Aux pieds de la grande dame de fer par Laura MARCHETTI

Synopsis:

Clémentine est une jeune altiste en quête d’un nouveau professeur à Paris. Alors qu’elle essuie un échec particulièrement douloureux, elle fait la rencontre de Lula, une bédéiste complètement délurée qui va lui apprendre à voir le monde sous un œil nouveau. Pourtant, il se pourrait bien que, malgré les apparences, ce n’est pas tant Clémentine qui, des deux, ait besoin de protection. Alors que leurs journées prennent un caractère de plus en plus étrange, les deux femmes ne pourront compter que sur leur amour aveugle pour se relever l’une l’autre.

 

Mon avis:

A l’occasion de la date anniversaire de sa sortie, oui c’était il y a six mois hier, je vous propose de découvrir une plume qui devient addictive ! Je précise c’est un FF, oui. Mais la sexualité ne fait pas l’histoire. C’est bien plus que ça… L’histoire est à l’image de la passion de l’héroïne : tout n’est que musicalité. Telle une partition, nous passons par une multitude d’émotions.

Nous faisons la connaissance de Clémentine… Ah Clémentine… Une fille passionnée et passionnante. Dès le départ, nous comprenons qu’elle est différente et ce qui nous fait l’aimer. Elle ne vit que pour son amour de la musique. Jeune femme ayant vécu à la campagne, qui découvre cette ville des lumières et s’ouvre enfin à la réalité.

Alors qu’elle pensait sa vie sans issue, elle fait la connaissance de Lula. Lula, une jeune femme extravertie, drôle, une artiste, d’un optimisme sans faille. Avec sa meilleure amie Gaby, elles vont faire découvrir à Clémentine que la vie n’est pas monochrome. Elle peut être lumineuse, aventureuse, audacieuse… Mais elle peut être aussi sombre, voire détestable.

Oui, l’auteure ne nous épargne rien ! Elle aborde des sujets tabous comme la transphobie en plus de cette homophobie latente. Laura met en avant cette société qui jugent sur des apparences, qui refusent d’accepter quelqu’un pour ce qu’il ou elle est et les conséquences dramatiques sur ces personnes qui pourtant ne peuvent qu’amener une certaine admiration pour leur détermination à être et ne plus paraître. Gaby en est la porte-parole. C’est un personnage secondaire et pourtant indispensable à cette romance. Elle est bouleversante de sensibilité, de féminité… et force notre admiration.

« Toutes nos actions ont des répercussions ». Voici un adage auquel Clémentine va être confrontée. Elle va découvrir que la vie a aussi ses parts d’ombres. On ne peut pas vivre enfermé entre quatre murs, oubliant le reste du monde en se focalisant sur l’instant présent. On ne peut se voiler la face à la réalité. Il faut savoir s’y confronter, et coûte que coûte avancer… Car nous allons souffrir… je préfère vous prévenir ! Laura nous dévoile peu à peu un mal très répandu et pourtant tellement mal connu et soigné… L’intrigue prend de l’ampleur jusqu’au point de non-retour. Alors arrive la peur, les doutes et le sentiment de ne plus rien maîtriser.

C’est un tout qui fait que cette romance est bouleversante de sincérité. Laura exploite un panel d’émotions qui amène le ou la lectrice à s’immerger dans cette folle aventure. L’utilisation du « je » renforce cette sensation de vivre notre lecture à travers les yeux de Clémentine.

Mais le plus troublant reste la fin. Car Laura nous offre une possibilité qui est surréaliste. Nous, lecteurs, pouvons faire notre propre avis sur la véritable raison du traumatisme vécu par notre tendre Clémentine. C’est un choix de l’auteure et je trouve que c’est un pari osé mais gagnant ! Certes, certains diront que c’est déstabilisant mais je pense que nous offrir ce choix est assez rare pour être mis en avant.

En clair, je ne dirais pas que j’ai aimé son roman, mais je l’ai adoré.  Dès que l’on commence, il est impossible de le lâcher !

Un conseil de lecture ? retenez bien les indices laissés de-ci delà par l’auteure… ils sont capitaux pour apprécier à sa juste valeur cette fin insoupçonnée !

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homophobie, post apocalyptique, transvestisme, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Jour de colère: Vivre avec la culpabilité par Eric CHAUVIN

Synopsis:

Maxime, un jeune garçon de 15 ans déjà fragilisé par un deuil familial, voit sa vie basculer à tout jamais à cause d’une bêtise irréversible. Une erreur de jeunesse qui l’oblige à fuir son village et à espérer qu’on ne le retrouve jamais. Alexis, son meilleur ami de toujours, tourmenté par d’autres souffrances plus intimes, tente pourtant de le raisonner de toutes ses forces. Mais la colère, bien différente soit-elle pour les deux garçons, ne cesse de croître en eux et les pousse irrémédiablement vers un avenir encore plus tumultueux.

Mon avis:

Jour de colère ou Dies Irae. Tout ce résumé à ce titre. Un jour de deuil qui en réalité est un jour de colère, un jour où on extériorise tout ce que l’on ressent face à cet abandon. L’histoire débute sur un homme adulte en recherche de rédemption. Un lourd traumatisme pèse sur lui et cela rejaillit sur son quotidien et son entourage.

Rien ne nous est dévoilé de prime abord. Tout n’est que ressentiment, culpabilité, peur d’avouer cette vérité qui, on le devine, va changer le cours de son existence ainsi que celle de son entourage à son égard. L’utilisation du « je » nous permet de nous immerger dans cette confidence.

Nous découvrons que ce traumatisme s’est déroulé 16 ans plus tôt, en 1982. Maxime nous met en garde, ce jour va être le dernier de son innocence. En réalité, ce jour de colère a débuté plus tôt. À 13 ans il connaît un premier jour de colère. Il perd tragiquement son frère. En plus de son deuil, il doit faire face à celui de ses parents qui ne font que le rabaisser face à l’ombre de ce frère parfait défunt et lui, le cadet, survivant et insignifiant. On découvre un adolescent qui joue sur les apparences pour cacher son mal-être face à la perte.

Les confidences de Maxime retracent les déboires d’un adolescent en recherche d’affection, de reconnaissance suite au traumatisme de la perte de son frère. Un jeune homme en perdition qui préfèrera fuir que subir un nouveau drame à son entourage. Malheureusement, tout acte a des conséquences… Et celles-ci seront dramatiques.

L’histoire se déroule lentement. Au départ on se questionne sur l’aboutissement. Ce n’est qu’à la toute fin que le dénouement nous est révélé et quel dénouement. Les larmes montent et coulent sans qu’on puisse les arrêter. Et nous nous mettons à ressentir à notre tour toute cette colère.

C’est un roman noir, un drame dans toute sa splendeur. L’auteur nous bouleverse par ces vérités qu’on n’ose pas exprimer de peur d’être jugé, rejeté. Précisons que l’année où se déroule le drame joue énormément sur l’histoire et les sentiments troublants de Maxime. Une lecture qui marque, une lecture qui laisse des traces.

 

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Genre: amitié / amour, drame psychologique, historique, homophobie, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série Chemins de traverse par Emy BLOOM

Tome 1: L’éveil de l’être

Alors qu’il vient de finir ses études, Laurent décide, avec sa meilleure amie Lola, de quitter la capitale pour le sud de la France où ils vont débuter leur vie active. Son objectif avec ce déménagement : prendre son indépendance et devenir maître de sa vie. À son arrivée, il fera la connaissance de Dominique, le frère de Lola et de Gabriel, son meilleur ami. Gabriel, ce géant aux yeux saphir, avec cet air de bad boy, cet homme qui assume pleinement ses choix de vie. Mais derrière ces apparences se cachent de profondes blessures. Alors quand les deux hommes se rendent compte qu’ils sont attirés l’un par l’autre, des choix vont devoir se faire. Entre Gabriel qui refuse toute idée d’une relation sentimentale autre qu’éphémère et Laurent qui se pense hétéro, mais qui est incapable de se sortir cet homme de ses pensées ; assumeront-ils leurs sentiments naissants ? Pourront-ils remettre en question leur perception de leur vie et se projeter sur un avenir commun ? C’est une histoire d’acceptation de soi, qui pose la question de l’être et du paraître. Un long parcours sur ce chemin, que l’on appelle la Vie, composée de chemins de traverse.

 

 Tome 2: À l’aube de la vie

En un an, Laurent a découvert que l’amour avait plusieurs facettes : fraternelle, amicale, bienveillante. Qu’une famille ne se définit pas par les liens du sang mais par les actes et l’acception de ceux qui l’aiment. Mais surtout, Laurent a découvert que l’amour peut se jouer sur un simple regard. Que l’amour avec un grand A, ne se définit pas par les apparences mais par les sentiments.

Alors qu’il s’accepte enfin, il est décidé de ne plus laisser sur le bord de la route toutes ces personnes qui l’aiment. Il arrête de fuir et vit, tel qu’il est, sans faux semblants.

À l’aube de la vie, Laurent aura besoin de tout cet amour pour le guider à travers les ténèbres qui l’attendent. Car une chose est sure, rien n’est jamais acquis.

 

Avis de Rose TAYLOR, chroniqueue du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de cette série, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial.

Service Presse TOME 1:
Premier essai d’Emy Bloom réussi, transformé, avec succès. J’ai de suite accroché au couple amical, fusionnel de Lola et Laurent. Eux qui se sont rencontrés en faisant leurs études ensemble ne se sont jamais quittés depuis. C’est donc tout naturellement qu’ils décident de quitter Paris pour s’installer dans le sud, auprès de la famille de Lola, d’aménager ensemble et de travailler ensemble.

Kiné de formation, l’une orientée vers les personnes âgées, l’autre vers les sportifs, ils débutent tous les deux avec enthousiasme dans le même établissement. Très vite, ils vont créer de nouveaux liens, tant par leur travail que grâce au frère de Lola qui les intègre au sein de ses amis. Parmi eux, il y a Gabriel, au physique de rugbyman, à la gentillesse débordante et qui lance des regards de braise à Laurent. Mais le hic, c’est que Laurent est hétéro, et pendant un bon moment, il ne se rend compte de rien si ce n’est sa présence apaisante, amicale et réconfortante…. jusqu’au jour où ça dérape !!

Et là commence pour Laurent une véritable introspection car il s’est vite rendu compte qu’il n’était pas aussi insensible que ça au charme de Gabe, mais comment appréhender son attirance pour un homme et surtout un homme qui semble ne pas vouloir d’attaches.
Si quelques fois, je mets plusieurs pages pour rentrer dans une histoire, là ce ne fut pas le coup, je suis tombée immédiatement sous le charme de ce couple amical qui change complètement de vie. J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans les romans, les liens amicaux, filiaux, amoureux, passionnels qui font que la vie est plus belle et qu’on a toutes les raisons de rester optimiste. On entend presque le chant des cigales, le douceur du soleil, les odeurs de cuisine du sud, les embruns de la Méditerranée, qui m’ont dépaysé ce qui est vraiment un plus surtout en ce moment. On a presque envie d’aller faire un tour dans le midi pour toucher à cette douceur de vivre.
Même si le roman traite d’un bouleversement total de vie, de pensées , de confiance en soi mais aussi d’acceptation, tout se fait sans heurts, sans déferlement ni de haine, ni de larmes. Laurent se retrouve face à ses interrogations sans tomber dans les excès ou les caricatures, c’est ce que j’ai trouvé top dans ce livre, il se pose beaucoup de questions mais se rend vite compte que l’amour est ce qu’il veut vraiment dans la vie quelque soit sa forme, de plus comment résister à des yeux doux de couleur saphir !!
Autant dire qu’il faut le découvrir, le dévorer même si l’attente du second volet devient inévitable et que mon impatience est à son comble.
Service Presse TOME 2:

Laurent a enfin réussi à accepter son virage sentimental, il a beaucoup réfléchi, discuté avec ses proches et son cercle d’amis, il est serein et maintenant en phase avec lui-même. Il rentre donc dans le sud pour retrouver Gabriel et vivre au grand jour son amour pour lui. Tout semble se déroulait comme il le désirait même au boulot où son patron est un modèle de tolérance  et de soutien.

Mais voilà, c’est à ce moment que Gabriel décide de fuir, sans savoir tous les pas que Laurent a fait vers lui. Et ce dernier en pâtit, il veut tout faire pour montrer sa détermination à Gabe mais la route pour se retrouver sera semer d’embûches.

J’ai retrouvé avec grand plaisir cette petite tribu d’amis, d’amoureux, de copains, de parents interagissant tous ensemble autour de Laurent. Laurent qui reste au centre de ce volume avec un virage complet dans sa sexualité, qui découvre la tolérance chez les autres ou pas. Emy Bloom raconte leur histoire à Laurent et Gabe avec une grande tendresse, et un amour infini comme on aimerait bien tous partager. On n’a moins la découverte de leur univers mais plus l’approfondissement de leurs liens. Les amis sont encore plus proches et doucement le cercle s’élargit, la famille est mieux comprise et plus apte à elle-aussi tolérer les différences. Le roman s’oriente sur l’acceptation des différences quelles qu’elles soient.

Dans la seconde partie du livre, une fois que l’amour est installé, le quotidien paisible et tranquille bien ancré, une  nouvelle tourmente va bouleverser leur vie. Ils vont devoir puiser dans toutes leurs ressources pour affronter une des plus dures épreuves de leur vie. On part donc dans un tout autre domaine de peines et de tristesse: la maladie. L’auteure aborde encore un sujet très douloureux qui n’arrive pas qu’aux autres et qui peut débouler dans une existence sans préavis.

Au fil des pages, on ressent tout le chagrin qui en découle, à la simple pensée de l’issue possible, de l’espoir qu’on essaie de ressentir malgré la tourmente. Cette seconde partie est bien moins légère que le premier volet, elle creuse plus dans les méandres des facéties qu’apportent la vie.

Malgré tous les sentiments qu’apportent la lecture aux vues des détresses des différents personnages, le roman reste une ode à l’amour, à la compréhension, à la tolérance qui boucle l’histoire de cœur de Laurent et Gabriel.  On passe un très bon moment avec eux, donc n’hésitez pas à aller à leur rencontre. Rose Taylor

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, métier, série
Série: Homoromance éditions |

Warlord’s enigma par Yamila ABRAHAM

Mettre résumé et photo avant

 

Mon avis:

Je viens de finir Warlords Enigma de Yamila Abraham et franchement je découvre une plume géniale. L histoire est à la base classique. Un prince qui devient esclave de son ennemi. Oui je me suis dit on va avoir une relation D/s mais non. C est là la force de ce roman. Tout N est qu apparence tromperie et manipulation. Nous nous retrouvons nous lecteurs coi au fur et à mesure de la lecture. Car C est une réelle enquête que nous menons, où nos certitudes tombent les unes après les autres. Qui trompe qui ? Qui est l assassin ? Quel complot se trame ? Bref, on N arrive plus à décrocher avant LA révélation et qu’elle révélation…

L auteure met en avant le choc des cultures, le poids des personnes hauts placées sur leur sujet, cette manipulation de l esprit. Ça nous parle, même si le roman est un SF, cela peut être rapporté à notre quotidien, à notre vie. C est une vraie remise en question sur notre libre arbitre.

Bref j ai adoré. Bravo à Yamila.


Genre: au delà des apparences, BDSM, choc des cultures, fantasy, faux semblants
Série: Homoromance éditions |

Naufrage à Mount Isa – Tome 1 la faim de tous les possibles par Didier Leuenberger

Synopsis:

Le coup des croissants, Romain ne l’avait jamais envisagé pour qui que ce soit. Et voilà qu’il ose le faire au seul être qu’il n’aimera jamais. À Paul, son compagnon depuis plus de vingt-trois ans.Après une rencontre fortuite et troublante dans une librairie, il va être en proie à une grande remise en question dont va naître une irrépressible envie de vivre l’aventure. D’un saut de plus dans l’inconnu. Une faim de tous les possibles.Il décide donc de tout quitter sans rien dire à personne et surtout pas à Paul, pour rejoindre l’Australie. À Mount Isa, une ville minière du centre du pays où rien ne semble vraiment attrayant, excepté peut-être les gens qui se débattent dans leurs rêves. De l’humain à l’état brut, qui va inciter Romain à écrire son journal, afin de mieux comprendre les raisons qui l’ont poussé à tout quitter. Mais plus encore que cette aspiration au changement, Romain a besoin de désirer à nouveau et bien sûr, se sentir désiré. Et cela ne tarde pas à se produire. Peu de temps après sa venue, il se lie d’amitié avec un Pakistanais, trentenaire désinhibé et mystérieux. Mais sa relation avec Farooq, se complique lorsque les sentiments commencent à se dévoiler.

 

Mon avis:

L’histoire débute sur un adieu déchirant et pourtant fait suite à la fuite de Romain loin de son compagnon et de sa vie, sans aucunes explications. Il décide de tout plaquer et de partir à l’aventure à travers des contrées lointaines. Son périple l’amène dans ce bled perdu au fin fond de l’Australie, à Mount Isa. Bien qu’isolé, il décide de rester parmi ces habitants, en majorité des hommes qui, comme lui, sont des naufragés, échoués et perdus.

Cette histoire nous est contée par le biais de ces lettres adressées à Paul, le compagnon délaissé, auquel Romain prend le temps de lui expliquer les raisons de sa fuite. Plus que cela, c’est un pan entier de sa vie qu’il nous expose, une réelle introspection de lui-même.

Tout en nous décrivant son voyage et les aventures qu’il vit, Romain revient sur sa vie passée au fil des années. Il nous confie en toute humilité ses fêlures, ses échecs, ses questionnements sur l’amour, les relations par rapport aux autres. Durant cette introspection, il se découvre, redécouvre des choses qui s’étaient tuent dans cette vie bien rangée qu’il partageait avec Paul : l’envie mais aussi une certaine estime de soi.

Il y a un réel travail sur les chocs des cultures. Didier, par la voix de Romain, nous met en avant cette société faite d’apparences où on veut tout, tout de suite. Ce retour au source que vit Romain à travers son périple nous ramène à l’essentiel et la simplicité. Il apporte avec lui cette philosophie d’une autre culture faite d’entraide, de respect et de communion les uns avec les autres, sans jugements.

Ce qui marque notre lecture, c’est cette culpabilité qui suit Romain par ses mots, ses remises en question qui fait face à ce besoin, cette faim qui l’appelle sans pourtant négliger ce sentiment amoureux pour Paul. Il le dit lui-même, c’est l’homme de sa vie, mais.. Oui, c’est un récit fait dans la douleur et pourtant nécessaire pour lui permettre d’accéder à cette renaissance.

Nous, comme tant d’autres s’arrêtons sur les apparences. Moi la première, j’avais ce sentiment de colère au début de ma lecture, étant malheureuse pour ce compagnon fuit sans aucune explication que par de simples lettres. Cela me faisait me conforter dans l’idée que Romain n’était qu’un sale type, imbu de sa personne et égoïste. Et pourtant, plus je lisais et plus mon sentiment changeait à son égard. C’est là le tour de force de la plume de l’auteur, non pas nous faire aimer Romain et son acte, mais d’essayer de le comprendre avant de donner notre sentence. En clair, voir au-delà des apparences. Et évidement, vous l’aurez compris, c’est réussi.

Il me tarde de lire la suite de ses aventures et savoir comment il va évoluer dans ce bourge. Mille et une questions me viennent en tête à la fin de cette lecture à présent que je connais l’homme. Quels autres choix Romain va-t-il devoir faire et comment va-t-il y aboutir ? Et les autres ? Oui, une suite plus qu’attendue.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, Le temps des choix, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Un nouveau papa pour Noël par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Jamais au grand jamais, Sébastien, jeune homme de 26 ans en situation précaire ne pensait se retrouver à trois cents kilomètres de chez lui pour un job en pleine montagne. La cerise sur le gâteau pour lui est de découvrir que son patron, Kévin, est plutôt beau gosse. Lui qui n’arrive jamais à garder un boulot plus de quarante-huit heures, va pourtant devoir faire tout ce qu’il peut pour s’intégrer dans cet établissement. Que faire pour travailler sans s’emporter au moindre ordre ? Et comment résister à sa résolution de ne pas tomber amoureux de son patron ?

Mon avis:

Marie- Paule nous offre par cette romance une véritable bouffée d’oxygène. Bien qu’elle se passe dans la période des fêtes de fin d’année, la magie de Noël est présente sans pour autant prendre le pas sur l’histoire. Dans ce cadre enchanteur d’une auberge nichée aux cœurs des Vosges, nous faisons la connaissance d’hommes en totale opposition et pourtant…

Kévin est un trentenaire qui a beaucoup de responsabilités. Il est le propriétaire et en charge de la bonne tenue de sa ferme auberge en plus de la garde de sa fille de trois ans qui était imprévue, tout cela avant l’arrivée des vacanciers. Il se retrouve donc dans un besoin de main-d’œuvre pour le seconder. Il pensait avoir trouvé un candidat prometteur en la personne de Sébastien. Il est loin de s’imaginer ce qui l’attend. Sébastien est à l’exact opposé de Kévin. Âgé de vingt-six ans, il est paresseux, fêtard, rebelle.

Oui en apparence, ces deux hommes ne sont pas faits pour s’entendre. Mais les apparences sont trompeuses. Le grand méchant Kévin à l’apparence froide et rustre cache en réalité un homme tendre, mais méfiant. Sébastien, lui n’est pas aussi angélique que son apparence laisse paraître. Bien au contraire, il garde un côté viril qu’il assume. Ces deux hommes vont devoir mettre de l’eau dans leur vin pour pouvoir faire perdurer leur collaboration. Mais c’est sans compter cette attirance réciproque. Le tour de force de cette romance est le couple. Bien que la romance se déroule sur une courte période, l’auteure prend son temps pour laisser ces deux mâles s’apprivoiser. Vivre en huis clos amène ce sentiment d’intimé sans pour autant se sentir étouffé. Les rebondissements prennent peu à peu de l’ampleur et accompagnent cette relation naissante. La participation d’Emma amène cette douceur qui contre-balance avec toute cette testostérone. On ne lit plus, on s’immerge et devenons spectateurs / spectatrices de leur rapprochement. On s’immerge dans l’histoire, nous mettant dans la peau de ses clients de passages. On ne peut que s’attendrir devant ce joli tableau de famille en devenir. Oui, c’est une romance doudou que l’on prend plaisir à lire. Je ne peux que vous la recommander.

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, homoparentalité, métier
Série: Homoromance éditions |

Lumineuse obscurité par Nathalie Daumas

Synopsis:

Anthony se réveille à l’hôpital, aveugle. L’angoisse, la peur et les changements pèsent lourd sur lui. Ainsi que la solitude. Il ne sort de la maison que pour aller chez son psychiatre, où il rencontre invariablement le même jeune homme : Alaix. Alaix est fils de bonne famille, enfant de médecins, il a le physique et l’intelligence qui pourraient le mener loin. Mais, étouffé par son père, il se meurt à petit feu. À force de toujours se croiser dans cette routine, Anthony se met à apprécier ces moments. Jusqu’à ce qu’Alaix lui vienne en aide et lui propose de passer plus de temps avec lui…

Mon avis:

Nathalie DUMAS nous plonge dans ce quotidien fait de terreur et de détresse suite à un traumatisme. Par les voix Anthony et Alaixandre, elle nous décrit leurs difficultés d’acclimatation face à cette société hostile, où frustrations, peur et solitude deviennent leur quotidien.

L’un est affaibli physiquement. L’autre l’est psychiquement. Deux âmes perdues, deux hommes solitaires qui se rencontrent dans un lieu peu commun : un psychiatre.  De fil en aiguille, ils vont instaurer de nouvelles routines, des instants de « normalité » dans leurs vies brisées. Ils ne vont pas se juger sur leur apparence, ne vont pas s’apitoyer sur le sort de l’autre comme leur entourage. Au contraire, ils vont écouter, s’adapter. Peu à peu, ils découvrent que derrière l’apparence « forte » que l’un ressent de l’autre, se cachent des fêlures. Que leurs parcours, bien que différents, sont pourtant communs : ils n’étaient pas heureux. Ils subissaient plus qu’ils ne vivaient leurs vies.

Sans s’en rendre, compte, leur rapprochement va être le point de départ de leurs reconstructions. Ils vont apprendre à faire face à eux-mêmes et leurs handicaps respectifs. Plus encore, ils vont les accepter et s’assumer tels qu’ils sont devenus dans leur entièreté.

 

En clair, une nouvelle pleine de bon sens que l’on prend plaisir à lire et à relire. Et, au final, un superbe message d’espoir : rien n’est figé. Au contraire, tout est à faire.  Il suffit parfois de se laisser la chance de faire un pas vers l’autre.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, handicap, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série Résiliences par B.G. Decamp

Tome 1

« Quand vient le moment où vous arrivez à la croisée des chemins, il faut faire un choix. Et de celui-ci dépendra souvent le reste de votre vie. Je ne suis pas là pour vous dire ce que doit être cette vie, Matthew. Mais je remuerai ciel et terre pour vous aider à faire le bon choix. » Mira Anam.

 

Tome 2

J’erre depuis toujours dans les landes et les vallées, caressant de mon souffle les charmantes fleurs ou tempêtant ma colère sur les côtes sauvages et escarpées.
J’ai façonné les arbres, j’ai sculpté les roches et j’ai mené des cœurs et des âmes vers leur destinée, lorsqu’ils ont su m’écouter.
Alors entends ma complainte, Passant, car elle conte l’histoire singulière de deux amants, celle de Thomas et de Connor.

 

Mon avis:

Que dire de cette série ?
Le titre en lui-même est un résumé de ce chef d’œuvre. Oui, un chef d’œuvre sur un thème qui nous est tous commun. Le deuil d’une vie qui n’est plus, la perte de quelque chose qui fait ce que nous sommes. L’auteure par sa plume nous décrit une relation qui est une évidence… le terme « d’âme soeur » prend tout son sens tout au long de cette histoire. La fin nous bouleverse, on ne voit rien venir, et nous voilà, nous lecteur, le cœur à l’envers, les larmes qui coulent librement et un melting pot de sentiments.
Je peux dire que j’ai eu un coup de foudre pour cette plume. Une plume faite de douceur, de poésie de tendresse mêlée à une forte sensibilité. A la fin de cette lecture, nous sommes qu’émoi, amour et d’autres sentiments.
Je ne peux vous donner d’autres indices, je ne peux que recommander cette lecture, féliciter la personne derrière ses mots. Tout est une question de résilience, une page blanche qui ne demande qu’à être écrite … juste waouh… sublime… je manque de mots.

Ce deuxième tome, avant même l’avoir commencé aura été dur pour moi. Le tome un m’avait bouleversé mais je savais à quoi m’attendre avec le tome deux. Et pourtant…
Le prologue nous pose dans le présent, dans cette péninsule où nous retrouvons Thomas et Fiona, entraperçus dans le tome un. je ne vais pas parler de l’histoire. Car ce genre de lecture ne se raconte pas, elle se vit.
Je vais parler de ressenti: douleur, non dits, regrets, colère mais surtout amour au pluriel.
A l’image de ces notes de musique qui nous suivent tout au long de cette sublime histoire, on comprend que le bonheur est quelque chose de fragile et pourtant si magique. On ne parle plus de pardon mais d’acceptation, d’un nouveau départ et ça ce n’est possible que lorsque nous atteignons cet stade, celui de la résilience, être en paix avec soi.

Si un seul pour résumer mon ressenti : Merci.

 

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La version papier en intégrale


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, deuil, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Déliés par alliance par Félie Bertin

Synopsis:

Quand sa mère commence à fréquenter Brice, un commandant de police, le petit Daryl voit en lui un héros. Un homme capable de faire rire sa maman et de la rendre heureuse. Tout serait certainement parfait si le chevalier blanc n’avait pas un fils de deux ans plus jeune : Louis. Daryl ne veut pas de frère. Très vite, sa fascination se mue en quelque chose de trop fort pour lui. Il ne veut pas de cet amour et la colère semble être un bon moyen de s’en défendre. Plus les années passent, plus leur relation s’envenime et la carapace angélique de Louis se fissure. De bousculades en remarques désobligeantes, de rejets en afflictions, les deux garçons grandissent côte à côte en tentant de garder la tête haute. Leurs heurts se multiplient jusqu’à celui de trop.Bientôt, ils ne savent plus que compter l’un sur l’autre. L’un pour l’autre. Mais sauront-ils dépasser ce qui fait d’eux des frères ? Parviendront-ils à oublier cette alliance et à trouver « leur lien » ?

 

Mon avis:

C’est avec plaisir que j’ai redécouvert la plume de Felie BERTIN avec son nouveau livre Déliés par alliances. J’ai déjà eu un coup de cœur pour Larmes de lune et celui-ci ne fait que confirmer mon ressenti.

Déliés par alliance est un tout autre registre que celui de l’omegaverse qu’elle nous avait proposé, et pourtant, on retrouve cette plume qui ne nous ménage pas, qui n’enjolive aucunement la réalité des faits et c’est cela qui fait mouche.

L’auteure part d’une situation qui est, de nos jours, très commune : celui des familles recomposées. Elle nous montre l’envers du décor d’un conte de fées. En effet, si les parents se remarient et forment une belle famille recomposée et unie, il n’en est pas de même pour les enfants. En effet, là où les adultes sont heureux de cette situation, l’on ne laisse que peu de choix aux enfants. Au contraire, on leur impose cette situation : un nouveau parent, que l’on doit aimer pour ne pas faire de peine à son père ou sa mère, mais aussi des demi-frères/sœurs que l’on n’a pas forcément désirés.

Dès le départ, le cadre est en place : comment trouver sa place dans cette nouvelle famille ?

L’auteure met en avant des sentiments enfantins et pourtant tellement logique face à ces changements : l’appréhension, la culpabilité, la peur… Pour les adultes, les apparences sont primordiales et passent malheureusement avant le bien-être des enfants… Pour nous adultes, c’est logique que tout se passe bien, la transition doit se faire naturellement. Or, il n’en est rien. Et c’est là le point de départ de l’histoire de ces deux garçons, frères par obligation et non par choix.

 

L’histoire se déroule sur plusieurs années. On découvre ces enfants de trois et cinq ans avec leurs passés, leurs traumatismes, leurs incertitudes pour l’avenir. Au fil et à mesure de la lecture, on les voit évoluer, en tant qu’individu, mais aussi en tant que « frères ». Cette relation au départ non désiré devient ambiguë. L’auteure joue sur ces parents trop occupés pour s’occuper de leurs enfants. Des parents absents et des enfants laissés à eux même. Un aîné qui se retrouve à jouer un rôle qu’il n’a pas à tenir. On ne lui laisse pas sa place d’enfant, mais celui d’un grand responsable de son cadet.

Cette relation évolue avec nos personnages. Du stade d’enfants, on passe à celui d’adolescents. L’auteure met en avant les désirs, les prises de conscience que cette période amène. À ce stade de la vie, les apparences font l’être et le paraître… L’on devient est témoin, nous lecteurs, de cette relation qui d’ambiguë devient codépendante, presque nocive. On récent leur mal-être, toutes ces questions que le se pose et auxquels personne n’est là pour répondre. On ressent le poids de cette société et de ces idées préconçues sur des relations entre deux personnes, deux frères qui pourtant ne le sont pas. Comment assumer ce désir qui nous pousse vers l’autre alors que c’est interdit ? Encore une fois, l’auteure joue sur les mots pour nous décrire leurs maux. Tout en s’adaptant à l’âge des personnages, elle transmet cette multitude d’émotions qu’ils dégagent de leur mal-être : déni, désir, peur, anxiété, culpabilité.

Et puis vient le temps des choix, cet âge où l’adolescent devient un adulte en devenir, qu’il commence à réfléchir par lui-même, pour lui-même… où l’on prend des décisions, bonnes ou mauvaises. Où l’on comprend que nos actes ont forcément des conséquences sur nous, mais aussi sur notre entourage, notre vie. On ouvre aussi les yeux sur la réalité de la vie. On perd cette image idéaliste enfantine que nous avons. Non, ceux qui nous entoure, qui sont nos piliers ne sont pas si parfait que cela, que les héros peuvent cacher des êtres monstrueux, des êtres sans âmes…

 

Oui, cette histoire est une histoire parmi tant d’autres qui sont tus et pourtant qui montre la cruauté de certains envers ce qui sont « normalement » supposé chérir et aimer… Elle nous met devant cette réalité sans la romancée : une réalité qui est cruelle, sombre voir nébuleuse, mais qui, si on a le courage de s’affirmer peut-être magnifique.

 

Concernant le travail d’écriture, ce qui au départ m’a paru confus, se relève une superbe acrobatie de la part de l’auteure. Je m’explique. Le roman nous paraît, au début, quelque peu confus. Mais au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte que Félie joue sur les mots. L’histoire débute avec un vocabulaire et des émotions enfantines, puis devient tranchantes, blessantes, représentant le comportement d’un adolescent pour finir par des réflexions construites, réfléchies, celle d’un adulte en devenir…. Par ce biais, on s’imprègne de l’histoire, on vit l’évolution de ces deux êtres auxquels on ne peut que s’attacher. On ressent leurs malaises, leurs peurs, et comme eux, nous sommes incapables de prédire la fin de leur histoire… Cette tension, cette incertitude nous tient tout au long de leur récit.

Pour conclure, je dirais que Félie met en avant le poids des mots, leur impact sur des êtres fragiles et innocents. Des mots qui peuvent être amour ou dévastateurs, des mots qui peuvent détruire ou rendre une personne épanouie.

Voilà ce que l’on se dit à la fin de cette sublime histoire… Quelle belle leçon qu’elle nous offre là.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Unprison par Yamila ABRAHAM

Mon synopsis:

Ryan, riche petit blanc vient de se prendre 25 ans de prison pour détention de drogue.

Sa plus grande peur une fois arrivée en prison: se faire violer. A lors il décide de devenir la « propriété » de son Daddy, Ray pour sa protection.

Mais ce que ne se doute pas Ryan c’est que quand rentre les sentiments dans l’équation, cela change la donne…

 

Mon avis: 

Un très court mais intense roman, voilà comment le résumer. On retrouve tous les codes liés à l’univers d’un prisonnier et chose rare, celle des « daddys » et de leur protection. L’auteure met en avant cette notion de Gay For You, où l’on peut comprendre le besoin de l’autre même si on est hétéro.

L’histoire est menée de telle façon que rien n’est choquant. Au contraire, on se prend à ne plus lâcher le livre … En conclusion, une histoire singulière où on peut avoir le droit à une seconde chance de trouver son bonheur, même dans des endroits et avec des personnes qui nous sont totalement inattendues.

 

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Genre: seconde chance
Série: Homoromance éditions |