Signes par Anna MARTIN

Mon synopsis: 

Après avoir passé la majeure partie de sa vie dans des écoles spécialisées, Caleb Stone rejoint une école publique pour sa dernière année de lycée. Une perspective qui l’excite autant qu’elle l’inquiète, risquant d’empirer son anxiété sociale. Sourd, et maîtrisant avec difficulté la Langue des Signes, il s’est fermé au reste du monde. Caleb trouve du réconfort dans son amour pour la photographie. Tout ce qu’il n’arrive pas à exprimer, il le publie sur son Tumblr.

Luttant pour concilier la douleur d’avoir perdu un parent et son ressentiment envers l’attitude de son père, Luc parcoure Tumblr, cherchant quelqu’un qui pourrait comprendre son look goth et ses attitudes efféminées. Lorsque Luc reblogue l’une des photos de Caleb, c’est le début d’une amitié virtuelle qui devra surmonter bien des obstacles.

 

Mon avis:

Une histoire qui nous pousse à voir au delà des apparences, où des choix s’imposent, où les protagonistes sont à la croisé du chemin. L’auteure nous montre les difficultés qu’ont des personnes portant un handicap doivent affronter. L’exclusion, être traité comme un paria et d’un autre côté, être surprotégé par ceux qui nous aime… Un fragile équilibre qu’il est facile de franchir.

On retrouve aussi ces personnes qui face à leur exclusion, leur différence s’enferment dans ce monde virtuel, celui où on les voient pas, où on ne peut qu’apprécier leur vrai « moi ». Mais encore une fois, elle nous montre aussi les limites de ce système, on s’exclue nous même de la vraie vie, on la fuie, on se cache.

Elle nous montre que voir au delà des apparences nous amène à voir la véritable personne qu’il nous avons en face de nous: un être humain, qui peut lui aussi pallier à nos propres faiblesses.

Après tout, la communication peut prendre de nombreuses formes… quand vous apprenez les signes.

Une très belle leçon de tolérance, tout à fait adapté pour un jeune public à découvrir.

 

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Genre: au delà des apparences, handicap, handicap social, monde virtuel
Série: teen spirit |

Le cœur en balance par Marie SEXTON

Mon synopsis:

Levi, la trentaine, est barman et surfeur. D’une famille mormone, il est, par son style de vie une abomination. Car bien qu’ils aiment le pécheur, ils haïssent le péché d’être homosexuel.

Ses douleurs récurrentes, qui l’handicap dans son sport, vont l’emmener à voir un kiné spécialisé: Jaime.

Jaime, un homme qui est un paranoïaque de la sécurité, qui cherche à garder le contrôle … suite à un traumatisme passé; est l’opposé de Levi. Il ne sait pas comment s’y prendre avec ce patient plein de vie.

Malgré leurs différences, ils désirent tous deux quelque chose qu’ils ne peuvent atteindre qu’ensemble. Avec le massage comme thérapie et grâce à leur amour, ils pourront se guérir l’un l’autre et apprendre à concilier leur mode de vie avec leur famille religieuse.

 

Mon avis:

Une romance qui combine trois sujets sensibles: la famille, la religion et les traumatismes passés. Marie Sexton, une fois de plus relève ce défi avec brio. Avec cette douceur qui caractérise sa plume, elle nous amène dans cette intimité, l’essence même de ces deux êtres abîmés. Le rejet face aux dogmes religieux d’un côté, le traumatisme de l’autre avec un point commun, la famille. Comment évoluer, grandir, faire confiance, aimer quand de telles épreuves nous sont arrivées? Elle nous montre ce chemin tortueux qui évolue doucement, mais sans temps mort, par étapes pour au final, trouver dans l’autre le moyen de guérir des blessures passées, et renaître.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, religion, traumatismes du passé
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Emprise par Emy BLOOM

Synopsis:

Raphaël a tout pour être heureux. Il vit un vrai conte de fée… Grâce à son compagnon, il a une existence que beaucoup rêvent d’avoir. Mathieu lui a offert de vivre de sa passion, dans un cadre idyllique, dans un somptueux appartement avec vue sur la mer. Il lui a offert un environnement et un entourage qui le tirent vers le haut. Oui, selon les autres, Raphaël a une vie de rêve. Mais la réalité est bien différente. Quand les portes se ferment, qu’il n’y a plus de témoin, ce qui a débuté comme un rêve est devenu un cauchemar. Sans s’en rendre compte, Raphael est tombé dans le piège abyssal de son prédateur qui ne voyait à travers lui qu’une proie… Mais qui pourrait le croire, comprendre ce mal être qui le ronge ? Peut-être Michael… Cet ami perdu de vue il y a cinq ans qu’il recroise par hasard… Peut-être. Mais pour se sauver de cette relation qui le tue à petit feu, la seule personne qui pourrait sortir Raphaël des griffes de son compagnon, c’est lui-même. Raphaël sera-t-il capable de sortir de cette… Emprise ?

 

En vue de la sortie de l’adaptation de Emprise en version FF le 7 Mai, je vous repropose de découvrir ou redécouvrir l’avis de Rose TAYLOR, chroniqueuse du blog M/Meninbooks:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Je dois avouer que j’ai eu peur d’ouvrir ce nouveau roman d’Emy Bloom, non pas qu’il soit mal écrit -bien au contraire- mais plutôt par peur de tous les sentiments que sa lecture risquait de provoquer en moi. Et ça n’a pas loupé, il y a bien des situations où j’ai du mal à m’exprimer, la maladie -et je ne parle pas de rhumes mais plutôt celles dont on ne sort pas indemne-, le deuil d’un proche, l’homophobie et la maltraitance envers un être vivant se rangent aussi dans cette catégorie.

On suit le long calvaire de Raphaël, dés le départ, il nous apparait comme piégé dans une relation qui sur le papier avait tout pour être idyllique mais qui tourne au cauchemar au fil du temps. Oh oui, Mathieu a extrêmement charmant car en plus d’être beau, séducteur, intelligent, il a un métier qui lui plait, l’entourant d’une sorte d’aura qui va impressionner Raphaël. Il sait manier les mots pour attirer ce dernier avec de belles paroles et une assurance assise par quelques années de plus.  Et même si ce dernier n’a pourtant rien à lui envier, il se sent moins à l’aise dans ses ambitions professionnelles, il semble plus fragile, moins assuré et c’est là, la brèche que va utiliser le manipulateur pour mettre le jeune homme sous sa coupe.

Ce sujet des violences conjugales est au cœur de cette année un peu particulière, on en parle beaucoup partout et c’est tant mieux. Ce roman apporte comme une sorte de témoignage du quotidien que doivent affronter les hommes et les femmes maltraités. Car bien qu’on parle beaucoup des femmes, le phénomène touche aussi les hommes et les enfants.

L’auteure n’a tout de même pas fait dans l’acide, le morbide ou l’agressivité, elle a su manier les mots pour amener cette situation douloureuse de façon à nous faire comprendre les tenants et aboutissants d’une manipulation d’abord mentale puis de plus en plus physique, avec une certaine douceur. Oui ça semble contradictoire avec le thème, mais c’est ce parti-pris qui m’a  beaucoup plu. On suit bien le calvaire de cet homme face à son conjoint charmeur, charmant néanmoins moralisateur et malveillant, mais sans que le lecture n’en devienne agressive ni dérangeante.

La construction du roman, alternant le présent dans lequel Raphaël se débat comme un être perpétuellement terrifié et le passé lors de sa rencontre avec son tortionnaire, est intéressante car elle amène insidieusement vers la situation violente. Tout au long des pages, on a envie d’arracher Raphaël à son prédateur en lui criant de ne pas faire cette bêtise, que c’est gros comme le nez au milieu de la figure, mais l’amour étant ce qu’il est, les yeux se remplissent d’étoiles et on plonge direct dans les tourments des premiers émois, des premiers baisers et déclarations même lorsque notre cerveau pourrait vouloir le contraire. Une situation qui, somme toute, pourrait arriver à tout un chacun surtout lors d’un premier amour, d’une phase de mal-être ou toute période où la vie est un peu moins clémente. Dans un couple, tout peut arriver en fonction des circonstances de la vie. Le vivre est un calvaire, le savoir est un objectif et le prévenir une nécessité.

Je ne peux que le conseiller sa lecture, mais soyez dans une période paisible pour affronter cette histoire difficile. Rose Taylor

Merci à Emy Bloom pour son SP.

 

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, survivants, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Willowra par Kadyan

Synopsis:

Willowra fait partie de l’histoire de Gabrielle. Le grand domaine familial de l’arrière-pays australien a été son royaume avant que son homosexualité ne la pousse à le fuir, laissant derrière elle son frère et ses parents pour se réfugier à Sydney. Des années plus tard, alors qu’elle vit avec sa compagne Tess, elle se voit obligée d’y retourner. Ce départ coïncide avec les premières difficultés que les deux jeunes femmes rencontrent dans leur couple. Gabrielle craint de ne pouvoir affronter les changements qui vont bientôt affecter leur vie. C’est donc avec réticence qu’elle accepte la dernière volonté de sa grand-mère Victoria, mourante, réclame la présence des siens auprès d’elle. Elle veut leur dévoiler certains secrets qu’elle a jusqu’ici jalousement gardés. Gabrielle va alors découvrir l’histoire surprenante et exceptionnelle de sa famille au fil des vies de Jason, de Maggie et de Victoria, l’histoire de Willowra.

Mon avis :

Quand nous faisons la connaissance de Gabrielle, celle-ci est dans une situation difficile. En couple avec Tess, elle a tout pour être heureuse : une bonne situation, une relation idyllique et un bébé en route.
Mais voilà, l’arrivée de ce dernier fait rejaillir ses plus profondes peurs, ses échecs envers sa famille. Famille qu’elle a fuie depuis tant d’années, car ils étaient incapables de l’accepter tel qu’elle est. L’arrivée de ce petit être dans sa vie fait que tout est remis en question. Le destin va s’imposer à elle et va la forcer à retourner à Willowra. Un dernier souhait ne peut être ignoré quand il est émis par une personne à laquelle on tient. C’est donc avec de l’appréhension qu’elle retourne sur les traces de son passé…

Mais si c’était elle qui se fourvoyait ? Ne juge-t-elle pas trop vite sur des apparences ? Ne s’est-elle pas totalement trompée ?

Ce qui devait être qu’un simple voyage pour soutenir une grand-mère sur son lit de mort va devenir un moment hors du temps. Un moment où les secrets de famille vont être mis en lumière. Willowra n’est pas qu’un simple bout de terre dans un endroit perdu dans la cambrousse. C’est avant tout l’héritage d’une famille.

Kadyan nous propose à travers cette fabuleuse confession, un partage, mais aussi et avant tout une transmission. L’évolution de ces générations de femmes qui malgré les préjugés, on réussit à construire leur famille. On découvre le prix de ce désir si simple et pourtant impensable…
On retrace la condition des femmes à travers les générations. Tout démarre avec Jason, l’arrière-grand-père de Gab. On nous retrace un pan de l’Histoire, celle de ces femmes et de leur condition au début du siècle dernier.

C’est un magnifique travail de mémoire que Kadyan nous offre, nous montrant que malgré les préjugés, l’amour reste l’amour et que rien ne peut changer cela. Beaucoup se seront battues pour arriver à vivre ouvertement cet amour aujourd’hui. Ce qui hier était impensable, inacceptable est aujourd’hui quelque chose de commun, de beau. On ose, on se montre et on ne fait plus attention aux qu’en dira-t-on…
Willowra n’est pas que de simples terres perdues dans cette Australie-Occidentale, où la population n’est que préjugés et homophobie.

Les apparences sont souvent trompeuses. Beaucoup de secrets sont restés enfouis au fil des ans… Des non-dits jusqu’à ce jour. On ressent que cela soit du côté de Gabrielle ou de sa famille ce sentiment de gâchis, ce regret qui nous poursuit tout au long de cette lecture. Le poids des non-dits, ce manque de communication, cet échec de ne pas oser, ce manque de confiance… Tout n’est que regrets. Mais cela n’est en rien pesant. Le regret amène au questionnement, à cette envie de réparer ce qui a été cassé. C’est une histoire intime, celle d’une enfant qui se réconcilie avec sa famille. Car Willowra est aussi et avant tout l’histoire de femmes insoumises, des femmes qui font de leur rêve une réalité aimée librement. Tout n’est qu’ambivalence entre cette envie de vivre librement son amour et ce goût d’amertume face aux conséquences de ce choix sur notre vie, mais aussi celle des autres. On souffre avec elles, on se réjouit pour elles. Tout n’est que sentiments. Des sentiments sans demi-teinte. Kadyan n’enjolive rien sans pour autant noircir à l’excès. C’est juste, c’est réaliste, c’est une confession que l’on découvre en même temps que Gabrielle.

On devient à notre tour spectateur, se languissant de voir l’évolution, l’appréhension des péripéties… Voilà ce qu’est Willowra : un instant de partage, une histoire d’acceptation de soi, sans restriction, sans préjugés.

C’est en cela que cette histoire prend une tout autre dimension. On devient un tout, on nous accueille et à notre tour, nous ressentons une certaine appartenance à cette famille atypique et pourtant si touchante. Une histoire qui au fil de la lecture devient un véritable coup de cœur.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, dépaysement, faux semblants, historique, homoparentalité, homophobie
Série: Homoromance éditions |

D’autres horizons par Angie Le GAC, Tan HAGMANN

Synopsis:

Lorsqu’Andrew, architecte à l’avenir prometteur, commet un faux pas en mêlant vie sentimentale et affaires, il se retrouve parachuté à Madagascar pour superviser la construction d’une école de brousse. Loin de Seattle, il vit mal son exil et ne s’acclimate ni au pays ni à ses habitants.Sa rencontre avec Tiana, un jeune autochtone venu de la capitale pour alphabétiser des adultes, est explosive. Si le maire du village n’y prend pas garde, ces deux-là pourraient bien finir par s’entretuer… À moins que Jean de Dieu, un gamin fragile à l’imaginaire très développé, ne parvienne à les réconcilier ?Embarquez pour D’autres Horizons, et vivez avec Andrew le choc des cultures et la découverte d’un monde qui le transformera à jamais.

 

Mon avis:

Voici un roman que j’ai eu l’honneur de découvrir en avant-première avant sa sortie officielle, j’en remercie encore les auteures. Que dire de ce roman? Il est en tout point hors norme. Déjà par le contexte, une mission humanitaire. Angie Le Gac et Tan HAGMANN nous font voyager dans une petite bourgade de Madagascar, un endroit paradisiaque où cette philosophie du MORAMORA prend tout son sens. Comme nos deux protagonistes, on prend le temps de se poser, s’enfermer dans cette bulle d’oxygène. Le temps s’arrête.

Avec une rythmique poétique, où les métaphores nous illustrent les sentiments, on découvre un choc des cultures. Celui de notre société occidentale, celle de la consommation, celle où les heures nous filent entre les doigts, où l’homme est cartésien et ne croit plus en grand-chose. Elles dénoncent cet individu nombriliste et matérialiste; qui fait la rencontre d’un peuple à son opposé. Un monde où les croyances et la nature rythment la vie de ces personnes, dans cet environnement plus rudimentaire. Les hommes et femmes se satisfont du peu qu’ils ont, l’entraide les unit.

Oui, sur le papier, cette ville perdue est idyllique pour l’homme pressé.  Mais, comme chacun, ces habitants ont aussi leurs fardeaux. Le poids des traditions et des croyances prend souvent le dessus sur des situations qui diffèrent de leur mode de vie.

Quelles que soient nos origines, notre façon de vivre, on retrouve les mêmes fléaux que l’on peut attribuer à l’homme: l’ignorance et ses dérives.

Alors la question se pose? Peut-on avoir le choix de vivre librement son amour? À un moment de notre vie, on doit faire des choix et en assumer les conséquences, dans le but de vivre.

Oui cette romance nous ramène à nous remettre en question sur l’essence même de notre condition d’humain. Un réel coup de cœur pour ce petit bijou.  Plus qu’une romance, un livre qui ne peut que nous remettre en question sur notre vie et nos choix qu’elle implique.

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Genre: choc des cultures, Le temps des choix, romance, voyage
Série: Juno Publishing |

Fracture(s) par Emy BLOOM

Synopsis:

Sébastien et Valentin ont tout pour être heureux. Malgré des débuts quelque peu difficiles, ils sont à présent bien ancrés dans leur relation. Chacun vit la vie qu’il souhaitait malgré un quotidien atypique. Mais une seconde suffit à bouleverser cet équilibre fragile. Une chute, un diagnostic et les voilà en plein chaos. Peut-on survivre à un tel évènement ? Peut-on espérer un lendemain lorsque notre passé est révolu à jamais et notre présent incertain ? L’amour est-il plus fort que la fatalité ? Peut-on survivre à une telle fracture ?

Mon avis:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose, chroniqueuse du blog M/Meninbooks, que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Quatrième roman de cette auteure que je bouquine. Je vous avoue au vu du titre, j’avais un peu la trouille de le lire. Pourquoi me direz-vous? Surement pour tous les sentiments qui allaient en découler, les larmes qui en résulteraient. Bin, ça n’a pas loupé!

Tout brille pour Sébastien et Valentin, ils s’aiment, ils sont devenus très épanouis depuis qu’ils sont ensemble, leur passé s’est apaisé grâce à l’amour, la loyauté, la confiance qu’ils partagent. Leur vie professionnelle est un aboutissement, ils vivent dans un bel appart, ils ont tissé des liens solides avec leurs amis et leurs familles, le tout dans une totale harmonie.

La vie est belle, l’avenir s’annonce serein jusqu’à un foutu escalier, la marche de trop ou de moins et le destin s’abat sur Sébastien mais pas que, sur Valentin mais pas que …. Et là commence le long calvaire de l’acceptation, de la réadaptation, de la compréhension.

L’auteure a pris le parti de nous faire découvrir, en alternance, les pensées de chacun des deux hommes, leurs douleurs, leurs angoisses, leur calvaire. Passée l’annonce de la survie, une forme de soulagement s’installe mais tellement de courte durée qu’il en est amoindri, négligé face aux conséquences d’une paralysie. Voilà le futur est chamboulé, leur vie bascule, qu’adviendra-t’il d’eux?

Malgré la difficulté de l’exercice de parler du handicap, des traumatismes, des conséquences, de la réadaptation physique et psychologique, l’auteure a su traiter tous les sujets avec un côté médical mais sans en faire un sujet trop larmoyant. Même si les larmes pointent le bout de leur nez, ce n’est pas l’enjeu du livre. Je dirais, de part mon ressenti, qu’ Emy Bloom l’a écrit pour nous faire comprendre que quelque soit le brouillard dans lequel on erre dans ces moments-là, on peut tous avoir la force de surmonter les épreuves, les vaincre, les apprivoiser, en faire des bases solides pour vivre avec et accepter ces profonds changements. 

Évidemment, Sébastien interpelle par sa peine, ses pensées et surtout par son « basculement » de vie. Je l’ai trouvé fort, j’avais toujours envie de le dire de ne pas sombrer, ce furent des moments intenses et durs à lire. Ensuite viennent les familles avec plus ou moins de déni, voulant être présentes sans vraiment pouvoir le faire.

Et Valentin, ah Valentin m’a beaucoup parlé, fait pleurer, m’a remise en question de bien des façons. Je crois que c’est lui qui m’a renvoyé le plus dans mes filets. Il m’a mis face à une réalité sans la comprendre, sans l’appréhender, mais qui aura eu le mérite d’obliger mon cerveau à se poser bien plus de questions que je n’étais prête à affronter. Je crois que c’est la première lecture autour du handicap, de la réadaptation à la vie qui m’ait autant tordu les tripes. Heureusement que la fin s’apaise !

Franchement, je ne peux que vous le conseillez. Même si le sujet est compliqué, réel, il apporte une sorte d’apaisement, un témoignage de vie. Rose Taylor

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, handicap, Le temps des choix, romance
Série: Homoromance éditions |

Ce qu’il se passe à l’intérieur par Laëtitia Tran

Synopsis:

17 mars 2020. La France entre en confinement afin de lutter contre l’épidémie de COVID-19. Timéo et David, à peine séparés après trois ans de vie commune, se voient forcés de passer leurs journées ensemble, coincés dans leur petit appartement parisien.

Confronté à l’apparente décontraction de David face à la situation, Timéo, d’un naturel anxieux, a du mal à trouver sa place. Alors que les deux hommes communiquent difficilement, les vieux ressentiments se mêlent aux problèmes professionnels et familiaux.

Pourtant, cette proximité pourrait-elle leur être salutaire ?

Dans ce moment hors du temps, Timéo et David devront trouver au fond d’eux-mêmes ce qu’ils désirent réellement pour réparer leurs blessures et se montrer enfin tels qu’ils sont.

Mon avis:

L’histoire débute en mars 2020. Le confinement vient d’être annoncé suite à l’épidémie de Covid-19. Alors qu’une majorité de Parisiens fuient vers la campagne, Timéo n’a d’autres choix que de rester. Mais le pire reste à venir… Car le seul repli qu’il trouve pour avoir un toit au-dessus de la tête n’est d’autre que l’appartement qu’il partageait avec son mec. Ou plutôt son ex. Quatre ans de relation qui viennent de prendre fin et quinze jours de confinement, c’est jouable… Ou pas

La séparation récente est encore à vive. Comment se comporter avec la personne pour qui on a des sentiments tout en sachant qu’ils sont arrivés au point de non-retour? Car il y a cet éloignement présent malgré cette cohabitation forcée. Tout n’est que ambiguïté et dissonance des sentiments, frustrations et désirs, colère et envie.

L’histoire nous est présentée selon les points de vue des deux protagonistes. De ce fait, on ressent tout ce melting pot de ressentiments qu’ils ont l’un envers l’autre. On nous immerge dans leur intimité. Nous sommes à notre tour témoins de ce huis clos.

Le récit est décrit avec franchise de ses personnages au caractère bien trempé ! Mais ce n’est pas tout. Par ses mots, l’auteur transmet à son lecteur toute cette angoisse, la difficulté de rebondir afin de cohabiter sans s’entretuer. Puis vient cette entente tacite qui ravive cette flamme jusqu’alors éteinte. Clairement, cette histoire est avant tout une introspection sur soi. On ressent ce sentiment doux amer de gâchis, de ce souhait de seconde chance.

Évidemment cela fait écho à notre propre expérience dû au confinement, à notre quotidien et ce souhait de retour à la normale. On se remet en question sur la futilité de certaines choses, revoyons nos priorités.

Voilà ce comment résumer cette romance : une vraie remise en question.

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix, romance
Série: Auto édition |

Vivre parmi eux par Sawaën K.

Prequel : Sous les doux flocons de neige

L’un est vampire, l’autre est faë. Dans un monde de sorciers, il n’est pas facile de s’assumer quand on est métissé… et adolescent. Pourtant, l’insouciance de Dyck parviendra petit à petit à percer la carapace d’Extan et, ensemble, ils apprendront à accepter leur vraie nature.

 

Tome 1: Vivre parmi eux

Cet hiver a marqué un tournant dans la vie amoureuse de Dyck et Extan. Bien que leurs débuts aient été difficiles, ils forment à présent officiellement un couple qui apprend à se connaître, à se faire confiance et, surtout, à s’aimer.

Pourtant, les secrets de famille pèsent sur leur quotidien et ils seront rapidement confrontés à un choix inévitable. Leur couple s’en sortira-t-il ou leur jeunesse leur fera-t-elle obstacle ?

 

Mon avis:

Dès le préquel, l’auteure nous immerge dans son histoire. Les descriptions de l’environnement sont détaillées et soignées. On ressent cette atmosphère lourde et apeurante. Les personnages sont entiers, incisifs. Les scènes s’enchaînent. Tout n’est que cruauté sans tomber dans le morbide. Cela peut laisser perplexe. Pour ma part, je trouve au contraire qu’on est confronté à l’essence même de ces créatures. Rien n’est enjolivé, qui rend histoire presque authentique.

Ce qui est le plus troublant, c’est qu’à contrario de cette atmosphère emplie de tourments et de danger, naît sous nos yeux de lecteurs les premiers émois d’un amour d’adolescents. C’est en cela que ce prequel marque : Sawaën se joue de nos sentiments, tantôt méfiant et empli d’appréhension, tantôt cette note de douceur entre ces deux jeunes hommes en pleine découverte de l autre.

Que dire de plus ? Oui il est dur de refermer ce prequel. Car oui, en seulement 13 jours, on s’attache à ces deux jeunes métisses.

 

Ce tome 1 est une continuité du prequel, mais pas que. Nous retrouvons Extan toujours aussi froid en apparence et Dyck et sa désinvolture légendaire. L’un et l’autre sont officiellement un couple. Dyck prend peu à peu de l’assurance essayant de comprendre ce que son compagnon lui cache.
Mais voilà il ya des secrets difficilement avouables. Extan se retrouve déchirer entre l’envie de lui avouer ses nombreux tourments de peur d’être rejeté et que Dyck voit sa véritable nature.

Clairement, ce premier opus est sous le signe de l’ambivalence. Ambivalence entre une nature qu’il rejette et des sentiments purs et puissants pour son petit ami. Extan va devoir faire des choix. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Comment être soi-même quand une malédiction risque de nous faire perdre ce qui est essentiel à nos yeux ? Voilà à quoi Extan et Dyck se retrouvent confrontés. Entre obscurité et lumière, y a-t-il une nuance envisageable ?

Cette romance est celle d’un premier amour, le vrai, le pure, celui que nous idéalisons comme tout jeune adulte. Sawaen nous partage cette romance naissante avec douceur, sensualiste, mais aussi avec ses complications. Être en couple veut dire s’ouvrir à l’autre, lui confier une partie de soi. Ce qui donne tant de profondeur à cette histoire est le contexte. On ne peut que féliciter l’auteure de son travail de description. Que cela soit de par la nature de ses personnages ou des décors, on ne lit plus. On s’immerge dans cet urban fantasie. Telle une éponge, on ressent les joies, les peines, les angoisses de ces deux jeunes amoureux. On ne peut que les aimer et leur souhaiter de surmonter les épreuves qui leur font face.

L’histoire tient à elle seule de par son titre : Vivre parmi eux. Comment trouver sa place alors qu’on n’accepte pas sa propre nature ? L’amour peut-il tout faire accepter ?

Vous l’aurez compris, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire. Entre ombre et lumière, nous naviguons à vue jusqu’à la fin. On ne peut que souhaiter voir l’annonce du tome 2. Car oui, les quitter est douloureux. Voilà la force de la plume de Sawaen : nous faire aimer presque obsessionnellement ces personnages, à l’image de cet amour.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, Fantaisie, faux semblants, Le temps des choix, série
Série: Homoromance éditions |

Louis veut partir par David FORTEMS

Synopsis:

Pascal, ouvrier dans une petite ville des Ardennes françaises, a toujours été fier de son fils Louis, un garçon calme et bon élève qui passe son temps dans les livres. Une passion presque obsessionnelle pour la littérature qui surprend dans leur entourage modeste. Tous deux mènent une vie tranquille, faite de silences complices. C’est du moins ce que pense Pascal jusqu’à ce que Louis soit retrouvé mort à la confluence de la Meuse et de la Semoy, où il a décidé de mettre fin à ses jours. Pourquoi un tel geste ? Que s’est-il passé ? Abasourdi et accablé, Pascal va peu à peu découvrir la vérité. Et bientôt, une évidence : son fils était pour lui un parfait inconnu.
Premier roman incisif et sensible, Louis veut partir dissèque une relation manquée entre un père et son fils. Il fait saillir l’absence tragique de communication au sein d’une famille et le caractère implacable du déterminisme social.

 

Mon avis:

Dès le départ, tout n’est qu’interrogations. Qui est Louis, ce gamin d’à peine 18 ans qui aimait lire, qui était discret, qui était la fierté de son père ? Pourquoi partir si jeune ? Quels secrets emporte-t-il avec lui ?

C’est ce que son père se demande. Le temps passe pour les sentiments de tristesse, de perte, de regrets l’assaille. Comment a-t-il pu être aussi aveugle ?

On ne peut que ressentir la détresse de ce père qui n’a jamais réussi à comprendre son enfant si différent de lui. Même en l’aimant de tout son cœur, un fossé se creuse insidieusement jusqu’au point où on n’interagit plus. Et ce n’est que trop tard que l’on se rend compte qu’on a raté tout un pan de la vie de son enfant.

Nous découvrons un jeune homme qui se cherche, cherche sa place dans cette réalité. À écouter les autres, on ressent ce jeune homme qui ressent ce syndrome de l’imposteur. Trop bon élève pour sa classe sociale, trop pauvre pour son lycée huppé, trop facile et ingénu pour d’autres… Mais Louis n’est rien de tout cela. Les apparences sont trompeuses. La réalité est toute autre. Il ne souhaite qu’une chose, partir, fuir…

C’est à travers ce père en plein deuil, qui cherche à comprendre que nous découvrons peu à peu à quel point nous étions, nous aussi lecteur, dans le noir. On souffre en même temps que ce père qui découvre que son enfant lui est totalement étranger. Il y a un vrai travail d’introspection de ce père qui remet toute une éducation, mais aussi les dictâtes de cette société et son influence sur l’individu. Cette non-communication qui impose le silence.

Ce livre est une de ces histoires qui vous marque au fer rouge, qui vous poursuit pendant longtemps. C’est un bijou brut. Un tsunami d’émotions. Une claque magistrale. 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants
Série: Robert Laffont |

Lumière aveuglante par Renae Kaye

Synopsis:

La bouche impertinente de Jake Manning lui vaut souvent des ennuis. À cause d’elle, il n’arrive pas à garder un emploi. Combiné avec un peu de malchance, elle l’empêche d’avoir un emploi stable. Une énorme dette pèse sur lui et il doit en plus prendre soin de sa mère alcoolique et de ses trois plus jeunes sœurs. Quand un emploi de femme de ménage se présente, Jake est tellement désespéré qu’il saute sur l’occasion. À l’arrivée, il trouve son nouveau patron, Patrick Stanford, un homme pointilleux, arrogant, grossier… et… aveugle.

Né aveugle, Patrick est habitué à être obéi, mais il rencontre son adversaire avec Jake qui ne tient aucun cas de tous ses ordres et menace de changer toutes les étiquettes en braille sur ses produits d’épicerie et de partir en courant avec son chien-guide d’aveugle s’il ne se comporte pas mieux.

Jake adore Patrick. Les choses commencent à s’éclaircir : les filles commencent leur propre vie et sa mère pourrait vraiment arrêter de boire, cette fois. Il a tout sacrifié pour sa famille, peut-être qu’il est temps maintenant de vivre sa vie et d’entamer une relation avec Patrick. Quand sa mère a besoin de lui, il se sent coupable et il a du mal à choisir entre sa famille et Patrick. Jake doit se rendre compte qu’il n’est plus seul.

 

Mon avis:

Cette histoire me laisse mitigée. J’avoue qu’elle m’a plu mais le fait qu’une personne handicapée soit « cataloguée » d’un assisté me dérange profondément. En effet, toutes personnes étant atteint de cécité ou autre handicap ne souhaite qu’une chose, l’autonomie. Oui, l’auteure veut faire passer le message qu’il faut voir au-delà des apparences, du handicap mais pas en donnant cette image d’assisté. Je pense que la romance prend le dessus sur la réalité des faits et du quotidien d’un aveugle. La relation entre les deux hommes est pourtant très belle et fait rêvée mais pas au détriment d’un sujet tel que le handicap et la gestion de celui-ci. C’est une romance pure, certes très agréable à lire mais peut être trop romancée.

 

NB il ne se vend plus qu’en VO.


Genre: au delà des apparences, handicap
Série: Dreamspinner Press |