Without You par KAYA C.

Synopsis:

Amaury est un jeune homme timide, gentil, entouré par une famille aimante, dont certains membres sont un peu loufoques. Sa rencontre avec Eden va tout bouleverser, ils vont vivre un amour au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer. Mais le destin est capricieux et Amaury va en payer les frais. Qu’est-il prêt à supporter pour grapiller des morceaux de bonheur fou ? Combien de batailles devra t’il mener pour enfin être heureux ? Pourra t’il se reconstruire une fois qu’il aura tout perdu ? Qui sera celui qui l’aidera à continuer ?

Mon avis: 

Lorsque nous débutons cette histoire, nous faisons la connaissance d’Amaury alors âgé de 32 ans, architecte reconnu dans son loft New Yorkais. En apparence, tout lui réussit, mais cela n’est qu’une apparence… Car Amaury est seul dans ce lieu qui pourtant représente tant de beaux projets passés et à venir… Car il manque l’homme de sa vie, Eden.

Eden, qui deux ans et demi plus tôt va se voir faucher par une voiture et ainsi le condamner. Kaya va alors nous retranscrire cet instant où tout bascule, cet instant où la vie s’arrête et n’est plus. On suit ce couple dans cette lente descente aux enfers. Du choc de l’annonce à ce destin funeste qui les attendait. On ressent ce tiraillement entre espoir et résilience, ce combat auquel chacun doit faire face, pour au final accepter l’inacceptable et profiter de chaque instant offert.

Ce qui est « difficile » c’est cette date, celle où tout s’arrête. Kaya trait avec beaucoup d’humilité l’euthanasie du point de vue de celui qui choisit de partir dignement, mais aussi de l’entourage. Lors de la première partie du roman, nous suivons notre couple et ce travail de deuil par lequel l’un et l’autre va passer tout en ayant en tête cette date ultime. Tout comme eux, on passe par choc déni, colère, tristesse, cette quête de sens illusoire, mais vitale, cette résilience tout en restant dans le déni pour le « après », car sans l’amour de sa vie, il n’y a plus que le néant.

Dans la deuxième partie, nous faisons face à ce que tout le monde appréhende : le déni, la colère, la tristesse aussi. On subit autant qu’Amaury cette descente aux enfers qui commence. Oui, nous revivons une deuxième fois le deuil et cela prend une tout autre dimension à notre lecture.

Troisième partie marque la quête d’un nouveau sens à donner à sa vie, ces essais pour arriver à cette acceptation que oui, la vie continue malgré tout.

Quatrième partie est ce que je nommerais « ce nouveau départ », cette sérénité qui nous transperce. Cette absolue vérité que la vie continue malgré son absence, mais que l’être aimé est toujours là dans un coin de son cœur et veille sur nous.

En finissant cette lecture, on réalise l’importance de ces 4 parties, car à l’image d’Amaury, nous avons, le temps de cette lecture, nous aussi lecteur, vécu, ressenti éprouvé cette perte et tout le travail de deuil qui s’en suit.

Préparez-vous, car s’il y a bien une chose que vous devez savoir en débutant cette lecture, c’est que plus que lire, on vit chaque instant, chaque joie chaque peine. On pleure, on espère. Voilà la magie de cette plume: transcender son lecteur. Faire partie de cette histoire, devenir en quelque sorte cet(te) ami(e), ce confident, spectateur impuissant, mais présent à chaque instant. Voilà dans quoi vous vous embarquez. Vous êtes prévenus. Vous ne ressortirez pas indemne.

Beaucoup, moi-même d’ailleurs avons eu le plaisir de lire la première version de Without you. Kaya a bien insisté en précisant qu’elle l’avait retravaillé. Ce que je peux dire, c’est que c’est réussi. J’avais été marqué, mais cette réédition retravaillée est encore plus bouleversante. Tout est amplifié et cela tout au long de ce premier opus. Comme je l’ai dit à Kaya, j’ai été transcendée. Oui c’est un mot fort, mais c’est mon ressenti et c’est assez rare pour le noter.  Bravo à elle pour ce travail faramineux.
Alors évidemment pour conclure, que dire hors mis que oui! On attend le deuxième opus! Vu le premier, on sait d’or et déjà que oui, on va se reprendre une claque magistrale. Donc wait and see comme dirait Mac!

Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre!

 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, tatouage, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Je suis qui? Je suis quoi? par Jean Michel Billioud, Sophie Nanteuil, Terkel Risbjerg, Zelda Zonk

Synopsis :

Tu aimes les filles ? Tu aimes les garçons ? Tu ne sais pas trop ? Ton genre, ton corps ne te conviennent pas ? Tu te poses des questions sur ta vie, tes envies… et tu n’oses pas en parler autour de toi ? Ou bien un ou une amie vit cela ?

Ce livre peut t’apporter des réponses. Notre identité n’est pas définie par la personne que l’on aime, ni par son genre. Tu peux être qui tu veux. Et personne ne peut te l’interdire.

 

Mon avis:

Notez que ce livre n est pas une romance mais je me devais de vous en parler. Il est d utilité publique.

Je l ai acheté pour mes enfants de 8 et 10 ans. Pourquoi ? Car ils arrivent à ce moment de la vie où ils se posent ces questions d identités. Bien que le sujet est ouvertement discuté à la maison, en parler quand il s agit de soi est une mission bien difficile autant pour l enfant que pour la personne à qui il se confie. Je parle de personne en général car ce n est pas forcément avec ses parents qu’ils aborderont le sujet… oncle tante ami, tout le monde est concerné.

Ce livre est un hymne à la tolérance. Un livre qui devrait être remis à chaque enfant dès le plus jeune âge. Il traite de la sexualité et de son identité dans sa généralité. Voilà ce qui est superbement bien pensé.

Les témoignages de tous âges,ces bd qui retracent des hommes et des femmes qui s assument, la mise en avant des préjugés et les conseils pour y faire face…

Oui un livre que nous ne pouvons que recommander. Un cadeau ludique, intelligent prônant la tolérance. Bravo à ceux qui y ont participé

Je ne peux que vous le recommander.

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix
Série: Casterman |

Une étincelle dans la nuit par Alexis Hall

Synopsis:

L’univers est une boule à facette que je tiens dans le creux de ma main.

Autrefois, enfant chéri de la scène littéraire anglaise, aujourd’hui, écrivain dépressif de romans policier, Ash Winters a renoncé à l’amour, à l’espoir, au bonheur et, surtout : à lui-même.
Il vit sa vie entre les cycles de sa maladie, hanté par les fantômes des attentes des autres.
Puis une rencontre fortuite à un enterrement de vie de garçon le jette dans les bras de Darian Taylor, un garçon du comté d’Essex, aspirant modèle qui vit dans un monde de gel pour cheveux, faux bronzage et défilés de mode.

Darian admet qu’il n’est parfait, mais il sait faire rire Ash, et lui rappeler ce qu’est la vie sans anxiété. Seulement, Ash vit dans l’ombre depuis tellement longtemps qu’il est incapable de voir la lumière briller.

Un homme qui n’a pas confiance en lui-même peut-il seulement croire au bonheur ? Et comment un homme qui ne croit pas au bonheur peut-il se battre pour le sien ?

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Ash, un homme quelque peu isolé et pour cause… cet homme fuit toute interaction sociale. Sa bipolarité a pris le contrôle de sa vie. Il sombre jour après jour dans une dépression sans fin. Tout n’est que honte et haine de lui-même. Tout n’est que routine millimétrée, ce contrôle de chaque instant de peur de retomber dans ses pires travers. Le seul sur qui il puisse compter est son ex et meilleur ami Niall.

Mais voilà qu’une obligation envers ses amis va le forcer à en sortir. Il ne s’attend pas alors à faire une rencontre qui va lui apporter de la lumière dans cette obscurité qu’est devenu son quotidien.

Lui, ce chasseur de fantôme poursuivant le spectre de ce qu’il fût va se voir bousculer par l’époustouflant et scintillant Darian, ce jeune homme satiné et serpentin. Darian est son exact opposé. Il parait trop brillant, impertinent et faux. Pourtant, aux yeux de Ash il rayonne. Tout n’est que sincérité.

Ce qui au départ ne devait être qu’une nuit de luxure va prendre une tournure inattendue. Vient alors une grande remise en question : Pourquoi, dans son monde si gris, un jeune homme candide, mais au combien coloré le fait sentir si vivant ? Peut-il assumer cette pulsion qui le pousse vers lui ?

 

Cette romance est à l’image de ses personnages : d’apparence trompeuse. On image des faux semblants, de la superficialité … Pourtant, l’auteure aborde un sujet ô combien délicat : le handicap mental, invisible et pourtant si réel. Au final, Ash et Darian ont bien plus de points communs qu’ils ne le pensent… L’apparence ne fait pas l’homme.

Ce roman peut se résumer à son titre, une histoire clair-obscur. Le risque était de tomber dans un extrême, mais tout est fluide. Nous vivons à travers Ash toutes les difficultés d’adaptations qu’il vit au quotidien. Darian devient pour nous lecteur, tout comme pour Ash, une vraie bouffée d’oxygène et d’authenticité. C’est en cela que la romance est si plaisante à lire.

Au final, on ne peut que remercier l’auteure pour son message de tolérance.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, handicap mentaux, handicap social, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Wanted Doudou par Rose DARCY

Synopsis:

À vingt-quatre ans, Sydney est un graphiste renommé qui vit comme un ermite, reclus dans son appartement de Poughkeepsie avec son doudou, Burton. Sa phobie du monde extérieur et de ceux qui le peuplent l’a poussé à se retrancher à l’intérieur de lui-même, loin des autres.

Jusqu’à ce que son métier l’oblige à faire appel aux services de l’imprimeur du coin, Thayne Adams. Ce dernier est quant à lui déterminé à faire sortir Sydney de sa coquille, à lui montrer tout ce qu’il a à gagner en cessant de s’enfermer.

Un événement inattendu va les amener à se rapprocher tous les deux, à ouvrir les yeux, et à faire chacun quelques pas l’un vers l’autre, pour finir par se rencontrer à mi-chemin. Ensemble, ils vont redéfinir les contours de la relation qui les unit depuis le début sans qu’ils le sachent vraiment…

Mais Sydney sera-t-il assez fort pour surmonter ses appréhensions et se libérer ? Ou renoncera-t-il à sa seule chance de conquérir Thayne par peur ?

Deux hommes. Un doudou. Une histoire pas comme les autres…

 

Mon avis:

Voici un roman qui ne pie pas de mine au départ. Une histoire d un jeune homme agoraphobe qui perd son doudou. Mais là où on ne voit qu une simple romance en devenir, on se prend une claque. Quand l auteure nous explique le lien entre cette peluche et ce jeu homme, le lecteur se retrouve aussi bête que les autres personnages du livre. On juge ce jeune homme trop rapidement sur des préjugés. Et là je dis chapeau l auteur! réussir à nous faire ressentir cette culpabilité cette remise en question comme Thayne c est fort. Oui ce roman ne paie pas de mine mais il nous enrichit nous donne une belle leçon mortalité

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, handicap
Série: format kindle |

L’amant fantasmatique: Journal de Kerbihan par Guy BORDIN

Synopsis:

Les Esquimaux croient en l’existence d’amants fantasmatiques. Le narrateur l’apprend de son cousin historien du Canada, dont il est discrètement épris, quelque temps après leur arrivée dans une maison isolée entre lande et forêt bretonnes, où tous deux se sont retirés pour travailler.
Mais le séjour prend bientôt une tournure inattendue, avec d’hallucinantes flambées de désir, entre Finistère et étendues arctiques.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance d’un jeune apprenti historien qui fait la connaissance de Jean, cousin lointain découvert par hasard, lors d’un cours donné à la faculté. Jean est maître de conférences en histoire moderne spécialisée dans l’exploration et la colonisation française du Canada. Des histoires de famille ont fait qu’ils ne se connaissaient pas jusqu’alors. Notre jeune narrateur va alors se voir proposer d’aider son cousin pour sa thèse sur la vie en Nouvelle-France.

Tout est retranscrit sous forme de journal de bord où le narrateur retranscrit ces quatre semaines en vase clos avec celui pour qui il se découvre cette attirance inexplicable. Dans ce vase clos, le narrateur se retrouve spectateur impuissant de cet homme qu’il désire. Le fantasme se transforme peu à peu en obsession.

Tout au long de cette lecture, nous ressentons un réel inconfort de ce jeune homme face aux sentiments et pulsions qui le poussent vers ce cousin, ce sentiment de gêne vis-à-vis de ce parent et cette envie d’échappatoire tout en désirant profondément aller jusqu’au bout de son fantasme. Il est clairement tiraillé entre ce qu’il ressent jour après jour et qui ne fait que s’accentuer.

Entre le réel et le fantasme, la frontière est infime. L’auteur retranscrit avec brio ces sentiments de perdition et d’angoisses qui en découlent.

Les descriptions des ressentiments du personnage principal renforcent ce sentiment de vase clos, cet inconfort que nous ressentons, en même temps que le narrateur au fur et à mesure ce désir montant et pourtant insatisfait. Notre lecture devient alors à l’image de notre personnage anxiogène. Puis tout s’emballe. On ne sait plus distinguer le rêve et la réalité. Le doute s’immisce chez le lecteur.

À l’image de ces croyances d’Esquimaux, la métaphore d’amant fantasmagorique est attrayante, mais au final, elle entraîne indéniablement à la folie. On se referme sur soi-même, on s’isole du monde réel… Accepter l’inavouable, composer avec la réalité… Voilà ce à quoi notre narrateur se voit confronté.

Le titre prend alors tout son sens. Et l’on devient à notre tour spectateur silencieux de cette pièce de théâtre où désirs et toxicité se mêlent. L onirique se mêle à la réalité au point que le fantasme onirique devient horrifique.
Cela donne à réfléchir sur la dimension et la place du fantasme, qui peut tourner à l’obsession, jusqu’à isoler une personne. C’est autour de cette croyance que tourne l’histoire. Le tout est habilement mené par l’auteur.

Je peux vous dire que c’était sacré découverte, une lecture qui m’a sorti de ma zone de confort. Ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, je l’avoue, mais ma curiosité m’a poussé à lire, sans savoir quoi penser de ce jeune homme. Sans le vouloir, nous nous retrouvons entraînés dans quelque chose d’incontrôlable… notre lecture devient mystique.

Comme me l’a confié Guy, il préfère laisser parler la liberté de l’imagination. Il navigue aux frontières entre le réel tangible et tout le reste! Et je peux vous garantir que c’est un pari réussi pour ma part !

Préparez-vous à lire quelque chose de hors-norme, mais au combien fascinant… une lecture dont vous ne ressortirez pas indemne.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, contes et légendes, faux semblants
Série: MAIA |

L’Amour suprême par Taram Boyle

Synopsis:

Jérémy est un charmant sportif de 19 ans, originaire d’une cité défavorisée. Il rencontre accidentellement Stéphane Davouret, un magnat de la mode arrogant et dédaigneux. Il lui propose une séance photos avec Malik, un sous-traitant dont il exploite secrètement les talents artistiques. Jérémy et Malik s’apprécient mutuellement, mais leur complicité spontanée déplaît au puissant homme d’affaires qui ne reculera devant rien pour les soumettre à ses exigences.

 

Mon avis:

Voici une histoire qui nous sort des sentiers battus. Ne vous fiez papa à la 4e de couverture… Elle est, à l’image de Jeremy trompeuse.

Jeremy, un jeune étudiant de 19 ans originaire d’une cité. Le jeune homme survit tant bien que mal avec sa mère dans cet environnement où pauvreté et apparences font loi.

Jeremy est un être à part. Dès le départ, on ne peut que se prendre d’affection pour ce jeune homme perdu, en quête d’identité. On ressent toute cette culpabilité qu’il traine tel un boulet, devant faire face à des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Il subit plus qu’il ne vit. Sa vie se résume à une source constante de peurs et de conflits intérieurs. Il est totalement dans le déni non pas par choix, mais par obligation. Mais des rencontres vont bouleverser son quotidien.

Taram, par la voix de Jeremy nous fait un véritable pamphlet de cette jeunesse perdue, en recherche de reconnaissance, celle qui est oubliée, celle qui cherche par tous les moyens d’exister. Il met en avant cette facilité avec laquelle elle tombe dans l’emprise de personnes qui les exploitent, eux et leurs failles. À trop vouloir briller, on s’en brûle les ailes…

Vous l’aurez compris, cette histoire est autant bouleversante que troublante. Elle nous sort de notre zone de confort. On devient spectateur impuissant de cette chute, on subit, comme Jeremy tout cet engrenage. Mais, et c’est important de le notifier, l’auteur nous offre une morale juste, à l’image de notre société : ne pas faire des généralités. Oui, il y aura toujours des abus, des personnes toxiques, mais nous avons tous ce choix : celui d’être heureux et de s’accepter. Jeremy ne peut que faire écho à notre propre parcours : entre excès et naïveté, une découverte de soi et de ses désirs n’est pas un long fleuve tranquille.

En clair, une claque magistrale, un coup de cœur revendiqué et un auteur que je prendrais plaisir à suivre par la suite.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, prostitution
Série: Auto édition |

La passion en M par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Etudiant en médecine n’est pas une partie de plaisir surtout quand il faut en plus subir les disputes quotidiennes de ses parents qui ne se supportent plus. Un jour la goutte d’eau de trop dans un vase remplit à ras bord tombe. Raphaël n’a pas beaucoup de ressources, mais il arrivera à s’en sortir, se promet-il.
Guitariste dans un groupe de musique, ce n’est pas ce qui permet de vivre correctement. Pourtant, pour rien au monde, Gabriel ne changerait sa vie. Mais pour garder son indépendance, il va devoir faire une concession, se trouver un colocataire pour l’aider à payer les factures.
Deux personnes au caractère diamétralement opposé et des modes de vie complètement différents vont devoir vivre sous le même toit.

Mon avis:

Raphaël, jeune étudiant en médecine de 26 ans est, contrairement à ses autres collègues et amis étudiant, plutôt du genre à jouer la carte de la discrétion. Engagé dans un cursus long et onéreux, il vit encore chez ses parents. Jusqu’à peu, il se satisfaisait de cette concession, mais les disputes à répétitions de ces derniers vont le pousser à partir de cet environnement toxique.
Et nous avons Gabriel. Gabriel le guitariste autodidacte qui ne vit que pour son art et son groupe : les Black Dogs. Gabriel, un autodidacte qui avec ses allures de loubard, sa réputation de Casanova et son caractère impulsif est un électron libre.

Deux modes de vies et de classe sociale différentes… rien ne pouvait amener ses deux hommes à se rencontrer et pourtant… Tout débute sur cette petite annonce : » beau gosse intelligent, recherche colocataire pour partage de frais« . Raphaël, malgré une certaine appréhension (justifiée d’ailleurs) va se retrouver en collocation avec cet homme qui ne se prend pas au sérieux.

Ce qui au départ devait être une collocation va prendre une tout autre tournure. L’un et l’autre vont devoir apprendre à vivre ensemble, faire des concessions. Mais plus encore, ils vont se sortir de leur zone de confort. Cette promiscuité imposée est une réelle remise en question sur ce qui était, jusqu’alors acquis.

Nous avons des scènes causasses, voir hippiques, mais qu’il parle à chacun d’entre nous. C’est du vécu, des petits incident ou instant de vie en communauté qui font écho à notre propre quotidien. On apprécie chaque petit détail qui dévoile peu à peu ces hommes derrière leur apparence. On ressent toute cette crainte, cette appréhension à se laisser à une intimité. On s’ouvre à l’autre, on dévoile ses fêlures, ses craintes… Mais aussi on s’expose aux autres. Assumer n’est pas quelque chose d’évident. Les apparences pèsent lourdement sur notre quotidien.

À l’image des compositions musicales de Gabriel, Marie Paule joue avec finesse sur les sentiments, les réactions de l’un et de l’autre, mais aussi ces remises en questions sur soi-même que l’on pensait acquises. C’est une comédie romantique, avec des amis qui sont plus que cela, une famille élargie auprès de laquelle nous nous immergeons.

Leur histoire est à l’image d’une composition en devenir: on tâtonne, on apprivoise, on essaie de trouver les bons accords pour au final créer une harmonie, une symphonie des sens. De cacophonie, nous devenons spectateurs de cette mélodie qui peu à peu va trouver sa propre harmonie.

Un feel good comme on les aime, qui fait échos à notre propre vécu. Une très belle découverte de la plume de cette auteure dans ce style.

Spéciale mention à JP…

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, Le temps des choix, musique
Série: Homoromance éditions |

Près de la rivière par Laur'el

Synopsis:

David a éprouvé de sérieuses difficultés à se remettre de sa précédente relation. Aujourd’hui, son existence tranquille et ses petites habitudes lui donnent entière satisfaction. Il souhaiterait pouvoir tout oublier et se débarrasser de sa thérapie qui traîne en longueur.
Une manœuvre de collègues malintentionnés le pousse à accepter une mutation. Contraint de revenir dans sa région d’origine, il y retrouve ses amis et sa famille. Mais aussi de moins bons souvenirs et un lieu de travail où personne ne désire l’accueillir à bras ouverts.
Simon est un homme en colère. Son personnel le sait, il en fait parfois les frais. En ce moment, ce qui le fait sortir de ses gonds, c’est cette entreprise qui, avec une proposition d’association « gagnant-gagnant », est venue s’incruster dans son magasin. Même s’il est conscient de sa responsabilité dans la situation actuelle, il ne la supporte plus. Pour tout arranger, voilà que cette boîte plus qu’agaçante lui colle une taupe !
Ces deux-là vont devoir s’entendre. Pourtant, entre la méfiance, les séquelles du passé qui persistent, les emportements et les non-dits, rien n’est joué d’avance.

Mon avis :

David est un homme qui subit ses traumatismes passés. D’une enfance compliquée à l’échec de sa dernière relation, il sent cette impression de stagner dans sa vie dans ce marasme ambiant. David vit dans le déni. Il se pense guéri de ses démons passés.

Mais voilà qu’un évènement va changer la donne. Missionné par son entreprise, il va devoir revenir dans ce village de son enfance.

On suit à travers cet homme toute la difficulté pour se reconstruire. Le déni, la peur, l’insécurité constante, ce besoin de tout contrôler. David va se retrouver confronté à ses pires angoisses dans cette nouvelle dynamique qui lui est inconnue. Face à ses réactions, on a tendance à juger sur des apparences et des aprioris, en particulier Simon, chef d’entreprise dévoué, mais aussi colérique et impatient. Il refuse de voir l’héritage de son grand-père lui être enlevé par cette société. Évidemment, son directeur commercial, David, va en faire les frais.

Ce qui au départ va être un combat de coq de basse-cour va prendre au fur et à mesure une toute autre direction. La relation va mettre du temps à s’installer. Rien n’est précipité, tout n’est que découverte, mis en confiance. Ils ne s’attendaient pas à ce que cette alliance commerciale leur apporte un tel changement dans leur vie.

 

Nous découvrons les fêlures de chacun : David et ces peurs, Simon et sa solitude. Laurel nous permet de suivre leurs reconstructions, leurs appréhensions, leurs remises en question. On s’y attache très rapidement. On ressent cette culpabilité de part et d’autre, cette peur de blesser ou être blessé, de faire mal même involontairement. De méfiance, nous passons à de la connivence, à cette envie de voir au-delà de l’apparence. Tout est question de découverte de l’autre, mais aussi et surtout d’acceptation.

Plus qu’une romance, l’auteure joue la carte de l’amour et sa pluralité : amour filial, amical ou sentimental. Les personnages secondaires sont partie prenante dans la reconstruction de David et de Simon, ce qui renforce cette idée d’unité et de soutien.
Quelques longueurs à certains endroits, mais cela n’enlèvent pas le plaisir de cette lecture. Cette relation prend son temps et c’est ce qui en fait sa richesse.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Barbès, mon Amour par Emmanuel Taffarelli

Synopsis:

Il s’appelle Karim, habite un quartier sensible au-delà du Périphérique et vivote du trafic de stupéfiants. Il s’appelle Alexandre, réside dans un immeuble cossu d’un beau quartier parisien et est une illustration de la jeunesse dorée désœuvrée. A priori, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant, en l’espace d’une nuit à la fois violente et passionnée, leurs destins vont être scellés à jamais. C’est une histoire d’amour interdit qui, en bousculant les préjugés des uns et des autres, révèle peut-être ce qu’il y a de plus profondément caché en chacun de nous. Et si dans le monde d’aujourd’hui ouvert à tous les vents, l’amour était la seule chose qui rende encore la vie supportable ?

Mon avis:

Dès le synopsis, on sait que cette lecture va marquer, va nous bousculer. Chose rare pour être notifié, il n’y a pas de chapitres, mais une rencontre inattendue deux êtres en apparence aux antipodes l’un de l’autre et pourtant, les apparences sont trompeuses. Vous l’aurez compris, dès le départ l’auteur nous prépare à ce roman. Notez que ce n’est pas une romance à proprement parlé, mais une tranche de vie, un sujet brûlant, d’actualité. Un acte engagé qui, de bout en bout, est assumé.

Karim, un jeune homme de banlieue, d’un quartier populaire, d’un de ses HLM délaissés. Karim, un homme aux origines marocaines et pourtant français. Un homme blasé par son quotidien, jugé sur les apparences, ses origines, ses fréquentations. Karim, un jeune homme qui survit plus qu’il ne vit dans ce quotidien sans avenir. Tout n’est qu’instinct de survie dans ces tours aux âmes torturées.
Karim va voir sa vie basculer par excès de gentillesse. Lui, ce jeune compatissant va se retrouver dans une situation périlleuse qui va l’amener à fuir. Malgré la peur qui le suit telle une ombre, il se retrouve grisé par cette bouffée de liberté si éphémère.

Alexandre lui est un jeune homme de 23 ans résidant dans les beaux quartiers. Là où tout n’est que ses amis, construisent leur avenir, poursuivent de brillantes études et se mettent en couple, lui, subit sa vie à contre-courant. Il ne ressent pas les mêmes aspirations que ces gosses de riches, ne peut réaliser les attentes de ses parents. Il est différent, il le sait. Il a subi son lot de moqueries, de rejets.

Le hasard va faire que ces deux êtres perdus vont se rencontrer dans des circonstances violentes et pourtant, ce soir-là leurs vies vont basculer. À son contact, Alexandre va se reconnaître en Karim. Aux antipodes l’un de l’autre, ils sont pourtant si semblables derrière ces apparences.

Tout au long de ce roman, ce sentiment d’interdit, de peur nous poursuit. On ressent une certaine forme d’urgence, cette volonté illusoire de sortir de ce carcan. Ce roman est à lui seul un jeu de dupes, car de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas.
Ce roman est tout simplement bouleversant et intense. On ressort de cette lecture avec une multitude de sentiments que je ne peux exprimer sans spolier. Mais je ne m’attendais pas à ça. Clairement, l’auteur s’est aussi joué de moi, lectrice. Chacun se fera un avis sur cette lecture, mais pour moi elle restera marquante.

Une lecture déroutante, mais qui marque. Une histoire à vif. 

 

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Genre: au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants
Série: Homoromance éditions |

Faux semblants par Collectif d'auteurs

Synopsis:

L’objet que vous avez entre les mains n’est pas un livre, pas du tout. Il a les pattes d’un dragon et la gueule d’un loup, l’esprit mathématique et la mémoire chaotique. Il vous tend quelques fleurs, la bague de vos rêves et la clef d’un coffre secret. Vous acceptez ? Vraiment ? Ne sentez-vous pas la pluie glacée qui coule le long de votre dos, n’entendez-vous pas les bijoux clinquer dans l’ombre ? Si vous vous fiez aux apparences, nous ne pouvons plus rien pour vous !

 

Mon avis:

Dès le départ, on nous met le nez dedans! Le synopsis de ce recueil résume à lui seul l’œuvre.

Ce recueil nous offre un panel d’auteurs de talent, mais aussi d’illustrateurs que l’on prend plaisir à découvrir. Merci à l’éditeur de nous donner leurs liens sur les réseaux pour les suivre.

Maintenant, parlons du recueil. Il s’agit de nouvelles MM et FF. On passe par un melting pot d’émotions et pour cause, les auteurs se jouent de la thématique. Tantôt cocasses et drôles, nous nous confrontons aussi à des histoires plus noires, tragiques. La lecture s’enchaîne et nous nous retrouvons bousculés par ces mots, liés à des maux.

Chaque nouvelle à son style, sa musique. Cela devient poétique, harmonieux. Ce que j’ai énormément apprécié, ce sont ces illustrations qui reflètent chaque univers. De la fantaisie au contemporain en passant par de la dark romance, c’est un véritable panel qui nous est offert.

Difficile de résumer chaque nouvelle sans spolier. Je vous propose donc de vous les présenter ainsi: en ouvrant ce recueil, vous allez faire face à de la pudeur, de la vanité, des mensonges, des duperies et leurs revers : culpabilité, imposture, peur,  tristesse, violence, abandon.

 

La thématique principale est réellement passionnante: les faux semblants. Il y a tant à dire sur cette thématique, tant de situations à explorer. Pourtant, il y a toujours ce point commun à chacune de ces nouvelles: que vaut une relation construite sur des faux-semblants ? Le mensonge est parfois le pire des poisons. Mais risquer de se montrer sous sa vraie nature entraîne toujours ce risque d’ être rejeté. Là est toute l’ ambiguïté des sentiments. Mais la duperie ne dure qu’ un temps…  On nous révèle les différents degrés des faux semblants et la cruauté qu’ils peuvent entraîner. Car cela est une réalité : les faux semblants ne sont que des actes égocentriques et cruels. Ils révèlent ces tabous qu’on ose révéler, dirigés par ce sentiment universel : la peur. Ces actes sont toujours justifiés comme un moyen de protéger des autres, de leurs regards, jugements au final. Et en cela on se retrouve en chacun d’ eux.

C’est en cela que ce recueil marque: cet écho à notre propre histoire, cette remise en question qui s’ensuit.

Encore merci pour ce moment de lecture. Je vous le recommande chaudement.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, contes et légendes, drame psychologique, fantasy, faux semblants, homophobie, Le temps des choix, recueil, sexualité atypique, traumatismes du passé
Série: YBY Editions |