Faux semblants par Collectif d'auteurs

Synopsis:

L’objet que vous avez entre les mains n’est pas un livre, pas du tout. Il a les pattes d’un dragon et la gueule d’un loup, l’esprit mathématique et la mémoire chaotique. Il vous tend quelques fleurs, la bague de vos rêves et la clef d’un coffre secret. Vous acceptez ? Vraiment ? Ne sentez-vous pas la pluie glacée qui coule le long de votre dos, n’entendez-vous pas les bijoux clinquer dans l’ombre ? Si vous vous fiez aux apparences, nous ne pouvons plus rien pour vous !

 

Mon avis:

Dès le départ, on nous met le nez dedans! Le synopsis de ce recueil résume à lui seul l’œuvre.

Ce recueil nous offre un panel d’auteurs de talent, mais aussi d’illustrateurs que l’on prend plaisir à découvrir. Merci à l’éditeur de nous donner leurs liens sur les réseaux pour les suivre.

Maintenant, parlons du recueil. Il s’agit de nouvelles MM et FF. On passe par un melting pot d’émotions et pour cause, les auteurs se jouent de la thématique. Tantôt cocasses et drôles, nous nous confrontons aussi à des histoires plus noires, tragiques. La lecture s’enchaîne et nous nous retrouvons bousculés par ces mots, liés à des maux.

Chaque nouvelle à son style, sa musique. Cela devient poétique, harmonieux. Ce que j’ai énormément apprécié, ce sont ces illustrations qui reflètent chaque univers. De la fantaisie au contemporain en passant par de la dark romance, c’est un véritable panel qui nous est offert.

Difficile de résumer chaque nouvelle sans spolier. Je vous propose donc de vous les présenter ainsi: en ouvrant ce recueil, vous allez faire face à de la pudeur, de la vanité, des mensonges, des duperies et leurs revers : culpabilité, imposture, peur,  tristesse, violence, abandon.

 

La thématique principale est réellement passionnante: les faux semblants. Il y a tant à dire sur cette thématique, tant de situations à explorer. Pourtant, il y a toujours ce point commun à chacune de ces nouvelles: que vaut une relation construite sur des faux-semblants ? Le mensonge est parfois le pire des poisons. Mais risquer de se montrer sous sa vraie nature entraîne toujours ce risque d’ être rejeté. Là est toute l’ ambiguïté des sentiments. Mais la duperie ne dure qu’ un temps…  On nous révèle les différents degrés des faux semblants et la cruauté qu’ils peuvent entraîner. Car cela est une réalité : les faux semblants ne sont que des actes égocentriques et cruels. Ils révèlent ces tabous qu’on ose révéler, dirigés par ce sentiment universel : la peur. Ces actes sont toujours justifiés comme un moyen de protéger des autres, de leurs regards, jugements au final. Et en cela on se retrouve en chacun d’ eux.

C’est en cela que ce recueil marque: cet écho à notre propre histoire, cette remise en question qui s’ensuit.

Encore merci pour ce moment de lecture. Je vous le recommande chaudement.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, fantasy, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, recueil, sexualité atypique, traumatismes du passé
Série: YBY Editions |

« Arrête avec tes mensonges » par Philippe Besson

Synopsis:

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter :  » Arrête avec tes mensonges.  » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune homme blasé alors âgé de 17 ans.
À l’époque, c’est un élève studieux sans  aucune ambition autre que de plaire à ses paires. Mais c’est aussi un jeune homme marginalisé, traité par les autres étudiants, car il dénote de la meute…  Oui il aime les garçons, de cela il en est sûr, mais il préfère se taire que d’avouer. Il est dans une sorte de déni volontaire face aux autres. Une façon de se détacher de cette étiquette d’exemplarité qu’on lui colle à la peau.
Oui, mais l’arrivée de Thomas va tout changer. Thomas, l’énigmatique étudiant d’une autre classe, inaccessible, celui qui ne prend jamais part aux moqueries, mais qui ne connait même pas son existence. Un étranger à ses yeux, un garçon à l’évidence pas pour lui. Et portant, Thomas va changer le cours de son existence toute tracée.
L’homme qui nous raconte son histoire se dévoile à nous sans pudeur, avec un regard critique sur ce jeune homme qu’il a été et qui a connu ce premier amour. Un amour fort, puissant qu’il n’oubliera pas, mais qui restera sous silence. Un secret, voilà comment elle se définissait. Un secret inavouable dans ce coin perdu, dans ce monde si étroit d’esprit, dans une époque où le Sida commence à faire parler, mais sans imaginer les drames qu’il engendrera. C’était en 1984 et pourtant, ce secret finira par le rattraper.

Il y a peu de dialogue. L’homme se met à nu face à son interlocuteur, nous les lecteurs. Un instant hors du temps, une parenthèse où il cesse ses mensonges, nous ouvre son intimité et des sentiments qu’entraîne ce mensonge à ma vue des autres: le manque, la privation, l’attente, le désir, inaccessibilité, cette pour constante d’être découverts, qui est amplifié par les premiers émois qui ne peuvent durer toute une vie… Qui ne sont qu’une parenthèse enchantée dans ce quotidien qui leur sont dictés.

Ce qui choque, une véritable volonté de l’auteur , c’est que cette histoire n’est autre qu’une confession. Un cadeau qu’il nous offre, un message lourd de sens.

Voilà ce qu’il nous livre: la vérité sur des désirs réprimés à cause des autres… Et ces émois lors de ses instants d’abandon, d’oubli de soi que l’on tait, qu’on se refuse, ces mensonges éhontés et pourtant si beaux, ce sentiment de gâchis.

Un mot résume ce bijou: défection. Un livre qui sonne telle une claque.

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NB je mets le format ebook et Poche, le format papier étant moins cher.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Pocket |

L’internat par Grymes

Synopsis:

Maxence revient dans cette histoire courte et choc sur ses souvenirs de l’internat, ses rencontres et son premier amour. Tous les éléments qui ont conduit à ces drames. Quatre tragédies, un seul lien : Maxence. Voici sa confession.

Mon avis:

« Mais comment a-t-on pu en arriver là ? » Voilà l’intrigue qui nous tient tout au long de cette nouvelle. Expliquer l’inavouable…
Nous faisons la connaissance de Maxence, deux mois après les faits. Alors que le psychiatre essaie de lui faire dire cette vérité tant inavouable, Maxence décide de nous (car oui dès le prologue on est pris dedans) SA vérité… Celle de ses souvenirs passés et vécus.

Tout débute à son entrée au lycée. Maxence est alors un mec lambda parois d’autres. Élève moyen, il s’intègre facilement et se fait des amis. Maxence lui-même le dit, il s’éloigne parfois de l’intrigue, cette question posée, mais en réalité, tout est lié… Tel un puzzle, les pièces s imbriquent et nous voyons au fur et à mesure la catastrophe à venir… Mais est-ce la vérité la vraie? Le doute nous poursuit tout du long, car ce sont ses souvenirs, avec leurs subjectivités qui nous sont contées. Notons que l’auteur joue énormément sur ce ressenti. Il narre l’histoire au présent tout en notant le ressenti de Maxence en le conjuguant au passé.

C’est une véritable introspection que l’auteur, à travers les souvenirs de Maxence, narre ce fait divers. On remonte le temps et on essaie de comprendre le pourquoi du comment… Comment en est-on arrivé à ce carnage? C’est un véritable pamphlet sur cette jeunesse faite d’apparences et égocentrique. Mais tout cela sonne creux. Car derrière ces apparences se cache le véritable fléau de notre société : l’ennui.

Ne vous attendez pas à une romance d’adolescents. C’est bien plus que cela : telle une photographie, on nous jette à la figure la réalité de cette jeunesse si peu sûre d’elle, si fragile qui repousse leurs limites pour paraître… Ce témoignage, car au final  s’en est un, fait échos à notre vécu, nos premiers émois, mais aussi à la génération qui le vit aujourd’hui.
Un drame psychologique qui nous marque, une lecture dont on ne ressort pas indemne. Un coup au cœur. 

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, romance young adult
Série: Auto édition |

À la pâle clarté de nos cœurs sombres par Lou Gahé

Synopsis:

Au cœur des tumultes de l’adolescence, sous les aurores boréales d’Anchorage, Lou se réfugie dans la musique et les contes ancestraux. Sa vie bascule quand d’étranges phénomènes le mettent sur la route de Caelum, un mystérieux jeune homme qui lui dévoile une nouvelle face du monde. Des soirées du lycée aux sabbats de sorciers, entre charmes et jeux occultes, leur rencontre explosive risque bien de renverser tout l’univers.

Puis, de l’autre côté de l’océan, Seize se réveille sur une île déserte du Vietnam, entre les mains d’un bourreau qui n’a de cesse de le torturer. Pour survivre, il devra choisir, entre la proie ou le chasseur, la voie qui tracera les contours de son avenir.

Trois destins. Trois idéaux. Et le monde qui se déchire sur les flots abîmés de leurs passions…

 

Mon avis :

C’est l’histoire de deux jeunes hommes qui se rencontrent, se retrouvent dans ce sentiment tumultueux de solitude et de tristesse. Il y a ce lien qui les lie, ce lien magique qu’ils ne peuvent expliquer et qui pourtant est universel. Ce lien qui va bouleverser leurs mondes en apparence opposés. Nous assistons aux prémices de sentiments forts et incertains. Tout n’est que cela : incertitude, fragilité et beauté à son sens primaire. Leur rencontre va leur insuffler de nouveau cette vie qui les avait désertés.
En parallèle nous faisons la connaissance de Seize, cet être sans nom, sans visage, captif et torturé… Lui qui survit plus qu’il ne vit, qui n’arrive plus à ressentir quoi que ce soit dans cet endroit inconnu. On le suit dans ce besoin de se sauver, de s’échapper de l’enfer où il se trouve.
On s’interroge dès le départ de ce qui lie ces trois hommes, et les questions s’enchaînent, s’entremêlent. On émet des hypothèses, on part dans un labyrinthe de suppositions. Tel un puzzle, on reconstruit cette histoire et là arrivent les premières réponses et tout est remis en question. Le temps se distant, et on se demande où l’auteur va nous mener.
Cette lecture n’est qu’ambiguïté et perplexité. Au départ, nous plongeons dans une romance Young adult « classique entre deux jeunes hommes ». Mais les apparences sont trompeuses. Des rebondissements, des vérités à moitié avouées nous amène à devenir attentifs, on s’interroge et sans s’en rendre compte les pages se tournent sans que nous les voyions passer. On ne peut rien prévoir, que subir comme les personnages. On rit, on pleure, on ressent de la joie de la colère de l’exaspération. Tout n’est qu’attente insoutenable. La rythmique est soutenue, ponctuée de moments hors du temps. On nous tient en haleine jusqu’à cet instant de vérité et le pire c’est que l’on ne peut pas raccrocher avant d’avoir ce mot « FIN », car une fois la qu’on a résolu cette énigme qui nous tient les 3/4 du roman en suspens, on ne peut deviner l après. Car toute vérité n’est pas bonne à dire et les conséquences qu’elle induire peut-être dévastatrice. Vous l’aurez compris, nous sommes littéralement happés par l’histoire et ses secrets qu’elle enfuie. Jusqu’au dernier instant, on retient notre souffle, se demandant jusqu’où tout cela v aller, quel grand final nous attend.
Voilà la magie de Gahé. Tout n’est que poésie des sens, d’un panel de sentiments saupoudré de magie. Notons que le cadeau de Lou, ce bonus où il nous confie sa playlist est perçu comme un cadeau que l’on chéri. Tel un journal intime, chaque chanson est accompagnée d’une note. De ce fait, nous retraçons son aventure. Alors que nous sortons chamboulés de cette lecture, elle amène ce lien si tangible que nous avons pu partager avec lui, nous lecteur.
Pour finir, et comme le dit très justement l’auteur et qui à mon sens résume cette histoire, tout n’est que « des points de suspension aux creux de nos vies ».

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, fantasy, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Série Loving Clark par Kyrian Malone, Manhon TUTIN

Tome 1:

Clark McKenna, 17 ans, rentre au lycée Providence High en Californie. Clark est mentalement différent, et ses nombreuses consultations à Providence dans plusieurs cabinets psychiatriques le précèdent, aussi bien auprès de ses camarades que du corps enseignant. Plongé dans son imaginaire, sa perception du monde réel est biaisée, traduite par ses filtres émotionnels. Ses réactions, ses réflexions incomprises, Clark est en errance de diagnostic soumis à des traitements inadaptés. Considéré comme bipolaire, lunatique, schizophrène par des spécialistes incompétents, ce qu’il est demeure enfoui au fond de lui, annihilé par des médicaments inutiles. Pourtant, en arrivant à Providence High, Clark espère que les choses changeront pour lui. Il y a ce garçon Elliot Hamilton qui sera dans sa classe, et son professeur de lettres James Coleman, seuls personnes capables de le comprendre…

 

Tome 2:

Le sens de la justice, de l’équité, voilà deux concepts inhérents aux Aspergers. L’injustice, Clark Hastings en a souffert durant toute son enfance et son adolescence. Montré du doigt parce qu’il était différent, moqué par ses camarades, inconsidéré par le corps enseignant ou mal diagnostiqué par des médecins incompétents, Clark a très vite compris que dans ce monde à deux vitesses, il devrait s’en sortir seul, que pour être accepté en société, il lui faudrait faire semblant, mettre en place des stratégies d’adaptation, des illusions pour paraître « normal ».

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Clark, ce jeune homme dont l’apparence de « fou, déséquilibré » fait de lui un marginalisé.
On vit ce quotidien à travers ses yeux mais aussi de ses ressentiments ce qui rend ce texte fort. On ne lit pas, on vit avec cet handicap. On découvre ce quotidien qui est un combat continuel face à la bêtise de certains, l’ignorance des autres. Clark est différent c’est un fait mais ce n est pas pour autant que c’est un monstre. On ressent tout cet agacement qu il ressent. L auteure ne nous épargne rien au point que nous réagissons et cela dès les premiers chapitres.
Kyrian nous prouve que ces « 1% de la population » sont certes à part mais surtout ce sont des personnes touchantes, qui voit au delà des apparences. Ce qui pour une majorité d ignorant est un handicap est en réalité un réel trésor : ils ressentent autrement, ils en deviennent authentique. C’est en ça qu ils sortent de cette société manichéenne, à l esprit si étriqués et leurs réactions exacerbées face à l’inconnu.
Voilà pourquoi ce roman marque, nous interroge, nous ouvre les yeux là où nous sommes aveuglés. On nous imposons nos us et coutumes sans chercher à comprendre que d autres peuvent penser autrement. C’est bien de cela qu’il s agit, un ode à ces hommes et femmes différentes certes et pourtant qui méritent d être connues, voir reconnues. C’est un pamphlet la morale, la liberté et le devoir.

Nous voyons aussi le combat de l entourage et en particulier les parents, face à ces murs, totalement démunis face à des médecins incapable de donner un diagnostic définitif. On ressent cette douleur de voir son enfant devenir un rat de laboratoire où on tâtonne à l aveugle… Et les conséquences que cela engendre sur le quotidien de chacun.
Certains préfèrent la fuite, d autres comme le père de Clarke décide de faire front. On devient administratif face à cette détermination d offrir une chance à la chair de sa chair.

Et nous ne pouvons que fondre devant cette romance, ce premier émoi qu’on connaît tous et toutes… Tout est décrit avec une fluidité si limpide, si simple… La raison ? Encore une fois on ne lit pas mais on ressent ces émotions nous prendre car on le vit à travers les yeux de ce jeune homme si sensible qui voit autrement qu’avec ses yeux mais avec ses sens.

 

Dans ce second tome, nous retrouvons Clark à présent diplômé qui va entamer ses études supérieures à Providence. Ce roman se découpe en deux parties.

Dans un premier temps, Kyrian continue de nous confronter à la réalité d’une personne « à part ». On ne parle pas d’autisme. On ne parle pas d’homosexualité ou de haut potentiel. Non, on nous décrit le parcours d’un jeune homme qui se voit confronter à cette réalité avec le cumul de ces trois spécificités. Rien n’est enjolivé. Tout est authentique, réaliste. Les mots, les sentiments, les réflexions… tout n’est qu’intensité émotionnelle et verbale.

Telle une autopsie, on dissèque le quotidien d’un Asperger qui passe de l’adolescence au statut de jeune adulte en quête d’indépendance. On nous expose la perception de la réalité, les incapacités et inconforts de ce jeune homme atypique. On s’immerge dans le quotidien de Clark. On ne lit plus, on vit ce quotidien pesant, ambigu, voire stressant. Tous ne sont qu’anticipation pour ne pas succomber à cette appréhension de l’inconnu, de l’inattendu, dans cette incapacité sociale et handicapante. On prend conscience du calvaire qu’il endure pour se fondre dans notre société et s’adapter à chaque instant à ces convenances sociales. Clark nous apporte ce plus, que nous autres neuro- typique oublions : on ne juge pas uniquement sur une apparence.
Cette adaptation de l’enfance à la vie d’adulte est aussi difficile pour celui qui le vit que ceux qui l’accompagnent dans ce processus.

Voilà comment aborder la deuxième partie de ce roman : devenir adulte, c’est faire des choix et en assumer les conséquences. Dans cette réalité bicolore, où le bien se confronte au mal, comment se considérer ? Ange ou démon ? Kyrian nous expose des faits, des ressentis, des combats quotidiens pour essayer de conjuguer cette normalité imposée et cet esprit de justice. Voilà en quoi Clark nous marque, nous ébranle, nous touche. Tout est authentique. C’est en cela que cette lecture n’en est plus une. C’est beaucoup plus. Entre morale et devoir, nous-mêmes lecteurs, venons à être mis à rude épreuve.

À la fin de cette lecture, on ne peut que se demander quand nous sera proposée la suite. L’ambivalence, l’interrogation, ce malaise qu’on ressent ne nous lâche pas. On en redemande ! On veut savoir. Mais plus encore, cette histoire tient presque d’un témoignage. On ressent un vécu très fort dans cette plume. Kyrian nous avait prévenu, elle est incisive, cash, éprouvante mais au combien touchante. Vous êtes prévenus, on ne ressort pas indemne d’une telle lecture

Je tiens aussi à mettre en avant Manon TUTTIN qui a réalisé cette adaptation car Loving Clarke est, au départ un roman lesbien. Manon a réussit à adapter cette superbe histoire de fait que notre lecture est fluide, sans incohérences. On ne peut que la remercier.

Sans elle, j’aurais loupé quelque chose! Car je vous le garantit, cette histoire est à l’image des montagnes russes! On passe par tout un melting pot de sentiments.

Maintenant la question qui fâche … En vu de ces épilogues, on ne peut ressortir de cette lecture sans se demander « et après ? Que deviennent-ils? »

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, handicap, handicap social, Le temps des choix, romance young adult, seconde chance, série
Série: Homoromance éditions |

Willowra par Kadyan

Synopsis:

Willowra fait partie de l’histoire de Gabrielle. Le grand domaine familial de l’arrière-pays australien a été son royaume avant que son homosexualité ne la pousse à le fuir, laissant derrière elle son frère et ses parents pour se réfugier à Sydney. Des années plus tard, alors qu’elle vit avec sa compagne Tess, elle se voit obligée d’y retourner. Ce départ coïncide avec les premières difficultés que les deux jeunes femmes rencontrent dans leur couple. Gabrielle craint de ne pouvoir affronter les changements qui vont bientôt affecter leur vie. C’est donc avec réticence qu’elle accepte la dernière volonté de sa grand-mère Victoria, mourante, réclame la présence des siens auprès d’elle. Elle veut leur dévoiler certains secrets qu’elle a jusqu’ici jalousement gardés. Gabrielle va alors découvrir l’histoire surprenante et exceptionnelle de sa famille au fil des vies de Jason, de Maggie et de Victoria, l’histoire de Willowra.

Mon avis :

Quand nous faisons la connaissance de Gabrielle, celle-ci est dans une situation difficile. En couple avec Tess, elle a tout pour être heureuse : une bonne situation, une relation idyllique et un bébé en route.
Mais voilà, l’arrivée de ce dernier fait rejaillir ses plus profondes peurs, ses échecs envers sa famille. Famille qu’elle a fuie depuis tant d’années, car ils étaient incapables de l’accepter tel qu’elle est. L’arrivée de ce petit être dans sa vie fait que tout est remis en question. Le destin va s’imposer à elle et va la forcer à retourner à Willowra. Un dernier souhait ne peut être ignoré quand il est émis par une personne à laquelle on tient. C’est donc avec de l’appréhension qu’elle retourne sur les traces de son passé…

Mais si c’était elle qui se fourvoyait ? Ne juge-t-elle pas trop vite sur des apparences ? Ne s’est-elle pas totalement trompée ?

Ce qui devait être qu’un simple voyage pour soutenir une grand-mère sur son lit de mort va devenir un moment hors du temps. Un moment où les secrets de famille vont être mis en lumière. Willowra n’est pas qu’un simple bout de terre dans un endroit perdu dans la cambrousse. C’est avant tout l’héritage d’une famille.

Kadyan nous propose à travers cette fabuleuse confession, un partage, mais aussi et avant tout une transmission. L’évolution de ces générations de femmes qui malgré les préjugés, on réussit à construire leur famille. On découvre le prix de ce désir si simple et pourtant impensable…
On retrace la condition des femmes à travers les générations. Tout démarre avec Jason, l’arrière-grand-père de Gab. On nous retrace un pan de l’Histoire, celle de ces femmes et de leur condition au début du siècle dernier.

C’est un magnifique travail de mémoire que Kadyan nous offre, nous montrant que malgré les préjugés, l’amour reste l’amour et que rien ne peut changer cela. Beaucoup se seront battues pour arriver à vivre ouvertement cet amour aujourd’hui. Ce qui hier était impensable, inacceptable est aujourd’hui quelque chose de commun, de beau. On ose, on se montre et on ne fait plus attention aux qu’en dira-t-on…
Willowra n’est pas que de simples terres perdues dans cette Australie-Occidentale, où la population n’est que préjugés et homophobie.

Les apparences sont souvent trompeuses. Beaucoup de secrets sont restés enfouis au fil des ans… Des non-dits jusqu’à ce jour. On ressent que cela soit du côté de Gabrielle ou de sa famille ce sentiment de gâchis, ce regret qui nous poursuit tout au long de cette lecture. Le poids des non-dits, ce manque de communication, cet échec de ne pas oser, ce manque de confiance… Tout n’est que regrets. Mais cela n’est en rien pesant. Le regret amène au questionnement, à cette envie de réparer ce qui a été cassé. C’est une histoire intime, celle d’une enfant qui se réconcilie avec sa famille. Car Willowra est aussi et avant tout l’histoire de femmes insoumises, des femmes qui font de leur rêve une réalité aimée librement. Tout n’est qu’ambivalence entre cette envie de vivre librement son amour et ce goût d’amertume face aux conséquences de ce choix sur notre vie, mais aussi celle des autres. On souffre avec elles, on se réjouit pour elles. Tout n’est que sentiments. Des sentiments sans demi-teinte. Kadyan n’enjolive rien sans pour autant noircir à l’excès. C’est juste, c’est réaliste, c’est une confession que l’on découvre en même temps que Gabrielle.

On devient à notre tour spectateur, se languissant de voir l’évolution, l’appréhension des péripéties… Voilà ce qu’est Willowra : un instant de partage, une histoire d’acceptation de soi, sans restriction, sans préjugés.

C’est en cela que cette histoire prend une tout autre dimension. On devient un tout, on nous accueille et à notre tour, nous ressentons une certaine appartenance à cette famille atypique et pourtant si touchante. Une histoire qui au fil de la lecture devient un véritable coup de cœur.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, dépaysement, faux semblants, historique, homoparentalité, homophobie
Série: Homoromance éditions |

Vivre parmi eux par Sawaën K.

Prequel : Sous les doux flocons de neige

L’un est vampire, l’autre est faë. Dans un monde de sorciers, il n’est pas facile de s’assumer quand on est métissé… et adolescent. Pourtant, l’insouciance de Dyck parviendra petit à petit à percer la carapace d’Extan et, ensemble, ils apprendront à accepter leur vraie nature.

 

Tome 1: Vivre parmi eux

Cet hiver a marqué un tournant dans la vie amoureuse de Dyck et Extan. Bien que leurs débuts aient été difficiles, ils forment à présent officiellement un couple qui apprend à se connaître, à se faire confiance et, surtout, à s’aimer.

Pourtant, les secrets de famille pèsent sur leur quotidien et ils seront rapidement confrontés à un choix inévitable. Leur couple s’en sortira-t-il ou leur jeunesse leur fera-t-elle obstacle ?

 

Mon avis:

Dès le préquel, l’auteure nous immerge dans son histoire. Les descriptions de l’environnement sont détaillées et soignées. On ressent cette atmosphère lourde et apeurante. Les personnages sont entiers, incisifs. Les scènes s’enchaînent. Tout n’est que cruauté sans tomber dans le morbide. Cela peut laisser perplexe. Pour ma part, je trouve au contraire qu’on est confronté à l’essence même de ces créatures. Rien n’est enjolivé, qui rend histoire presque authentique.

Ce qui est le plus troublant, c’est qu’à contrario de cette atmosphère emplie de tourments et de danger, naît sous nos yeux de lecteurs les premiers émois d’un amour d’adolescents. C’est en cela que ce prequel marque : Sawaën se joue de nos sentiments, tantôt méfiant et empli d’appréhension, tantôt cette note de douceur entre ces deux jeunes hommes en pleine découverte de l autre.

Que dire de plus ? Oui il est dur de refermer ce prequel. Car oui, en seulement 13 jours, on s’attache à ces deux jeunes métisses.

 

Ce tome 1 est une continuité du prequel, mais pas que. Nous retrouvons Extan toujours aussi froid en apparence et Dyck et sa désinvolture légendaire. L’un et l’autre sont officiellement un couple. Dyck prend peu à peu de l’assurance essayant de comprendre ce que son compagnon lui cache.
Mais voilà il ya des secrets difficilement avouables. Extan se retrouve déchirer entre l’envie de lui avouer ses nombreux tourments de peur d’être rejeté et que Dyck voit sa véritable nature.

Clairement, ce premier opus est sous le signe de l’ambivalence. Ambivalence entre une nature qu’il rejette et des sentiments purs et puissants pour son petit ami. Extan va devoir faire des choix. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Comment être soi-même quand une malédiction risque de nous faire perdre ce qui est essentiel à nos yeux ? Voilà à quoi Extan et Dyck se retrouvent confrontés. Entre obscurité et lumière, y a-t-il une nuance envisageable ?

Cette romance est celle d’un premier amour, le vrai, le pure, celui que nous idéalisons comme tout jeune adulte. Sawaen nous partage cette romance naissante avec douceur, sensualiste, mais aussi avec ses complications. Être en couple veut dire s’ouvrir à l’autre, lui confier une partie de soi. Ce qui donne tant de profondeur à cette histoire est le contexte. On ne peut que féliciter l’auteure de son travail de description. Que cela soit de par la nature de ses personnages ou des décors, on ne lit plus. On s’immerge dans cet urban fantasie. Telle une éponge, on ressent les joies, les peines, les angoisses de ces deux jeunes amoureux. On ne peut que les aimer et leur souhaiter de surmonter les épreuves qui leur font face.

L’histoire tient à elle seule de par son titre : Vivre parmi eux. Comment trouver sa place alors qu’on n’accepte pas sa propre nature ? L’amour peut-il tout faire accepter ?

Vous l’aurez compris, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire. Entre ombre et lumière, nous naviguons à vue jusqu’à la fin. On ne peut que souhaiter voir l’annonce du tome 2. Car oui, les quitter est douloureux. Voilà la force de la plume de Sawaen : nous faire aimer presque obsessionnellement ces personnages, à l’image de cet amour.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, Fantaisie, faux semblants, Le temps des choix, série
Série: Homoromance éditions |

Super héros par Eli EASTON

Synopsis:

 Il n’est pas facile de grandir à Jefferson, dans le Wisconsin. Surtout pour un jeune artiste gay tel que Jordan Carson, qui n’a pas sa place dans ces équipes de sports qui sont la première préoccupation des élèves du secondaire.

Mais Jordan a eu de la chance : Owen Nelson est son meilleur ami depuis leur rencontre au second grade. Owen est un beau blond baraqué, et le champion de lutte de leur école. Personne ne s’en prend à Owen, ni à ceux qui lui sont proches, même quand il décide de garder Jordan auprès de lui, après son coming out.

Leur amitié est solide et semble pouvoir résister à tout, sauf peut-être au plus imprévu : les sentiments de Jordan pour son meilleur ami hétéro. De tous les garçons, il est le seul que Jordan ne peut désirer. Et le seul qu’il aime…

 

Mon avis:

Deux amis d’enfance, qui évoluent, se cherchent, s’affirment… Eli Easton aborde dans cette romance tout le poids que de jeunes adultes en devenir doivent supporter face à leur choix, leur orientation sexuelle différente de la marge. Être homosexuel ou être ami avec un homosexuel n’est pas facile à assumer. L’auteure fait un très beau travail d’écriture sur les deux cas. Les apparences et leurs conséquences peuvent être dramatiques. L’impact d’une telle révélation de nos jours à plus d’impacts sur les amis de celui qui fait son coming out que celui qui affirme ses choix. On l’aborde peu dans les romans, mais ces personnes qui soutiennent ceux qui osent sont cataloguées montrées du doigt. Aller au-delà des apparences, ne pas prendre en compte des « qu’en-dira-t-on » peut impacter leur futur. Ce qui est juste impassible et pourtant…

En clair, Eli Easton, une fois de plus nous offre une superbe leçon de tolérance et d’acceptation. Que les vrais héros sont parfois de simples hommes et femmes qui vont au-delà des apparences. Un vrai coup de cœur pour l’histoire et la plume de l’auteure.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, homophobie, Le temps des choix, romance young adult
Série: Reines-Beaux |

La série Les contes de Verania par T.J KLUNE

Tome 1 : Le coeur de foudre

Il était une fois, dans une ruelle des quartiers pauvres de la Ville de Lockes, un jeune homme plutôt solitaire, du nom de Sam Haversford. Quand celui-ci transforme – tout à fait accidentellement – un groupe d’adolescents débiles en pierre, il attire bien malgré lui l’attention d’une puissance supérieure qui l’arrache au seul monde qu’il connaît pour devenir l’apprenti du plus important sorcier du royaume, Morgan of Shadows. À l’âge de quatorze ans, il pénètre dans la forêt de Dark Woods d’où il revient avec Gary, la licorne gay sans corne et un semi-géant du nom de Tiggy, ce qui lui vaut le surnom de Sam of Wilds. À l’âge de quinze ans, il comprend ce qu’est vraiment l’amour quand un nouveau chevalier arrive au château. Sir Ryan Foxheart l’incarnation du plus beau rêve qu’on puisse imaginer. Mais tout tombe à l’eau quand, au fil des ans, Ryan s’éprends du répréhensible prince Justin, que Sam ne peut pas contrôler sa magie, qu’un dragon sexuellement agressif kidnappe le prince, que le roi les envoie à son secours, et que Sam tombe de plus en plus amoureux de la seule personne qu’il ne pourra jamais avoir. Enfin, ça c’est ce qu’il croit.

Tome 2 : Les dragons de la destinée

Il était une fois Sam l’Indomptable, l’apprenti sorcier, qui a eu la fin heureuse dont il rêvait, auprès du chevalier commandant Ryan Foxheart, sa pierre angulaire. Une année s’est écoulée, et bien que Sam ait été capturé cinq ou six fois, les choses vont plutôt bien. Ses parents sont heureux ; Gary et Tiggy sont toujours aussi sarcastiques ; Randall est toujours vivant bien qu’il soit plus vieux que les dieux ; le roi règne d’une main de velours ; Kevin le dragon est toujours aussi dégoûtant ; Morgan soupire encore beaucoup ; Ryan est plus fringant et immaculé que jamais, et Sam est à deux doigts de convaincre le prince Justin qu’ils sont les meilleurs amis du monde.

La vie est belle.

Jusqu’à ce qu’elle ne le soit plus… quand Vadoma, cheffe du clan tsigane et grand-mère de Sam, arrive dans la Cité de Lockes porteuse d’une terrible prophétie qui lui vient des étoiles : un homme de l’ombre va détruire le monde si Sam n’accepte pas son destin et ne rassemble pas les cinq dragons de Verania à ses côtés.

Et elle a amené son bras droit avec elle, un certain Ruv.

Ruv, qui d’après Vadoma, est la vraie pierre angulaire de Sam.

 

Tome 3 : Les dragons de la destinée

Sam l’Indomptable a affronté Myrin, le sorcier Obscur, et est encore en vie pour en parler. La bataille lui a certes laissé des cicatrices, mais en retrouvant Morgan des Ombres et Randall, il se rend compte que cela pourrait être bien pire.

Parce que ces cicatrices ne sont qu’un aperçu du véritable plan de Myrin pour Sam et le Royaume de Verania.

Sam et sa bande déjantée – la licorne Gary, le demi-géant Tiggy, le Chevalier Commandant Ryan Foxheart, et le dragon Kevin – n’ont plus de temps à perdre. Ils doivent partir dans les montagnes enneigées, et au cœur des Bois Obscurs, pour convaincre les dragons restants de s’élever contre Myrin.

Chemin faisant, Sam apprendra des secrets du passé qui changeront pour toujours le cours de l’avenir.

L’heure du jugement approche pour Sam l’Indomptable et il n’y a rien qu’il puisse faire pour y échapper.

 

Tome 4 : Les dragons de la destinée

Aveuglé par la colère et la trahison, Sam l’Indomptable a pris la décision désespérée de suivre le Grand Dragon Blanc dans les Bois Obscurs. Mais un an plus tard, le monde a bien changé : la Cité de Lockes est devenue une prison. Le Roi a été enfermé dans le donjon. Le Royaume de Verania s’est effondré et Myrin, le Sorcier Obscur, est assis sur le trône.

Fort heureusement, tout espoir n’est pas perdu, car Sam apprend l’existence d’un groupe de résistants qui se bat en son nom. Il est mené par un chevalier courageux, un prince rebelle, une licorne échauffée et un demi-géant qui veut tout casser. S’il souhaite avoir la moindre chance de vaincre ceux qui se sont emparés de son royaume, Sam devra faire face aux conséquences de ses actes, mais surtout aux amis qu’il a abandonnés.

 

Mon avis:

Voici une série à la TJ KLUNE dans toute sa splendeur, faite de folie, de fantaisie et d’amour… tragico-romantique.

Le premier tome commence comme un conte de fées. Rien que le contexte nous vend du rêve. Un pays imaginaire où l’époque médiévale se mêle à un pays fait de magie et de créatures extraordinaires. Des personnages délirants, qui n’ont pas leur langue dans leurs poches, tous extravagante et pourtant avec une personnalité qui leur est propre, avec leurs faiblesses et leurs forces. Il n’y a pas de héros, personnages principaux, mais plusieurs. Le tout fait que notre héros est en fait une famille unie avec des personnages secondaires qui les magnifient.

L’intrigue est tout sauf simple. On pourrait croire à une banale histoire de conte de fées, avec un prince à sauver du haut de son donjon, or, tout cela n’est que faux semblant. Tout comme les personnages, les rebondissements sont riches en successions et plus abracadabrantesques les uns que les autres. On retient on souffle, car la fin est indéterminée.

Une histoire épique, décadente et une suite plus qu’attendue. Nous voyons notre Sam l’indomptable grandir, sortir de l’adolescence pour devenir un homme…

Sam va comprendre qu’il est entouré de personnes de confiance, de personnes qui sont prêtes à donner leur vie pour lui. Et lui se rend compte qu’il a mûri et commence à réfléchir sur les conséquences de ses actes… Il comprend que ce sont les sentiments qui dirigent les hommes. La question est : altruiste ou égoïste ? Un choix et à faire et cela n’est en rien évident. Entre amour et destinée, les choix devront être faits et assumés. Être « génial » n’est pas aussi glorieux et magnificence quand cela nous oblige à voir que les autres ne sont que des mortels fragiles… Car le temps des remises en question est passé. Il est temps de se mettre en route pour contrer le mal. Sam accepté enfin sa destinée, mais plus encore il s accepte tel qu’il est et comprend qu’il peut la contrôler, car lui seul peut tracer son propre chemin…

Le langage est cru, cash, sarcastique, mais telle une symphonie, les dialogues sont très bien menés. On ne peut que pleurer de rire dès les premières pages… puis on passe par un melting pot d’émotions et les larmes de joies deviennent tristesse à certains moments. C’est en cela que TJ KLUNE montre tout son talent: il rend ces personnages humains. On ressent leurs émotions, plus encore on vit cette épopée avec eux. On s’attache à eux, on en vient à faire partie de cette « meute » de joyeux lurons… Une série qui nous marque, une série coup de cœur!

Amateurs et amatrices de folie, paillettes, licornes, dragons et de beau chevalier… amateurs et amatrices d’histoire épique vous seront servis.

 
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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, fantasy, faux semblants
Série: MxM BOOKMARK Contes et légendes |

Ani’ Mots – Volume 3 – 100% MM par Alexis Dumais, Audrey Bnd, B.G. Decamp, L. Gautier Ma., Marion DE SOUSA, Merida Reinhart, Sawaën K., Selena A. M, Sophie Tallaire, Steff S.

Synopsis:

5 ans déjà !
Dans ce collectif de nouvelles 100% gay, 10 auteurs se mobilisent pour la cause animale afin de vous offrir une sélection de textes et plus particulièrement un choix de romances entre hommes. Tous les fonds seront intégralement reversés à la protection animale et s’ajouteront aux dons annuels effectués par notre maison d’édition chaque année aux associations locales québécoises.

Mon avis:

Que dire? Je l’avoue, je ne suis pas trop nouvelle ou novella en général. Je les apprécie généralement quand je connais la plume de l’auteure. Pourtant je me suis lancée dans cette lecture, heureuse de savoir que je participais à mon petit niveau pour une belle cause: aider aux bien-être des animaux (la totalité des fonds est reversée à une association pour animaux).

Alors que dire? Un coup de foudre lu en à peine deux heures (je lis très vite). J’ai pris plaisir à découvrir des histoires totalement différentes et pourtant chaque auteur a touché une corde sensible…

Ce recueil c’est comme une pinata : en apparence c’est un recueil de nouvelles d’auteurs. Mais une fois dedans, c’est un feu d’artifice de sensations ! On ne lit plus, on vit ces instants volés. On s’émeut pour ces histoires qu’elles soient contemporaines, historiques, ces remises en question, ces premiers émois. On s’immerge dans ces contes parfois féeriques, parfois cruels, au détour d’une fable poétique… On a des coups de chaud à certains moments… on touche du bout des doigts à une certaine poésie… Voilà ce qui ressort de ce recueil, un voyage des sens… Un coup de coeur, un grand merci à ces auteurs de nous transmettre ce melting-pot de sentiments… On a qu’une envie leur crier « encore! »

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, deuil, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, recueil, romance, romance young adult
Série: Homoromance éditions |