Accepter par Shade BOW & Kaylin LOUVEL

Synopsis :

Maxime n’est pas un petit garçon comme les autres. Dray, l’ancien soldat, revient tout juste du front et cherche encore sa place dans un monde dont il n’est plus certain de connaître les règles. Et puis il y a Lucas, le jeune pianiste marqué par la vie qui accepte, malgré toutes les peurs qui le rongent, de venir jouer dans un institut spécialisé pour jeunes autistes. Le seul capable de leur apprendre les couleurs de la musique. En essayant d’amener un sourire sur les lèvres de Maxime, les deux hommes vont se croiser, s’apprivoiser, apprendre à s’aimer, à se faire confiance, mais surtout à se reconstruire. Les failles des uns forgeront les forces des autres en un lien indéfectible. La famille dans laquelle on naît n’est pas forcément celle avec laquelle on est destiné à vivre. Surtout lorsque trois destins s’entremêlent autour d’un piano, de quelques photographies pas toujours jaunies et d’un grand jardin clos.

 

Mon avis:

C’est une histoire qui se lie par un enfant, Maxime, enfant autiste avec un trouble du spectre de l’autisme. Il n’a plus d’interaction avec le monde, il ne parle plus. Il ne vit que pour les couleurs … jusqu’au jour il découvre ces notes de musiques. Ces notes proviennent d’un pianiste aux doigts magiques. Ceux de Lucas, jeune homme angoissé, handicapé par ses troubles de stress post traumatiques. Il vit reclus du monde depuis 10 ans, depuis ce fameux jour où il tout perdu. Sur conseil de son psy, il va proposer de jouer pour cet enfant, qui est comme lui, dans son monde. Cet échange, cette interaction vont les aider l’un et l’autre à s’ouvrir, se libérer. Mais, quand Dray, le grand frère de Maxime découvre qu’un inconnu, non diplômé, est le seul à pouvoir « communiquer » avec son petit frère, il devient méfiant, frustré et jaloux. Hyper protecteur, il va bousculer Lucas pour apprendre à le connaître et comprendre comment échanger avec ce petit frère qu’il aime tant. Grâce à Maxime, une amitié, entre Dray et Lucas, va naître des sentiments. Mais Dray, lui aussi à ses démons.

Les cicatrices du corps et de l’âme ont toutes une histoire. Dray et Lucas vont devoir faire face à leurs démons, comprendre que se sont des survivants et non des victimes pour pouvoir envisager un futur ensemble.

Un texte écrit à quatre mains d’une justesse et d’une sensibilité rare. Une histoire où le regard de l’autre peut différer face à son ouverture d’esprit. Il  n’y a pas de monstres, d’handicapés. Il y a seulement des personnes différentes dont la richesse ne peut qu’enrichir les autres. Il faut simplement s’Accepter. Un bijou!

 

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Genre: handicap, handicap mentaux, handicap social
Série: Mix Editions |

Écorchés Vifs par Mathias P. SAGAN

 

Synopsis:

Quand la vie vous réserve une belle rencontre imprévue et qu’elle vous prend au dépourvu sur une autoroute…
Lorsque votre quotidien est rythmé par des manies, des tocs, et autres désagréments…
C’est ce que Benoit et Bruno vont vivre, ou vivent déjà. Deux êtres à part, attachants. Deux personnes qui se croisent et se trouvent.
Vont-ils réussir à s’accepter, se comprendre, s’apprivoiser ?

 

Mon avis:

Benoit, 19 ans a une vie casanière. Depuis son indépendance acquise, il ne souhaite qu’une chose, la stabilité et un vraie relation de couple. En se rendant sur son nouveau lieu de travail, il rencontre un jeune homme atypique. Il n’a aucune expression faciale, seul ses yeux parlent pour lui. Car Bruno a un syndrome d’Asperger. Mais Benoit le voit au delà de s apparences, il le regarde, lui Bruno.

Bruno vit avec son handicape du mieux qu’il peut. Hors mis Valentin, son chat, il vit reclus entre son travail et son domicile, essayant au mieux de gérer ses tocs et ses angoisses. Pourtant très peu empathique, il se surprend à ne pas pouvoir s’enlever de la tête cette rencontre avec ce jeune homme.

Avant même de pouvoir se revoir, Benoit va devoir, suite à un accident, apprendre à vivre différemment. Handicapé du jour au lendemain, il va devoir réapprendre à vivre en acceptant la situation. Le seul qui pourra l’aider, c’est Bruno. Car Bruno va l’accepter tel qu’il est. Ces deux écorchés vifs vont s’entraider, apprendre à s’accepter, faire un deuil sur le passé pour envisager un futur.

Mathias P.Sagan nous prouve que l’amour ne se juge pas sur les apparences sans chercher à comprendre ce que tu es réellement. On peut être atypique, handicapé, hors norme et aimer. Une très belle romance, remplie de douceur.

 

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Genre: au delà des apparences, handicap, handicap social, romance
Série: Auto édition |

Série Without You par KAYA C.

 Tome 1 : Without you

Amaury est un jeune homme timide, gentil, entouré par une famille aimante, dont certains membres sont un peu loufoques. Sa rencontre avec Eden va tout bouleverser, ils vont vivre un amour au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer. Mais le destin est capricieux et Amaury va en payer les frais. Qu’est-il prêt à supporter pour grapiller des morceaux de bonheur fou ? Combien de batailles devra t’il mener pour enfin être heureux ? Pourra t’il se reconstruire une fois qu’il aura tout perdu ? Qui sera celui qui l’aidera à continuer ?

 

Tome 2: Fight to survive

APRES L’HISTOIRE D’ AMAURY DANS WITHOUT YOU, FIGHT TO SURVIVE VA VOUS ENTRAINER DANS CELLE DE SULLIVAN…
Je m’appelle Sullivan, je suis le photographe le plus poissard de New York. Après avoir été trompé par mon ex, j’ai été foudroyé par des yeux bleu lagon qui m’obsèdent. Je suis irrésistiblement attiré par Amaury, mais il est marié à un type adorable, alors que lui est un abruti fini. Aussi beau qu’imbuvable, à chaque fois que je le croise on se saute à la gorge. Pourtant il est là qui me hante, je suis perdu, je l’ai dans la peau, je dois quitter New York, m’éloigner pour l’oublier. Je vais reprendre mon ancien métier de reporter de guerre, partir au bout du monde, et essayer de reconstruire ma vie ailleurs. Je n’imaginais pas que j’allais mettre directement les pieds en enfer. Comment supporter l’indicible, quand il n’y a plus d’espoir ? Quand l’horreur se déchaine, quand les ténèbres menacent de m’engloutir, il ne me reste que ses yeux pour seul espoir.

 

Mon avis: 

Préparez vous, car s’il y a bien une chose que vous devez savoir en débutant cette lecture, c’est que plus que lire, on vit chaque instant, chaque joie chaque peine. On pleure, on espère. Voilà la magie de cette plume: transcender son lecteur. Faire partie de cette histoire, devenir en quelque sorte cet(te) ami(e), ce confident, spectateur impuissant, mais présent à chaque instant. Voilà dans quoi vous vous embarquez. Vous êtes prévenus. Vous ne ressortirez pas indemne.

Beaucoup, moi-même d’ailleurs avons eu le plaisir de lire la première version de Without you. Kaya a bien insisté en précisant qu’elle l’avait retravaillé. Ce que je peux dire, c’est que c’est réussi. J’avais été marqué, mais cette réédition retravaillée est encore plus bouleversante. Tout est amplifié et cela tout au long de ce premier opus. Comme je l’ai dit à Kaya, j’ai été transcendée. Oui c’est un mot fort, mais c’est mon ressenti et c’est assez rare pour le noter.  Bravo à elle pour ce travail faramineux.

Tome 1:

Lorsque nous débutons cette histoire, nous faisons la connaissance d’Amaury alors âgé de 32 ans, architecte reconnu dans son loft New Yorkais. En apparence, tout lui réussit, mais cela n’est qu’une apparence… Car Amaury est seul dans ce lieu qui pourtant représente tant de beaux projets passés et à venir… Car il manque l’homme de sa vie, Eden.

Eden, qui deux ans et demi plus tôt va se voir faucher par une voiture et ainsi le condamner. Kaya va alors nous retranscrire cet instant où tout bascule, cet instant où la vie s’arrête et n’est plus. On suit ce couple dans cette lente descente aux enfers. Du choc de l’annonce à ce destin funeste qui les attendait. On ressent ce tiraillement entre espoir et résilience, ce combat auquel chacun doit faire face, pour au final accepter l’inacceptable et profiter de chaque instant offert.

Ce qui est « difficile » c’est cette date, celle où tout s’arrête. Kaya trait avec beaucoup d’humilité l’euthanasie du point de vue de celui qui choisit de partir dignement, mais aussi de l’entourage. Lors de la première partie du roman, nous suivons notre couple et ce travail de deuil par lequel l’un et l’autre va passer tout en ayant en tête cette date ultime. Tout comme eux, on passe par choc déni, colère, tristesse, cette quête de sens illusoire, mais vitale, cette résilience tout en restant dans le déni pour le « après », car sans l’amour de sa vie, il n’y a plus que le néant.

Dans la deuxième partie, nous faisons face à ce que tout le monde appréhende : le déni, la colère, la tristesse aussi. On subit autant qu’Amaury cette descente aux enfers qui commence. Oui, nous revivons une deuxième fois le deuil et cela prend une tout autre dimension à notre lecture.

Troisième partie marque la quête d’un nouveau sens à donner à sa vie, ces essais pour arriver à cette acceptation que oui, la vie continue malgré tout.

Quatrième partie est ce que je nommerais « ce nouveau départ », cette sérénité qui nous transperce. Cette absolue vérité que la vie continue malgré son absence, mais que l’être aimé est toujours là dans un coin de son cœur et veille sur nous.

En finissant cette lecture, on réalise l’importance de ces 4 parties, car à l’image d’Amaury, nous avons, le temps de cette lecture, nous aussi lecteur, vécu, ressenti éprouvé cette perte et tout le travail de deuil qui s’en suit.

 

Tome 2:

Ce deuxième opus se construit comme le premier. On découvre (enfin le beau et tendre) Sullivan. Tout comme le premier il y a un avant et un après. Cet instant où tout bascule, ce terrible traumatisme où on N est plus, on devient un autre plus fort.

Dans un premier temps on découvre la difficulté d être « l autre » celui qui tombe amoureux d un homme marié puis veuf et enfin d un fantôme. Alors qu’il se résigne, la vie va lui faire affronter le pire côté de l être humain. Sullivan N est plus. Il devient victime puis l ombre de lui même.
La deuxième partie est une double reconstruction : celui de la victime qui doit reprendre à vivre et celui de cet « autre ». Apprendre à vivre avec une personne veuf N a rien d évident ni pour l un ni pour l’autre. C est la la puissance des mots sur des maux. Trouver sa place dans la vie et dans celle que l on se construit avec L être aimé.

Conclusion 😉

Kaya par sa plume nous fait traverser un melting pot d émotions qui s amplifie suite à la lecture du premier. On ne parle pas de couple, d un trouble ou d un polyamour. On parle de famille, d êtres aimés. Elle cible ses mots, de telle façon qu ils ne peuvent que nous percuter. Simple mais tellement commun à chacun. En clair un superbe coup d artifice dans mon cœur et la chair de poule qui ne m a pas quitté tout au long de ma lecture. C est un combo gagnant à mes yeux.

Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre! C’est bien une série sombre qui aborde des sujets sensibles difficiles à manier sans tomber dans le cliché. Et pourtant Kaya C a réussi haut la main ce pari.

 

 

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Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, tatouage, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Dans ses pas par Nathalie MARIE

Synopsis:

Tom et Andréa sont amis depuis l’enfance. Quand le premier s’engage dans l’armée, le second retient ses larmes. Des années plus tard, une blessure au combat ramène Tom dans la vie d’Andréa. Et s’adapter à la réalité n’est pas simple.

Entre colère et rancœurs, douleur et désespoir, c’est une nouvelle bataille que doit mener l’ancien soldat et elle pourrait bien être la plus importante de toutes.

Car s’il veut mettre ses pas dans ceux d’Andréa, Tom n’a pas d’autre choix que de dépasser ses limites.

 

Mon avis:

Suite au décès de ses parents, Andréa, 6 ans, est recueilli par sa grand mère. Afin de le sortir de son mutisme, il fait la connaissance de Thomas, 12 ans. Les relations vont grandir avec eux et s’aimer comme deux frères, veillant l’un sur l’autre. Les années vont passées et Thomas à ses 18 ans décide de s’engager dans l’armée. Mais malgré leur différence d’âge et leurs vies, ils se retrouvent à chaque permission de Thomas. Andréa, lui, a des sentiments qui se sont transformés en amour avec le temps pour Tom, mais la relation qu’ils ont l’empêche de pouvoir lui avouer. Thomas, lui est bisexuel, il est attiré par Andréa mais il ne peut lui avouer ses sentiments le voyant toujours comme se petit frère à protéger.

Suite à son accident sur le front, Thomas voit sa vie changée à jamais. Il rentre handicapé et ne pourra plus jamais faire ce métier qu’il aimait tant. Il perd toute confiance en lui. Face à la détresse de son ami, le seul qui puisse le sauver de cette auto destruction est Andréa. Tout comme il l’a aidé petit, Andréa va tout faire pour libérer Tom de ses démons et lui apporter le soutien nécessaire pour lui faire accepter le présent et qu’un futur est possible. Grâce à leur amitié et suite à la révélation de leur secret commun, qu’ils s’aiment comme partenaires, Andréa va tout faire pour sauver Tom. Mais Tom, lui est une vrai bombe à retardement, il vie dans l’incertitude face à cette nouvelle vie. Et Andréa, malgré tout l’amour qu’il porte à Tom ne peut se mettre à sa place. Leur toute jeune relation réussira t-elle à tenir en vue de cette situation? Tom réussira t-il à reprendre confiance en lui, à envisager un avenir?

Une magnifique histoire où Nathalie Marie nous expose les difficultés face à la différence. Comment pouvoir accepter, ce reconstruire, suite à un accident qui nous handicape à vie. Elle nous expose aussi toute la difficulté pour l’autre, celui qui partage sa vie de pouvoir comprendre son partenaire et l’aider, le seconder.

Elle nous explique que la communication est la base d’un couple, qu’un couple c’est un partenariat avant tout, quelqu’un sur qui on peut se reposer, se confier, s’aider pour faire face à l’adversité, c’est notre point d’ancrage.

Un texte plus que touchant, d’une vérité inouïe. Encore une fois, un petit bijou.

 

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Genre: amitié / amour, armée, au delà des apparences, faux semblants, handicap, survivants
Série: Mix Editions |

Une étincelle dans la nuit par Alexis Hall

Synopsis:

L’univers est une boule à facette que je tiens dans le creux de ma main.

Autrefois, enfant chéri de la scène littéraire anglaise, aujourd’hui, écrivain dépressif de romans policier, Ash Winters a renoncé à l’amour, à l’espoir, au bonheur et, surtout : à lui-même.
Il vit sa vie entre les cycles de sa maladie, hanté par les fantômes des attentes des autres.
Puis une rencontre fortuite à un enterrement de vie de garçon le jette dans les bras de Darian Taylor, un garçon du comté d’Essex, aspirant modèle qui vit dans un monde de gel pour cheveux, faux bronzage et défilés de mode.

Darian admet qu’il n’est parfait, mais il sait faire rire Ash, et lui rappeler ce qu’est la vie sans anxiété. Seulement, Ash vit dans l’ombre depuis tellement longtemps qu’il est incapable de voir la lumière briller.

Un homme qui n’a pas confiance en lui-même peut-il seulement croire au bonheur ? Et comment un homme qui ne croit pas au bonheur peut-il se battre pour le sien ?

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Ash, un homme quelque peu isolé et pour cause… cet homme fuit toute interaction sociale. Sa bipolarité a pris le contrôle de sa vie. Il sombre jour après jour dans une dépression sans fin. Tout n’est que honte et haine de lui-même. Tout n’est que routine millimétrée, ce contrôle de chaque instant de peur de retomber dans ses pires travers. Le seul sur qui il puisse compter est son ex et meilleur ami Niall.

Mais voilà qu’une obligation envers ses amis va le forcer à en sortir. Il ne s’attend pas alors à faire une rencontre qui va lui apporter de la lumière dans cette obscurité qu’est devenu son quotidien.

Lui, ce chasseur de fantôme poursuivant le spectre de ce qu’il fût va se voir bousculer par l’époustouflant et scintillant Darian, ce jeune homme satiné et serpentin. Darian est son exact opposé. Il parait trop brillant, impertinent et faux. Pourtant, aux yeux de Ash il rayonne. Tout n’est que sincérité.

Ce qui au départ ne devait être qu’une nuit de luxure va prendre une tournure inattendue. Vient alors une grande remise en question : Pourquoi, dans son monde si gris, un jeune homme candide, mais au combien coloré le fait sentir si vivant ? Peut-il assumer cette pulsion qui le pousse vers lui ?

 

Cette romance est à l’image de ses personnages : d’apparence trompeuse. On image des faux semblants, de la superficialité … Pourtant, l’auteure aborde un sujet ô combien délicat : le handicap mental, invisible et pourtant si réel. Au final, Ash et Darian ont bien plus de points communs qu’ils ne le pensent… L’apparence ne fait pas l’homme.

Ce roman peut se résumer à son titre, une histoire clair-obscur. Le risque était de tomber dans un extrême, mais tout est fluide. Nous vivons à travers Ash toutes les difficultés d’adaptations qu’il vit au quotidien. Darian devient pour nous lecteur, tout comme pour Ash, une vraie bouffée d’oxygène et d’authenticité. C’est en cela que la romance est si plaisante à lire.

Au final, on ne peut que remercier l’auteure pour son message de tolérance.

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, handicap mentaux, handicap social, Le temps des choix, seconde chance, traumatismes du passé
Série: MxM BOOKMARK Romance |

Wanted Doudou par Rose DARCY

Synopsis:

À vingt-quatre ans, Sydney est un graphiste renommé qui vit comme un ermite, reclus dans son appartement de Poughkeepsie avec son doudou, Burton. Sa phobie du monde extérieur et de ceux qui le peuplent l’a poussé à se retrancher à l’intérieur de lui-même, loin des autres.

Jusqu’à ce que son métier l’oblige à faire appel aux services de l’imprimeur du coin, Thayne Adams. Ce dernier est quant à lui déterminé à faire sortir Sydney de sa coquille, à lui montrer tout ce qu’il a à gagner en cessant de s’enfermer.

Un événement inattendu va les amener à se rapprocher tous les deux, à ouvrir les yeux, et à faire chacun quelques pas l’un vers l’autre, pour finir par se rencontrer à mi-chemin. Ensemble, ils vont redéfinir les contours de la relation qui les unit depuis le début sans qu’ils le sachent vraiment…

Mais Sydney sera-t-il assez fort pour surmonter ses appréhensions et se libérer ? Ou renoncera-t-il à sa seule chance de conquérir Thayne par peur ?

Deux hommes. Un doudou. Une histoire pas comme les autres…

 

Mon avis:

Voici un roman qui ne pie pas de mine au départ. Une histoire d un jeune homme agoraphobe qui perd son doudou. Mais là où on ne voit qu une simple romance en devenir, on se prend une claque. Quand l auteure nous explique le lien entre cette peluche et ce jeu homme, le lecteur se retrouve aussi bête que les autres personnages du livre. On juge ce jeune homme trop rapidement sur des préjugés. Et là je dis chapeau l auteur! réussir à nous faire ressentir cette culpabilité cette remise en question comme Thayne c est fort. Oui ce roman ne paie pas de mine mais il nous enrichit nous donne une belle leçon mortalité

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, handicap
Série: format kindle |

Le naufrage de Noé par Kelly Galhager

Synopsis:

Dans la vie, Noé est triste. Dépressif et suicidaire même. Gabin a l’air toujours heureux, enjoué et survolté. Pourtant Gabin habite lui aussi dans le couloir 4 du pavillon bleu de l’hôpital psychiatrique. Parrain de thérapie de Noé, les rôles vont peut-être s’inverser pour que chacun retrouve le bonheur malgré les interdits et les convenances.

Mon avis:

Nous faisons connaissance avec Noé lors de son arrivée dans le pavillon bleu. Il découvre son nouveau lieu de vie, adapté à des personnes « comme lui ».

Noé se pense perdu. Comme il le dit, tous ces médecins et thérapeutes pensent comprendre le mal dont il souffre, mais qu’en est-il en réalité ? Lui qui est si renfermé sur lui-même va se voir confronté à un élément inattendu : un parrain, Gabin.

On nage en eau trouble… On s’interroge dès le départ. Comme les autres on essaie d’apprendre à le connaître, le découvrir pour comprendre.

Comment survivre quand on a appris à se détester, à vivre avec le dégoût de soi ? Voilà ce qu’endure Noé depuis l’enfance jusqu’à cet appel d’espéré qui l’a mené dans cet hôpital. Il paraît soumis et résilié à cette vie qu’on lui impose.

Gabin, lui est,
avec ses antécédents et son comportement, un jeune homme un peu trop dans l’excès, instable, dangereux. On ne peut lui faire confiance selon certains thérapeutes. C’est une bombe à retardement. Mais encore une fois, les apparences sont trompeuses.

Voilà comment résumer cette histoire : un jeu de dupes.
L’un est lumière là où l’autre est obscurité. Mais leur rencontre va changer la donne, car dans le savoir, l’un et l’autre ont beaucoup plus de points en commun qu’ils ne le pensent. Ce qui au départ est une obligation non consentie va prendre une tout autre dimension. C’est une lecture intuitive où les maux ne nous sont pas révélés de front. L’auteur nous décrit de façon détournée tous ces « symptômes », ce mal-être qui entourent Noé, Gabin et les autres résidents, qui ne sont véritablement dévoilés qu’une fois que nous avons appris à les connaître. On ne peut que supposer et comme les psychologues et thérapeutes, appréhender les révélations.

Tout n’est qu’apparence et sensibilité. L’auteure joue ces cartes avec cette volonté de dévoiler leurs véritables natures. On les suit dans leurs introspections, leurs remises en question. Tout n’est que haine, amertume et rejet, solitude et souffrance ; incompréhension.
On se retrouve à avoir une bouffée de compassion pour ces personnes. On tremble parfois de peur d’une rechute, l’autodestruction plane au-dessus d’eux… On se retrouve, comme Noé et Gabin, sur un fil. Un fragile équilibre que nous ne pouvons que suivre avec appréhension.

Des sujets sensibles, actuels, qui touchent beaucoup de personnes, dont on parle peu. C’est une lecture marquante, finement amenée…

Bref j ai adoré. Franchement je note un 4 bien que quelques coquilles nous titillent les yeux, des mots oubliés certes, mais face à l’histoire, on les oublie à notre tour. C’est, à l’image de Noé et Gabin renversant de sincérité.
 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Série Loving Clark par Kyrian Malone, Manhon TUTIN

Tome 1:

Clark McKenna, 17 ans, rentre au lycée Providence High en Californie. Clark est mentalement différent, et ses nombreuses consultations à Providence dans plusieurs cabinets psychiatriques le précèdent, aussi bien auprès de ses camarades que du corps enseignant. Plongé dans son imaginaire, sa perception du monde réel est biaisée, traduite par ses filtres émotionnels. Ses réactions, ses réflexions incomprises, Clark est en errance de diagnostic soumis à des traitements inadaptés. Considéré comme bipolaire, lunatique, schizophrène par des spécialistes incompétents, ce qu’il est demeure enfoui au fond de lui, annihilé par des médicaments inutiles. Pourtant, en arrivant à Providence High, Clark espère que les choses changeront pour lui. Il y a ce garçon Elliot Hamilton qui sera dans sa classe, et son professeur de lettres James Coleman, seuls personnes capables de le comprendre…

 

Tome 2:

Le sens de la justice, de l’équité, voilà deux concepts inhérents aux Aspergers. L’injustice, Clark Hastings en a souffert durant toute son enfance et son adolescence. Montré du doigt parce qu’il était différent, moqué par ses camarades, inconsidéré par le corps enseignant ou mal diagnostiqué par des médecins incompétents, Clark a très vite compris que dans ce monde à deux vitesses, il devrait s’en sortir seul, que pour être accepté en société, il lui faudrait faire semblant, mettre en place des stratégies d’adaptation, des illusions pour paraître « normal ».

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Clark, ce jeune homme dont l’apparence de « fou, déséquilibré » fait de lui un marginalisé.
On vit ce quotidien à travers ses yeux mais aussi de ses ressentiments ce qui rend ce texte fort. On ne lit pas, on vit avec cet handicap. On découvre ce quotidien qui est un combat continuel face à la bêtise de certains, l’ignorance des autres. Clark est différent c’est un fait mais ce n est pas pour autant que c’est un monstre. On ressent tout cet agacement qu il ressent. L auteure ne nous épargne rien au point que nous réagissons et cela dès les premiers chapitres.
Kyrian nous prouve que ces « 1% de la population » sont certes à part mais surtout ce sont des personnes touchantes, qui voit au delà des apparences. Ce qui pour une majorité d ignorant est un handicap est en réalité un réel trésor : ils ressentent autrement, ils en deviennent authentique. C’est en ça qu ils sortent de cette société manichéenne, à l esprit si étriqués et leurs réactions exacerbées face à l’inconnu.
Voilà pourquoi ce roman marque, nous interroge, nous ouvre les yeux là où nous sommes aveuglés. On nous imposons nos us et coutumes sans chercher à comprendre que d autres peuvent penser autrement. C’est bien de cela qu’il s agit, un ode à ces hommes et femmes différentes certes et pourtant qui méritent d être connues, voir reconnues. C’est un pamphlet la morale, la liberté et le devoir.

Nous voyons aussi le combat de l entourage et en particulier les parents, face à ces murs, totalement démunis face à des médecins incapable de donner un diagnostic définitif. On ressent cette douleur de voir son enfant devenir un rat de laboratoire où on tâtonne à l aveugle… Et les conséquences que cela engendre sur le quotidien de chacun.
Certains préfèrent la fuite, d autres comme le père de Clarke décide de faire front. On devient administratif face à cette détermination d offrir une chance à la chair de sa chair.

Et nous ne pouvons que fondre devant cette romance, ce premier émoi qu’on connaît tous et toutes… Tout est décrit avec une fluidité si limpide, si simple… La raison ? Encore une fois on ne lit pas mais on ressent ces émotions nous prendre car on le vit à travers les yeux de ce jeune homme si sensible qui voit autrement qu’avec ses yeux mais avec ses sens.

 

Dans ce second tome, nous retrouvons Clark à présent diplômé qui va entamer ses études supérieures à Providence. Ce roman se découpe en deux parties.

Dans un premier temps, Kyrian continue de nous confronter à la réalité d’une personne « à part ». On ne parle pas d’autisme. On ne parle pas d’homosexualité ou de haut potentiel. Non, on nous décrit le parcours d’un jeune homme qui se voit confronter à cette réalité avec le cumul de ces trois spécificités. Rien n’est enjolivé. Tout est authentique, réaliste. Les mots, les sentiments, les réflexions… tout n’est qu’intensité émotionnelle et verbale.

Telle une autopsie, on dissèque le quotidien d’un Asperger qui passe de l’adolescence au statut de jeune adulte en quête d’indépendance. On nous expose la perception de la réalité, les incapacités et inconforts de ce jeune homme atypique. On s’immerge dans le quotidien de Clark. On ne lit plus, on vit ce quotidien pesant, ambigu, voire stressant. Tous ne sont qu’anticipation pour ne pas succomber à cette appréhension de l’inconnu, de l’inattendu, dans cette incapacité sociale et handicapante. On prend conscience du calvaire qu’il endure pour se fondre dans notre société et s’adapter à chaque instant à ces convenances sociales. Clark nous apporte ce plus, que nous autres neuro- typique oublions : on ne juge pas uniquement sur une apparence.
Cette adaptation de l’enfance à la vie d’adulte est aussi difficile pour celui qui le vit que ceux qui l’accompagnent dans ce processus.

Voilà comment aborder la deuxième partie de ce roman : devenir adulte, c’est faire des choix et en assumer les conséquences. Dans cette réalité bicolore, où le bien se confronte au mal, comment se considérer ? Ange ou démon ? Kyrian nous expose des faits, des ressentis, des combats quotidiens pour essayer de conjuguer cette normalité imposée et cet esprit de justice. Voilà en quoi Clark nous marque, nous ébranle, nous touche. Tout est authentique. C’est en cela que cette lecture n’en est plus une. C’est beaucoup plus. Entre morale et devoir, nous-mêmes lecteurs, venons à être mis à rude épreuve.

À la fin de cette lecture, on ne peut que se demander quand nous sera proposée la suite. L’ambivalence, l’interrogation, ce malaise qu’on ressent ne nous lâche pas. On en redemande ! On veut savoir. Mais plus encore, cette histoire tient presque d’un témoignage. On ressent un vécu très fort dans cette plume. Kyrian nous avait prévenu, elle est incisive, cash, éprouvante mais au combien touchante. Vous êtes prévenus, on ne ressort pas indemne d’une telle lecture

Je tiens aussi à mettre en avant Manon TUTTIN qui a réalisé cette adaptation car Loving Clarke est, au départ un roman lesbien. Manon a réussit à adapter cette superbe histoire de fait que notre lecture est fluide, sans incohérences. On ne peut que la remercier.

Sans elle, j’aurais loupé quelque chose! Car je vous le garantit, cette histoire est à l’image des montagnes russes! On passe par tout un melting pot de sentiments.

Maintenant la question qui fâche … En vu de ces épilogues, on ne peut ressortir de cette lecture sans se demander « et après ? Que deviennent-ils? »

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, faux semblants, handicap, handicap social, Le temps des choix, romance young adult, seconde chance, série
Série: Homoromance éditions |

Signes par Anna MARTIN

Mon synopsis: 

Après avoir passé la majeure partie de sa vie dans des écoles spécialisées, Caleb Stone rejoint une école publique pour sa dernière année de lycée. Une perspective qui l’excite autant qu’elle l’inquiète, risquant d’empirer son anxiété sociale. Sourd, et maîtrisant avec difficulté la Langue des Signes, il s’est fermé au reste du monde. Caleb trouve du réconfort dans son amour pour la photographie. Tout ce qu’il n’arrive pas à exprimer, il le publie sur son Tumblr.

Luttant pour concilier la douleur d’avoir perdu un parent et son ressentiment envers l’attitude de son père, Luc parcoure Tumblr, cherchant quelqu’un qui pourrait comprendre son look goth et ses attitudes efféminées. Lorsque Luc reblogue l’une des photos de Caleb, c’est le début d’une amitié virtuelle qui devra surmonter bien des obstacles.

 

Mon avis:

Une histoire qui nous pousse à voir au delà des apparences, où des choix s’imposent, où les protagonistes sont à la croisé du chemin. L’auteure nous montre les difficultés qu’ont des personnes portant un handicap doivent affronter. L’exclusion, être traité comme un paria et d’un autre côté, être surprotégé par ceux qui nous aime… Un fragile équilibre qu’il est facile de franchir.

On retrouve aussi ces personnes qui face à leur exclusion, leur différence s’enferment dans ce monde virtuel, celui où on les voient pas, où on ne peut qu’apprécier leur vrai « moi ». Mais encore une fois, elle nous montre aussi les limites de ce système, on s’exclue nous même de la vraie vie, on la fuie, on se cache.

Elle nous montre que voir au delà des apparences nous amène à voir la véritable personne qu’il nous avons en face de nous: un être humain, qui peut lui aussi pallier à nos propres faiblesses.

Après tout, la communication peut prendre de nombreuses formes… quand vous apprenez les signes.

Une très belle leçon de tolérance, tout à fait adapté pour un jeune public à découvrir.

 

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Genre: au delà des apparences, handicap, handicap social, monde virtuel
Série: teen spirit |

Fracture(s) par Emy BLOOM

Synopsis:

Sébastien et Valentin ont tout pour être heureux. Malgré des débuts quelque peu difficiles, ils sont à présent bien ancrés dans leur relation. Chacun vit la vie qu’il souhaitait malgré un quotidien atypique. Mais une seconde suffit à bouleverser cet équilibre fragile. Une chute, un diagnostic et les voilà en plein chaos. Peut-on survivre à un tel évènement ? Peut-on espérer un lendemain lorsque notre passé est révolu à jamais et notre présent incertain ? L’amour est-il plus fort que la fatalité ? Peut-on survivre à une telle fracture ?

Mon avis:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose, chroniqueuse du blog M/Meninbooks, que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Quatrième roman de cette auteure que je bouquine. Je vous avoue au vu du titre, j’avais un peu la trouille de le lire. Pourquoi me direz-vous? Surement pour tous les sentiments qui allaient en découler, les larmes qui en résulteraient. Bin, ça n’a pas loupé!

Tout brille pour Sébastien et Valentin, ils s’aiment, ils sont devenus très épanouis depuis qu’ils sont ensemble, leur passé s’est apaisé grâce à l’amour, la loyauté, la confiance qu’ils partagent. Leur vie professionnelle est un aboutissement, ils vivent dans un bel appart, ils ont tissé des liens solides avec leurs amis et leurs familles, le tout dans une totale harmonie.

La vie est belle, l’avenir s’annonce serein jusqu’à un foutu escalier, la marche de trop ou de moins et le destin s’abat sur Sébastien mais pas que, sur Valentin mais pas que …. Et là commence le long calvaire de l’acceptation, de la réadaptation, de la compréhension.

L’auteure a pris le parti de nous faire découvrir, en alternance, les pensées de chacun des deux hommes, leurs douleurs, leurs angoisses, leur calvaire. Passée l’annonce de la survie, une forme de soulagement s’installe mais tellement de courte durée qu’il en est amoindri, négligé face aux conséquences d’une paralysie. Voilà le futur est chamboulé, leur vie bascule, qu’adviendra-t’il d’eux?

Malgré la difficulté de l’exercice de parler du handicap, des traumatismes, des conséquences, de la réadaptation physique et psychologique, l’auteure a su traiter tous les sujets avec un côté médical mais sans en faire un sujet trop larmoyant. Même si les larmes pointent le bout de leur nez, ce n’est pas l’enjeu du livre. Je dirais, de part mon ressenti, qu’ Emy Bloom l’a écrit pour nous faire comprendre que quelque soit le brouillard dans lequel on erre dans ces moments-là, on peut tous avoir la force de surmonter les épreuves, les vaincre, les apprivoiser, en faire des bases solides pour vivre avec et accepter ces profonds changements. 

Évidemment, Sébastien interpelle par sa peine, ses pensées et surtout par son « basculement » de vie. Je l’ai trouvé fort, j’avais toujours envie de le dire de ne pas sombrer, ce furent des moments intenses et durs à lire. Ensuite viennent les familles avec plus ou moins de déni, voulant être présentes sans vraiment pouvoir le faire.

Et Valentin, ah Valentin m’a beaucoup parlé, fait pleurer, m’a remise en question de bien des façons. Je crois que c’est lui qui m’a renvoyé le plus dans mes filets. Il m’a mis face à une réalité sans la comprendre, sans l’appréhender, mais qui aura eu le mérite d’obliger mon cerveau à se poser bien plus de questions que je n’étais prête à affronter. Je crois que c’est la première lecture autour du handicap, de la réadaptation à la vie qui m’ait autant tordu les tripes. Heureusement que la fin s’apaise !

Franchement, je ne peux que vous le conseillez. Même si le sujet est compliqué, réel, il apporte une sorte d’apaisement, un témoignage de vie. Rose Taylor

 

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Genre: au delà des apparences, drame psychologique, handicap, Le temps des choix, romance
Série: Homoromance éditions |