Bad things par Varian Krylov

Synopsis:

Xavier rend beaucoup de gens nerveux. Aux autres, il déclenche leurs alarmes. Plus que son corps massif et tatoué, c’est son regard de prédateur qui fait que les gens se sentent vulnérables, comme s’il avait le pouvoir de lire dans leurs esprits et de voir leur âme. Pour ses amants, c’est l’appétit vorace de Xavier pour toutes les choses charnelles – pour le goût de la chair sous sa langue et la sensation d’un corps tremblant sous son contrôle, pour les cris chuchotés et les larmes étouffées – qui le rend dangereux. Mais récemment, entraîné par une rage purulente contre les hommes qui ont attaqué sa sœur il y a une dizaine d’années, Xavier a développé un goût pour un autre type de chasses et de conquêtes : la traque des hommes qui font vraiment de mauvaises choses et punir les prédateurs qu’il repère. Le problème avec cette justice individuelle cependant, c’est que parfois, l’homme dans votre piège est innocent. Carson soupçonne qu’il joue à un jeu risqué avec des hommes dangereux. Mais les mensonges sont convaincants, surtout quand ils lui sont glissés parmi des billets de cent dollars. Il n’aurait jamais pu deviner à quel point les secrets sombres et cachés sous tous les mensonges et l’argent peuvent être énormes. Et il n’a pas idée qu’il n’est pas le prédateur, mais la proie, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Et vous ne pouvez pas demander grâce quand il y a un bâillon dans votre bouche. Mais quand Carson échappe au piège de Xavier, il est forcé d’accepter que celui-ci est, de loin, son ennemi le plus dangereux. Xavier peut même détenir la clef pour surmonter le passé douloureux qui garde Carson prisonnier depuis plus de vingt ans.

 

Mon avis:

Carson va devoir se mettre à nu face à Xavier. Ce qui , au premier abord paraît être cruel est en fait une acceptation de ce qu’il est, ce qu’il se refuse jusqu’alors. Tout part d’un simple fichier sur l’ordinateur de la sœur de Xavier, concernant un trafic d’être humain, d’enfants volés, par une mafia ukrainienne. Xavier décide de jouer « les agents infiltrés » pour aider sa sœur et le FBI. Il se rend donc dans leur repère, un club, il va faire la connaissance de Carson, le barman qui détonne dans ce monde de la nuit. Mais Xavier ne passe pas inaperçu. Sous les menaces du chef de l’organisation, il va forcé Carson à piéger Xavier en le séduisant, pour qu’il trouve des preuves qu’il est une taupe. Mais le piégeur va se retrouver démasqué et piéger à son tour. Séquestré dans la cave de Xavier, Carson va se retrouver aux mains de soin geôlier.

Deux âmes abimées, deux hommes, qui pour vivre vont devoir se mettre à nu, au sens propre comme au figuré. Les traumatismes passés forgent le caractère des hommes d’aujourd’hui. C’est une réalité mais à quel prix?

Cette histoire est pour un public averti, je préfère le préciser. Rien dans les mots utilisés n’est tendre. Dans un contexte éprouvant, celui de la traite humaine de mineurs et le monde du BDSM, l’auteur nous met en face de cette violence, de cette souffrance mis sous silence. Le travail d’écriture sur les personnages et leurs états psychologique est détaillée. Rien n’est laissé au hasard. Tout ce travail renforce ces deux personnalités, la rage de Xavier et la peur de Carson, le Dominant et le soumis.

Une dark romance éprouvante, qui ne pourra pas nous laisser indifférente. On est scotché par la véracité des faits et des mots écrits pour nous décrire ce cadre.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: BDSM, drame psychologique, Le temps des choix, policier
Série: CreateSpace Independent Publishing Platform |

Série Without You par KAYA C.

 Tome 1 : Without you

Amaury est un jeune homme timide, gentil, entouré par une famille aimante, dont certains membres sont un peu loufoques. Sa rencontre avec Eden va tout bouleverser, ils vont vivre un amour au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer. Mais le destin est capricieux et Amaury va en payer les frais. Qu’est-il prêt à supporter pour grapiller des morceaux de bonheur fou ? Combien de batailles devra t’il mener pour enfin être heureux ? Pourra t’il se reconstruire une fois qu’il aura tout perdu ? Qui sera celui qui l’aidera à continuer ?

 

Tome 2: Fight to survive

APRES L’HISTOIRE D’ AMAURY DANS WITHOUT YOU, FIGHT TO SURVIVE VA VOUS ENTRAINER DANS CELLE DE SULLIVAN…
Je m’appelle Sullivan, je suis le photographe le plus poissard de New York. Après avoir été trompé par mon ex, j’ai été foudroyé par des yeux bleu lagon qui m’obsèdent. Je suis irrésistiblement attiré par Amaury, mais il est marié à un type adorable, alors que lui est un abruti fini. Aussi beau qu’imbuvable, à chaque fois que je le croise on se saute à la gorge. Pourtant il est là qui me hante, je suis perdu, je l’ai dans la peau, je dois quitter New York, m’éloigner pour l’oublier. Je vais reprendre mon ancien métier de reporter de guerre, partir au bout du monde, et essayer de reconstruire ma vie ailleurs. Je n’imaginais pas que j’allais mettre directement les pieds en enfer. Comment supporter l’indicible, quand il n’y a plus d’espoir ? Quand l’horreur se déchaine, quand les ténèbres menacent de m’engloutir, il ne me reste que ses yeux pour seul espoir.

 

Mon avis: 

Préparez vous, car s’il y a bien une chose que vous devez savoir en débutant cette lecture, c’est que plus que lire, on vit chaque instant, chaque joie chaque peine. On pleure, on espère. Voilà la magie de cette plume: transcender son lecteur. Faire partie de cette histoire, devenir en quelque sorte cet(te) ami(e), ce confident, spectateur impuissant, mais présent à chaque instant. Voilà dans quoi vous vous embarquez. Vous êtes prévenus. Vous ne ressortirez pas indemne.

Beaucoup, moi-même d’ailleurs avons eu le plaisir de lire la première version de Without you. Kaya a bien insisté en précisant qu’elle l’avait retravaillé. Ce que je peux dire, c’est que c’est réussi. J’avais été marqué, mais cette réédition retravaillée est encore plus bouleversante. Tout est amplifié et cela tout au long de ce premier opus. Comme je l’ai dit à Kaya, j’ai été transcendée. Oui c’est un mot fort, mais c’est mon ressenti et c’est assez rare pour le noter.  Bravo à elle pour ce travail faramineux.

Tome 1:

Lorsque nous débutons cette histoire, nous faisons la connaissance d’Amaury alors âgé de 32 ans, architecte reconnu dans son loft New Yorkais. En apparence, tout lui réussit, mais cela n’est qu’une apparence… Car Amaury est seul dans ce lieu qui pourtant représente tant de beaux projets passés et à venir… Car il manque l’homme de sa vie, Eden.

Eden, qui deux ans et demi plus tôt va se voir faucher par une voiture et ainsi le condamner. Kaya va alors nous retranscrire cet instant où tout bascule, cet instant où la vie s’arrête et n’est plus. On suit ce couple dans cette lente descente aux enfers. Du choc de l’annonce à ce destin funeste qui les attendait. On ressent ce tiraillement entre espoir et résilience, ce combat auquel chacun doit faire face, pour au final accepter l’inacceptable et profiter de chaque instant offert.

Ce qui est « difficile » c’est cette date, celle où tout s’arrête. Kaya trait avec beaucoup d’humilité l’euthanasie du point de vue de celui qui choisit de partir dignement, mais aussi de l’entourage. Lors de la première partie du roman, nous suivons notre couple et ce travail de deuil par lequel l’un et l’autre va passer tout en ayant en tête cette date ultime. Tout comme eux, on passe par choc déni, colère, tristesse, cette quête de sens illusoire, mais vitale, cette résilience tout en restant dans le déni pour le « après », car sans l’amour de sa vie, il n’y a plus que le néant.

Dans la deuxième partie, nous faisons face à ce que tout le monde appréhende : le déni, la colère, la tristesse aussi. On subit autant qu’Amaury cette descente aux enfers qui commence. Oui, nous revivons une deuxième fois le deuil et cela prend une tout autre dimension à notre lecture.

Troisième partie marque la quête d’un nouveau sens à donner à sa vie, ces essais pour arriver à cette acceptation que oui, la vie continue malgré tout.

Quatrième partie est ce que je nommerais « ce nouveau départ », cette sérénité qui nous transperce. Cette absolue vérité que la vie continue malgré son absence, mais que l’être aimé est toujours là dans un coin de son cœur et veille sur nous.

En finissant cette lecture, on réalise l’importance de ces 4 parties, car à l’image d’Amaury, nous avons, le temps de cette lecture, nous aussi lecteur, vécu, ressenti éprouvé cette perte et tout le travail de deuil qui s’en suit.

 

Tome 2:

Ce deuxième opus se construit comme le premier. On découvre (enfin le beau et tendre) Sullivan. Tout comme le premier il y a un avant et un après. Cet instant où tout bascule, ce terrible traumatisme où on N est plus, on devient un autre plus fort.

Dans un premier temps on découvre la difficulté d être « l autre » celui qui tombe amoureux d un homme marié puis veuf et enfin d un fantôme. Alors qu’il se résigne, la vie va lui faire affronter le pire côté de l être humain. Sullivan N est plus. Il devient victime puis l ombre de lui même.
La deuxième partie est une double reconstruction : celui de la victime qui doit reprendre à vivre et celui de cet « autre ». Apprendre à vivre avec une personne veuf N a rien d évident ni pour l un ni pour l’autre. C est la la puissance des mots sur des maux. Trouver sa place dans la vie et dans celle que l on se construit avec L être aimé.

Conclusion 😉

Kaya par sa plume nous fait traverser un melting pot d émotions qui s amplifie suite à la lecture du premier. On ne parle pas de couple, d un trouble ou d un polyamour. On parle de famille, d êtres aimés. Elle cible ses mots, de telle façon qu ils ne peuvent que nous percuter. Simple mais tellement commun à chacun. En clair un superbe coup d artifice dans mon cœur et la chair de poule qui ne m a pas quitté tout au long de ma lecture. C est un combo gagnant à mes yeux.

Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre! C’est bien une série sombre qui aborde des sujets sensibles difficiles à manier sans tomber dans le cliché. Et pourtant Kaya C a réussi haut la main ce pari.

 

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 

 


Genre: au delà des apparences, deuil, drame psychologique, faux semblants, handicap, Le temps des choix, romance, seconde chance, tatouage, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

Dark Skies par F.V ESTYER

Synopsis:

Une vie monotone. Un pavillon de banlieue. Une fiancée aimante. Matthew s’en contente parfaitement, sans rechigner. Taisant sa vraie nature. Ses réels désirs.
Une rencontre fortuite. Un embrasement des sens.
La vie de Matthew bascule.
Et si le jour, il reste ce chic type sans histoire, lorsque vient la nuit, ses démons prennent le pouvoir.
Il ne lutte plus. Se laisse sombrer. Avec délice. Avec audace. Jusqu’à se perdre.

*** Roman érotique MM – Ce récit comporte des scènes explicites entre hommes ***

Mon avis:

Une romance m/m poignante, bouleversante. Oui, les trois quart du livre parle de sexe et de BDSM mais l’auteure nous montre aussi les tenants et aboutissants de ces pratiques. Il n’y a rien de « vulgaire, sale » pour celui qui les acceptent. Une histoire haletante où l’intrigue nous tient en haleine jusqu’au dénouent à peine inimaginable.

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, BDSM, Le temps des choix
Série: Auto édition |

Sans concession par Onyx

Sans concession – tome 1

Titre originel : Manhattan District – Kelyos & Jared.
Seconde édition. Nouveau texte.

Contraint de quitter la police de Boston à cause de son comportement, le capitaine Jared Conrad accepte un poste d’adjoint au commandant de la division des stupéfiants au département de la police de New York. Dès son arrivée, il doit palier aux manquements d’une équipe déviante et s’investir personnellement en devenant l’officier coordinateur du lieutenant Kelyos Sullivan.

Quand ils se rencontrent, les deux hommes sont immédiatement attirés l’un par l’autre, mais le lieutenant est infiltré au SQube 10, le club de nuit d’un trafiquant de drogue violent dont il est devenu l’amant pour les besoins de la mission, alors c’est dans la peur et un profond déchirement que leurs sentiments s’épanouiront.

Kelyos et Jared iront jusqu’au bout d’eux-mêmes pour mener à bien cette enquête dont les rebondissements les conduiront vers une dernière épreuve.

Sans concession – tome 2

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 1.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

Profondément marqué par son passé, Noah Malowe a néanmoins réussi à trouver un équilibre entre son travail de légiste, ses angoisses et ses amis… jusqu’à il y a un an et sa rencontre avec le capitaine Cyrius Godfrich. Ce jour-là, sa vie a basculé, car en même temps que l’homme s’imposait à lui comme un coup de poignard du passé, un sentiment improbable naissait dans son cœur.

Cyrius… Imposant, sombre et insolent, il est les souffrances de Noah. La raison lui dicte de fuir cette âme abîmée qui le rejette avec force mais son cœur ne peut s’y résoudre. Alors, quand la vie fait trébucher le légiste, il le relève et lui offre l’espoir d’une guérison.

Mais la vie est une vraie pute, Noah…

Frappé par une série de meurtres sadiques, Manhattan s’enflamme. Les orchestrations sont sordides, les mises en scène allusives et les effets destructeurs sur Noah dont la vie risque à nouveau de voler en éclats.

Sans concession – tome 3

Titre originel : Manhattan District – Au-delà de la peur – Partie 2.
Nouvelle édition.

L’histoire de Noah et Cyrius se déroule sur les tomes 2 et 3 de la série.

L’enquête de l’USIE sur la série de meurtres a pris une tournure dramatique. Les corps ont parlé, les indices se sont livrés et les pièces se sont assemblées pour révéler un jeu infâme dans lequel Noah est le pion.

Cette situation ne peut que le détruire alors, pour sauver cette part de bonheur que Cyrius lui a promis et à laquelle il tient tant, pour être libre aussi, Noah décide de dévoiler son passé et d’affronter sa plus grande peur.

Commence alors une traque à travers le pays et un affrontement sans merci pour Noah, Cyrius et leurs amis dont aucun ne sortira indemne.

Sans concession – Tome 4 : Ne m’abandonne pas

L’histoire de Shura et d’Ansgark se déroule sur les tomes 4 et 5 de la série.

Plusieurs semaines après la fusillade de l’usine, Shura Savoskini est toujours détenu par la CIA. L’enquête piétine à cause de l’animosité historique entre la CIA et le FBI alors, quand Ansgark est trahi par sa hiérarchie, il décide de prendre en main le sauvetage de celui qui est devenu son mari par vengeance.

Contraints de rester Europe de l’Est à cause de l’état de santé de Shura, les deux hommes entament une cohabitation des plus difficiles où la fierté de l’un et la patience de l’autre sont mises à rude épreuve. Contre toute attente, Ansgark devient l’ancre de Shura et le seul capable de l’empêcher de sombrer. Sauf que Shura refuse cette dépendance. Ansgark davantage encore.

Quand le passé de Shura resurgit de manière brutale, c’est un déchirement pour lui de supplier Ansgark de l’aider et plus encore de lui confier ce qu’il a de plus secret. Ce dernier accède à sa requête mais uniquement parce qu’elle lui permet d’effacer sa dette.

Les deux hommes mettent leur différend de côté pour se rendre en Ukraine où une situation particulièrement compliquée les attend. Compliquée et déchirante. Très vite, Ansgark réalise que son mari est loin de lui avoir tout dit…

Sans concession – Tome 5 : De l’ombre à la lumière

Quand la porte de la chambre se ferme et qu’Ansgark voit Shura à genoux et tétanisé, il comprend que des choses terribles se sont passées ici. Son mari accepte de lever le voile sur son passé et Ansgark prend de plein fouet une douleur qui bouscule son indifférence et l’exhorte à le protéger davantage encore.

Sauf que l’agent du FBI Loukas Filling lui demande d’infiltrer un groupe de shestyorkas ukrainiens travaillant pour l’organisation criminelle Astakaïa. Ansgark refuse mais Shura le convainc d’accepter car il s’agit de sauver le frère de leur ami Misawa. Tenté par l’opportunité de fuir ce mari trop tendre et ces émotions qu’il ne sait pas gérer, Ansgark accepte.

C’est ainsi que Shura se retrouve seul. Seul contre son père dont la haine est intacte, seul pour affronter les conséquences dramatiques des choix faits pour récupérer Mhya et seul dans cette chambre qui le terrorise. Pourtant il décide de se battre.

Commence alors pour chacun d’eux un difficile combat et contre toute attente, c’est dans leurs retrouvailles qu’ils puisent la force de continuer. Retrouvailles inconscientes dont ils paieront le prix.

La mission est arrêtée et semble sans issue sauf que dans l’ombre, quelqu’un a redistribué les cartes et une chance unique de faire tomber Solokov leur est offerte. L’équipe est à nouveau réunie et des moyens extraordinaires sont mobilisés pour monter l’opération la plus singulière de leur carrière.

La situation est extrême, la peur et l’angoisse omniprésentes, réveillant les instincts et exacerbant les émotions. Il n’y a plus de place pour les hésitations et Ansgark va devoir choisir entre ses idéaux et Shura.

 

Mon avis:

Voici une série comme je les aime, je préfère prévenir c’est noir, cruel, tortueux, mais extrêmement bien traité.
Nous découvrons Jared, qui suite à un fiasco sur sa dernière enquête se voit transféré au district de Manhattan. Il se retrouve adjoint à la division des stupéfiants, obligé de rester derrière un bureau pour encadrer son équipe. L’homme en lui-même est le stéréotype même du « mâle » : grand, fort, sombre et axé à des comportements violents. Il découvre que cette division n’est pas aussi unie que son ancienne unité. Ici règne la loi du silence, des actes homophobes sont loi sous le regard indifférent de leur directeur. Mais le pire est que ces actes ont des conséquences directes sur le travail, ce qui est inacceptable. Mettre en danger un coéquipier pour une raison aussi futile que son orientation sexuelle n’est pas acceptable. C’est ce qu’il découvre par le biais de Kelyos, son exact opposé physiquement. Kelyos qui malgré la pression exercée par ses collègues assume ses choix quitte à se mettre en danger.
On découvre les deux hommes à travers une enquête sordide où la drogue et le proxénétisme ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg… que des actes d’une cruauté insupportable se passent sous l’œil de tous dans le silence le plus complet. L’auteur nous immerge dans cette infiltration au combien périlleuse. On sombre avec Kelyos dans cet enfer.

Le deuxième « tome » de cette saga se tourne autour de ce personnage attachant, mais tellement mystérieux qu’est Noah. Noah et son anxiété sociale, Noah, ce petit brun qu’on a tout de suite envie de consoler, de rassurer, mais qui est inaccessible. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre l’homme et ses cicatrices. Son combat quotidien pour survivre dans ce monde où tout le monde est un ennemi en puissance. On le voit lutter face à cette attirance pour le ténébreux Cyrius. Tout comme ce dernier, on ne comprend pas ces rejets. Mais quand la vérité éclate, on devient admiratif de l’homme. On se dit que réussir à se sortir de cette spirale infernale est un vrai défi. Noah, plus qu’une victime est un survivant qui va apprendre, au contact de Cyrius et de ses amis à se reconstruire et faire face à ses démons passés.
Vous l’aurez compris, une fois la lecture commencée, impossible de ne pas s’attacher à ses hommes. Chacun à des défauts, mais aussi des qualités remarquables. C’est dans leurs imperfections qu’ils deviennent humains et tellement attachants. Chacun à son passé, chacun ses traumatismes, mais l’union fait la force. D’apparence inaccessible, on découvre que derrière cette image d’hommes durs et insensibles se trouve un cœur qui bat et un sens aigu de l’amour, qu’il soit fraternel ou sentimental.
Ce qui fait le tour de force de l’auteur, c’est ce lien entre les enquêtes et ces hommes.

L’auteur se concentre sur l’humain, les conséquences de traumatismes vécus et les incidences sur l’homme et son entourage. On reste dans cette atmosphère lourde de A à Z. On souffre avec eux, on reste sur ce fil fragile, attendant la chute… On s’attache, on souffre, on se impuissant à certains passages. Le thème général est très bien traité, car il s’agit de victimes innocentes (mais je ne vais pas dévoiler l’intrigue). Cette lecture est addictive. Impossible de passer à autre chose une fois commencer. Bref un superbe coup de cœur pour cette réédition est plus profonde « encore ».

Veuillez m’excuser, je l’avoue, je n’ai pas eu le temps de chroniquer les deux derniers tomes ayant eu quelques soucis de santé. Je vous mets tout de même les liens d’achat. Dès que les chroniques seront prêtes, je mettrai à jour la page et je vous les présenterai. Bonne lecture.

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, handicap social, harcelement, Le temps des choix, métier, policier, survivants, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

George par Alex Gino

Synopsis:

Parfois, les gens ne voient pas les choses comme elles sont, mais comme ils croient qu’elles sont. Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, Scott aime son « frérot », et Kelly le tient pour son meilleur ami. Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille. Dès 10 ans.

 

Mon avis:

Georges est un roman qui sort de l’ordinaire, qui il peut être lu par un public jeune et pour cause, c’est un roman jeunesse.

Alex Gino, auteur transgenre, nous conte l’histoire de Georges, âgé de 10 ans qui ne rêve que d’une chose, devenir cette autre dont il rêve.

L’auteur aborde avec beaucoup de délicatesse toutes ses difficultés dont ces enfants nés dans le mauvais corps doivent affronter. Tout n’est que vulnérabilité, silences et souffrances, mais aussi, et surtout de la tolérance. La narration est dictée avec des mots d’enfants, les sentiments et ressentiments sont simples, mais tellement parlants. On ne tombe pas dans un drame, bien au contraire. L’auteur met en avant toute la difficulté de faire son Coming In et Out face aux idées préconçues dans lesquelles ces enfants sont élevés et confrontés au quotidien, mais surtout un appel à l’acceptation de soi.

 

Cette lecture est un pamphlet sur nos propres stéréotypes, mais aussi ces apparences. Alex met en avant toute l’intelligence et la bienveillance des enfants vis-à-vis de ces autres enfants « différents », au contraire de ces adultes aux idées si réduites. En conclusion, je dirais que cette lecture m’a apporté une belle remise en question sur les stigmates de la société. Tout n’est qu’humanisme, ouverture d’esprit, non-discrimination avec cette volonté d’être toujours avec cette note de compréhension et de tolérance.  En clair une très belle découverte que je recommande à tout âge.

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, Le temps des choix, transidentité
Série: ECOLE DES LOISIRS |

Crochecoeur par Merida Reinhart

Synopsis:

Orion Willsprit est serrurier et crocheteur à ses heures perdues. Travaillant surtout pour la communauté magique sous l’égide du Gardien — le grand sorcier de la ville — il fait tout pour conserver le secret des créatures surnaturelles et celui sur ses pouvoirs. Du moins, c’était le cas jusqu’à ce qu’un inspecteur, pince-sans-rire et d’humeur hasardeuse, ne débarque pour résoudre une série de meurtres macabres, liés aux contes de fées. La coïncidence est trop grande. Maurice, Robin et Vald ne seront pas de trop pour soutenir Orion face à cet inspecteur — qui n’hésite pas à le faire chanter — et au détraqué qui terrorise la ville. Le spin-off de Crocs et magie vous emmène au pays des contes. Êtes-vous prêts à vous faire envoûter ?

 

Mon avis:

Il est important de rappeler que Crochecoeur est le spin off de Crocs et Magie. Pourquoi ce rappel ? Tout simplement parce que nous retrouvons Robin et Vlad, ainsi que d’autres personnages avec qui nous avons déjà vécu une sacrée aventure.

Mérida nous offre une double dose de plaisir, car non contente de nous délivrer cette suite, elle nous offre une nouvelle et quelle nouvelle ! Comme je l’ai précisé précédemment, ce spin off est une continuité de Crocs et Magie. La nouvelle concerne Vlad et Robin. Elle pourrait paraître anodine et pourtant, elle nous offre un détail qui aura son importance pour la suite… Sous des airs de nouvelle de Noël, l’auteure fait un joli clin d’œil à Charles Dickens.

À présent, parlons du fameux spin off. Tout comme Crocs et Magie, nous restons dans cet univers d’Urban Fantasy. Nous faisons la connaissance d’Orion, un serrurier, mais pas que… qui va se voir devoir coopérer avec la police sur une série de crimes.

Comme pour Vlad et Robin, l’auteure met en avant non pas la romance, mais l’action. Alors que le premier opus était plus tourné sur une quête d’identité sur sa véritable nature, cette fois-ci, l’auteure nous offre une véritable enquête policière excellemment bien menée. On en vient à réfléchir en même temps que nos enquêteurs. Voilà le signe d’une lecture addictive.

Concernant la romance, car ne l’oublions pas, il y en a une. L’auteure joue habilement avec ses personnages. En effet, elle met l’action devant la romance. C’est ce que l’on nomme un « slow burn»: la relation se met en place tranquillement. Cela peut nous faire tiquer. Mais en gardant à l’esprit cette donnée, tout prend un sens et renforce davantage l’histoire. Tout prend alors un sens. Tel un puzzle que l’on assemble, ce rythme « lent » de la romance donne plus de corps à l’intrigue principale.

En clair, j’ai adoré. Mettre en avant un nouveau personnage tout en gardant un lien avec ceux auxquels nous nous étions attachés dans le tome précédent est très plaisant. De plus, proposer une intrigue toujours aussi soutenue, mais dans une autre thématique amène le lecteur à rentrer dans la peau des personnages. De ce fait, on ne lit plus, on vit l’histoire.

En clair, je ne peux que vous encourager à le lire à votre tour et entrevoir vos dons de détectives.

Intéressé(e) ? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, traumatismes du passé, URBAN FANTASY
Série: Homoromance éditions |

Le sel dans le frigo par Alexia Damyl

Synopsis:

Mathilde, mère de famille et épouse enfermée dans un quotidien qui ne lui convient plus, décide d’aider ses amis Jason et Mathieu sur le chemin de la paternité. Lors de la préparation à ce changement de vie, elle fait la rencontre de Rachel, une amie de longue date de Mathieu.

Pleine de bonnes intentions, Mathilde ne mesure pas la réaction en cascade que sa proposition va engendrer ni l’attraction qu’elle va éprouver pour Rachel, un véritable électron libre, une femme aussi subtile qu’irrévérencieuse, qui va bouleverser l’équilibre du petit monde de Mathilde.

 

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Mathilde, trentenaire, mariée mère de famille dont la vie est devenue monochrome. Sa vie est une routine bien huilée à laquelle on peut s’identifier. Et puis un jour, une crise existentielle remet tout en question. Elle réalise qu’elle a encore envie de vivre sa vie de femme, de se sentir vivante. De ce fait, elle se propose pour devenir mère porteuse et offrir la vie à son meilleur ami et son mari en désir d’enfant.

Tout son monde va se retrouver bousculé de cette initiative, tout va être remis en question, car elle ne s’attend pas à ce que cette simple décision déclenche autant d’incidence par la suite.

Le point fort de l’histoire est sans conteste la plume d’Alexia, ce vécu, cette vérité franchement nette directe cruelle parfois qu’elle pose sur le papier. Tout dans la description des sentiments de Mathilde nous amène à nous remettre en question.

Il y a des passages où l’on ne peut que la montrer du doigt, nous dire que c’est une femme irresponsable égoïste égocentrique. Mais plus l’histoire avance et puis on se rend compte qu’au final nous aussi, nous aurions pu vivre cela. Nous aussi, nous pourrions avoir ce grain de sel qui fait dérailler cette machine si bien huilée qu’est notre quotidien.

Le thème principal, l’adultère est un sujet de très peu abordé et très difficile à traiter, car c’est une véritable prise de position. Or, Alexia se joue des préjugés. Elle nous pousse dans nos retranchements, en nous faisant vivre à travers Mathilde toute la culpabilité que cette femme endure, ce tiraillement entre ses sentiments et son devoir.

D’une personne désignée coupable, on commence à avoir de la compassion pour elle. Toute cette remise en question est vraiment la clé de l’intrigue. On ne sait pas comment cela va se terminer, mais on souffre avec elle.

Alexia se fait l’avocat du diable. Pourtant, à la fin de cette lecture, notre point de vue change. On ne juge plus. Nous comprenons que l’adultère ne repose pas que sur une seule personne, que cela ne se fait pas sur un coup de tête. Il y a tout un contexte des relations de cause à effet qui amène à cette situation et c’est là le gros point fort de cette histoire.

Une romance à lire à relire. Une histoire qui ne peut que nous remettre en question et faire en quelque sorte le bilan de notre vie.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.


Genre: amitié / amour, au delà des apparences, drame psychologique, faux semblants, homoparentalité, Le temps des choix, romance
Série: Les Editions Livresque |

Once Upon a Time par Emy BLOOM

Synopsis:

Samuel se pense comblé par sa vie. À trente-deux ans, il est le gérant de sa propre société, est en couple depuis cinq ans avec un homme qui a les mêmes ambitions que lui, une famille aimante et présente… Oui, tout lui réussit.
Mais la naissance de sa nièce va tout remettre en question. Il va se rendre compte que derrière cette apparente réussite, sa vie est vide de sens… Il comprend qu’il lui manque quelque chose d’essentiel.
Il va alors décider de partir en quête de ce trésor tant désiré, ce besoin devenu viscéral : celui d’être papa. Et va se voir confronter à de multiples péripéties…

Once Upon a time est un conte, celui d’un chevalier parti en quête. Mais plus encore, c’est une déclaration d’amour d’un père à son enfant.

 

L’avis de Rose Taylor:

Etant l’auteure de ce roman, j’ai, avec l’accord de Rose, chroniqueuse du blog M/Meninbooks, que je remercie une fois de plus, souhaité vous donner un avis professionnel et impartial. Voici son retour de lecture.

Samuel a tout dans la vie pour être comblé. Une entreprise dont il est le patron et qui fonctionne bien, un compagnon qui bosse autant que lui et avec qui il a des liens de tendresse indéniables. Pour lui, tout est en place, il assume sa sexualité au grand jour , sa famille est là toujours présente pour lui. Tout semble aller très bien.

Jusqu’au jour où débarque dans sa vie, une nièce. Sa sœur et son beau-frère accueille une jolie poupée qui va bouleverser la vision de la vie de Samuel. Lui ouvrir les yeux. Lui qui croyait être comblé va se rendre compte que finalement non. Il a un désir d’amour, de mari mais aussi et surtout d’enfant.

Bien des facteurs vont se mettre en travers de la quête qu’il décide de faire. Un voyage au cœur des organisations nationales et internationales pour l’adoption, la procréation assistée, tout un chemin semé d’embûches…. Sa vie personnelle s’en trouve bouleversée, un conjoint qui ne veut pas d’enfant, une situation qui est très chronophage vont forcer Samuel à reprendre le contrôle de son quotidien.

Son chemin de vie et de croix va apporter à Samuel bien plus qu’il ne le pensait lorsqu’il l’a débuté. Il va devoir affronter plus que la bureaucratie, les idées rétrogrades bien ancrées, pour réaliser son rêve. Petit à petit, son avenir va se mettre en place, brique par brique, ses rêves, son idéal vont se rejoindre et lui promettre l’avenir qu’il souhaite ardemment.

Pour ce roman, l’auteure nous embarque avec elle dans les méandres de la GPA, de la PMA. Plus qu’un roman, c’est presque un documentaire romancé sur toutes le démarches qu’il est nécessaire de faire pour avoir la chance, la joie d’avoir un enfant. Un vrai parcours du combattant. Ce dernier se corsant vraiment quand vous êtes homosexuel et célibataire. Il ouvre les yeux sur les injustices dont est rempli le monde. Si dans la vie, la plupart des gens peuvent avoir des enfants naturellement, ils ne sont pas forcément aptes à les élever correctement. Par contre, pour l’adoption, les PMA/GPA, des contrôles parentaux sont drastiques, à la limite même de l’intrusion, laissant peu de place aux vrais désirs d’enfant.

Bien que le roman soit un livre d’amour sous toutes ses formes, c’est aussi un plaidoyer sur la parentalité. Toutes les procédures sont lourdement légiférées, onéreuses et longues. Cela rend pour les couples, comme pour les parents célibataires, les chances d’aboutir au bonheur d’être parents quasiment infimes .

Malgré tout ce cheminement très précis, bien décrit, l’histoire reste celle de Samuel. Il finit par trouver son bonheur, un équilibre de vie qu’il souhaitait, une vie épanouissante et heureuse. Un chouette moment de lecture voir presque plus pour les personnes qui seraient dans ce cas de figure. Finalement, un accouchement voir deux par voie basse n’est pas si douloureux que ça.

Rose Taylor

 Notons qu’un spin off sortira en mai 2022.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: au delà des apparences, choc des cultures, homoparentalité, Le temps des choix
Série: Homoromance éditions |

Un Amour de soumis

Synopsis:

Alors que son mari part en Équateur plusieurs semaines, l’appétit sexuel de Julien est décuplé. Se retrouvant seul à Fontainebleau, à quelques jours d’un confinement sanitaire national, il croise Jordan, un ex-amant insatiable qui lui promet de lui être totalement soumis, aussi bien sexuellement que pour les tâches de la vie quotidienne. Julien est séduit et les deux jeunes hommes partent pour la Villa des Chasseurs. Ils vont y réaliser ensemble les fantasmes les plus extrêmes. Mais Jordan cache un insoupçonnable secret qui risque bien de les marquer à jamais et de changer complètement la nature de leur relation sadomasochiste.

 

Mon avis:

Nous faisons connaissance de Jordan et Julien dans « Un amour en cage » tiré de son premier recueil de nouvelles. Notons que ce roman peut être lu indépendamment ( ce qui est mon cas), cela n’est pas dérangeant.

Que dire de cette histoire ? Je me dois d’être franche, je lis peu de romances érotiques, car généralement c’est plus du fantasme. Mais il y a des exceptions, et Taram en est une. C’est érotique oui, c’est hyper  » chaud cacao » oui, mais la plume rend l’érotique beau et vulnérable !

« On ne juge pas les gens sur leurs fantasmes ». Cette phrase extraite de la romance résume à elle seule la volonté de l’auteur. Taram souhaite mettre en lumière cette pratique trop souvent catégorisée par des faux semblants. Mais et c’est en cela que la romance prend aussi une autre dimension, l’auteur évoque aussi les dérives liées à des apparences et des promesses souvent bien trompeuses. Derrière les beaux discours sur la délicatesse dans le BDSM, il y a quand même beaucoup d’accidents (l’auteur s’est inspiré de faits qui lui ont été relatés, ce qui ajoute encore plus de profondeur à ce récit). L’immersion est telle que nous nous retrouvons mal à l’aise, voire inquiets pour Jordan.

Son but ? Mettre en garde les jeunes contre les vendeurs de fantasmes où les performances promettent plus de plaisir…

Voilà pourquoi je suis fan de cette plume. Taram mène parfaitement sa romance érotique, mais toujours avec bienveillance et en la nuançant. Ces mêmes nuances amènent le lecteur à se remettre en question sur la pratique et le mettent en garde sur ses abus. Une prévention nécessaire et que nous ne pouvons que saluer. 

Un coup au cœur et de cœur pour Jordan. Bravo Taram.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander.

 


Genre: au delà des apparences, BDSM, drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, romance, traumatismes du passé
Série: Auto édition |

Deuxième chance: On a tous besoin d’une main tendue par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Dans la vie il y a deux types de personnes – les forts et les faibles. Les premiers dominent les deuxièmes, les exploitant jusqu’à ce que mort s’ensuive.
C’est ainsi que Dan voit le monde, lui qui a dû fuir les atrocités de sa famille pour descendre aux enfers de la rue. Pourtant dans ce monde obscur, il a des amis sur qui compter. Jusqu’au jour où sa vie bascule à nouveau et cette fois à cause de Luc, un éducateur d’un centre de réinsertion.
Entre haine, folie et regret, un sentiment étrange apparaît dans la vie de Dan.

 

 Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Dan un jeune homme de 17 ans enfant des rues qui après une fugue se retrouve dans l’enfer de la rue prostitution et drogue, ce quotidien des enfants des rues.
Dès le départ, l’auteure nous plonge immédiatement dans cet enfer. Rien n’est mis sous silence ou enjolivé. On s’immerge dans cet environnement hostile, on ressent ce danger qui poursuit Dan et ses amis en permanence.
Il faudra que Dan se fasse arrêter pour qu’il se voie avoir le choix d’une seconde chance. Mais face aux traumatismes du passé qu’ils traînent depuis tant d’années, comment faire confiance à des étrangers ? On comprend qu’il y a cette peur viscérale d’être de nouveau abandonné.
Marie Paule nous décrit ce jeune homme en perdition, à l’enfance brisée par des maltraitances insoutenables. C’est un animal sauvage. Il craint tout ce qui l’entoure. Toute la difficulté est de l’apprivoiser, de le mettre en confiance. Rien n’est acquis. Tout est en suspens. On se retrouve à être pris en haleine. Va-t-il pouvoir être sauvé ? Les appels de la rue sont forts. Car oui, l’auteure met en avant l’appel de ces sirènes dévastatrices. Bien que cela soit l’enfer, cette misère est rassurante pour ces délaissés. Leurs visions de la vie et de son fonctionnement sont totalement faussées. On comprend alors tout le travail à accomplir pour se reconstruire et sortir de cette spirale infernale pour Luc responsable d’un ranch et de ses encadrants. Mais le risque pour eux est de prendre les choses trop à cœur … Trouver sa place n’est en rien évident.
Une nouvelle fois, on s’immerge dans l’histoire, on vit au plus près cette réadaptation, cette reconstruction qui n’est en rien une partie de plaisir. Apprivoiser un animal sauvage demande du tact, de la patience… Hors Dan joue son rôle à merveille ! Marie Paule nous montre toutes ces difficultés auxquelles il va devoir faire face : le sevrage, les règles, la vie en communauté, apprendre à faire confiance…
Tout dans son comportement reflète cet animal apeuré. On comprend que le seul moyen de se défendre c’est cette provocation. Là on voit le talent de l’auteure, c’est ce dosage savant… Un juste dosage des réactions de chacun. On ressent au fur et à mesure de l’empathie pour Dan, on s’y attache. On souffre avec lui, on espère un happy-end malgré ses réticences. Voir au-delà des apparences, comprendre au lieu de juger… Toute la difficulté est là. Peu à peu on découvre ce petit garçon fragile sous ses airs durs et provocateurs. Les révélations s’enchainent en même temps que sa reconstruction et nous marquent. C’est savamment orchestré, avec beaucoup de justesse. On ne tombe pas dans les clichés. Chacun à son histoire et celle de Dan est loin d’être un conte de fées, mais une réalité qu’on a tendance à occulter parce qu’elle dérange cette société si lisse…
Pour finir, je dirai que cette romance n’en est pas une. À l’image de son personnage principal, c’est une dark romance. Une lecture qui dérange, une lecture insoutenable par moments, mais une lecture à lire jusqu’au bout. C’est une lecture qui nous marque, une lecture qui montre l’étendue du talent de Marie Paule. Un mot pour résumer ce bijou ? Merci.

Notons que ce livre est une réédition.

 

Intéressé(e)? Cliquez sur le lien pour le commander

 


Genre: drame psychologique, faux semblants, Le temps des choix, prostitution, seconde chance, traumatismes du passé
Série: Books on Demand |