Une étincelle dans la nuit par Alexis Hall

Synopsis:

L’univers est une boule à facette que je tiens dans le creux de ma main.

Autrefois, enfant chéri de la scène littéraire anglaise, aujourd’hui, écrivain dépressif de romans policier, Ash Winters a renoncé à l’amour, à l’espoir, au bonheur et, surtout : à lui-même.
Il vit sa vie entre les cycles de sa maladie, hanté par les fantômes des attentes des autres.
Puis une rencontre fortuite à un enterrement de vie de garçon le jette dans les bras de Darian Taylor, un garçon du comté d’Essex, aspirant modèle qui vit dans un monde de gel pour cheveux, faux bronzage et défilés de mode.

Darian admet qu’il n’est parfait, mais il sait faire rire Ash, et lui rappeler ce qu’est la vie sans anxiété. Seulement, Ash vit dans l’ombre depuis tellement longtemps qu’il est incapable de voir la lumière briller.

Un homme qui n’a pas confiance en lui-même peut-il seulement croire au bonheur ? Et comment un homme qui ne croit pas au bonheur peut-il se battre pour le sien ?

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Ash, un homme quelque peu isolé et pour cause… cet homme fuit toute interaction sociale. Sa bipolarité a pris le contrôle de sa vie. Il sombre jour après jour dans une dépression sans fin. Tout n’est que honte et haine de lui-même. Tout n’est que routine millimétrée, ce contrôle de chaque instant de peur de retomber dans ses pires travers. Le seul sur qui il puisse compter est son ex et meilleur ami Niall.

Mais voilà qu’une obligation envers ses amis va le forcer à en sortir. Il ne s’attend pas alors à faire une rencontre qui va lui apporter de la lumière dans cette obscurité qu’est devenu son quotidien.

Lui, ce chasseur de fantôme poursuivant le spectre de ce qu’il fût va se voir bousculer par l’époustouflant et scintillant Darian, ce jeune homme satiné et serpentin. Darian est son exact opposé. Il parait trop brillant, impertinent et faux. Pourtant, aux yeux de Ash il rayonne. Tout n’est que sincérité.

Ce qui au départ ne devait être qu’une nuit de luxure va prendre une tournure inattendue. Vient alors une grande remise en question : Pourquoi, dans son monde si gris, un jeune homme candide, mais au combien coloré le fait sentir si vivant ? Peut-il assumer cette pulsion qui le pousse vers lui ?

 

Cette romance est à l’image de ses personnages : d’apparence trompeuse. On image des faux semblants, de la superficialité … Pourtant, l’auteure aborde un sujet ô combien délicat : le handicap mental, invisible et pourtant si réel. Au final, Ash et Darian ont bien plus de points communs qu’ils ne le pensent… L’apparence ne fait pas l’homme.

Ce roman peut se résumer à son titre, une histoire clair-obscur. Le risque était de tomber dans un extrême, mais tout est fluide. Nous vivons à travers Ash toutes les difficultés d’adaptations qu’il vit au quotidien. Darian devient pour nous lecteur, tout comme pour Ash, une vraie bouffée d’oxygène et d’authenticité. C’est en cela que la romance est si plaisante à lire.

Au final, on ne peut que remercier l’auteure pour son message de tolérance.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, handicap mentaux, handicap social, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Pour un bouquet de fleurs par A.L. Morgann, Kaelig Lan

Synopsis:

Le jour où Jérémy décide de se marier, c’est tout naturellement qu’il demande à Mattéo, son cousin et Caz, son meilleur ami d’être ses témoins.
Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés, mais tout les oppose. Pour le bonheur de Jérémy, ils vont pourtant devoir faire un effort. Pour le pire comme pour le meilleur…

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de deux hommes que tout oppose, en apparence…

Il faut dire que Mattéo, notaire est du genre BCBG, en apparence coincée. Alors quand il fait la connaissance du meilleur ami de son cousin, forcément, c’est empli d’a priori qu’il juge Caz. Avec son look négligé, genre hipster et sa réputation de gigolo, ce n’était pas gagné. Mais voilà que se retrouver témoins et devoir préparer l’enterrement de vie de garçon de Jérémy va les rapprocher.

Nous allons suivre leur rapprochement d’abord amical. Ce que j’ai adoré dans cette romance, c’est que l’auteure prend son temps. Oui, c’est une romance, mais plus encore, c’est une tranche de vie qui nous est proposée. Nous découvrons, au fil des pages qui sont réellement ces deux hommes derrière l’apparence. L’un et l’autre cache des secrets, des fêlures. On les découvre et de facto on s’y attache. Les personnages secondaires ne font qu’un avec nos deux protagonistes. On rit, on appréhende et au final, on finit cette lecture d’une traite.

Ce que j’ai beaucoup apprécié aussi, c’est que l’auteure nous présente en la personne de Caz, un personnage qui diffère des personnages que nous avons l’habitude de voir dans des romances LGBT de par sa bisexualité. Caz l’assume totalement et l’auteure en joue avec brio.
Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette romance. Sans prise de tête, nous passons un moment hors du temps, une belle échappée livresque.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, romance
Série: Crayons de bois |

T’as pas le sida j’espère par Fred Colby

Synopsis:

Cette phrase – « T’as pas le sida j’espère?! » – est le point de départ de ce livre témoignage. Parce que certains mots font plus mal que des coups. Je m’appelle Fred, j’ai 39 ans et je suis séropositif. Mon histoire n’est ni banale ni extraordinaire. C’est l’histoire d’un jeune gay qui a fui une petite ville à la mentalité étriquée pour vivre son homosexualité de façon plus libérée à Paris. Un garçon qui a connu de grands moments de bonheur et aussi de grands moments de peine. Qui a contracté le VIH à une période de sa vie où il était particulièrement seul et vulnérable. Et qui a transformé cette épreuve en force, en combat et en fierté.

Mon avis:

Comment aborder la thématique « au delà des apparences » sans vous partager cette lecture ? Fred Colby nous confie, de par son autobiographie, un témoignage sans phare de sa vie. De son enfance difficile à sa quête pour trouver sa place dans cette société, Fred explique les difficultés qu’il a rencontrées tout au long de ses années. Lui le petit gars d’une famille de banlieue qui se découvre attiré par les garçons, le rejet familial, sa jeunesse en quête d’identité, ses expériences qui lui permettront de grandir, faire de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. Puis vient ce diagnostic tant redouté : il est séropositif. Une fois encore, Fred nous conte son parcours, de nouveau ce rejet, cette sérophobie, sa reconstruction.

Alors oui, c’est cash, c’est cru, c’est égocentrique aussi. Mais rappelons que c’est une autobiographie. C’est en cela qu’elle nous offre une telle claque. Je ne peux que vous la recommander. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est encore trop rare de lire un témoignage d’un séropositif de nos jours. Comme le remarque si justement Fred, la population a tendance à stéréotyper le VIH par le Cancer Gay, les années Sida, ces personnes qui souffrent et meurent prématurément. Ce récit nous est conté par un homme qui est certes séropositif, mais il vit, il est en couple. Voilà la grande différence et c’est en cela que ce livre devient d’utilité publique. Fred prend le temps de faire de la pédagogie, nous expliquer les nouveaux traitements qui offrent cette sécurité si précieuse aux personnes séropositives comme aux autres. C’est un engagement, un acte citoyen !

Fred veut faire passer un message : on peut être séropo et vivre en étant « clean ». En refermant ce livre, on ne peut que le féliciter de cette démarche. Il n’est en rien évident de confier une part de son intimité. Alors oui, certains bondiront sur leur fauteuil de par ses choix de vie, d’autres seront choqués par ses propos… Personnellement, je pense que ce livre est un pamphlet sur cette population encore trop stigmatisée : les séropos des années 2020. Notre regard change non pas sur ces hommes, mais sur le virus lui-même. Aujourd’hui, il est canalisé. Comme aime à le rappeler Fred, la prévention reste le meilleur moyen de ne pas être contaminé certes, mais ceux qui l’ont été restent des humains et non pas des personnes « sales ».

En clair, cette autobiographie est un pamphlet sur la tolérance. Arrêtons de nous arrêter à nos préjugés, voyons au-delà des apparences.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, maladie, survivants
Série: Librinova |

La folie de ton amour par Eva TERELLON

Synopsis:

« L’amour tue. » C’est ainsi que s’ouvre ce récit en forme de chronique d’un amour fou. Un amour qui éclot sur les cendres d’un autre, face au deuil, à la dépression et aux drames de la vie. Un amour pour lequel on est prêt à tout, même à se perdre. Lorsqu’Alban, jeune diplômé, s’installe sur la côte normande, louant un petit pavillon qui surplombe la falaise, il s’attend à tout sauf au rire de Cédric. Ce rire l’envoûte, le transporte et le fait basculer en un clin d’oeil, l’enchaînant irrémédiablement à la piquante insolence de son beau voisin. Cédric, lui, a déjà construit sa vie avec l’énigmatique et richissime Dimitri, son ami d’enfance. Un homme perspicace s’il en est et qui ne manque pas de remarquer l’ardente admiration que nourrit Alban. De là naît une bien étrange amitié entre Dimitri et Alban, qui peu à peu trouve sa place aux côtés du couple. Il apprend à connaître Cédric son rire autant que ses failles et ne désire plus que le protéger, quitte à s’effacer pour garantir le bonheur de l’homme qu’il aime. Quand survient le pire, c’est tout naturellement sur lui que s’appuie Cédric. Mais enivré par la confiance que lui témoigne son bel ami, Alban demeure aveugle à la détresse profonde dans laquelle se noie ce dernier. Aveugle à Cédric… et aux dauphins.

 

Mon avis:

La préface résume parfaitement cette histoire. La difficulté d’être celui qui passe après la perte du grand amour, celui qui n’est qu’un substitut. Comme nous le montre l’auteure, l’amour tue. On peut essayer de toutes ses forces, si la personne endeuillée est trop prise dans les abysses de la perte, on ne peut rien faire. On a toujours l’espoir de « guérir » l’être que l’on aime, à tel point qu’on est aveuglé et on ne se rend compte que trop tard de nos songes éveillés. Malgré les apparences, certaines personnes ne sortent jamais de ce deuil…

Cette histoire est renforcée par l’utilisation du « Je » et une narration qui se fait au passé. L’histoire nous est contée alors que les faits se sont déjà produits. L’auteure nous met devant un fait accompli, on ne peut que subir, tout comme son personnage principal, Alban. On ressent ce melting pot d’émotion qu’il vit tout du long de sa relation: le désir, la gêne, l’envie, la détresse, ce sentiment de ne pas être à sa place, d’être un usurpateur. De plus, par sa plume, elle renforce ce sentiment de détresse et d’incompréhension par cette atmosphère sombre et pesante.

Malgré toute cette détresse, l’épilogue est juste sublime. Cette relation avec les dauphins nous apporte une sorte de réconfort et au final, une acceptation des faits. On ne peut pas sauver tout le monde. C’est un fait, une réalité mais l’Homme se relève toujours.

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, deuil
Série: Mix Editions |

Wanted Doudou par Rose DARCY

Synopsis:

À vingt-quatre ans, Sydney est un graphiste renommé qui vit comme un ermite, reclus dans son appartement de Poughkeepsie avec son doudou, Burton. Sa phobie du monde extérieur et de ceux qui le peuplent l’a poussé à se retrancher à l’intérieur de lui-même, loin des autres.

Jusqu’à ce que son métier l’oblige à faire appel aux services de l’imprimeur du coin, Thayne Adams. Ce dernier est quant à lui déterminé à faire sortir Sydney de sa coquille, à lui montrer tout ce qu’il a à gagner en cessant de s’enfermer.

Un événement inattendu va les amener à se rapprocher tous les deux, à ouvrir les yeux, et à faire chacun quelques pas l’un vers l’autre, pour finir par se rencontrer à mi-chemin. Ensemble, ils vont redéfinir les contours de la relation qui les unit depuis le début sans qu’ils le sachent vraiment…

Mais Sydney sera-t-il assez fort pour surmonter ses appréhensions et se libérer ? Ou renoncera-t-il à sa seule chance de conquérir Thayne par peur ?

Deux hommes. Un doudou. Une histoire pas comme les autres…

 

Mon avis:

Voici un roman qui ne pie pas de mine au départ. Une histoire d un jeune homme agoraphobe qui perd son doudou. Mais là où on ne voit qu une simple romance en devenir, on se prend une claque. Quand l auteure nous explique le lien entre cette peluche et ce jeu homme, le lecteur se retrouve aussi bête que les autres personnages du livre. On juge ce jeune homme trop rapidement sur des préjugés. Et là je dis chapeau l auteur! réussir à nous faire ressentir cette culpabilité cette remise en question comme Thayne c est fort. Oui ce roman ne paie pas de mine mais il nous enrichit nous donne une belle leçon mortalité

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, handicap
Série: format kindle |

Bi or not bi ? par Eva Justine

Synopsis:

Habitué à ce que rien ni personne ne lui résiste, Nys gère d’une main de maître son club privé le Gay Power. Son assurance vacille néanmoins le jour où Sandro en pousse la porte par hasard. Son tempérament de fonceur prend aussitôt le dessus. Ce mec lui plaît. Il le veut. Mais, comment le convaincre ? Quel est le meilleur atout de séduction pour conquérir ce pompier… persuasion ou romantisme ?

 

Mon avis:

Voici une romance qui change des romances gay « classique » dans le sens où l’auteure nous met devant un homme qui remet en question sa sexualité pour un homme. Être bisexuel n’a rien d’évident que ce soit pour la personne elle-même ou son entourage. Tout le travail d’écriture d’Eva Justine se tourne autour de cette prise de conscience et ce qu’elle implique dans le quotidien. Il n’est pas facile de remettre en question toute une vie d’hétéro, assumer ses choix demande un temps de réflexion. Mais l’auteure nous montre aussi la difficulté de cette ambivalence auprès du conjoint. Dans le cas de cette romance, les doutes de Nys, gay assumé pour un homme hétéro. Elle nous montre que leur relation est loin d’être aussi fluide qu’elle peut paraitre au premier abord. Car, même si l’alchimie marche entre les deux hommes, c’est tout ce qui les entoure et les projets pour un avenir à deux qui est difficile à envisager.

En clair, une romance qui met en avant l’acceptation. Une romance à savourer sans modération.

 

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Genre: au delà des apparences, Le temps des choix, sexualité différente
Série: CreateSpace Independent Publishing Platform |

L’amant fantasmatique: Journal de Kerbihan par Guy BORDIN

Synopsis:

Les Esquimaux croient en l’existence d’amants fantasmatiques. Le narrateur l’apprend de son cousin historien du Canada, dont il est discrètement épris, quelque temps après leur arrivée dans une maison isolée entre lande et forêt bretonnes, où tous deux se sont retirés pour travailler.
Mais le séjour prend bientôt une tournure inattendue, avec d’hallucinantes flambées de désir, entre Finistère et étendues arctiques.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune apprenti historien qui fait la connaissance de Jean, cousin lointain découvert par hasard, lors d’un cours donné à la faculté. Jean est maître de conférences en histoire moderne spécialisée dans l’exploration et la colonisation française du Canada. Des histoires de famille ont fait qu’ils ne se connaissaient pas jusqu’alors. Notre jeune narrateur va alors se voir proposer d’aider son cousin pour sa thèse sur la vie en Nouvelle-France.

Tout est retranscrit sous forme de journal de bord où le narrateur retranscrit ces quatre semaines en vase clos avec celui pour qui il se découvre cette attirance inexplicable. Dans ce vase clos, le narrateur se retrouve spectateur impuissant de cet homme qu’il désire. Le fantasme se transforme peu à peu en obsession.

Tout au long de cette lecture, nous ressentons un réel inconfort de ce jeune homme face aux sentiments et pulsions qui le poussent vers ce cousin, ce sentiment de gêne vis-à-vis de ce parent et cette envie d’échappatoire tout en désirant profondément aller jusqu’au bout de son fantasme. Il est clairement tiraillé entre ce qu’il ressent jour après jour et qui ne fait que s’accentuer.

Entre le réel et le fantasme, la frontière est infime. L’auteur retranscrit avec brio ces sentiments de perdition et d’angoisses qui en découlent.

Les descriptions des ressentiments du personnage principal renforcent ce sentiment de vase clos, cet inconfort que nous ressentons, en même temps que le narrateur au fur et à mesure ce désir montant et pourtant insatisfait. Notre lecture devient alors à l’image de notre personnage anxiogène. Puis tout s’emballe. On ne sait plus distinguer le rêve et la réalité. Le doute s’immisce chez le lecteur.

À l’image de ces croyances d’Esquimaux, la métaphore d’amant fantasmagorique est attrayante, mais au final, elle entraîne indéniablement à la folie. On se referme sur soi-même, on s’isole du monde réel… Accepter l’inavouable, composer avec la réalité… Voilà ce à quoi notre narrateur se voit confronté.

Le titre prend alors tout son sens. Et l’on devient à notre tour spectateur silencieux de cette pièce de théâtre où désirs et toxicité se mêlent. L onirique se mêle à la réalité au point que le fantasme onirique devient horrifique.
Cela donne à réfléchir sur la dimension et la place du fantasme, qui peut tourner à l’obsession, jusqu’à isoler une personne. C’est autour de cette croyance que tourne l’histoire. Le tout est habilement mené par l’auteur.

Je peux vous dire que c’était sacré découverte, une lecture qui m’a sorti de ma zone de confort. Ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, je l’avoue, mais ma curiosité m’a poussé à lire, sans savoir quoi penser de ce jeune homme. Sans le vouloir, nous nous retrouvons entraînés dans quelque chose d’incontrôlable… notre lecture devient mystique.

Comme me l’a confié Guy, il préfère laisser parler la liberté de l’imagination. Il navigue aux frontières entre le réel tangible et tout le reste! Et je peux vous garantir que c’est un pari réussi pour ma part !

Préparez-vous à lire quelque chose de hors-norme, mais au combien fascinant… une lecture dont vous ne ressortirez pas indemne.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, faux semblants
Série: MAIA |

L’Amour suprême par Taram Boyle

Synopsis:

Jérémy est un charmant sportif de 19 ans, originaire d’une cité défavorisée. Il rencontre accidentellement Stéphane Davouret, un magnat de la mode arrogant et dédaigneux. Il lui propose une séance photos avec Malik, un sous-traitant dont il exploite secrètement les talents artistiques. Jérémy et Malik s’apprécient mutuellement, mais leur complicité spontanée déplaît au puissant homme d’affaires qui ne reculera devant rien pour les soumettre à ses exigences.

 

Mon avis:

Voici une histoire qui nous sort des sentiers battus. Ne vous fiez papa à la 4e de couverture… Elle est, à l’image de Jeremy trompeuse.

Jeremy, un jeune étudiant de 19 ans originaire d’une cité. Le jeune homme survit tant bien que mal avec sa mère dans cet environnement où pauvreté et apparences font loi.

Jeremy est un être à part. Dès le départ, on ne peut que se prendre d’affection pour ce jeune homme perdu, en quête d’identité. On ressent toute cette culpabilité qu’il traine tel un boulet, devant faire face à des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Il subit plus qu’il ne vit. Sa vie se résume à une source constante de peurs et de conflits intérieurs. Il est totalement dans le déni non pas par choix, mais par obligation. Mais des rencontres vont bouleverser son quotidien.

Taram, par la voix de Jeremy nous fait un véritable pamphlet de cette jeunesse perdue, en recherche de reconnaissance, celle qui est oubliée, celle qui cherche par tous les moyens d’exister. Il met en avant cette facilité avec laquelle elle tombe dans l’emprise de personnes qui les exploitent, eux et leurs failles. À trop vouloir briller, on s’en brûle les ailes…

Vous l’aurez compris, cette histoire est autant bouleversante que troublante. Elle nous sort de notre zone de confort. On devient spectateur impuissant de cette chute, on subit, comme Jeremy tout cet engrenage. Mais, et c’est important de le notifier, l’auteur nous offre une morale juste, à l’image de notre société : ne pas faire des généralités. Oui, il y aura toujours des abus, des personnes toxiques, mais nous avons tous ce choix : celui d’être heureux et de s’accepter. Jeremy ne peut que faire écho à notre propre parcours : entre excès et naïveté, une découverte de soi et de ses désirs n’est pas un long fleuve tranquille.

En clair, une claque magistrale, un coup de cœur revendiqué et un auteur que je prendrais plaisir à suivre par la suite.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, prostitution
Série: Auto édition |

La passion en M par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Etudiant en médecine n’est pas une partie de plaisir surtout quand il faut en plus subir les disputes quotidiennes de ses parents qui ne se supportent plus. Un jour la goutte d’eau de trop dans un vase remplit à ras bord tombe. Raphaël n’a pas beaucoup de ressources, mais il arrivera à s’en sortir, se promet-il.
Guitariste dans un groupe de musique, ce n’est pas ce qui permet de vivre correctement. Pourtant, pour rien au monde, Gabriel ne changerait sa vie. Mais pour garder son indépendance, il va devoir faire une concession, se trouver un colocataire pour l’aider à payer les factures.
Deux personnes au caractère diamétralement opposé et des modes de vie complètement différents vont devoir vivre sous le même toit.

Mon avis:

Raphaël, jeune étudiant en médecine de 26 ans est, contrairement à ses autres collègues et amis étudiant, plutôt du genre à jouer la carte de la discrétion. Engagé dans un cursus long et onéreux, il vit encore chez ses parents. Jusqu’à peu, il se satisfaisait de cette concession, mais les disputes à répétitions de ces derniers vont le pousser à partir de cet environnement toxique.
Et nous avons Gabriel. Gabriel le guitariste autodidacte qui ne vit que pour son art et son groupe : les Black Dogs. Gabriel, un autodidacte qui avec ses allures de loubard, sa réputation de Casanova et son caractère impulsif est un électron libre.

Deux modes de vies et de classe sociale différentes… rien ne pouvait amener ses deux hommes à se rencontrer et pourtant… Tout débute sur cette petite annonce : » beau gosse intelligent, recherche colocataire pour partage de frais« . Raphaël, malgré une certaine appréhension (justifiée d’ailleurs) va se retrouver en collocation avec cet homme qui ne se prend pas au sérieux.

Ce qui au départ devait être une collocation va prendre une tout autre tournure. L’un et l’autre vont devoir apprendre à vivre ensemble, faire des concessions. Mais plus encore, ils vont se sortir de leur zone de confort. Cette promiscuité imposée est une réelle remise en question sur ce qui était, jusqu’alors acquis.

Nous avons des scènes causasses, voir hippiques, mais qu’il parle à chacun d’entre nous. C’est du vécu, des petits incident ou instant de vie en communauté qui font écho à notre propre quotidien. On apprécie chaque petit détail qui dévoile peu à peu ces hommes derrière leur apparence. On ressent toute cette crainte, cette appréhension à se laisser à une intimité. On s’ouvre à l’autre, on dévoile ses fêlures, ses craintes… Mais aussi on s’expose aux autres. Assumer n’est pas quelque chose d’évident. Les apparences pèsent lourdement sur notre quotidien.

À l’image des compositions musicales de Gabriel, Marie Paule joue avec finesse sur les sentiments, les réactions de l’un et de l’autre, mais aussi ces remises en questions sur soi-même que l’on pensait acquises. C’est une comédie romantique, avec des amis qui sont plus que cela, une famille élargie auprès de laquelle nous nous immergeons.

Leur histoire est à l’image d’une composition en devenir: on tâtonne, on apprivoise, on essaie de trouver les bons accords pour au final créer une harmonie, une symphonie des sens. De cacophonie, nous devenons spectateurs de cette mélodie qui peu à peu va trouver sa propre harmonie.

Un feel good comme on les aime, qui fait échos à notre propre vécu. Une très belle découverte de la plume de cette auteure dans ce style.

Spéciale mention à JP…

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, Le temps des choix, musique
Série: Homoromance éditions |

Près de la rivière par Laur'el

Synopsis:

David a éprouvé de sérieuses difficultés à se remettre de sa précédente relation. Aujourd’hui, son existence tranquille et ses petites habitudes lui donnent entière satisfaction. Il souhaiterait pouvoir tout oublier et se débarrasser de sa thérapie qui traîne en longueur.
Une manœuvre de collègues malintentionnés le pousse à accepter une mutation. Contraint de revenir dans sa région d’origine, il y retrouve ses amis et sa famille. Mais aussi de moins bons souvenirs et un lieu de travail où personne ne désire l’accueillir à bras ouverts.
Simon est un homme en colère. Son personnel le sait, il en fait parfois les frais. En ce moment, ce qui le fait sortir de ses gonds, c’est cette entreprise qui, avec une proposition d’association « gagnant-gagnant », est venue s’incruster dans son magasin. Même s’il est conscient de sa responsabilité dans la situation actuelle, il ne la supporte plus. Pour tout arranger, voilà que cette boîte plus qu’agaçante lui colle une taupe !
Ces deux-là vont devoir s’entendre. Pourtant, entre la méfiance, les séquelles du passé qui persistent, les emportements et les non-dits, rien n’est joué d’avance.

Mon avis :

David est un homme qui subit ses traumatismes passés. D’une enfance compliquée à l’échec de sa dernière relation, il sent cette impression de stagner dans sa vie dans ce marasme ambiant. David vit dans le déni. Il se pense guéri de ses démons passés.

Mais voilà qu’un évènement va changer la donne. Missionné par son entreprise, il va devoir revenir dans ce village de son enfance.

On suit à travers cet homme toute la difficulté pour se reconstruire. Le déni, la peur, l’insécurité constante, ce besoin de tout contrôler. David va se retrouver confronté à ses pires angoisses dans cette nouvelle dynamique qui lui est inconnue. Face à ses réactions, on a tendance à juger sur des apparences et des aprioris, en particulier Simon, chef d’entreprise dévoué, mais aussi colérique et impatient. Il refuse de voir l’héritage de son grand-père lui être enlevé par cette société. Évidemment, son directeur commercial, David, va en faire les frais.

Ce qui au départ va être un combat de coq de basse-cour va prendre au fur et à mesure une toute autre direction. La relation va mettre du temps à s’installer. Rien n’est précipité, tout n’est que découverte, mis en confiance. Ils ne s’attendaient pas à ce que cette alliance commerciale leur apporte un tel changement dans leur vie.

 

Nous découvrons les fêlures de chacun : David et ces peurs, Simon et sa solitude. Laurel nous permet de suivre leurs reconstructions, leurs appréhensions, leurs remises en question. On s’y attache très rapidement. On ressent cette culpabilité de part et d’autre, cette peur de blesser ou être blessé, de faire mal même involontairement. De méfiance, nous passons à de la connivence, à cette envie de voir au-delà de l’apparence. Tout est question de découverte de l’autre, mais aussi et surtout d’acceptation.

Plus qu’une romance, l’auteure joue la carte de l’amour et sa pluralité : amour filial, amical ou sentimental. Les personnages secondaires sont partie prenante dans la reconstruction de David et de Simon, ce qui renforce cette idée d’unité et de soutien.
Quelques longueurs à certains endroits, mais cela n’enlèvent pas le plaisir de cette lecture. Cette relation prend son temps et c’est ce qui en fait sa richesse.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |