La passion en M par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Etudiant en médecine n’est pas une partie de plaisir surtout quand il faut en plus subir les disputes quotidiennes de ses parents qui ne se supportent plus. Un jour la goutte d’eau de trop dans un vase remplit à ras bord tombe. Raphaël n’a pas beaucoup de ressources, mais il arrivera à s’en sortir, se promet-il.
Guitariste dans un groupe de musique, ce n’est pas ce qui permet de vivre correctement. Pourtant, pour rien au monde, Gabriel ne changerait sa vie. Mais pour garder son indépendance, il va devoir faire une concession, se trouver un colocataire pour l’aider à payer les factures.
Deux personnes au caractère diamétralement opposé et des modes de vie complètement différents vont devoir vivre sous le même toit.

Mon avis:

Raphaël, jeune étudiant en médecine de 26 ans est, contrairement à ses autres collègues et amis étudiant, plutôt du genre à jouer la carte de la discrétion. Engagé dans un cursus long et onéreux, il vit encore chez ses parents. Jusqu’à peu, il se satisfaisait de cette concession, mais les disputes à répétitions de ces derniers vont le pousser à partir de cet environnement toxique.
Et nous avons Gabriel. Gabriel le guitariste autodidacte qui ne vit que pour son art et son groupe : les Black Dogs. Gabriel, un autodidacte qui avec ses allures de loubard, sa réputation de Casanova et son caractère impulsif est un électron libre.

Deux modes de vies et de classe sociale différentes… rien ne pouvait amener ses deux hommes à se rencontrer et pourtant… Tout débute sur cette petite annonce : » beau gosse intelligent, recherche colocataire pour partage de frais« . Raphaël, malgré une certaine appréhension (justifiée d’ailleurs) va se retrouver en collocation avec cet homme qui ne se prend pas au sérieux.

Ce qui au départ devait être une collocation va prendre une tout autre tournure. L’un et l’autre vont devoir apprendre à vivre ensemble, faire des concessions. Mais plus encore, ils vont se sortir de leur zone de confort. Cette promiscuité imposée est une réelle remise en question sur ce qui était, jusqu’alors acquis.

Nous avons des scènes causasses, voir hippiques, mais qu’il parle à chacun d’entre nous. C’est du vécu, des petits incident ou instant de vie en communauté qui font écho à notre propre quotidien. On apprécie chaque petit détail qui dévoile peu à peu ces hommes derrière leur apparence. On ressent toute cette crainte, cette appréhension à se laisser à une intimité. On s’ouvre à l’autre, on dévoile ses fêlures, ses craintes… Mais aussi on s’expose aux autres. Assumer n’est pas quelque chose d’évident. Les apparences pèsent lourdement sur notre quotidien.

À l’image des compositions musicales de Gabriel, Marie Paule joue avec finesse sur les sentiments, les réactions de l’un et de l’autre, mais aussi ces remises en questions sur soi-même que l’on pensait acquises. C’est une comédie romantique, avec des amis qui sont plus que cela, une famille élargie auprès de laquelle nous nous immergeons.

Leur histoire est à l’image d’une composition en devenir: on tâtonne, on apprivoise, on essaie de trouver les bons accords pour au final créer une harmonie, une symphonie des sens. De cacophonie, nous devenons spectateurs de cette mélodie qui peu à peu va trouver sa propre harmonie.

Un feel good comme on les aime, qui fait échos à notre propre vécu. Une très belle découverte de la plume de cette auteure dans ce style.

Spéciale mention à JP…

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, Le temps des choix, musique
Série: Homoromance éditions |

Barbès, mon Amour par Emmanuel Taffarelli

Synopsis:

Il s’appelle Karim, habite un quartier sensible au-delà du Périphérique et vivote du trafic de stupéfiants. Il s’appelle Alexandre, réside dans un immeuble cossu d’un beau quartier parisien et est une illustration de la jeunesse dorée désœuvrée. A priori, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant, en l’espace d’une nuit à la fois violente et passionnée, leurs destins vont être scellés à jamais. C’est une histoire d’amour interdit qui, en bousculant les préjugés des uns et des autres, révèle peut-être ce qu’il y a de plus profondément caché en chacun de nous. Et si dans le monde d’aujourd’hui ouvert à tous les vents, l’amour était la seule chose qui rende encore la vie supportable ?

Mon avis:

Dès le synopsis, on sait que cette lecture va marquer, va nous bousculer. Chose rare pour être notifié, il n’y a pas de chapitres, mais une rencontre inattendue deux êtres en apparence aux antipodes l’un de l’autre et pourtant, les apparences sont trompeuses. Vous l’aurez compris, dès le départ l’auteur nous prépare à ce roman. Notez que ce n’est pas une romance à proprement parlé, mais une tranche de vie, un sujet brûlant, d’actualité. Un acte engagé qui, de bout en bout, est assumé.

Karim, un jeune homme de banlieue, d’un quartier populaire, d’un de ses HLM délaissés. Karim, un homme aux origines marocaines et pourtant français. Un homme blasé par son quotidien, jugé sur les apparences, ses origines, ses fréquentations. Karim, un jeune homme qui survit plus qu’il ne vit dans ce quotidien sans avenir. Tout n’est qu’instinct de survie dans ces tours aux âmes torturées.
Karim va voir sa vie basculer par excès de gentillesse. Lui, ce jeune compatissant va se retrouver dans une situation périlleuse qui va l’amener à fuir. Malgré la peur qui le suit telle une ombre, il se retrouve grisé par cette bouffée de liberté si éphémère.

Alexandre lui est un jeune homme de 23 ans résidant dans les beaux quartiers. Là où tout n’est que ses amis, construisent leur avenir, poursuivent de brillantes études et se mettent en couple, lui, subit sa vie à contre-courant. Il ne ressent pas les mêmes aspirations que ces gosses de riches, ne peut réaliser les attentes de ses parents. Il est différent, il le sait. Il a subi son lot de moqueries, de rejets.

Le hasard va faire que ces deux êtres perdus vont se rencontrer dans des circonstances violentes et pourtant, ce soir-là leurs vies vont basculer. À son contact, Alexandre va se reconnaître en Karim. Aux antipodes l’un de l’autre, ils sont pourtant si semblables derrière ces apparences.

Tout au long de ce roman, ce sentiment d’interdit, de peur nous poursuit. On ressent une certaine forme d’urgence, cette volonté illusoire de sortir de ce carcan. Ce roman est à lui seul un jeu de dupes, car de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas.
Ce roman est tout simplement bouleversant et intense. On ressort de cette lecture avec une multitude de sentiments que je ne peux exprimer sans spolier. Mais je ne m’attendais pas à ça. Clairement, l’auteur s’est aussi joué de moi, lectrice. Chacun se fera un avis sur cette lecture, mais pour moi elle restera marquante.

Une lecture déroutante, mais qui marque. Une histoire à vif. 

 

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Genre: au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants
Série: Homoromance éditions |

À la pâle clarté de nos cœurs sombres par Lou Gahé

Synopsis:

Au cœur des tumultes de l’adolescence, sous les aurores boréales d’Anchorage, Lou se réfugie dans la musique et les contes ancestraux. Sa vie bascule quand d’étranges phénomènes le mettent sur la route de Caelum, un mystérieux jeune homme qui lui dévoile une nouvelle face du monde. Des soirées du lycée aux sabbats de sorciers, entre charmes et jeux occultes, leur rencontre explosive risque bien de renverser tout l’univers.

Puis, de l’autre côté de l’océan, Seize se réveille sur une île déserte du Vietnam, entre les mains d’un bourreau qui n’a de cesse de le torturer. Pour survivre, il devra choisir, entre la proie ou le chasseur, la voie qui tracera les contours de son avenir.

Trois destins. Trois idéaux. Et le monde qui se déchire sur les flots abîmés de leurs passions…

 

Mon avis :

C’est l’histoire de deux jeunes hommes qui se rencontrent, se retrouvent dans ce sentiment tumultueux de solitude et de tristesse. Il y a ce lien qui les lie, ce lien magique qu’ils ne peuvent expliquer et qui pourtant est universel. Ce lien qui va bouleverser leurs mondes en apparence opposés. Nous assistons aux prémices de sentiments forts et incertains. Tout n’est que cela : incertitude, fragilité et beauté à son sens primaire. Leur rencontre va leur insuffler de nouveau cette vie qui les avait désertés.
En parallèle nous faisons la connaissance de Seize, cet être sans nom, sans visage, captif et torturé… Lui qui survit plus qu’il ne vit, qui n’arrive plus à ressentir quoi que ce soit dans cet endroit inconnu. On le suit dans ce besoin de se sauver, de s’échapper de l’enfer où il se trouve.
On s’interroge dès le départ de ce qui lie ces trois hommes, et les questions s’enchaînent, s’entremêlent. On émet des hypothèses, on part dans un labyrinthe de suppositions. Tel un puzzle, on reconstruit cette histoire et là arrivent les premières réponses et tout est remis en question. Le temps se distant, et on se demande où l’auteur va nous mener.
Cette lecture n’est qu’ambiguïté et perplexité. Au départ, nous plongeons dans une romance Young adult « classique entre deux jeunes hommes ». Mais les apparences sont trompeuses. Des rebondissements, des vérités à moitié avouées nous amène à devenir attentifs, on s’interroge et sans s’en rendre compte les pages se tournent sans que nous les voyions passer. On ne peut rien prévoir, que subir comme les personnages. On rit, on pleure, on ressent de la joie de la colère de l’exaspération. Tout n’est qu’attente insoutenable. La rythmique est soutenue, ponctuée de moments hors du temps. On nous tient en haleine jusqu’à cet instant de vérité et le pire c’est que l’on ne peut pas raccrocher avant d’avoir ce mot « FIN », car une fois la qu’on a résolu cette énigme qui nous tient les 3/4 du roman en suspens, on ne peut deviner l après. Car toute vérité n’est pas bonne à dire et les conséquences qu’elle induire peut-être dévastatrice. Vous l’aurez compris, nous sommes littéralement happés par l’histoire et ses secrets qu’elle enfuie. Jusqu’au dernier instant, on retient notre souffle, se demandant jusqu’où tout cela v aller, quel grand final nous attend.
Voilà la magie de Gahé. Tout n’est que poésie des sens, d’un panel de sentiments saupoudré de magie. Notons que le cadeau de Lou, ce bonus où il nous confie sa playlist est perçu comme un cadeau que l’on chéri. Tel un journal intime, chaque chanson est accompagnée d’une note. De ce fait, nous retraçons son aventure. Alors que nous sortons chamboulés de cette lecture, elle amène ce lien si tangible que nous avons pu partager avec lui, nous lecteur.
Pour finir, et comme le dit très justement l’auteur et qui à mon sens résume cette histoire, tout n’est que « des points de suspension aux creux de nos vies ».

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, fantasy, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série Loving Clark par Kyrian Malone, Manhon TUTIN

Tome 1:

Clark McKenna, 17 ans, rentre au lycée Providence High en Californie. Clark est mentalement différent, et ses nombreuses consultations à Providence dans plusieurs cabinets psychiatriques le précèdent, aussi bien auprès de ses camarades que du corps enseignant. Plongé dans son imaginaire, sa perception du monde réel est biaisée, traduite par ses filtres émotionnels. Ses réactions, ses réflexions incomprises, Clark est en errance de diagnostic soumis à des traitements inadaptés. Considéré comme bipolaire, lunatique, schizophrène par des spécialistes incompétents, ce qu’il est demeure enfoui au fond de lui, annihilé par des médicaments inutiles. Pourtant, en arrivant à Providence High, Clark espère que les choses changeront pour lui. Il y a ce garçon Elliot Hamilton qui sera dans sa classe, et son professeur de lettres James Coleman, seuls personnes capables de le comprendre…

 

Tome 2:

Le sens de la justice, de l’équité, voilà deux concepts inhérents aux Aspergers. L’injustice, Clark Hastings en a souffert durant toute son enfance et son adolescence. Montré du doigt parce qu’il était différent, moqué par ses camarades, inconsidéré par le corps enseignant ou mal diagnostiqué par des médecins incompétents, Clark a très vite compris que dans ce monde à deux vitesses, il devrait s’en sortir seul, que pour être accepté en société, il lui faudrait faire semblant, mettre en place des stratégies d’adaptation, des illusions pour paraître « normal ».

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Clark, ce jeune homme dont l’apparence de « fou, déséquilibré » fait de lui un marginalisé.
On vit ce quotidien à travers ses yeux mais aussi de ses ressentiments ce qui rend ce texte fort. On ne lit pas, on vit avec cet handicap. On découvre ce quotidien qui est un combat continuel face à la bêtise de certains, l’ignorance des autres. Clark est différent c’est un fait mais ce n est pas pour autant que c’est un monstre. On ressent tout cet agacement qu il ressent. L auteure ne nous épargne rien au point que nous réagissons et cela dès les premiers chapitres.
Kyrian nous prouve que ces « 1% de la population » sont certes à part mais surtout ce sont des personnes touchantes, qui voit au delà des apparences. Ce qui pour une majorité d ignorant est un handicap est en réalité un réel trésor : ils ressentent autrement, ils en deviennent authentique. C’est en ça qu ils sortent de cette société manichéenne, à l esprit si étriqués et leurs réactions exacerbées face à l’inconnu.
Voilà pourquoi ce roman marque, nous interroge, nous ouvre les yeux là où nous sommes aveuglés. On nous imposons nos us et coutumes sans chercher à comprendre que d autres peuvent penser autrement. C’est bien de cela qu’il s agit, un ode à ces hommes et femmes différentes certes et pourtant qui méritent d être connues, voir reconnues. C’est un pamphlet la morale, la liberté et le devoir.

Nous voyons aussi le combat de l entourage et en particulier les parents, face à ces murs, totalement démunis face à des médecins incapable de donner un diagnostic définitif. On ressent cette douleur de voir son enfant devenir un rat de laboratoire où on tâtonne à l aveugle… Et les conséquences que cela engendre sur le quotidien de chacun.
Certains préfèrent la fuite, d autres comme le père de Clarke décide de faire front. On devient administratif face à cette détermination d offrir une chance à la chair de sa chair.

Et nous ne pouvons que fondre devant cette romance, ce premier émoi qu’on connaît tous et toutes… Tout est décrit avec une fluidité si limpide, si simple… La raison ? Encore une fois on ne lit pas mais on ressent ces émotions nous prendre car on le vit à travers les yeux de ce jeune homme si sensible qui voit autrement qu’avec ses yeux mais avec ses sens.

 

Dans ce second tome, nous retrouvons Clark à présent diplômé qui va entamer ses études supérieures à Providence. Ce roman se découpe en deux parties.

Dans un premier temps, Kyrian continue de nous confronter à la réalité d’une personne « à part ». On ne parle pas d’autisme. On ne parle pas d’homosexualité ou de haut potentiel. Non, on nous décrit le parcours d’un jeune homme qui se voit confronter à cette réalité avec le cumul de ces trois spécificités. Rien n’est enjolivé. Tout est authentique, réaliste. Les mots, les sentiments, les réflexions… tout n’est qu’intensité émotionnelle et verbale.

Telle une autopsie, on dissèque le quotidien d’un Asperger qui passe de l’adolescence au statut de jeune adulte en quête d’indépendance. On nous expose la perception de la réalité, les incapacités et inconforts de ce jeune homme atypique. On s’immerge dans le quotidien de Clark. On ne lit plus, on vit ce quotidien pesant, ambigu, voire stressant. Tous ne sont qu’anticipation pour ne pas succomber à cette appréhension de l’inconnu, de l’inattendu, dans cette incapacité sociale et handicapante. On prend conscience du calvaire qu’il endure pour se fondre dans notre société et s’adapter à chaque instant à ces convenances sociales. Clark nous apporte ce plus, que nous autres neuro- typique oublions : on ne juge pas uniquement sur une apparence.
Cette adaptation de l’enfance à la vie d’adulte est aussi difficile pour celui qui le vit que ceux qui l’accompagnent dans ce processus.

Voilà comment aborder la deuxième partie de ce roman : devenir adulte, c’est faire des choix et en assumer les conséquences. Dans cette réalité bicolore, où le bien se confronte au mal, comment se considérer ? Ange ou démon ? Kyrian nous expose des faits, des ressentis, des combats quotidiens pour essayer de conjuguer cette normalité imposée et cet esprit de justice. Voilà en quoi Clark nous marque, nous ébranle, nous touche. Tout est authentique. C’est en cela que cette lecture n’en est plus une. C’est beaucoup plus. Entre morale et devoir, nous-mêmes lecteurs, venons à être mis à rude épreuve.

À la fin de cette lecture, on ne peut que se demander quand nous sera proposée la suite. L’ambivalence, l’interrogation, ce malaise qu’on ressent ne nous lâche pas. On en redemande ! On veut savoir. Mais plus encore, cette histoire tient presque d’un témoignage. On ressent un vécu très fort dans cette plume. Kyrian nous avait prévenu, elle est incisive, cash, éprouvante mais au combien touchante. Vous êtes prévenus, on ne ressort pas indemne d’une telle lecture

Je tiens aussi à mettre en avant Manon TUTTIN qui a réalisé cette adaptation car Loving Clarke est, au départ un roman lesbien. Manon a réussit à adapter cette superbe histoire de fait que notre lecture est fluide, sans incohérences. On ne peut que la remercier.

Sans elle, j’aurais loupé quelque chose! Car je vous le garantit, cette histoire est à l’image des montagnes russes! On passe par tout un melting pot de sentiments.

Maintenant la question qui fâche … En vu de ces épilogues, on ne peut ressortir de cette lecture sans se demander « et après ? Que deviennent-ils? »

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, handicap, handicap social, Le temps des choix, romance young adult, seconde chance, série
Série: Homoromance éditions |

Emprise par Emy BLOOM

Synopsis:

Raphaël a tout pour être heureux. Il vit un vrai conte de fée… Grâce à son compagnon, il a une existence que beaucoup rêvent d’avoir. Mathieu lui a offert de vivre de sa passion, dans un cadre idyllique, dans un somptueux appartement avec vue sur la mer. Il lui a offert un environnement et un entourage qui le tirent vers le haut. Oui, selon les autres, Raphaël a une vie de rêve. Mais la réalité est bien différente. Quand les portes se ferment, qu’il n’y a plus de témoin, ce qui a débuté comme un rêve est devenu un cauchemar. Sans s’en rendre compte, Raphael est tombé dans le piège abyssal de son prédateur qui ne voyait à travers lui qu’une proie… Mais qui pourrait le croire, comprendre ce mal être qui le ronge ? Peut-être Michael… Cet ami perdu de vue il y a cinq ans qu’il recroise par hasard… Peut-être. Mais pour se sauver de cette relation qui le tue à petit feu, la seule personne qui pourrait sortir Raphaël des griffes de son compagnon, c’est lui-même. Raphaël sera-t-il capable de sortir de cette… Emprise ?

 

En vue de la sortie de l’adaptation de Emprise en version FF le 7 Mai, je vous repropose de découvrir ou redécouvrir l’avis de Rose TAYLOR, chroniqueuse du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Je dois avouer que j’ai eu peur d’ouvrir ce nouveau roman d’Emy Bloom, non pas qu’il soit mal écrit -bien au contraire- mais plutôt par peur de tous les sentiments que sa lecture risquait de provoquer en moi. Et ça n’a pas loupé, il y a bien des situations où j’ai du mal à m’exprimer, la maladie -et je ne parle pas de rhumes mais plutôt celles dont on ne sort pas indemne-, le deuil d’un proche, l’homophobie et la maltraitance envers un être vivant se rangent aussi dans cette catégorie.

On suit le long calvaire de Raphaël, dés le départ, il nous apparait comme piégé dans une relation qui sur le papier avait tout pour être idyllique mais qui tourne au cauchemar au fil du temps. Oh oui, Mathieu a extrêmement charmant car en plus d’être beau, séducteur, intelligent, il a un métier qui lui plait, l’entourant d’une sorte d’aura qui va impressionner Raphaël. Il sait manier les mots pour attirer ce dernier avec de belles paroles et une assurance assise par quelques années de plus.  Et même si ce dernier n’a pourtant rien à lui envier, il se sent moins à l’aise dans ses ambitions professionnelles, il semble plus fragile, moins assuré et c’est là, la brèche que va utiliser le manipulateur pour mettre le jeune homme sous sa coupe.

Ce sujet des violences conjugales est au cœur de cette année un peu particulière, on en parle beaucoup partout et c’est tant mieux. Ce roman apporte comme une sorte de témoignage du quotidien que doivent affronter les hommes et les femmes maltraités. Car bien qu’on parle beaucoup des femmes, le phénomène touche aussi les hommes et les enfants.

L’auteure n’a tout de même pas fait dans l’acide, le morbide ou l’agressivité, elle a su manier les mots pour amener cette situation douloureuse de façon à nous faire comprendre les tenants et aboutissants d’une manipulation d’abord mentale puis de plus en plus physique, avec une certaine douceur. Oui ça semble contradictoire avec le thème, mais c’est ce parti-pris qui m’a  beaucoup plu. On suit bien le calvaire de cet homme face à son conjoint charmeur, charmant néanmoins moralisateur et malveillant, mais sans que le lecture n’en devienne agressive ni dérangeante.

La construction du roman, alternant le présent dans lequel Raphaël se débat comme un être perpétuellement terrifié et le passé lors de sa rencontre avec son tortionnaire, est intéressante car elle amène insidieusement vers la situation violente. Tout au long des pages, on a envie d’arracher Raphaël à son prédateur en lui criant de ne pas faire cette bêtise, que c’est gros comme le nez au milieu de la figure, mais l’amour étant ce qu’il est, les yeux se remplissent d’étoiles et on plonge direct dans les tourments des premiers émois, des premiers baisers et déclarations même lorsque notre cerveau pourrait vouloir le contraire. Une situation qui, somme toute, pourrait arriver à tout un chacun surtout lors d’un premier amour, d’une phase de mal-être ou toute période où la vie est un peu moins clémente. Dans un couple, tout peut arriver en fonction des circonstances de la vie. Le vivre est un calvaire, le savoir est un objectif et le prévenir une nécessité.

Je ne peux que le conseiller sa lecture, mais soyez dans une période paisible pour affronter cette histoire difficile. Rose Taylor

Merci à Emy Bloom pour son SP.

 

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Willowra par Kadyan

Synopsis:

Willowra fait partie de l’histoire de Gabrielle. Le grand domaine familial de l’arrière-pays australien a été son royaume avant que son homosexualité ne la pousse à le fuir, laissant derrière elle son frère et ses parents pour se réfugier à Sydney. Des années plus tard, alors qu’elle vit avec sa compagne Tess, elle se voit obligée d’y retourner. Ce départ coïncide avec les premières difficultés que les deux jeunes femmes rencontrent dans leur couple. Gabrielle craint de ne pouvoir affronter les changements qui vont bientôt affecter leur vie. C’est donc avec réticence qu’elle accepte la dernière volonté de sa grand-mère Victoria, mourante, réclame la présence des siens auprès d’elle. Elle veut leur dévoiler certains secrets qu’elle a jusqu’ici jalousement gardés. Gabrielle va alors découvrir l’histoire surprenante et exceptionnelle de sa famille au fil des vies de Jason, de Maggie et de Victoria, l’histoire de Willowra.

Mon avis :

Quand nous faisons la connaissance de Gabrielle, celle-ci est dans une situation difficile. En couple avec Tess, elle a tout pour être heureuse : une bonne situation, une relation idyllique et un bébé en route.
Mais voilà, l’arrivée de ce dernier fait rejaillir ses plus profondes peurs, ses échecs envers sa famille. Famille qu’elle a fuie depuis tant d’années, car ils étaient incapables de l’accepter tel qu’elle est. L’arrivée de ce petit être dans sa vie fait que tout est remis en question. Le destin va s’imposer à elle et va la forcer à retourner à Willowra. Un dernier souhait ne peut être ignoré quand il est émis par une personne à laquelle on tient. C’est donc avec de l’appréhension qu’elle retourne sur les traces de son passé…

Mais si c’était elle qui se fourvoyait ? Ne juge-t-elle pas trop vite sur des apparences ? Ne s’est-elle pas totalement trompée ?

Ce qui devait être qu’un simple voyage pour soutenir une grand-mère sur son lit de mort va devenir un moment hors du temps. Un moment où les secrets de famille vont être mis en lumière. Willowra n’est pas qu’un simple bout de terre dans un endroit perdu dans la cambrousse. C’est avant tout l’héritage d’une famille.

Kadyan nous propose à travers cette fabuleuse confession, un partage, mais aussi et avant tout une transmission. L’évolution de ces générations de femmes qui malgré les préjugés, on réussit à construire leur famille. On découvre le prix de ce désir si simple et pourtant impensable…
On retrace la condition des femmes à travers les générations. Tout démarre avec Jason, l’arrière-grand-père de Gab. On nous retrace un pan de l’Histoire, celle de ces femmes et de leur condition au début du siècle dernier.

C’est un magnifique travail de mémoire que Kadyan nous offre, nous montrant que malgré les préjugés, l’amour reste l’amour et que rien ne peut changer cela. Beaucoup se seront battues pour arriver à vivre ouvertement cet amour aujourd’hui. Ce qui hier était impensable, inacceptable est aujourd’hui quelque chose de commun, de beau. On ose, on se montre et on ne fait plus attention aux qu’en dira-t-on…
Willowra n’est pas que de simples terres perdues dans cette Australie-Occidentale, où la population n’est que préjugés et homophobie.

Les apparences sont souvent trompeuses. Beaucoup de secrets sont restés enfouis au fil des ans… Des non-dits jusqu’à ce jour. On ressent que cela soit du côté de Gabrielle ou de sa famille ce sentiment de gâchis, ce regret qui nous poursuit tout au long de cette lecture. Le poids des non-dits, ce manque de communication, cet échec de ne pas oser, ce manque de confiance… Tout n’est que regrets. Mais cela n’est en rien pesant. Le regret amène au questionnement, à cette envie de réparer ce qui a été cassé. C’est une histoire intime, celle d’une enfant qui se réconcilie avec sa famille. Car Willowra est aussi et avant tout l’histoire de femmes insoumises, des femmes qui font de leur rêve une réalité aimée librement. Tout n’est qu’ambivalence entre cette envie de vivre librement son amour et ce goût d’amertume face aux conséquences de ce choix sur notre vie, mais aussi celle des autres. On souffre avec elles, on se réjouit pour elles. Tout n’est que sentiments. Des sentiments sans demi-teinte. Kadyan n’enjolive rien sans pour autant noircir à l’excès. C’est juste, c’est réaliste, c’est une confession que l’on découvre en même temps que Gabrielle.

On devient à notre tour spectateur, se languissant de voir l’évolution, l’appréhension des péripéties… Voilà ce qu’est Willowra : un instant de partage, une histoire d’acceptation de soi, sans restriction, sans préjugés.

C’est en cela que cette histoire prend une tout autre dimension. On devient un tout, on nous accueille et à notre tour, nous ressentons une certaine appartenance à cette famille atypique et pourtant si touchante. Une histoire qui au fil de la lecture devient un véritable coup de cœur.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, dépaysement, faux semblants, historique, homoparentalité, homophobie
Série: Homoromance éditions |

Fracture(s) par Emy BLOOM

Synopsis:

Sébastien et Valentin ont tout pour être heureux. Malgré des débuts quelque peu difficiles, ils sont à présent bien ancrés dans leur relation. Chacun vit la vie qu’il souhaitait malgré un quotidien atypique. Mais une seconde suffit à bouleverser cet équilibre fragile. Une chute, un diagnostic et les voilà en plein chaos. Peut-on survivre à un tel évènement ? Peut-on espérer un lendemain lorsque notre passé est révolu à jamais et notre présent incertain ? L’amour est-il plus fort que la fatalité ? Peut-on survivre à une telle fracture ?

Mon avis:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose, chroniqueuse du blog M/Meninbooks, que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Quatrième roman de cette auteure que je bouquine. Je vous avoue au vu du titre, j’avais un peu la trouille de le lire. Pourquoi me direz-vous? Surement pour tous les sentiments qui allaient en découler, les larmes qui en résulteraient. Bin, ça n’a pas loupé!

Tout brille pour Sébastien et Valentin, ils s’aiment, ils sont devenus très épanouis depuis qu’ils sont ensemble, leur passé s’est apaisé grâce à l’amour, la loyauté, la confiance qu’ils partagent. Leur vie professionnelle est un aboutissement, ils vivent dans un bel appart, ils ont tissé des liens solides avec leurs amis et leurs familles, le tout dans une totale harmonie.

La vie est belle, l’avenir s’annonce serein jusqu’à un foutu escalier, la marche de trop ou de moins et le destin s’abat sur Sébastien mais pas que, sur Valentin mais pas que …. Et là commence le long calvaire de l’acceptation, de la réadaptation, de la compréhension.

L’auteure a pris le parti de nous faire découvrir, en alternance, les pensées de chacun des deux hommes, leurs douleurs, leurs angoisses, leur calvaire. Passée l’annonce de la survie, une forme de soulagement s’installe mais tellement de courte durée qu’il en est amoindri, négligé face aux conséquences d’une paralysie. Voilà le futur est chamboulé, leur vie bascule, qu’adviendra-t’il d’eux?

Malgré la difficulté de l’exercice de parler du handicap, des traumatismes, des conséquences, de la réadaptation physique et psychologique, l’auteure a su traiter tous les sujets avec un côté médical mais sans en faire un sujet trop larmoyant. Même si les larmes pointent le bout de leur nez, ce n’est pas l’enjeu du livre. Je dirais, de part mon ressenti, qu’ Emy Bloom l’a écrit pour nous faire comprendre que quelque soit le brouillard dans lequel on erre dans ces moments-là, on peut tous avoir la force de surmonter les épreuves, les vaincre, les apprivoiser, en faire des bases solides pour vivre avec et accepter ces profonds changements. 

Évidemment, Sébastien interpelle par sa peine, ses pensées et surtout par son « basculement » de vie. Je l’ai trouvé fort, j’avais toujours envie de le dire de ne pas sombrer, ce furent des moments intenses et durs à lire. Ensuite viennent les familles avec plus ou moins de déni, voulant être présentes sans vraiment pouvoir le faire.

Et Valentin, ah Valentin m’a beaucoup parlé, fait pleurer, m’a remise en question de bien des façons. Je crois que c’est lui qui m’a renvoyé le plus dans mes filets. Il m’a mis face à une réalité sans la comprendre, sans l’appréhender, mais qui aura eu le mérite d’obliger mon cerveau à se poser bien plus de questions que je n’étais prête à affronter. Je crois que c’est la première lecture autour du handicap, de la réadaptation à la vie qui m’ait autant tordu les tripes. Heureusement que la fin s’apaise !

Franchement, je ne peux que vous le conseillez. Même si le sujet est compliqué, réel, il apporte une sorte d’apaisement, un témoignage de vie. Rose Taylor

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, handicap, Le temps des choix, romance
Série: Homoromance éditions |

Vivre parmi eux par Sawaën K.

Prequel : Sous les doux flocons de neige

L’un est vampire, l’autre est faë. Dans un monde de sorciers, il n’est pas facile de s’assumer quand on est métissé… et adolescent. Pourtant, l’insouciance de Dyck parviendra petit à petit à percer la carapace d’Extan et, ensemble, ils apprendront à accepter leur vraie nature.

 

Tome 1: Vivre parmi eux

Cet hiver a marqué un tournant dans la vie amoureuse de Dyck et Extan. Bien que leurs débuts aient été difficiles, ils forment à présent officiellement un couple qui apprend à se connaître, à se faire confiance et, surtout, à s’aimer.

Pourtant, les secrets de famille pèsent sur leur quotidien et ils seront rapidement confrontés à un choix inévitable. Leur couple s’en sortira-t-il ou leur jeunesse leur fera-t-elle obstacle ?

 

Mon avis:

Dès le préquel, l’auteure nous immerge dans son histoire. Les descriptions de l’environnement sont détaillées et soignées. On ressent cette atmosphère lourde et apeurante. Les personnages sont entiers, incisifs. Les scènes s’enchaînent. Tout n’est que cruauté sans tomber dans le morbide. Cela peut laisser perplexe. Pour ma part, je trouve au contraire qu’on est confronté à l’essence même de ces créatures. Rien n’est enjolivé, qui rend histoire presque authentique.

Ce qui est le plus troublant, c’est qu’à contrario de cette atmosphère emplie de tourments et de danger, naît sous nos yeux de lecteurs les premiers émois d’un amour d’adolescents. C’est en cela que ce prequel marque : Sawaën se joue de nos sentiments, tantôt méfiant et empli d’appréhension, tantôt cette note de douceur entre ces deux jeunes hommes en pleine découverte de l autre.

Que dire de plus ? Oui il est dur de refermer ce prequel. Car oui, en seulement 13 jours, on s’attache à ces deux jeunes métisses.

 

Ce tome 1 est une continuité du prequel, mais pas que. Nous retrouvons Extan toujours aussi froid en apparence et Dyck et sa désinvolture légendaire. L’un et l’autre sont officiellement un couple. Dyck prend peu à peu de l’assurance essayant de comprendre ce que son compagnon lui cache.
Mais voilà il ya des secrets difficilement avouables. Extan se retrouve déchirer entre l’envie de lui avouer ses nombreux tourments de peur d’être rejeté et que Dyck voit sa véritable nature.

Clairement, ce premier opus est sous le signe de l’ambivalence. Ambivalence entre une nature qu’il rejette et des sentiments purs et puissants pour son petit ami. Extan va devoir faire des choix. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Comment être soi-même quand une malédiction risque de nous faire perdre ce qui est essentiel à nos yeux ? Voilà à quoi Extan et Dyck se retrouvent confrontés. Entre obscurité et lumière, y a-t-il une nuance envisageable ?

Cette romance est celle d’un premier amour, le vrai, le pure, celui que nous idéalisons comme tout jeune adulte. Sawaen nous partage cette romance naissante avec douceur, sensualiste, mais aussi avec ses complications. Être en couple veut dire s’ouvrir à l’autre, lui confier une partie de soi. Ce qui donne tant de profondeur à cette histoire est le contexte. On ne peut que féliciter l’auteure de son travail de description. Que cela soit de par la nature de ses personnages ou des décors, on ne lit plus. On s’immerge dans cet urban fantasie. Telle une éponge, on ressent les joies, les peines, les angoisses de ces deux jeunes amoureux. On ne peut que les aimer et leur souhaiter de surmonter les épreuves qui leur font face.

L’histoire tient à elle seule de par son titre : Vivre parmi eux. Comment trouver sa place alors qu’on n’accepte pas sa propre nature ? L’amour peut-il tout faire accepter ?

Vous l’aurez compris, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire. Entre ombre et lumière, nous naviguons à vue jusqu’à la fin. On ne peut que souhaiter voir l’annonce du tome 2. Car oui, les quitter est douloureux. Voilà la force de la plume de Sawaen : nous faire aimer presque obsessionnellement ces personnages, à l’image de cet amour.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, Fantaisie, faux semblants, Le temps des choix, série
Série: Homoromance éditions |

Ani’ Mots – Volume 3 – 100% MM par Alexis Dumais, Audrey Bnd, B.G. Decamp, L. Gautier Ma., Marion DE SOUSA, Merida Reinhart, Sawaën K., Selena A. M, Sophie Tallaire, Steff S.

Synopsis:

5 ans déjà !
Dans ce collectif de nouvelles 100% gay, 10 auteurs se mobilisent pour la cause animale afin de vous offrir une sélection de textes et plus particulièrement un choix de romances entre hommes. Tous les fonds seront intégralement reversés à la protection animale et s’ajouteront aux dons annuels effectués par notre maison d’édition chaque année aux associations locales québécoises.

Mon avis:

Que dire? Je l’avoue, je ne suis pas trop nouvelle ou novella en général. Je les apprécie généralement quand je connais la plume de l’auteure. Pourtant je me suis lancée dans cette lecture, heureuse de savoir que je participais à mon petit niveau pour une belle cause: aider aux bien-être des animaux (la totalité des fonds est reversée à une association pour animaux).

Alors que dire? Un coup de foudre lu en à peine deux heures (je lis très vite). J’ai pris plaisir à découvrir des histoires totalement différentes et pourtant chaque auteur a touché une corde sensible…

Ce recueil c’est comme une pinata : en apparence c’est un recueil de nouvelles d’auteurs. Mais une fois dedans, c’est un feu d’artifice de sensations ! On ne lit plus, on vit ces instants volés. On s’émeut pour ces histoires qu’elles soient contemporaines, historiques, ces remises en question, ces premiers émois. On s’immerge dans ces contes parfois féeriques, parfois cruels, au détour d’une fable poétique… On a des coups de chaud à certains moments… on touche du bout des doigts à une certaine poésie… Voilà ce qui ressort de ce recueil, un voyage des sens… Un coup de coeur, un grand merci à ces auteurs de nous transmettre ce melting-pot de sentiments… On a qu’une envie leur crier « encore! »

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, deuil, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, recueil, romance, romance young adult
Série: Homoromance éditions |

Camaël par Alexia Damyl

Synopsis:

La Bretagne, VIIe siècle. Dans des bois impénétrables, un vampire émerge de l’ombre, son nom : Camaël. Des siècles plus tard, sa vie prend un tournant qu’il n’aurait jamais imaginé. Une menace venue du fond des âges revient le hanter.
La découverte d’une prophétie énigmatique le propulse dans la quête de ses origines. Il va alors dénouer peu à peu les mystères de sa création…

Mon avis:

Alors que nous faisons la connaissance de Camael, celui-ci vit une vie tranquille auprès de l’homme qui l’aime. Malgré sa nature vampirique, il s’est, au fil du temps fondu dans la masse. Sa nature a laissé place à son humanité. Il vit en paix et profite de ses instants de bonheur. Son passé est loin derrière lui. Du moins c’est ce qu’il pense.
Mais voilà que ce même passé rejaillit de façon aussi fulgurante que déstabilisante. L’enlèvement d’Amin va obliger Camael à faire face à L. Cette métamorphe louve qui ne lui est pas inconnue.
L. a été sa meilleure amie avant de devenir sa pire ennemie. La pensant hors d’état de nuire, Camael a fait l’erreur de l’oublier.

Vous l’aurez compris, Alexia nous offre une nouvelle explosive, pleine de rebondissements. Il n’y a pas de temps mort, tout s’enchaîne et petit à petit, nous voyons se former ce puzzle. Ne vous fiez pas aux apparences. Jusqu’au dernier moment, nous allons de révélations en révélations. Rien n’est acquis, tout est remis en question. C’est en cela que la lecture devient addictive. L’auteure prend énormément de plaisir à se jouer autant de Camael que de nous. Tout n’est que manipulations.
Bien que cela soit un urban fantaisie, on s’identifie à Camael de par ses sentiments humains. L’auteure aborde des sujets concerts, d’actualités et intemporels.

On ressort de cette lecture essoufflé, haletant, car le grand final nous laisse imaginer une suite…
C’est son premier MM. Je l’avais découvert par son roman historique t’aimer et résister qui m’avait bouleversé. Elle réussit de nouveau à me bouffer de par ce urban fantaisie. Une auteure qui manie avec brio les styles et les genres.

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Genre: au delà des apparences, contes et légendes, faux semblants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |