Faux semblants par Collectif d'auteurs

Synopsis:

L’objet que vous avez entre les mains n’est pas un livre, pas du tout. Il a les pattes d’un dragon et la gueule d’un loup, l’esprit mathématique et la mémoire chaotique. Il vous tend quelques fleurs, la bague de vos rêves et la clef d’un coffre secret. Vous acceptez ? Vraiment ? Ne sentez-vous pas la pluie glacée qui coule le long de votre dos, n’entendez-vous pas les bijoux clinquer dans l’ombre ? Si vous vous fiez aux apparences, nous ne pouvons plus rien pour vous !

 

Mon avis:

Dès le départ, on nous met le nez dedans! Le synopsis de ce recueil résume à lui seul l’œuvre.

Ce recueil nous offre un panel d’auteurs de talent, mais aussi d’illustrateurs que l’on prend plaisir à découvrir. Merci à l’éditeur de nous donner leurs liens sur les réseaux pour les suivre.

Maintenant, parlons du recueil. Il s’agit de nouvelles MM et FF. On passe par un melting pot d’émotions et pour cause, les auteurs se jouent de la thématique. Tantôt cocasses et drôles, nous nous confrontons aussi à des histoires plus noires, tragiques. La lecture s’enchaîne et nous nous retrouvons bousculés par ces mots, liés à des maux.

Chaque nouvelle à son style, sa musique. Cela devient poétique, harmonieux. Ce que j’ai énormément apprécié, ce sont ces illustrations qui reflètent chaque univers. De la fantaisie au contemporain en passant par de la dark romance, c’est un véritable panel qui nous est offert.

Difficile de résumer chaque nouvelle sans spolier. Je vous propose donc de vous les présenter ainsi: en ouvrant ce recueil, vous allez faire face à de la pudeur, de la vanité, des mensonges, des duperies et leurs revers : culpabilité, imposture, peur,  tristesse, violence, abandon.

 

La thématique principale est réellement passionnante: les faux semblants. Il y a tant à dire sur cette thématique, tant de situations à explorer. Pourtant, il y a toujours ce point commun à chacune de ces nouvelles: que vaut une relation construite sur des faux-semblants ? Le mensonge est parfois le pire des poisons. Mais risquer de se montrer sous sa vraie nature entraîne toujours ce risque d’ être rejeté. Là est toute l’ ambiguïté des sentiments. Mais la duperie ne dure qu’ un temps…  On nous révèle les différents degrés des faux semblants et la cruauté qu’ils peuvent entraîner. Car cela est une réalité : les faux semblants ne sont que des actes égocentriques et cruels. Ils révèlent ces tabous qu’on ose révéler, dirigés par ce sentiment universel : la peur. Ces actes sont toujours justifiés comme un moyen de protéger des autres, de leurs regards, jugements au final. Et en cela on se retrouve en chacun d’ eux.

C’est en cela que ce recueil marque: cet écho à notre propre histoire, cette remise en question qui s’ensuit.

Encore merci pour ce moment de lecture. Je vous le recommande chaudement.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, fantasy, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, recueil, sexualité atypique, traumatismes du passé
Série: YBY Editions |

Le naufrage de Noé par Kelly Galhager

Synopsis:

Dans la vie, Noé est triste. Dépressif et suicidaire même. Gabin a l’air toujours heureux, enjoué et survolté. Pourtant Gabin habite lui aussi dans le couloir 4 du pavillon bleu de l’hôpital psychiatrique. Parrain de thérapie de Noé, les rôles vont peut-être s’inverser pour que chacun retrouve le bonheur malgré les interdits et les convenances.

Mon avis:

Nous faisons connaissance avec Noé lors de son arrivée dans le pavillon bleu. Il découvre son nouveau lieu de vie, adapté à des personnes « comme lui ».

Noé se pense perdu. Comme il le dit, tous ces médecins et thérapeutes pensent comprendre le mal dont il souffre, mais qu’en est-il en réalité ? Lui qui est si renfermé sur lui-même va se voir confronté à un élément inattendu : un parrain, Gabin.

On nage en eau trouble… On s’interroge dès le départ. Comme les autres on essaie d’apprendre à le connaître, le découvrir pour comprendre.

Comment survivre quand on a appris à se détester, à vivre avec le dégoût de soi ? Voilà ce qu’endure Noé depuis l’enfance jusqu’à cet appel d’espéré qui l’a mené dans cet hôpital. Il paraît soumis et résilié à cette vie qu’on lui impose.

Gabin, lui est,
avec ses antécédents et son comportement, un jeune homme un peu trop dans l’excès, instable, dangereux. On ne peut lui faire confiance selon certains thérapeutes. C’est une bombe à retardement. Mais encore une fois, les apparences sont trompeuses.

Voilà comment résumer cette histoire : un jeu de dupes.
L’un est lumière là où l’autre est obscurité. Mais leur rencontre va changer la donne, car dans le savoir, l’un et l’autre ont beaucoup plus de points en commun qu’ils ne le pensent. Ce qui au départ est une obligation non consentie va prendre une tout autre dimension. C’est une lecture intuitive où les maux ne nous sont pas révélés de front. L’auteur nous décrit de façon détournée tous ces « symptômes », ce mal-être qui entourent Noé, Gabin et les autres résidents, qui ne sont véritablement dévoilés qu’une fois que nous avons appris à les connaître. On ne peut que supposer et comme les psychologues et thérapeutes, appréhender les révélations.

Tout n’est qu’apparence et sensibilité. L’auteure joue ces cartes avec cette volonté de dévoiler leurs véritables natures. On les suit dans leurs introspections, leurs remises en question. Tout n’est que haine, amertume et rejet, solitude et souffrance ; incompréhension.
On se retrouve à avoir une bouffée de compassion pour ces personnes. On tremble parfois de peur d’une rechute, l’autodestruction plane au-dessus d’eux… On se retrouve, comme Noé et Gabin, sur un fil. Un fragile équilibre que nous ne pouvons que suivre avec appréhension.

Des sujets sensibles, actuels, qui touchent beaucoup de personnes, dont on parle peu. C’est une lecture marquante, finement amenée…

Bref j ai adoré. Franchement je note un 4 bien que quelques coquilles nous titillent les yeux, des mots oubliés certes, mais face à l’histoire, on les oublie à notre tour. C’est, à l’image de Noé et Gabin renversant de sincérité.
 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

« Arrête avec tes mensonges » par Philippe Besson

Synopsis:

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter :  » Arrête avec tes mensonges.  » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune homme blasé alors âgé de 17 ans.
À l’époque, c’est un élève studieux sans  aucune ambition autre que de plaire à ses paires. Mais c’est aussi un jeune homme marginalisé, traité par les autres étudiants, car il dénote de la meute…  Oui il aime les garçons, de cela il en est sûr, mais il préfère se taire que d’avouer. Il est dans une sorte de déni volontaire face aux autres. Une façon de se détacher de cette étiquette d’exemplarité qu’on lui colle à la peau.
Oui, mais l’arrivée de Thomas va tout changer. Thomas, l’énigmatique étudiant d’une autre classe, inaccessible, celui qui ne prend jamais part aux moqueries, mais qui ne connait même pas son existence. Un étranger à ses yeux, un garçon à l’évidence pas pour lui. Et portant, Thomas va changer le cours de son existence toute tracée.
L’homme qui nous raconte son histoire se dévoile à nous sans pudeur, avec un regard critique sur ce jeune homme qu’il a été et qui a connu ce premier amour. Un amour fort, puissant qu’il n’oubliera pas, mais qui restera sous silence. Un secret, voilà comment elle se définissait. Un secret inavouable dans ce coin perdu, dans ce monde si étroit d’esprit, dans une époque où le Sida commence à faire parler, mais sans imaginer les drames qu’il engendrera. C’était en 1984 et pourtant, ce secret finira par le rattraper.

Il y a peu de dialogue. L’homme se met à nu face à son interlocuteur, nous les lecteurs. Un instant hors du temps, une parenthèse où il cesse ses mensonges, nous ouvre son intimité et des sentiments qu’entraîne ce mensonge à ma vue des autres: le manque, la privation, l’attente, le désir, inaccessibilité, cette pour constante d’être découverts, qui est amplifié par les premiers émois qui ne peuvent durer toute une vie… Qui ne sont qu’une parenthèse enchantée dans ce quotidien qui leur sont dictés.

Ce qui choque, une véritable volonté de l’auteur , c’est que cette histoire n’est autre qu’une confession. Un cadeau qu’il nous offre, un message lourd de sens.

Voilà ce qu’il nous livre: la vérité sur des désirs réprimés à cause des autres… Et ces émois lors de ses instants d’abandon, d’oubli de soi que l’on tait, qu’on se refuse, ces mensonges éhontés et pourtant si beaux, ce sentiment de gâchis.

Un mot résume ce bijou: défection. Un livre qui sonne telle une claque.

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NB je mets le format ebook et Poche, le format papier étant moins cher.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Pocket |

L’internat par Grymes

Synopsis:

Maxence revient dans cette histoire courte et choc sur ses souvenirs de l’internat, ses rencontres et son premier amour. Tous les éléments qui ont conduit à ces drames. Quatre tragédies, un seul lien : Maxence. Voici sa confession.

Mon avis:

« Mais comment a-t-on pu en arriver là ? » Voilà l’intrigue qui nous tient tout au long de cette nouvelle. Expliquer l’inavouable…
Nous faisons la connaissance de Maxence, deux mois après les faits. Alors que le psychiatre essaie de lui faire dire cette vérité tant inavouable, Maxence décide de nous (car oui dès le prologue on est pris dedans) SA vérité… Celle de ses souvenirs passés et vécus.

Tout débute à son entrée au lycée. Maxence est alors un mec lambda parois d’autres. Élève moyen, il s’intègre facilement et se fait des amis. Maxence lui-même le dit, il s’éloigne parfois de l’intrigue, cette question posée, mais en réalité, tout est lié… Tel un puzzle, les pièces s imbriquent et nous voyons au fur et à mesure la catastrophe à venir… Mais est-ce la vérité la vraie? Le doute nous poursuit tout du long, car ce sont ses souvenirs, avec leurs subjectivités qui nous sont contées. Notons que l’auteur joue énormément sur ce ressenti. Il narre l’histoire au présent tout en notant le ressenti de Maxence en le conjuguant au passé.

C’est une véritable introspection que l’auteur, à travers les souvenirs de Maxence, narre ce fait divers. On remonte le temps et on essaie de comprendre le pourquoi du comment… Comment en est-on arrivé à ce carnage? C’est un véritable pamphlet sur cette jeunesse faite d’apparences et égocentrique. Mais tout cela sonne creux. Car derrière ces apparences se cache le véritable fléau de notre société : l’ennui.

Ne vous attendez pas à une romance d’adolescents. C’est bien plus que cela : telle une photographie, on nous jette à la figure la réalité de cette jeunesse si peu sûre d’elle, si fragile qui repousse leurs limites pour paraître… Ce témoignage, car au final  s’en est un, fait échos à notre vécu, nos premiers émois, mais aussi à la génération qui le vit aujourd’hui.
Un drame psychologique qui nous marque, une lecture dont on ne ressort pas indemne. Un coup au cœur. 

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, romance young adult
Série: Auto édition |

Le choix de l’Oranger par Gabriel KEVLEC

Synopsis:

Samaël Kerléo, vingt-quatre ans, plus ou moins prof, monstre, moitié d’homme ». C’est ainsi que Samaël se serait présenté s’il ne s’était pas enfermé dans un empire de solitude après son agression. Alors qu’il ne se nourrit plus que de rêves et de poésies, réfugié derrière ses écrans ou dans les forêts qu’il arpente inlassablement, deux hommes vont venir ébranler son monde. A l’hôpital, il croise Ferréol, un infirmier tout en lumière et assurance, et qui porte l’écarlate de la passion et du sexe en bandoulière. Sur Twitter, la douceur des mots et des images de Manoé le bouleverse, et l’alchimie explose en mille nuances azur. Deux rencontres. Deux couleurs. Deux graines d’histoires qui germent ensemble dans la poitrine d’un homme à qui jusqu’alors tout manquait. Tiraillé entre réel et virtuel, écartelé entre rouge et bleu, Samaël est incapable de faire un choix. André Gide l’a écrit : choisir, c’est renoncer. Ce qu’il a oublié de préciser, c’est que choisir, c’est parfois la chose la plus difficile au monde. Et qu’un coeur, ça peut être grand comme une place publique.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Samaël, 25 ans résidant à Clermont avec son chat Manson.  À cet instant, Samaël dégage ce sentiment de solitude et pour cause, il se sent en perpétuel décalage. À l’image d’un marginal, il se décrit comme un Monstre des contes de fées, cette Moitié d’homme. C’est un homme brisé, qui ne survit que dans l’Obscurité, essayant de retrouver cette étincelle de vie qu’il a perdue depuis son agression. Sa seule échappatoire ? Ce blog où il laisse anonymement ses poèmes, ces vers, ces pensées les plus personnelles et ses rencontres anonymes et éphémères qui lui apportent qu’ illusions de satisfaction de besoins primaires.

Samaël est un être à part, qui se cache.  Cette marque indélébile le contraint dans son quotidien. Il n’aime pas l’image qu’il dégage, ne trouve pas sa place dans la vie. Et pour cause, il est dans un entre-deux, plus mort que vivant. Nous découvrons au fur et à mesure de ses confidences les fantômes qui le suivent depuis cette nuit… L’ampleur du traumatisme avec lequel il vit au quotidien.

Mais tout cet ordre établi va être remis en question en faisant la connaissance ce cet être « azur ». Ce « M », rencontre par écran interposé puis Ferréol, un infirmer. Deux hommes, deux chemins de vie différents et pourtant ce même écho dans son cœur et sa tête …

L’un et l’autre sont de deux univers différents et pourtant lui apportent cette même sensation : être écouté et accepté dans son entièreté.

Deux rencontres qui vont bouleverser la vision du monde de Samaël. Comme le dit si justement Gabriel, Samaël n’est qu’une âme en champs de bataille, fatiguée de lutter, avide d’abandons et de servitude. Mais encore une fois les apparences sont trompeuses. Chacun recèle au fond de lui cette partie d’ombre qu’ils essaient tant bien que mal de dissimuler.

Dans ce roman, il est question d’ apparence, de sentiments, de désir. Avec ces notes de poésie, nous nous retrouvons tel un spectateur silencieux à suivre ce jeune homme aussi beau que seul se remettre en question, sortir de sa zone de confort. Il prend des risques, tiraillé entre ces deux tentations. Il est question de choix, un choix cornélien, un choix infaisable pour ce cœur si tendre et fragile. Le polyamour est la thématique qui découle de ce choix. Mais encore une fois, l’auteur se joue des apparences et nous décrit avec cette poésie, sa définition de ce sentiment multiple. C’est délicat, c’est précieux. Le ressenti tellement humain. C’est bête à dire, mais on se retrouve quelque part en eux.

Ce qui au départ est une lecture devient peu à peu une confession, un instant hors du temps où nous découvrons une part de cette intimité. C’est un partage qu’on nous offre empli de couleurs. D’obscurité, nous allons doucement vers du clair-obscur à la lumière. Ce qui est frappant c’est cette poésie qui nous accompagne et qui atténue le côté dramatique de l’histoire. Les scènes érotiques coulent de sens. Il n’y a rien de provocateur. C’est cru, c’est viril, mais au final, tout n’est que poésie des sens, découverte de l’autre. On ne parle plus de scènes de sexe torride, mais de vulnérabilité, d’oser se montrer entièrement face à l’autre.

Pour ma part, contrairement à mes habitudes, j’ai pris le temps de le lire. Je n e l ai pas lu d’une traite. Non pas qu’il soit mauvais. Loin de là. Mais cette musicalité, cette poésie nous suit. Elle amène cette envie de savourer chaque chapitre, chaque rebondissement. C’est ainsi que je qualifierais ce roman: un concentré de poésie d’ une lecture éprouvante. Mais quelle histoire ! Samaël est un être bancal, abîmé ( et c’est un mot faible) et pourtant il est magnifique et touchant.

Tout n’est qu’authenticité, vulnérabilité et sensibilité. C’est aussi un pamphlet sur le polyamour, un échange de point de vue. Ce qui en général est mal perçu prend une tout autre dimension. On nous décrypte son fonctionnement, les tenants et les aboutissements. Chacun se fera son idée sur la question, mais encore une fois, rien ne nous est imposé, on nous laisse le choix de nous faire notre propre avis sur la question et c’est en cela que le roman sort du lot. Tout est une question de choix.

Un coup au cœur tout simplement.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, traumatismes du passé, trouble
Série: EX AEQUO |

Dans ses yeux par Sinièn M.

Synopsis:

David, jeune homme malvoyant depuis quatre ans, suite à un grave accident de voiture, se retrouve à participer à un programme de sensibilisation sur le handicap, dans son ancien lycée. Réticent à cette expérience, il se rend vite compte qu’il apprécie la compagnie des jeunes et surtout, du porteur de projet, qui petit à petit le bouscule dans son quotidien morne.
Au fur et à mesure de ses rencontres avec lui, David va progresser sur le chemin de la guérison qu’il a tant de mal à emprunter et se laisser aller au contact d’un autre. A ses côtés, il va enfin avancer et oser franchir le dernier pas, le dernier saut vers la cicatrisation de ses maux.

Mon avis:

David va du jour au lendemain voir sa vie prendre un tournant plus qu’inattendu. Lui qui, jusqu’alors, vivait dans la débauche et les excès se retrouve suite à un accident de voiture mal voyant et privé de tous ces repères. Il doit apprendre à composer avec ce handicap qu’il a du mal à accepter. Quand nous faisons sa connaissance, il n’est qu’amertume et regrets. Il survit plus qu’il ne vit essayant tant bien que mal de se reconstruire. Il ne pense pas un seul instant que d’accepter de participer à ce programme de sensibilisation va changer sa vision de la vie.

Ce qui fait que cette histoire est différente d’autres traitant de ce handicap est sans aucun doute la narration. L’auteur se place d’un point de vue extérieur. Elle nous raconte cette histoire, l’histoire de son personnage principal par ce « tu » et cela fait toute la différence. C’est la première fois que je lis une histoire où le narrateur est en fait le sujet principal : le handicap. Ce narrateur devient une personne à part entière qui nous décrit un quotidien d’un mal voyant tout en le comparant au David valide qu’il avait été. Voilà la clé de ce livre : jouer sur l’avant / après accident et nous immerger dans ce quotidien.

On découvre qu’il est facile de juger sur les apparences en public. David fait croire qu’il vit parfaitement bien son handicap, or il n’en est rien. On découvre la solitude qui entoure ces personnes incomprises. D’asocial, David va s’ouvrir et se laisser voir lui, tel qu’il est grâce à l’acceptation d’Antonin. Mais cela ne se fera pas aussi simplement qu’on pourrait le penser…

Ce qui n’est au départ qu’une sensibilisation auprès d’élèves devient une sensibilisation pour le lecteur. Je tire mon chapeau à l’auteure pour son travail de recherche et ce partage. On ressort de cette lecture avec une nouvelle vue sur les gens. Notre regard sur ces personnes change.

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, seconde chance
Série: Auto édition |

Le cœur en balance par Marie SEXTON

Mon synopsis:

Levi, la trentaine, est barman et surfeur. D’une famille mormone, il est, par son style de vie une abomination. Car bien qu’ils aiment le pécheur, ils haïssent le péché d’être homosexuel.

Ses douleurs récurrentes, qui l’handicap dans son sport, vont l’emmener à voir un kiné spécialisé: Jaime.

Jaime, un homme qui est un paranoïaque de la sécurité, qui cherche à garder le contrôle … suite à un traumatisme passé; est l’opposé de Levi. Il ne sait pas comment s’y prendre avec ce patient plein de vie.

Malgré leurs différences, ils désirent tous deux quelque chose qu’ils ne peuvent atteindre qu’ensemble. Avec le massage comme thérapie et grâce à leur amour, ils pourront se guérir l’un l’autre et apprendre à concilier leur mode de vie avec leur famille religieuse.

 

Mon avis:

Une romance qui combine trois sujets sensibles: la famille, la religion et les traumatismes passés. Marie Sexton, une fois de plus relève ce défi avec brio. Avec cette douceur qui caractérise sa plume, elle nous amène dans cette intimité, l’essence même de ces deux êtres abîmés. Le rejet face aux dogmes religieux d’un côté, le traumatisme de l’autre avec un point commun, la famille. Comment évoluer, grandir, faire confiance, aimer quand de telles épreuves nous sont arrivées? Elle nous montre ce chemin tortueux qui évolue doucement, mais sans temps mort, par étapes pour au final, trouver dans l’autre le moyen de guérir des blessures passées, et renaître.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, religion, traumatismes du passé
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Fracture(s) par Emy BLOOM

Synopsis:

Sébastien et Valentin ont tout pour être heureux. Malgré des débuts quelque peu difficiles, ils sont à présent bien ancrés dans leur relation. Chacun vit la vie qu’il souhaitait malgré un quotidien atypique. Mais une seconde suffit à bouleverser cet équilibre fragile. Une chute, un diagnostic et les voilà en plein chaos. Peut-on survivre à un tel évènement ? Peut-on espérer un lendemain lorsque notre passé est révolu à jamais et notre présent incertain ? L’amour est-il plus fort que la fatalité ? Peut-on survivre à une telle fracture ?

Mon avis:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose, chroniqueuse du blog M/Meninbooks, que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Quatrième roman de cette auteure que je bouquine. Je vous avoue au vu du titre, j’avais un peu la trouille de le lire. Pourquoi me direz-vous? Surement pour tous les sentiments qui allaient en découler, les larmes qui en résulteraient. Bin, ça n’a pas loupé!

Tout brille pour Sébastien et Valentin, ils s’aiment, ils sont devenus très épanouis depuis qu’ils sont ensemble, leur passé s’est apaisé grâce à l’amour, la loyauté, la confiance qu’ils partagent. Leur vie professionnelle est un aboutissement, ils vivent dans un bel appart, ils ont tissé des liens solides avec leurs amis et leurs familles, le tout dans une totale harmonie.

La vie est belle, l’avenir s’annonce serein jusqu’à un foutu escalier, la marche de trop ou de moins et le destin s’abat sur Sébastien mais pas que, sur Valentin mais pas que …. Et là commence le long calvaire de l’acceptation, de la réadaptation, de la compréhension.

L’auteure a pris le parti de nous faire découvrir, en alternance, les pensées de chacun des deux hommes, leurs douleurs, leurs angoisses, leur calvaire. Passée l’annonce de la survie, une forme de soulagement s’installe mais tellement de courte durée qu’il en est amoindri, négligé face aux conséquences d’une paralysie. Voilà le futur est chamboulé, leur vie bascule, qu’adviendra-t’il d’eux?

Malgré la difficulté de l’exercice de parler du handicap, des traumatismes, des conséquences, de la réadaptation physique et psychologique, l’auteure a su traiter tous les sujets avec un côté médical mais sans en faire un sujet trop larmoyant. Même si les larmes pointent le bout de leur nez, ce n’est pas l’enjeu du livre. Je dirais, de part mon ressenti, qu’ Emy Bloom l’a écrit pour nous faire comprendre que quelque soit le brouillard dans lequel on erre dans ces moments-là, on peut tous avoir la force de surmonter les épreuves, les vaincre, les apprivoiser, en faire des bases solides pour vivre avec et accepter ces profonds changements. 

Évidemment, Sébastien interpelle par sa peine, ses pensées et surtout par son « basculement » de vie. Je l’ai trouvé fort, j’avais toujours envie de le dire de ne pas sombrer, ce furent des moments intenses et durs à lire. Ensuite viennent les familles avec plus ou moins de déni, voulant être présentes sans vraiment pouvoir le faire.

Et Valentin, ah Valentin m’a beaucoup parlé, fait pleurer, m’a remise en question de bien des façons. Je crois que c’est lui qui m’a renvoyé le plus dans mes filets. Il m’a mis face à une réalité sans la comprendre, sans l’appréhender, mais qui aura eu le mérite d’obliger mon cerveau à se poser bien plus de questions que je n’étais prête à affronter. Je crois que c’est la première lecture autour du handicap, de la réadaptation à la vie qui m’ait autant tordu les tripes. Heureusement que la fin s’apaise !

Franchement, je ne peux que vous le conseillez. Même si le sujet est compliqué, réel, il apporte une sorte d’apaisement, un témoignage de vie. Rose Taylor

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, handicap, Le temps des choix, romance
Série: Homoromance éditions |

Vivre parmi eux par Sawaën K.

Prequel : Sous les doux flocons de neige

L’un est vampire, l’autre est faë. Dans un monde de sorciers, il n’est pas facile de s’assumer quand on est métissé… et adolescent. Pourtant, l’insouciance de Dyck parviendra petit à petit à percer la carapace d’Extan et, ensemble, ils apprendront à accepter leur vraie nature.

 

Tome 1: Vivre parmi eux

Cet hiver a marqué un tournant dans la vie amoureuse de Dyck et Extan. Bien que leurs débuts aient été difficiles, ils forment à présent officiellement un couple qui apprend à se connaître, à se faire confiance et, surtout, à s’aimer.

Pourtant, les secrets de famille pèsent sur leur quotidien et ils seront rapidement confrontés à un choix inévitable. Leur couple s’en sortira-t-il ou leur jeunesse leur fera-t-elle obstacle ?

 

Mon avis:

Dès le préquel, l’auteure nous immerge dans son histoire. Les descriptions de l’environnement sont détaillées et soignées. On ressent cette atmosphère lourde et apeurante. Les personnages sont entiers, incisifs. Les scènes s’enchaînent. Tout n’est que cruauté sans tomber dans le morbide. Cela peut laisser perplexe. Pour ma part, je trouve au contraire qu’on est confronté à l’essence même de ces créatures. Rien n’est enjolivé, qui rend histoire presque authentique.

Ce qui est le plus troublant, c’est qu’à contrario de cette atmosphère emplie de tourments et de danger, naît sous nos yeux de lecteurs les premiers émois d’un amour d’adolescents. C’est en cela que ce prequel marque : Sawaën se joue de nos sentiments, tantôt méfiant et empli d’appréhension, tantôt cette note de douceur entre ces deux jeunes hommes en pleine découverte de l autre.

Que dire de plus ? Oui il est dur de refermer ce prequel. Car oui, en seulement 13 jours, on s’attache à ces deux jeunes métisses.

 

Ce tome 1 est une continuité du prequel, mais pas que. Nous retrouvons Extan toujours aussi froid en apparence et Dyck et sa désinvolture légendaire. L’un et l’autre sont officiellement un couple. Dyck prend peu à peu de l’assurance essayant de comprendre ce que son compagnon lui cache.
Mais voilà il ya des secrets difficilement avouables. Extan se retrouve déchirer entre l’envie de lui avouer ses nombreux tourments de peur d’être rejeté et que Dyck voit sa véritable nature.

Clairement, ce premier opus est sous le signe de l’ambivalence. Ambivalence entre une nature qu’il rejette et des sentiments purs et puissants pour son petit ami. Extan va devoir faire des choix. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Comment être soi-même quand une malédiction risque de nous faire perdre ce qui est essentiel à nos yeux ? Voilà à quoi Extan et Dyck se retrouvent confrontés. Entre obscurité et lumière, y a-t-il une nuance envisageable ?

Cette romance est celle d’un premier amour, le vrai, le pure, celui que nous idéalisons comme tout jeune adulte. Sawaen nous partage cette romance naissante avec douceur, sensualiste, mais aussi avec ses complications. Être en couple veut dire s’ouvrir à l’autre, lui confier une partie de soi. Ce qui donne tant de profondeur à cette histoire est le contexte. On ne peut que féliciter l’auteure de son travail de description. Que cela soit de par la nature de ses personnages ou des décors, on ne lit plus. On s’immerge dans cet urban fantasie. Telle une éponge, on ressent les joies, les peines, les angoisses de ces deux jeunes amoureux. On ne peut que les aimer et leur souhaiter de surmonter les épreuves qui leur font face.

L’histoire tient à elle seule de par son titre : Vivre parmi eux. Comment trouver sa place alors qu’on n’accepte pas sa propre nature ? L’amour peut-il tout faire accepter ?

Vous l’aurez compris, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire. Entre ombre et lumière, nous naviguons à vue jusqu’à la fin. On ne peut que souhaiter voir l’annonce du tome 2. Car oui, les quitter est douloureux. Voilà la force de la plume de Sawaen : nous faire aimer presque obsessionnellement ces personnages, à l’image de cet amour.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, Fantaisie, faux semblants, Le temps des choix, série
Série: Homoromance éditions |

Louis veut partir par David FORTEMS

Synopsis:

Pascal, ouvrier dans une petite ville des Ardennes françaises, a toujours été fier de son fils Louis, un garçon calme et bon élève qui passe son temps dans les livres. Une passion presque obsessionnelle pour la littérature qui surprend dans leur entourage modeste. Tous deux mènent une vie tranquille, faite de silences complices. C’est du moins ce que pense Pascal jusqu’à ce que Louis soit retrouvé mort à la confluence de la Meuse et de la Semoy, où il a décidé de mettre fin à ses jours. Pourquoi un tel geste ? Que s’est-il passé ? Abasourdi et accablé, Pascal va peu à peu découvrir la vérité. Et bientôt, une évidence : son fils était pour lui un parfait inconnu.
Premier roman incisif et sensible, Louis veut partir dissèque une relation manquée entre un père et son fils. Il fait saillir l’absence tragique de communication au sein d’une famille et le caractère implacable du déterminisme social.

 

Mon avis:

Dès le départ, tout n’est qu’interrogations. Qui est Louis, ce gamin d’à peine 18 ans qui aimait lire, qui était discret, qui était la fierté de son père ? Pourquoi partir si jeune ? Quels secrets emporte-t-il avec lui ?

C’est ce que son père se demande. Le temps passe pour les sentiments de tristesse, de perte, de regrets l’assaille. Comment a-t-il pu être aussi aveugle ?

On ne peut que ressentir la détresse de ce père qui n’a jamais réussi à comprendre son enfant si différent de lui. Même en l’aimant de tout son cœur, un fossé se creuse insidieusement jusqu’au point où on n’interagit plus. Et ce n’est que trop tard que l’on se rend compte qu’on a raté tout un pan de la vie de son enfant.

Nous découvrons un jeune homme qui se cherche, cherche sa place dans cette réalité. À écouter les autres, on ressent ce jeune homme qui ressent ce syndrome de l’imposteur. Trop bon élève pour sa classe sociale, trop pauvre pour son lycée huppé, trop facile et ingénu pour d’autres… Mais Louis n’est rien de tout cela. Les apparences sont trompeuses. La réalité est toute autre. Il ne souhaite qu’une chose, partir, fuir…

C’est à travers ce père en plein deuil, qui cherche à comprendre que nous découvrons peu à peu à quel point nous étions, nous aussi lecteur, dans le noir. On souffre en même temps que ce père qui découvre que son enfant lui est totalement étranger. Il y a un vrai travail d’introspection de ce père qui remet toute une éducation, mais aussi les dictâtes de cette société et son influence sur l’individu. Cette non-communication qui impose le silence.

Ce livre est une de ces histoires qui vous marque au fer rouge, qui vous poursuit pendant longtemps. C’est un bijou brut. Un tsunami d’émotions. Une claque magistrale. 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants
Série: Robert Laffont |