Âmes sœurs en escale par Mathieu Bonneau

Synopsis:

C’est par la mort d’une personne, qui leur est chère, qu’Antoine et Laurent seront forcés de découvrir ce qu’ils ont dans le ventre, qui ils sont réellement à travers cette épreuve difficile de la vie. Le deuil qu’ils entameront, chacun à leur manière, les mènera à la croisée des chemins ; Pour Antoine qui est voué à un brillant avenir en journalisme, tout semble tracé d’avance, pourtant, il voit son univers chamboulé par l’arrivée d’un inconnu dans sa vie. Laurent, lui, se lance dans l’autodestruction, tête première jusqu’au fond du gouffre. Antoine devra faire face à de nombreux changements tout en soutenant son meilleur ami, son frère, dans ses souffrances. Chaque être humain vit son passage à l’âge adulte différemment, pour Antoine et Laurent aucun retour en arrière ne sera possible.

Mon avis:

Le synopsis résume très bien cette histoire… je n’en rajouterai pas afin de ne pas spolier. Je vais plutôt vous donner mon ressenti à chaud.

Que dire ? L’auteur nous propose un drame bouleversant et pourtant qui fait écho à un quotidien qu’on a tendance à taire… Comment réagir face à la perte d’un proche abruptement ? Voici la problématique de cette histoire. Et je peux vous dire que cela secoue !

Mathieu Bonneau met en avant cette jeunesse à l’aube de l’âge adulte, ces jeunes hommes et femmes qui profitent de leur vie, se pensant invisibles, se moquant ouvertement des dangers et de ces conséquences…

Antoine et Laurent, dix-neuf ans vont subir cette perte incommensurable et se perdre. Nous allons les suivre dans cette reconstruction. Leurs chemins seront semés d’embuches, chacun réagissant à sa façon à leur deuil. L’un et l’autre vont naviguer entre passé et regrets et ce futur qui leur tend les bras, mais qui s’accompagne aussi d’angoisses.

Cet évènement leur enlèvera leur innocence certes, mais leur permettra aussi de se remettre en question, se reconstruire, évoluer et façonner des adultes qui s’assument. Ils vont devenir les acteurs de leurs propres vies en faisant des choix.

En clair, Mathieu nous offre une leçon de vie, un roman bouleversant sur des âmes sœurs en escales… un coup de cœur pour ces protagonistes aux combien attachants et un coup de foudre pour cette plume.

Petit bonus : le langage parlé… Nous avons affaire à un auteur canadien qui nous offre un vrai voyage linguistique. Je me suis régalée de découvrir ces expressions typiquement canadiennes, mais aussi ces us et coutumes… Nous partons en escale au Québec avec ce roman et ça aussi, c’est du pur bonheur.

 

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Genre: amitié / amour, deuil, drame psychologique, Le temps des choix, romance young adult, traumatismes du passé
Série: Homoromance éditions |

A Foreign Feeling par Sawaën K.

Synopsis:

C’est l’été du renouveau, l’été de l’amour, l’été du changement.
Durant ces quelques semaines, Alexandre découvrira ce que c’est d’aimer pour la première de sa vie et devra se battre pour préserver sa relation avec ce beau jeune homme venu tout droit des États-Unis.

Mon avis:

Cette novella est un véritable coup de cœur…

Alex, 17 ans d’une extrême maladresse au sens propre comme au figuré. Car il ne comprend pas cette attirance pour Keith… Ce mec l hypnotise dès le premier regard.

C’est doux, innocent et léger et pourtant il aborde un sujet tellement important dans la vie: le premier amour, celui pour qui on ressent tant de chose, celui qui marque, celui qui fait qu’ on est dans une bulle.  Mais voilà, vivre son premier amour est une chose. Être accepté par nos proches en est une autre. Ce qui au début était léger prend de plus en plus de lourdeur. L’auteure nous confronte à cette réalité, celle du regard qui sont, à cet âge les plus importants : nos parents. Être rejeté simplement car on tombe amoureux de la mauvaise personne est-il une raison valable? Comment faire face à cette attente, ce dénouement ? A quoi ou qui se fier ? Et plus important encore, comment gérer le « après », quand on assume qui on est? Tant de remise en question que nous vivons auprès d’Alex.

Une lecture douce, sensible, touchante… Une lecture à lire, à relire, à savourer comme un premier baiser.

 

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Genre: au delà des apparences, romance young adult
Série: Homoromance éditions |

Pourquoi pas nous? par Adam Silvera, Becky Albertalli

Synopsis:

Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin.

De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation.

Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre…

 

Mon avis:

Ce roman peut se diviser en trois parties: la première aurait pour thème les rencontres impromptues, inattendues mais qui par un simple regard change une vie. La seconde partie sont plus accès sur la découverte de l’autre, cette parade amoureuse : celle des hésitations, de l’anticipation, de la séduction. Enfin, la dernière partie est plus accès sur le « après ». Celle où l’on passe le cap de l’adolescence à celui des adultes, où des choix s’imposent, que les projets de vie ne vont pas forcément avec nos souhaits du moment.

Cette romance définit parfaitement les amours et coup de foudre de jeunesse. Celle de la première expérience des sentiments et de toutes les implications qu’elle entraîne… A a croisée des chemins, des décisions se prennent. Un couple se fait et se défait. C’est se que l’on appelle la vie. On grandit, on évolue. On comprend que rien n’est définitif mais que le temps d’un été, le destin peut marquer notre vie à tout jamais…

Une superbe Young romance à savourer.

 

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en ebook:
en broché:


Genre: romance young adult
Série: hachette romance |

Liens de famille et Liens du Coeur – recueil de nouvelles

 

Les recueils que vous tenez entre les mains sont nés de la volonté de lecteurs, passionnés de MM et de littérature LGBT+. Pour le sixième anniversaire de leur groupe, l’idée est venue de proposer quelque chose de différent à leurs membres : des livres recueillant des récits inédits autour du thème des liens de famille car le concept de famille n’est pas qu’une position binaire liée à la génétique ainsi que autour du thème des liens du cœur car l’amour n’a pas de limite de genre, de temps, ni de lieu..
Avec le soutien des auteurs, des illustrateurs et des correcteurs, ce projet a pu aboutir pour notre plus grand plaisir !

Tournez les pages de ce recueil de 80 000 mots, découvrez les univers vastes et riches d’auteurs exceptionnels qui vous feront vivre d’incroyables aventures en peu de pages.

 

 

Mon avis:

Le premier recueil pour sur le concept de la famille, filiale ou élargie. Les auteurs ont à cœur de mettre en avant cette peur viscérale de chaque individu face à cet aveu et les réactions de ceux qui sont, à leurs yeux, leurs repères : la famille. Cet instant est décisif où ils avouent qui ils sont… On nous met face à leurs peurs du rejet.

Le second recueil, lui se tourne vers ce sentiment si commun à tous : l ‘amour.
L’amour nous pousse à de grandes choses, à se révéler, s assumer, pouvoir enfin vivre librement ses sentiments envers l’être aimé. Mais l’amour a aussi des déclinaisons. L’amour est aussi synonyme d’une amitié forte, solide par laquelle on peut se livrer sans honte, sans appréhension.

Ils nous entraînent dans des instants de vie volés, des moments intimistes, des confessions… on nous fait face à une réalité sociétale : trouver leur place dans la vie même si celle-ci n’est pas « ordinaire », « classique », coutumière. Pour le coup, le format choisi, de par ces diversités de plumes, apporte encore plus de profondeur à chaque histoire. On s’identifie à ces personnages, on se remet en question, s’interroge sur leurs appréhensions justifiées. Ce recueil et le travail des auteurs ont pour but d’apporter ces questionnements et nous ne pouvons que constater que ça marche. Ce recueil est avant tout un appel à la tolérance, quelle que soit la génération concernée. C’est en cela qu’on ne peut que saluer l’initiative.

En clair un recueil qui prône encore et toujours l’acceptation de soi, décider de se libérer de ses contraintes que la société et le plus important : que l’amour reste l’amour.

Un moment de lecture qui nous transporte.

 Rappelons que tous les bénéfices iront à l’association MAG Jeunes, qui défend une cause qui leur tient particulièrement à cœur.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, homoparentalité, Le temps des choix, recueil, seconde chance
Série: Books on Demand |

Son Omega de Substitution : Une Histoire Omegaverse par Kelex

Synopsis:

Gray Tomlinson est un omega. Il est convaincu qu’il restera toute sa vie non accouplé. Dans la trentaine, il n’a encore été revendiqué par personne et, sans perspectives, il vit confiné le quartier Omega, où il est certain de finir par mourir seul.

Lorsque son frère aîné, Silver, et son alpha perdent la vie dans un tragique accident, les neveux de Gray intègrent son petit monde isolé. Sans alpha, il sait qu’il a peu de moyens pour subvenir aux besoins des garçons. Le seul choix qu’il peut tolérer est d’offrir ses services en tant qu’omega de substitution.

À l’instant où il rencontre Jamie, un omega stérile désespéré à l’idée d’avoir un enfant, il ressent un lien comme jamais il n’en a ressenti auparavant. C’est le coup de foudre fraternel au premier regard, et Gray décide que Jamie est le bon, acceptant de porter son enfant, conçu avec son alpha, Rohan.

Lorsque les circonstances changent, Gray doit faire face à de nouveaux défis, une nouvelle amitié et une bataille pour la vie qui grandit en lui. Après tout, peut-être qu’il y a un alpha pour lui quelque part…

 

Mon avis:

Voici une omégaverse quelque peu différente de celles que j’ai eu l’opportunité de lire jusqu’alors. Ici, rien n’est rose, bien au contraire. L’auteur met en avant un tout autre sujet : le deuil, la perte d’un être cher, en l’occurrence un parent. Le sujet est sublimement bien traité. On découvre le parcours de Gray, cet oncle complètement dépassé par la situation qui décide de faire tout ce qui en est son pouvoir pour mettre à l’abri ses neveux du besoin. C’est, dans ce contexte, un réel don de soi, mais aussi une remise en question sur ses choix.

Y est aussi abordée la question d’un « porteur d’enfant », pour un couple qui ne peut enfanter. Certes c’est une omégaverse, mais on peut très bien transposer cette histoire à notre quotidien : celui d’un couple dont la femme est stérile ou pour un couple homosexuel en recherche d’une mère porteuse. L’auteur met en avant toutes les questions, tous les cheminements amenant à une telle décision.

On s’aperçoit que cela soit pour un couple ou pour le « porteur » ce choix n’est en rien évident et a quelque soit les choix, une incidence sur ces personnes. Que le lien entre le couple et le « porteur d’enfant » n’est pas qu’une transaction mais quelque chose de plus intime et tendre. Que la société les juge trop facilement pour une décision qui ne regarde que les protagonistes. En clair, une sublime histoire de seconde chance, celle de faire un choix, l’opportunité de réaliser un souhait. Faire acte d’un don de soi et célébré la vie. Un sujet d’actualité.

 

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Genre: amitié / amour, deuil, homoparentalité, Le temps des choix, omegaverse, seconde chance
Série: Auto édition |

Je suis qui? Je suis quoi? par Jean Michel Billioud, Sophie Nanteuil, Terkel Risbjerg, Zelda Zonk

Synopsis :

Tu aimes les filles ? Tu aimes les garçons ? Tu ne sais pas trop ? Ton genre, ton corps ne te conviennent pas ? Tu te poses des questions sur ta vie, tes envies… et tu n’oses pas en parler autour de toi ? Ou bien un ou une amie vit cela ?

Ce livre peut t’apporter des réponses. Notre identité n’est pas définie par la personne que l’on aime, ni par son genre. Tu peux être qui tu veux. Et personne ne peut te l’interdire.

 

Mon avis:

Notez que ce livre n est pas une romance mais je me devais de vous en parler. Il est d utilité publique.

Je l ai acheté pour mes enfants de 8 et 10 ans. Pourquoi ? Car ils arrivent à ce moment de la vie où ils se posent ces questions d identités. Bien que le sujet est ouvertement discuté à la maison, en parler quand il s agit de soi est une mission bien difficile autant pour l enfant que pour la personne à qui il se confie. Je parle de personne en général car ce n est pas forcément avec ses parents qu’ils aborderont le sujet… oncle tante ami, tout le monde est concerné.

Ce livre est un hymne à la tolérance. Un livre qui devrait être remis à chaque enfant dès le plus jeune âge. Il traite de la sexualité et de son identité dans sa généralité. Voilà ce qui est superbement bien pensé.

Les témoignages de tous âges,ces bd qui retracent des hommes et des femmes qui s assument, la mise en avant des préjugés et les conseils pour y faire face…

Oui un livre que nous ne pouvons que recommander. Un cadeau ludique, intelligent prônant la tolérance. Bravo à ceux qui y ont participé

Je ne peux que vous le recommander.

 

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Genre: au delà des apparences, faux semblants, Le temps des choix
Série: Casterman |

T’as pas le sida j’espère par Fred Colby

Synopsis:

Cette phrase – « T’as pas le sida j’espère?! » – est le point de départ de ce livre témoignage. Parce que certains mots font plus mal que des coups. Je m’appelle Fred, j’ai 39 ans et je suis séropositif. Mon histoire n’est ni banale ni extraordinaire. C’est l’histoire d’un jeune gay qui a fui une petite ville à la mentalité étriquée pour vivre son homosexualité de façon plus libérée à Paris. Un garçon qui a connu de grands moments de bonheur et aussi de grands moments de peine. Qui a contracté le VIH à une période de sa vie où il était particulièrement seul et vulnérable. Et qui a transformé cette épreuve en force, en combat et en fierté.

Mon avis:

Comment aborder la thématique « au delà des apparences » sans vous partager cette lecture ? Fred Colby nous confie, de par son autobiographie, un témoignage sans phare de sa vie. De son enfance difficile à sa quête pour trouver sa place dans cette société, Fred explique les difficultés qu’il a rencontrées tout au long de ses années. Lui le petit gars d’une famille de banlieue qui se découvre attiré par les garçons, le rejet familial, sa jeunesse en quête d’identité, ses expériences qui lui permettront de grandir, faire de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. Puis vient ce diagnostic tant redouté : il est séropositif. Une fois encore, Fred nous conte son parcours, de nouveau ce rejet, cette sérophobie, sa reconstruction.

Alors oui, c’est cash, c’est cru, c’est égocentrique aussi. Mais rappelons que c’est une autobiographie. C’est en cela qu’elle nous offre une telle claque. Je ne peux que vous la recommander. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est encore trop rare de lire un témoignage d’un séropositif de nos jours. Comme le remarque si justement Fred, la population a tendance à stéréotyper le VIH par le Cancer Gay, les années Sida, ces personnes qui souffrent et meurent prématurément. Ce récit nous est conté par un homme qui est certes séropositif, mais il vit, il est en couple. Voilà la grande différence et c’est en cela que ce livre devient d’utilité publique. Fred prend le temps de faire de la pédagogie, nous expliquer les nouveaux traitements qui offrent cette sécurité si précieuse aux personnes séropositives comme aux autres. C’est un engagement, un acte citoyen !

Fred veut faire passer un message : on peut être séropo et vivre en étant « clean ». En refermant ce livre, on ne peut que le féliciter de cette démarche. Il n’est en rien évident de confier une part de son intimité. Alors oui, certains bondiront sur leur fauteuil de par ses choix de vie, d’autres seront choqués par ses propos… Personnellement, je pense que ce livre est un pamphlet sur cette population encore trop stigmatisée : les séropos des années 2020. Notre regard change non pas sur ces hommes, mais sur le virus lui-même. Aujourd’hui, il est canalisé. Comme aime à le rappeler Fred, la prévention reste le meilleur moyen de ne pas être contaminé certes, mais ceux qui l’ont été restent des humains et non pas des personnes « sales ».

En clair, cette autobiographie est un pamphlet sur la tolérance. Arrêtons de nous arrêter à nos préjugés, voyons au-delà des apparences.

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, drame psychologique, maladie, survivants
Série: Librinova |

La folie de ton amour par Eva TERELLON

Synopsis:

« L’amour tue. » C’est ainsi que s’ouvre ce récit en forme de chronique d’un amour fou. Un amour qui éclot sur les cendres d’un autre, face au deuil, à la dépression et aux drames de la vie. Un amour pour lequel on est prêt à tout, même à se perdre. Lorsqu’Alban, jeune diplômé, s’installe sur la côte normande, louant un petit pavillon qui surplombe la falaise, il s’attend à tout sauf au rire de Cédric. Ce rire l’envoûte, le transporte et le fait basculer en un clin d’oeil, l’enchaînant irrémédiablement à la piquante insolence de son beau voisin. Cédric, lui, a déjà construit sa vie avec l’énigmatique et richissime Dimitri, son ami d’enfance. Un homme perspicace s’il en est et qui ne manque pas de remarquer l’ardente admiration que nourrit Alban. De là naît une bien étrange amitié entre Dimitri et Alban, qui peu à peu trouve sa place aux côtés du couple. Il apprend à connaître Cédric son rire autant que ses failles et ne désire plus que le protéger, quitte à s’effacer pour garantir le bonheur de l’homme qu’il aime. Quand survient le pire, c’est tout naturellement sur lui que s’appuie Cédric. Mais enivré par la confiance que lui témoigne son bel ami, Alban demeure aveugle à la détresse profonde dans laquelle se noie ce dernier. Aveugle à Cédric… et aux dauphins.

 

Mon avis:

La préface résume parfaitement cette histoire. La difficulté d’être celui qui passe après la perte du grand amour, celui qui n’est qu’un substitut. Comme nous le montre l’auteure, l’amour tue. On peut essayer de toutes ses forces, si la personne endeuillée est trop prise dans les abysses de la perte, on ne peut rien faire. On a toujours l’espoir de « guérir » l’être que l’on aime, à tel point qu’on est aveuglé et on ne se rend compte que trop tard de nos songes éveillés. Malgré les apparences, certaines personnes ne sortent jamais de ce deuil…

Cette histoire est renforcée par l’utilisation du « Je » et une narration qui se fait au passé. L’histoire nous est contée alors que les faits se sont déjà produits. L’auteure nous met devant un fait accompli, on ne peut que subir, tout comme son personnage principal, Alban. On ressent ce melting pot d’émotion qu’il vit tout du long de sa relation: le désir, la gêne, l’envie, la détresse, ce sentiment de ne pas être à sa place, d’être un usurpateur. De plus, par sa plume, elle renforce ce sentiment de détresse et d’incompréhension par cette atmosphère sombre et pesante.

Malgré toute cette détresse, l’épilogue est juste sublime. Cette relation avec les dauphins nous apporte une sorte de réconfort et au final, une acceptation des faits. On ne peut pas sauver tout le monde. C’est un fait, une réalité mais l’Homme se relève toujours.

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, deuil
Série: Mix Editions |

L’Amour suprême par Taram Boyle

Synopsis:

Jérémy est un charmant sportif de 19 ans, originaire d’une cité défavorisée. Il rencontre accidentellement Stéphane Davouret, un magnat de la mode arrogant et dédaigneux. Il lui propose une séance photos avec Malik, un sous-traitant dont il exploite secrètement les talents artistiques. Jérémy et Malik s’apprécient mutuellement, mais leur complicité spontanée déplaît au puissant homme d’affaires qui ne reculera devant rien pour les soumettre à ses exigences.

 

Mon avis:

Voici une histoire qui nous sort des sentiers battus. Ne vous fiez papa à la 4e de couverture… Elle est, à l’image de Jeremy trompeuse.

Jeremy, un jeune étudiant de 19 ans originaire d’une cité. Le jeune homme survit tant bien que mal avec sa mère dans cet environnement où pauvreté et apparences font loi.

Jeremy est un être à part. Dès le départ, on ne peut que se prendre d’affection pour ce jeune homme perdu, en quête d’identité. On ressent toute cette culpabilité qu’il traine tel un boulet, devant faire face à des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Il subit plus qu’il ne vit. Sa vie se résume à une source constante de peurs et de conflits intérieurs. Il est totalement dans le déni non pas par choix, mais par obligation. Mais des rencontres vont bouleverser son quotidien.

Taram, par la voix de Jeremy nous fait un véritable pamphlet de cette jeunesse perdue, en recherche de reconnaissance, celle qui est oubliée, celle qui cherche par tous les moyens d’exister. Il met en avant cette facilité avec laquelle elle tombe dans l’emprise de personnes qui les exploitent, eux et leurs failles. À trop vouloir briller, on s’en brûle les ailes…

Vous l’aurez compris, cette histoire est autant bouleversante que troublante. Elle nous sort de notre zone de confort. On devient spectateur impuissant de cette chute, on subit, comme Jeremy tout cet engrenage. Mais, et c’est important de le notifier, l’auteur nous offre une morale juste, à l’image de notre société : ne pas faire des généralités. Oui, il y aura toujours des abus, des personnes toxiques, mais nous avons tous ce choix : celui d’être heureux et de s’accepter. Jeremy ne peut que faire écho à notre propre parcours : entre excès et naïveté, une découverte de soi et de ses désirs n’est pas un long fleuve tranquille.

En clair, une claque magistrale, un coup de cœur revendiqué et un auteur que je prendrais plaisir à suivre par la suite.

 

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Genre: amitié / amour, au delà des apparences, bad boys, choc des cultures, drame psychologique, faux semblants, homophobie, prostitution
Série: Auto édition |

La passion en M par Marie-Paule Dunant

Synopsis:

Etudiant en médecine n’est pas une partie de plaisir surtout quand il faut en plus subir les disputes quotidiennes de ses parents qui ne se supportent plus. Un jour la goutte d’eau de trop dans un vase remplit à ras bord tombe. Raphaël n’a pas beaucoup de ressources, mais il arrivera à s’en sortir, se promet-il.
Guitariste dans un groupe de musique, ce n’est pas ce qui permet de vivre correctement. Pourtant, pour rien au monde, Gabriel ne changerait sa vie. Mais pour garder son indépendance, il va devoir faire une concession, se trouver un colocataire pour l’aider à payer les factures.
Deux personnes au caractère diamétralement opposé et des modes de vie complètement différents vont devoir vivre sous le même toit.

Mon avis:

Raphaël, jeune étudiant en médecine de 26 ans est, contrairement à ses autres collègues et amis étudiant, plutôt du genre à jouer la carte de la discrétion. Engagé dans un cursus long et onéreux, il vit encore chez ses parents. Jusqu’à peu, il se satisfaisait de cette concession, mais les disputes à répétitions de ces derniers vont le pousser à partir de cet environnement toxique.
Et nous avons Gabriel. Gabriel le guitariste autodidacte qui ne vit que pour son art et son groupe : les Black Dogs. Gabriel, un autodidacte qui avec ses allures de loubard, sa réputation de Casanova et son caractère impulsif est un électron libre.

Deux modes de vies et de classe sociale différentes… rien ne pouvait amener ses deux hommes à se rencontrer et pourtant… Tout débute sur cette petite annonce : » beau gosse intelligent, recherche colocataire pour partage de frais« . Raphaël, malgré une certaine appréhension (justifiée d’ailleurs) va se retrouver en collocation avec cet homme qui ne se prend pas au sérieux.

Ce qui au départ devait être une collocation va prendre une tout autre tournure. L’un et l’autre vont devoir apprendre à vivre ensemble, faire des concessions. Mais plus encore, ils vont se sortir de leur zone de confort. Cette promiscuité imposée est une réelle remise en question sur ce qui était, jusqu’alors acquis.

Nous avons des scènes causasses, voir hippiques, mais qu’il parle à chacun d’entre nous. C’est du vécu, des petits incident ou instant de vie en communauté qui font écho à notre propre quotidien. On apprécie chaque petit détail qui dévoile peu à peu ces hommes derrière leur apparence. On ressent toute cette crainte, cette appréhension à se laisser à une intimité. On s’ouvre à l’autre, on dévoile ses fêlures, ses craintes… Mais aussi on s’expose aux autres. Assumer n’est pas quelque chose d’évident. Les apparences pèsent lourdement sur notre quotidien.

À l’image des compositions musicales de Gabriel, Marie Paule joue avec finesse sur les sentiments, les réactions de l’un et de l’autre, mais aussi ces remises en questions sur soi-même que l’on pensait acquises. C’est une comédie romantique, avec des amis qui sont plus que cela, une famille élargie auprès de laquelle nous nous immergeons.

Leur histoire est à l’image d’une composition en devenir: on tâtonne, on apprivoise, on essaie de trouver les bons accords pour au final créer une harmonie, une symphonie des sens. De cacophonie, nous devenons spectateurs de cette mélodie qui peu à peu va trouver sa propre harmonie.

Un feel good comme on les aime, qui fait échos à notre propre vécu. Une très belle découverte de la plume de cette auteure dans ce style.

Spéciale mention à JP…

 

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Genre: au delà des apparences, choc des cultures, faux semblants, Le temps des choix, musique
Série: Homoromance éditions |