Simple et innocent. Un amour de deux jeunes demoiselles qui découvrent le désir, les premiers émois, les premiers sentiments amoureux…

En parallèle de cette parenthèse enchantée, la réalité de la guerre va les rattraper… Cette France divisée, cette peur de l’ennemi, cette insécurité constante… Puis l’enfer de l’occupation, de cette perte de liberté, celle de devoir être constamment sur ses gardes … Tout en décidant envers et contre tout de continuer à vivre cet amour interdit… Et enfin cette libération si attendue, si désirée, celle où l’on se permet de croire de nouveau à la vie, mais … Les esprits étaient trop marqués… Où les morts et leurs dévotions sont trahis par les vivants …

Comment se reconstruire après de telles épreuves ? Comment avancer alors que nous ne sommes plus que l’ombre de nous-même, sans plus aucune croyance en l’humanité… Là sont les questions qui sont posées par l’auteure, ces vérités qui dérangent…

T’aimer et résister résume à lui seul ce bout d’Histoire, celle qui nous toutes communes… Celle d’hommes et de femmes se battant pour leur liberté… Cette volonté de s’affranchir, se battant pour pouvoir vivre et aimer librement… Une histoire qui débute à l’aube de la Seconde Guerre mondiale et qui continue dans le temps, retraçant ce combat à jamais gravé et résonnant encore aujourd’hui de celui de cette femme militant pour un amour libre.

Plus qu’une romance, c’est un devoir de mémoire où les larmes coulent et cela dès le premier chapitre, car même si nous ne connaissons pas la suite, l’Histoire elle est ancrée en chacun d’entre nous…

Bravo et merci pour cette lecture oh combien juste… Et encore et toujours d’actualité.

Un bijou à lire avec une énorme boîte de mouchoirs à côté…

 

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Genre: au delà des apparences, historique, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |