Jusqu’à ce que je te tue par Yukio Yanagisawa

Tome 1:

Au Japon, une nouvelle loi sur la peine de mort condamne les criminels à être exécutés de la même manière que leur victime. Enfermés dans un espace clos qui reprend les éléments de leur vie quotidienne, leurs journées sont retransmises en direct à la télévision. Le dernier condamné à mort du pays est Kaoru Oda, un ancien enquêteur accusé du meurtre de son amant par strangulation. Kohei Mizutani, un gardien de prison, a été sélectionné pour se charger de son exécution. En voulant jouer le rôle de l’ancien petit-ami, il finit par se rapprocher du meurtrier, et tente de comprendre ce qu’il peut bien cacher…

 

Tome 2:

Kaoru Oda est condamné à mort sous la nouvelle loi sur la peine de mort promulguée au Japon. Celle-ci consiste à surveiller le criminel en diffusant sa vie à la télévision, jusqu’à ce que sa sentence soit exécutée. Kôhei Mizutani, l’agent pénitentiaire en charge de son exécution, découvre quelques indices qui laissent croire qu’Oda ne serait pas le coupable des meurtres qu’il a prétendument commis… Alors qu’il ne peut pas lui-même sortir de la ville artificielle où ils sont isolés, Mizutani décide de coopérer avec ses collègues à l’extérieur pour tenter de le sauver. Tout comme la vérité, ses sentiments envers Oda sont prêts à jaillir…

 

Mon avis:

Attention ! Une fois débuté, on ne peut s’arrêter.

Ce yaoi est différent des Boy’sLove que nous avons l’habitude de lire. Pour quelles raisons ? Il n’exploite pas seulement les sentiments des personnages. Non. Il est avant tout un pamphlet sur cette société si manipulable. Par le biais des téléréalités, l’auteur nous montre les dérives du pouvoir.

La relation entre Oda et Mizutani est secondaire et pourtant imbriquée dans cette intrigue hautement addictive. Nous tanguons entre culpabilité et amour, sensationnel et quête de vérité. Tout n’est que faux semblants.

En clair un véritable coup de cœur pour ce yaoi que je ne peux que recommander.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, romance, Yaoi
Série: ‎ Boy's Love; Hana Collection édition |

Deuxième chance: On a tous besoin d’une main tendue par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Dans la vie il y a deux types de personnes – les forts et les faibles. Les premiers dominent les deuxièmes, les exploitant jusqu’à ce que mort s’ensuive.
C’est ainsi que Dan voit le monde, lui qui a dû fuir les atrocités de sa famille pour descendre aux enfers de la rue. Pourtant dans ce monde obscur, il a des amis sur qui compter. Jusqu’au jour où sa vie bascule à nouveau et cette fois à cause de Luc, un éducateur d’un centre de réinsertion.
Entre haine, folie et regret, un sentiment étrange apparaît dans la vie de Dan.

 

 Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Dan un jeune homme de 17 ans enfant des rues qui après une fugue se retrouve dans l’enfer de la rue prostitution et drogue, ce quotidien des enfants des rues.
Dès le départ, l’auteure nous plonge immédiatement dans cet enfer. Rien n’est mis sous silence ou enjolivé. On s’immerge dans cet environnement hostile, on ressent ce danger qui poursuit Dan et ses amis en permanence.
Il faudra que Dan se fasse arrêter pour qu’il se voie avoir le choix d’une seconde chance. Mais face aux traumatismes du passé qu’ils traînent depuis tant d’années, comment faire confiance à des étrangers ? On comprend qu’il y a cette peur viscérale d’être de nouveau abandonné.
Marie Paule nous décrit ce jeune homme en perdition, à l’enfance brisée par des maltraitances insoutenables. C’est un animal sauvage. Il craint tout ce qui l’entoure. Toute la difficulté est de l’apprivoiser, de le mettre en confiance. Rien n’est acquis. Tout est en suspens. On se retrouve à être pris en haleine. Va-t-il pouvoir être sauvé ? Les appels de la rue sont forts. Car oui, l’auteure met en avant l’appel de ces sirènes dévastatrices. Bien que cela soit l’enfer, cette misère est rassurante pour ces délaissés. Leurs visions de la vie et de son fonctionnement sont totalement faussées. On comprend alors tout le travail à accomplir pour se reconstruire et sortir de cette spirale infernale pour Luc responsable d’un ranch et de ses encadrants. Mais le risque pour eux est de prendre les choses trop à cœur … Trouver sa place n’est en rien évident.
Une nouvelle fois, on s’immerge dans l’histoire, on vit au plus près cette réadaptation, cette reconstruction qui n’est en rien une partie de plaisir. Apprivoiser un animal sauvage demande du tact, de la patience… Hors Dan joue son rôle à merveille ! Marie Paule nous montre toutes ces difficultés auxquelles il va devoir faire face : le sevrage, les règles, la vie en communauté, apprendre à faire confiance…
Tout dans son comportement reflète cet animal apeuré. On comprend que le seul moyen de se défendre c’est cette provocation. Là on voit le talent de l’auteure, c’est ce dosage savant… Un juste dosage des réactions de chacun. On ressent au fur et à mesure de l’empathie pour Dan, on s’y attache. On souffre avec lui, on espère un happy-end malgré ses réticences. Voir au-delà des apparences, comprendre au lieu de juger… Toute la difficulté est là. Peu à peu on découvre ce petit garçon fragile sous ses airs durs et provocateurs. Les révélations s’enchainent en même temps que sa reconstruction et nous marquent. C’est savamment orchestré, avec beaucoup de justesse. On ne tombe pas dans les clichés. Chacun à son histoire et celle de Dan est loin d’être un conte de fées, mais une réalité qu’on a tendance à occulter parce qu’elle dérange cette société si lisse…
Pour finir, je dirai que cette romance n’en est pas une. À l’image de son personnage principal, c’est une dark romance. Une lecture qui dérange, une lecture insoutenable par moments, mais une lecture à lire jusqu’au bout. C’est une lecture qui nous marque, une lecture qui montre l’étendue du talent de Marie Paule. Un mot pour résumer ce bijou ? Merci.

Notons que ce livre est une réédition.

 

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Genre: drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, prostitution, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Books on Demand |

L’Acrobate par Agnes Moon

Synopsis :

L’Acrobate est un voleur professionnel qui a des dizaines de cambriolages à son actif, mais lorsqu’il se retrouve pris au piège dans l’immense demeure d’un homme mystérieux, aussi séduisant que mortellement dangereux, il comprend que la police pourrait bien être le cadet de ses soucis.
Vincent de Saint-Bonnet est incroyablement riche, cache de nombreux secrets, et tient peu à la vie. Un petit voleur grossier aux splendides yeux bleus pourraient bien être exactement ce dont il a besoin pour apporter un peu de lumière à la grisaille de son interminable existence.

Un voleur à la recherche d’une précieuse dague, un marchand d’antiquités âgé de plusieurs siècles et pour qui l’arme a une. . . valeur inestimable. Chacun poursuit un but précis que rien ne l’empêchera d’atteindre. Pas même l’incroyable attirance qui s’empare d’eux et les entraîne dans un duel dont les armes sont les mensonges et la séduction.

Mon avis :

Liam, un gosse des rues, devenu par la force des choses un Arsène Lupin au grand cœur. Il joue le rôle du plus fort, celui qui résolve tous les problèmes, même dans les situations les plus pourries auprès de son frère de cœur au point de réaliser un cambriolage dans une villa dont le propriétaire n’est autre qu’un riche antiquaire e au sujet duquel on raconte des histoires sanglantes et inquiétantes. Mais les apparences sont souvent trompeuses…

Vous devinez que ledit cambriolage ne va pas se passer comme Liam l’avait prévu. Captif de son geôlier, notre acrobate va se retrouver à devoir se soumettre à cet homme à l’aura dangereuse. Ce qui au départ n’était qu’une relation sado masochiste va alors prendre une tout autre dimension… qui va grandement les remettre en question.

Le personnage de Liam m’a autant attendri qu’il m’a fait rire de par sa répartie très franche. En revanche, Vincent m’a un peu plus contrarié. Au vu du passif de ce personnage, je m’attendais à un homme moins « doux » avec son prisonnier au début de leur rencontre. Tout s’enchaine trop rapidement ce qui fausse quelque peu les véritables sentiments de Vincent vis-à-vis de Liam. On peut aussi relever quelques incohérences vis-à-vis du Clan ce qui ne fait que renforcer notre sentiment d’une romance un peu trop « linéaire ». L’histoire aurait pu être plus approfondie.

En conclusion, je dirais que cette romance réunit les fondamentaux : des malentendus, de l’humour et des sentiments forts. Mais ces incohérences et les coquilles me laissent quelque peu mitigée.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, Fantaisie, faux semblants, seconde chance
Série: Auto édition |

Les aventures singulières par Hervé Guibert

Synopsis:
Ce pourrait être un roman, finalement, puisqu’il n’y a qu’un seul personnage, tout au long, qui en rencontre d’autres. Des errances, des effusions, des voyages, des coups de cœur. Mais il y a aussi des interstices, des sautes de temps entre les histoires, et ce sont plutôt les épisodes d’une vie arrachés à la longue trame du journal intime. Tout ce qui a fait exception au quotidien, dans un laps de trois ans, et qui l’a déséquilibré, menacé… (H. G.)

Mon avis:
Je l’avoue, j’étais curieuse de découvrir cet auteur dont j’avais entendu parler. En me lançant dans cette lecture, je ne m’attendais pas à ça. Ce livre n’est pas un roman, mais un recueil d’histoires contées… la question qui ressort est : imaginaire ou réalité ? C’est là la force de la plume de l’auteur… il nous embarque dans ces moments de vie volés… tel un journal intime.
C’est une expérience littéraire à faire. Un style différent de mes lectures habituelles, mais une plume fine, des descriptions poétiques, des sentiments affirmés… Il en ressort une certaine poésie.
Une belle découverte.

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Genre: faux semblants, Nouvelles, recueil
Série: Minuit |

Without You par KAYA C.

Synopsis:

Amaury est un jeune homme timide, gentil, entouré par une famille aimante, dont certains membres sont un peu loufoques. Sa rencontre avec Eden va tout bouleverser, ils vont vivre un amour au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer. Mais le destin est capricieux et Amaury va en payer les frais. Qu’est-il prêt à supporter pour grapiller des morceaux de bonheur fou ? Combien de batailles devra t’il mener pour enfin être heureux ? Pourra t’il se reconstruire une fois qu’il aura tout perdu ? Qui sera celui qui l’aidera à continuer ?

Mon avis: 

Lorsque nous débutons cette histoire, nous faisons la connaissance d’Amaury alors âgé de 32 ans, architecte reconnu dans son loft New Yorkais. En apparence, tout lui réussit, mais cela n’est qu’une apparence… Car Amaury est seul dans ce lieu qui pourtant représente tant de beaux projets passés et à venir… Car il manque l’homme de sa vie, Eden.

Eden, qui deux ans et demi plus tôt va se voir faucher par une voiture et ainsi le condamner. Kaya va alors nous retranscrire cet instant où tout bascule, cet instant où la vie s’arrête et n’est plus. On suit ce couple dans cette lente descente aux enfers. Du choc de l’annonce à ce destin funeste qui les attendait. On ressent ce tiraillement entre espoir et résilience, ce combat auquel chacun doit faire face, pour au final accepter l’inacceptable et profiter de chaque instant offert.

Ce qui est « difficile » c’est cette date, celle où tout s’arrête. Kaya trait avec beaucoup d’humilité l’euthanasie du point de vue de celui qui choisit de partir dignement, mais aussi de l’entourage. Lors de la première partie du roman, nous suivons notre couple et ce travail de deuil par lequel l’un et l’autre va passer tout en ayant en tête cette date ultime. Tout comme eux, on passe par choc déni, colère, tristesse, cette quête de sens illusoire, mais vitale, cette résilience tout en restant dans le déni pour le « après », car sans l’amour de sa vie, il n’y a plus que le néant.

Dans la deuxième partie, nous faisons face à ce que tout le monde appréhende : le déni, la colère, la tristesse aussi. On subit autant qu’Amaury cette descente aux enfers qui commence. Oui, nous revivons une deuxième fois le deuil et cela prend une tout autre dimension à notre lecture.

Troisième partie marque la quête d’un nouveau sens à donner à sa vie, ces essais pour arriver à cette acceptation que oui, la vie continue malgré tout.

Quatrième partie est ce que je nommerais « ce nouveau départ », cette sérénité qui nous transperce. Cette absolue vérité que la vie continue malgré son absence, mais que l’être aimé est toujours là dans un coin de son cœur et veille sur nous.

En finissant cette lecture, on réalise l’importance de ces 4 parties, car à l’image d’Amaury, nous avons, le temps de cette lecture, nous aussi lecteur, vécu, ressenti éprouvé cette perte et tout le travail de deuil qui s’en suit.

Préparez-vous, car s’il y a bien une chose que vous devez savoir en débutant cette lecture, c’est que plus que lire, on vit chaque instant, chaque joie chaque peine. On pleure, on espère. Voilà la magie de cette plume: transcender son lecteur. Faire partie de cette histoire, devenir en quelque sorte cet(te) ami(e), ce confident, spectateur impuissant, mais présent à chaque instant. Voilà dans quoi vous vous embarquez. Vous êtes prévenus. Vous ne ressortirez pas indemne.

Beaucoup, moi-même d’ailleurs avons eu le plaisir de lire la première version de Without you. Kaya a bien insisté en précisant qu’elle l’avait retravaillé. Ce que je peux dire, c’est que c’est réussi. J’avais été marqué, mais cette réédition retravaillée est encore plus bouleversante. Tout est amplifié et cela tout au long de ce premier opus. Comme je l’ai dit à Kaya, j’ai été transcendée. Oui c’est un mot fort, mais c’est mon ressenti et c’est assez rare pour le noter.  Bravo à elle pour ce travail faramineux.
Alors évidemment pour conclure, que dire hors mis que oui! On attend le deuxième opus! Vu le premier, on sait d’or et déjà que oui, on va se reprendre une claque magistrale. Donc wait and see comme dirait Mac!

Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre!

 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, tatouage, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Je suis qui? Je suis quoi? par Jean Michel Billioud, Sophie Nanteuil, Terkel Risbjerg, Zelda Zonk

Synopsis :

Tu aimes les filles ? Tu aimes les garçons ? Tu ne sais pas trop ? Ton genre, ton corps ne te conviennent pas ? Tu te poses des questions sur ta vie, tes envies… et tu n’oses pas en parler autour de toi ? Ou bien un ou une amie vit cela ?

Ce livre peut t’apporter des réponses. Notre identité n’est pas définie par la personne que l’on aime, ni par son genre. Tu peux être qui tu veux. Et personne ne peut te l’interdire.

 

Mon avis:

Notez que ce livre n est pas une romance mais je me devais de vous en parler. Il est d utilité publique.

Je l ai acheté pour mes enfants de 8 et 10 ans. Pourquoi ? Car ils arrivent à ce moment de la vie où ils se posent ces questions d identités. Bien que le sujet est ouvertement discuté à la maison, en parler quand il s agit de soi est une mission bien difficile autant pour l enfant que pour la personne à qui il se confie. Je parle de personne en général car ce n est pas forcément avec ses parents qu’ils aborderont le sujet… oncle tante ami, tout le monde est concerné.

Ce livre est un hymne à la tolérance. Un livre qui devrait être remis à chaque enfant dès le plus jeune âge. Il traite de la sexualité et de son identité dans sa généralité. Voilà ce qui est superbement bien pensé.

Les témoignages de tous âges,ces bd qui retracent des hommes et des femmes qui s assument, la mise en avant des préjugés et les conseils pour y faire face…

Oui un livre que nous ne pouvons que recommander. Un cadeau ludique, intelligent prônant la tolérance. Bravo à ceux qui y ont participé

Je ne peux que vous le recommander.

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix
Série: Casterman |

Une étincelle dans la nuit par Alexis Hall

Synopsis:

L’univers est une boule à facette que je tiens dans le creux de ma main.

Autrefois, enfant chéri de la scène littéraire anglaise, aujourd’hui, écrivain dépressif de romans policier, Ash Winters a renoncé à l’amour, à l’espoir, au bonheur et, surtout : à lui-même.
Il vit sa vie entre les cycles de sa maladie, hanté par les fantômes des attentes des autres.
Puis une rencontre fortuite à un enterrement de vie de garçon le jette dans les bras de Darian Taylor, un garçon du comté d’Essex, aspirant modèle qui vit dans un monde de gel pour cheveux, faux bronzage et défilés de mode.

Darian admet qu’il n’est parfait, mais il sait faire rire Ash, et lui rappeler ce qu’est la vie sans anxiété. Seulement, Ash vit dans l’ombre depuis tellement longtemps qu’il est incapable de voir la lumière briller.

Un homme qui n’a pas confiance en lui-même peut-il seulement croire au bonheur ? Et comment un homme qui ne croit pas au bonheur peut-il se battre pour le sien ?

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Ash, un homme quelque peu isolé et pour cause… cet homme fuit toute interaction sociale. Sa bipolarité a pris le contrôle de sa vie. Il sombre jour après jour dans une dépression sans fin. Tout n’est que honte et haine de lui-même. Tout n’est que routine millimétrée, ce contrôle de chaque instant de peur de retomber dans ses pires travers. Le seul sur qui il puisse compter est son ex et meilleur ami Niall.

Mais voilà qu’une obligation envers ses amis va le forcer à en sortir. Il ne s’attend pas alors à faire une rencontre qui va lui apporter de la lumière dans cette obscurité qu’est devenu son quotidien.

Lui, ce chasseur de fantôme poursuivant le spectre de ce qu’il fût va se voir bousculer par l’époustouflant et scintillant Darian, ce jeune homme satiné et serpentin. Darian est son exact opposé. Il parait trop brillant, impertinent et faux. Pourtant, aux yeux de Ash il rayonne. Tout n’est que sincérité.

Ce qui au départ ne devait être qu’une nuit de luxure va prendre une tournure inattendue. Vient alors une grande remise en question : Pourquoi, dans son monde si gris, un jeune homme candide, mais au combien coloré le fait sentir si vivant ? Peut-il assumer cette pulsion qui le pousse vers lui ?

 

Cette romance est à l’image de ses personnages : d’apparence trompeuse. On image des faux semblants, de la superficialité … Pourtant, l’auteure aborde un sujet ô combien délicat : le handicap mental, invisible et pourtant si réel. Au final, Ash et Darian ont bien plus de points communs qu’ils ne le pensent… L’apparence ne fait pas l’homme.

Ce roman peut se résumer à son titre, une histoire clair-obscur. Le risque était de tomber dans un extrême, mais tout est fluide. Nous vivons à travers Ash toutes les difficultés d’adaptations qu’il vit au quotidien. Darian devient pour nous lecteur, tout comme pour Ash, une vraie bouffée d’oxygène et d’authenticité. C’est en cela que la romance est si plaisante à lire.

Au final, on ne peut que remercier l’auteure pour son message de tolérance.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, handicap mentaux, handicap social, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Wanted Doudou par Rose DARCY

Synopsis:

À vingt-quatre ans, Sydney est un graphiste renommé qui vit comme un ermite, reclus dans son appartement de Poughkeepsie avec son doudou, Burton. Sa phobie du monde extérieur et de ceux qui le peuplent l’a poussé à se retrancher à l’intérieur de lui-même, loin des autres.

Jusqu’à ce que son métier l’oblige à faire appel aux services de l’imprimeur du coin, Thayne Adams. Ce dernier est quant à lui déterminé à faire sortir Sydney de sa coquille, à lui montrer tout ce qu’il a à gagner en cessant de s’enfermer.

Un événement inattendu va les amener à se rapprocher tous les deux, à ouvrir les yeux, et à faire chacun quelques pas l’un vers l’autre, pour finir par se rencontrer à mi-chemin. Ensemble, ils vont redéfinir les contours de la relation qui les unit depuis le début sans qu’ils le sachent vraiment…

Mais Sydney sera-t-il assez fort pour surmonter ses appréhensions et se libérer ? Ou renoncera-t-il à sa seule chance de conquérir Thayne par peur ?

Deux hommes. Un doudou. Une histoire pas comme les autres…

 

Mon avis:

Voici un roman qui ne pie pas de mine au départ. Une histoire d un jeune homme agoraphobe qui perd son doudou. Mais là où on ne voit qu une simple romance en devenir, on se prend une claque. Quand l auteure nous explique le lien entre cette peluche et ce jeu homme, le lecteur se retrouve aussi bête que les autres personnages du livre. On juge ce jeune homme trop rapidement sur des préjugés. Et là je dis chapeau l auteur! réussir à nous faire ressentir cette culpabilité cette remise en question comme Thayne c est fort. Oui ce roman ne paie pas de mine mais il nous enrichit nous donne une belle leçon mortalité

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, handicap
Série: format kindle |

L’amant fantasmatique: Journal de Kerbihan par Guy BORDIN

Synopsis:

Les Esquimaux croient en l’existence d’amants fantasmatiques. Le narrateur l’apprend de son cousin historien du Canada, dont il est discrètement épris, quelque temps après leur arrivée dans une maison isolée entre lande et forêt bretonnes, où tous deux se sont retirés pour travailler.
Mais le séjour prend bientôt une tournure inattendue, avec d’hallucinantes flambées de désir, entre Finistère et étendues arctiques.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune apprenti historien qui fait la connaissance de Jean, cousin lointain découvert par hasard, lors d’un cours donné à la faculté. Jean est maître de conférences en histoire moderne spécialisée dans l’exploration et la colonisation française du Canada. Des histoires de famille ont fait qu’ils ne se connaissaient pas jusqu’alors. Notre jeune narrateur va alors se voir proposer d’aider son cousin pour sa thèse sur la vie en Nouvelle-France.

Tout est retranscrit sous forme de journal de bord où le narrateur retranscrit ces quatre semaines en vase clos avec celui pour qui il se découvre cette attirance inexplicable. Dans ce vase clos, le narrateur se retrouve spectateur impuissant de cet homme qu’il désire. Le fantasme se transforme peu à peu en obsession.

Tout au long de cette lecture, nous ressentons un réel inconfort de ce jeune homme face aux sentiments et pulsions qui le poussent vers ce cousin, ce sentiment de gêne vis-à-vis de ce parent et cette envie d’échappatoire tout en désirant profondément aller jusqu’au bout de son fantasme. Il est clairement tiraillé entre ce qu’il ressent jour après jour et qui ne fait que s’accentuer.

Entre le réel et le fantasme, la frontière est infime. L’auteur retranscrit avec brio ces sentiments de perdition et d’angoisses qui en découlent.

Les descriptions des ressentiments du personnage principal renforcent ce sentiment de vase clos, cet inconfort que nous ressentons, en même temps que le narrateur au fur et à mesure ce désir montant et pourtant insatisfait. Notre lecture devient alors à l’image de notre personnage anxiogène. Puis tout s’emballe. On ne sait plus distinguer le rêve et la réalité. Le doute s’immisce chez le lecteur.

À l’image de ces croyances d’Esquimaux, la métaphore d’amant fantasmagorique est attrayante, mais au final, elle entraîne indéniablement à la folie. On se referme sur soi-même, on s’isole du monde réel… Accepter l’inavouable, composer avec la réalité… Voilà ce à quoi notre narrateur se voit confronté.

Le titre prend alors tout son sens. Et l’on devient à notre tour spectateur silencieux de cette pièce de théâtre où désirs et toxicité se mêlent. L onirique se mêle à la réalité au point que le fantasme onirique devient horrifique.
Cela donne à réfléchir sur la dimension et la place du fantasme, qui peut tourner à l’obsession, jusqu’à isoler une personne. C’est autour de cette croyance que tourne l’histoire. Le tout est habilement mené par l’auteur.

Je peux vous dire que c’était sacré découverte, une lecture qui m’a sorti de ma zone de confort. Ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, je l’avoue, mais ma curiosité m’a poussé à lire, sans savoir quoi penser de ce jeune homme. Sans le vouloir, nous nous retrouvons entraînés dans quelque chose d’incontrôlable… notre lecture devient mystique.

Comme me l’a confié Guy, il préfère laisser parler la liberté de l’imagination. Il navigue aux frontières entre le réel tangible et tout le reste! Et je peux vous garantir que c’est un pari réussi pour ma part !

Préparez-vous à lire quelque chose de hors-norme, mais au combien fascinant… une lecture dont vous ne ressortirez pas indemne.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, faux semblants
Série: MAIA |

L’Amour suprême par Taram Boyle

Synopsis:

Jérémy est un charmant sportif de 19 ans, originaire d’une cité défavorisée. Il rencontre accidentellement Stéphane Davouret, un magnat de la mode arrogant et dédaigneux. Il lui propose une séance photos avec Malik, un sous-traitant dont il exploite secrètement les talents artistiques. Jérémy et Malik s’apprécient mutuellement, mais leur complicité spontanée déplaît au puissant homme d’affaires qui ne reculera devant rien pour les soumettre à ses exigences.

 

Mon avis:

Voici une histoire qui nous sort des sentiers battus. Ne vous fiez papa à la 4e de couverture… Elle est, à l’image de Jeremy trompeuse.

Jeremy, un jeune étudiant de 19 ans originaire d’une cité. Le jeune homme survit tant bien que mal avec sa mère dans cet environnement où pauvreté et apparences font loi.

Jeremy est un être à part. Dès le départ, on ne peut que se prendre d’affection pour ce jeune homme perdu, en quête d’identité. On ressent toute cette culpabilité qu’il traine tel un boulet, devant faire face à des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Il subit plus qu’il ne vit. Sa vie se résume à une source constante de peurs et de conflits intérieurs. Il est totalement dans le déni non pas par choix, mais par obligation. Mais des rencontres vont bouleverser son quotidien.

Taram, par la voix de Jeremy nous fait un véritable pamphlet de cette jeunesse perdue, en recherche de reconnaissance, celle qui est oubliée, celle qui cherche par tous les moyens d’exister. Il met en avant cette facilité avec laquelle elle tombe dans l’emprise de personnes qui les exploitent, eux et leurs failles. À trop vouloir briller, on s’en brûle les ailes…

Vous l’aurez compris, cette histoire est autant bouleversante que troublante. Elle nous sort de notre zone de confort. On devient spectateur impuissant de cette chute, on subit, comme Jeremy tout cet engrenage. Mais, et c’est important de le notifier, l’auteur nous offre une morale juste, à l’image de notre société : ne pas faire des généralités. Oui, il y aura toujours des abus, des personnes toxiques, mais nous avons tous ce choix : celui d’être heureux et de s’accepter. Jeremy ne peut que faire écho à notre propre parcours : entre excès et naïveté, une découverte de soi et de ses désirs n’est pas un long fleuve tranquille.

En clair, une claque magistrale, un coup de cœur revendiqué et un auteur que je prendrais plaisir à suivre par la suite.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, prostitution
Série: Auto édition |